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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 18:37

Un grand merci à Carlotta pour m’avoir permis de découvrir ces 16 courts-métrages réalisé entre 1963 et 1981 par Walerian Borowczyk, dans un panel représentatif de son œuvre riche et variée tant dans les thématiques que dans les matières.

A partir de la trentaine de courts-métrages et publicités du réalisateur, le panel qui nous est offert avec des exemples de sa créativité, Renaissance (1964), Théâtre de monsieur et madame Kabal (1960), Les astronautes (1959), Le dictionnaire de Joachim (1966), Sherzo infernal (1984), Gavotte (1969), Encyclopédie de grand-maman en 13 volumes (1963), Le phonographe (1969), Rosalie (1966), Diptyque (1967), L’amour monstre de tous les temps (1977) et Les jeux de l’ange (1964), nous offre un aperçu de l’incroyable univers riche et varié de l’étendu du talent de l’auteur. Aussi, c’est avec plaisir que se conclu le coffret sur l’œuvre sans doute trop méconnu d’un auteur attachant, parfois polémique, souvent provocateur aux visions quelque fois dérangeante de par son côté sulfureux et provocateur vis-à-vis des femmes et du sexe mais emblématique d’une époque sans jamais être indifférent, qui a fait preuve d’un travail de qualité et d’une très grande exigence.

Avec Michel Boschet, Anatole Dauman, Philippe Lifchitz, Ligia Branice (Blanche), Roberto et Ludo, Ljubomir Popovic.

La sortie du coffret des œuvres choisies de Walerian Borowczyk coïncide avec la rétrospective au Centre Pompidou qui s'est tenu du 24 février au 19 mars 2017. Ainsi, Carlotta propose dans un très beau coffret, 7 chefs-d’œuvre restaurés du sulfureux réalisateur polonais : Théâtre de monsieur & madame Kabal (1967), Goto, l’île d’amour (1968), Blanche (1971), Contes immoraux (1974), Histoire d’un péché (1975), La bête (1975) et Docteur jekyll et les femmes (1981). Sont inclus de très nombreux courts-métrages et des documentaires exclusifs autour des films, en plus d’introductions, des interviews et bandes-annonces d’époque, accompagnés de deux livrets autour de Borowczyk et son œuvre dont le Dico de Boro.

Les courts-métrages de Walerian Borowczyk, distribué par Carlotta, disponible dans les meilleurs bacs dès le 22 février 2017. Dans les suppléments, l’introduction de Terry Gilliam, Un film n’est pas une saucisse : Borowczyk et le court métrage, Blow ups : les œuvres sur papier de Borowczyk, et des publicités Holly smoks (1963), Le musée (1964) et Le petit poucet (1964). Dans le coffret, sont inclus deux livres inédits, Camera obscura de 216 pages, et Le dico de Boro de 92 pages.

3 étoiles

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 10:49

Un grand merci à Factoris Films pour m’avoir permis de découvrir cette thriller horreur  et fantastique irlandais réalisé en 2016 par Billy O'Brien, pour une adaptation du roman Je ne suis pas un serial killer -I am not a serial killer- de Dan Wells.

Psychologiquement instable, John Wayne Cleaver est un adolescent suivi par un psy pour ses idées morbides, attiré par les monstres et les tueurs en série, dont on craint qu’il ne cède à des pulsions meurtrières. D’autant plus qu’il aide sa mère April dans les autopsies de son salon funéraires. La petite ville est bouleversée par une série de meurtres horribles. John se lance dans une enquête en profitant de ses penchants de sociopathe qui le lie bientôt à son voisin, le vieux monsieur Crowley qu’il surprend bientôt dans une action surnaturelle.

Entre humour et horreur, dans une ambiance angoissante et irréelle, le récit nous prend de suite à la gorge avec cet ados barge dont tout nous oriente vers les prémices d’une chronique d’un jeune serial killer en devenir pour mieux nous aider à suivre l’enquête pleine de rebondissements. Ainsi, à l’horreur se substitue le fantastique monstrueux symbolique du tueur en série que la scène finale éclaire avec écœurement jouissif. Je me suis beaucoup amusé par le style et l’originalité du ton et du récit. Une réalisation judicieuse qui nous entraine dans un univers surnaturel dont la mise en scène réussi le pari de brouiller les pistes pour mieux nous surprendre.

Avec un Christopher Lloyd (Qui veut la peau de Roger Rabbit ?) hallucinant, face à Max Records (Baby-sitter malgré lui) angoissant, et à la belle Laura Fraser (Les délices de Nina) très émouvante. Karl Geary (Jimmy's hall), Bruce Bohne (Man of steel) et Matt Roy, Dan Wells et Morgan Rysso, Emmylou Barden, Molly Gearen et Tim Russell, ainsi que Christina Baldwin et Karl Geary, Lucy Lawton et Raymond Branstrom sont dans la veine générale.

Le film I am not a serial killer de Billy O'Brien, distribué par Factoris Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 7 mars 2017 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titré français, et version française.

3 étoiles

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 16:48

Un grand merci à Artus Films pour m’avoir permis de découvrir ce film vampiresque horreur réalisé en 1972 par John Hayes, pour un récit jouissif et original qui sort du lot de la vaste pléïade de film du genre.

Paul et Leslie se rendent un soir dans un cimetière s’offrir un moment de frissons avec demande en mariage. Cependant que d’une tombe en sort Caleb Croft qui tue Paul et viol Leslie. La jeune femme va mettre au monde un bébé qui ne se nourri que de sang. Devenu adulte, James Eastman désir retrouver le violeur de sa mère afin de la venger. Dans un cours du soir sur la mythologie et l’occultisme par le professeur Adrian Lockwood, James fait la connaissance d’Anita Jacoby et de son amie Anne Arthur. Si entre James et Anne une idylle amoureuse commence, Adrien voit en elle sa femme Sarah morte plusieurs siècles auparavant. et James va enfin découvrir son géniteur.

Je me suis beaucoup amusé avec ce film vampiresque qui apporte pas mal d’originalité dans le genre pourtant prolifique, en plus d’une bonne ambiance angoissante. En effet, avec un bébé vampire, le genre s’élargie avec les progéniture à la différence des transformations en vampires des victimes mordues, dont dans cette version aucun d’entre eux ne sont transformés. Caleb Croft en solitaire se nourri et tue systématiquement. Film quelque peu saignant sans être gore, et si nous sont offert de jolie filles, le réalisateur ne sombre pas dans l’érotisme des années soixante-dix pour mieux se concentrer sur le récit avec certes la violence des meurtres et viol du monstre sanguinaire, et le désir de vengeance, pour un final d’anthologie.

Une belle réalisation à la mise en scène soignée sur un récit maitrisé qui apporte un soin dans la narration avec les étapes des actions ponctuées de soubresauts voluptueux d’émotion et d’angoisse, et des explications qui éclairent la trame à souhait sur une fin démoniaque sans doute classique mais inattendue et efficace.

Avec un William Smith (Rusty James) effrayant, face à face à Michael Pataki et Lyn Peters, Diane Holden et Lieux Dressler, Eric Mason, Jay Adler et Jay Scott, William Guhl, Margaret Fairchild et Carmen Argenziano, Frank Whiteman, Abbi Henderson et Inga Neilsen, Lindis Guinness et Kitty Vallacher.

Le film Bébé vampire de John Hayes, issu de la collection Horreurs US, distribué par Artus Films, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 4 avril 2017 en DVD. Il est proposé en version originale sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, La tombe du vampire, Eric Peretti relate le cinéma de vampires en général, et la réalisation de Bébé vampire, du réalisateur et ses interprètes.

3 étoiles

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 16:23

Un très grand merci à Condor Entertainment pour m’avoir permis de découvrir ce film d’aventure historique et d’action réalisé en 2015 par Jim Weedon, qui pour son premier long métrage revisite les conséquences de l’invasion franco-normande de l’Angleterre,

Suite à l’invasion de l’Angleterre par les normands après la bataille d’Hastings en 1066, les hommes de Guillaume le Conquérant pratiquent la dévastation pour écraser révoltes et résistances. Les villes et villages détruites, populations massacrées, les survivants chassés se cachent dans la peur. Quand Shadow Walker s’en prend aux normands dans un esprit de vengeance sur les hommes et les fils du seigneur local, la population reprend espoir.

La trame nous resitue à partir de faits historiques, l’invasion de l’Angleterre par les Normands qui bouleversa le paysage politique du pays en chassant l’élite anglo-saxonne, eux-même envahisseurs germaniques ayant également chassés le pouvoir celte. Face aux rébellions, les normands ont procédés comme hélas dans toutes guerres encore de nos jours, à des exactions odieuses. C’est ainsi que le héro de cette sombre histoire intervient, avec un esprit de vengeance contre des seigneurs normands sans pitié notera comme tous héro digne de ce nom, l'extraordinaire baraka pour échapper à la mort. Cependant, je me suis bien laissé prendre au jeu dans ce récit solidement écrit et mouvementé à souhait.

La réalisation, aux dialogues épurés, axe sa mise en scène sur les actions de combats qui jonglent entre le western, les samouraïs et les charges à la romaine. L’histoire est sombre et sanglante, vive et alerte, efficace et sans temps mort. Le décor contribue à l’ambiance délétère qui rend ce côté rude et apporte cette originalité sur les films du genre avec cette touche personnelle et pleine d'originalité.

Avec Stanley Weber (Sous les jupes des filles), Ed Skrein (Deadpool), Annabelle Wallis (Grimsby), Karel Roden (Esther), Dave Legeno (Blanche neige et le chasseur), Edward Akrout, Misa Beric, Peter J. Chaffey (3 days to kill), Gianni Giardinelli (Halal police d'Etat), Milica Jevtic, Kristina Jovanovic, Vid Krkeljic, Vanja Lazin, Nenad Pecinar, Vahidin Prelic, Aleksandar Radojicic,

Le film Sword of vengeance, de Jim Weedon, distribué par Condor Entertainment, est disponible en DVD et Blu-ray dans les meilleurs bacs dès le 21 mars 2017. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en audio français. Dans les suppléments, le making of Dans les coulisses du film (4min), et un entretien avec le réalisateur (17min).

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 10:31

Un grand merci à Doc Net Films Editions pour m’avoir permis de découvrir ce documentaire malgache réalisé en 2013 par Nantenaina Lova (Ady gasy) qui nous emmène dans le recyclage qui redonne une nouvelle vie et travail à partir de presque rien.

Sous un regard attendri mais sans concession, Nantenaina Lova porte sa caméra au plus intime d’une population miséreuse et travailleuse, qui rivalise d’ingéniosité pour s’en sortir avec dignité en réutilisant tous ce qu’ils trouvent pour redonner une nouvelle vie à des objets jetés. Ainsi, il demande à des artistes de monter un concert. Il nous décrit comment ils construisent des instruments de musique à partir de presque rien. De même Gaby, militaire à la retraite, qui recycle à partir de nombreuses récupérations de ferrailles pour recréer des brouettes, ou d’autres des chaussures et mille et une choses du quotidien.

Sur la base du concept Indignados d’après le manifeste de Stéphane Hessel, le documentariste malgache Nantenaina Lova nous plonge au cœur du quotidien de ses compatriotes dans le recyclage des déchets, le Ady gasy, -qui sera le nom de son deuxième documentaire en 2014- qui redonne vie aux matériaux jetés mais aussi aux populations qui réinvente tous les métiers artisanaux et une nouvelle chance de s’en sortir par eux même. Une belle leçon d’écologie, sur une mise en scène excellente entre le montage du groupe de musiciens et les entretiens auprès des artisans et des démonstrations des ingénieuses créations en tous genres. Des créations d’entreprises loin des concepts capitalistes, sans financements d’organismes internationaux, pour des réalisations incroyables à partir de beaucoup plus que de presque rien, d’imagination et de conceptions, de savoir faire et de créations. J’ai été emballé par ce documentaire, au plus près et réel de la population au besoin de s’exprimer par les mots et la musique.

Le documentaire Avec presque rien... et sur Facebook de Nantenaina Lova, distribué par Doc Net Films Editions et sa page Facebook, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 7 février 2017, en version originale sous-titrée français.

3 étoiles

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 14:10

Pour ce deuxième opus, Chad Stahelski prend les rênes seul de la réalisation, sans aucun doute à tort, ayant perdu depuis la verve qui fût la bonne surprise du John Wick pour sombrer dans un énième nanar du genre déjà vu, sans avoir rien compris au succès du précédent à l’originalité de par l’humour décalé.

Désormais en retraite, John Wick doit reprendre du service afin de combattre un mafieux en passe de prendre le pouvoir sur une organisation mondiale de tueurs. John se rend à Rome pour dérouiller un maximum de gangsters et remettre de l’ordre en des combats dantesques contre les meilleurs tueurs de monde.

Passé le premier quart d’heure qui relate le chapitre précédent qui m’avait tant enthousiasmé, le récit promettait avant très vite comme un mauvais soufflet de retomber dans une des pires déceptions inimaginables. La suite des événements sans cesse dans l’obscurité, le récit nous entraine invariablement dans une succession de morts aussi risibles que peu passionnant, gore et sale, sans humour et gags, sans imagination ni originalité pour nous sortir de l’ennuie et la torpeur grandissante. Une réalisation sans génie ni saveur, qui laisse place à un amateurisme désolant, entre des chorégraphies de combats et des cascades à deux balles, le récit écrit à quatre mains achève les dégâts en gravas sanglants bien terne. Surtout qu’ils ne sortent pas un troisième opus, ce sera sans moi.

Difficile dans ces conditions de trouver talent ou défaut à un casting tel que Keanu Reeves (Knock knock) et Common (Suicide squad), Laurence Fishburne (Rusty James) et Riccardo Scamarcio (A vif !), Ruby Rose, Lance Reddick et Bridget Moynahan (John Wick), John Leguizamo (Sisters), Ian McShane (Grimsby) et Peter Stormare (22 jump street), Peter Serafinowicz (Opération Muppets), Thomas Sadoski et David Patrick Kelly, Aly Mang, Claudia Gerini et Kenny Sheard, Perry Yung ou encore Franco Nero.

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 18:19

Un grand merci à Carlotta pour m’avoir permis de découvrir ce film érotique réalisé en 1973 par Walerian Borowczyk, composé de quatre contes inspiré de romans et légendes.

Dans La marée, André entraine sa jeune cousine Julie au bord de la mer, avec bien des désirs. S’étant bloqués par la montée de la marée, il en profite pour s’octroyer une fellation par l’adolescente. Dans Thérèse philosophe, une fille est enfermée dans un débarras pour la punir d’un caractère rebelle. Elle y découvre un livre pornographique aux images suggestives qui l’excite, et découvre le plaisir de la masturbation. Erzsébet Báthory relate la légende hongroise de la comtesse sanglante, qui amène de force de belles jeunes filles pour des orgies sexuelles lesbiennes et sanglantes. Lucrezia Borgia conclue sur des orgies incestueuses diverses et variées dans la Rome antique.

Avec le choix de ses contes, une impression générale se dégage d'un malaise à travers l’œuvre de Walerian Borowczyk de part son jeu de caméra qui n'usurpe pas son image sulfureuse. Après soixante-huit, les réalisateurs se sont donnés à cœur joie dans le dénuement des actrices. Ainsi, les années soixante-dix ne s’est rien refusé souvent violent comme un défouloir sexuel frisant le sordide. Walerian Borowczyk ne déroge pas à la règle avec ce film dont il sait jouer sur l’ambiguité. Ainsi, dans le premier conte d’après un extrait de Mascarets écrit par André Pieyre de Mandiargues, sur la relation incestueuse pédophile d’un jeune adulte et sa cousine mineure, dont la montée de la marée illustre celle du plaisir du garçon, dont on retrouve dans le choix du livre du deuxième conte, Thérèse philosophe de Boyer d'Argens et Fougeret de Monbron, qui relate un fait divers réel ayant fait scandale sur des relations sexuelles d’un vieux prêtre sur une jeune fille au XVIIIème. En reprenant la légende hongroise, le sexe devient violence et bain de sang, pour conclure plus prosaïquement dans une orgie romaine débridée. Il était prévu un autre conte avec La véritable histoire de la bête du Gévaudan qui deviendra le long métrage La bête. Le malaise provient duregard du réalisateur, qui loin de s'offusquer de ce qu'il décrit, s'en délecte en nous prenant comme complice avec ses gros plans insistant et ses cadrages. Incontestablement bien filmés, sur une mise en scène maitrisée, dont l’ensemble se laisserait savourer s'il ne révélait pas ce voyeurisme dont la qualité artistique est léchée tels des tableaux de maîtres.

La sortie du coffret des œuvres choisies de Walerian Borowczyk coïncide avec la rétrospective au Centre Pompidou qui se tiendra du 24 février au 19 mars 2017. Ainsi, Carlotta propose dans un très beau coffret, 7 chefs-d’œuvre restaurés du sulfureux réalisateur polonais : Théâtre de monsieur & madame Kabal (1967), Goto, l’île d’amour (1968), Blanche (1971), Contes Immoraux (1974), Histoire d’un péché (1975), La bête (1975) et Docteur jekyll et les femmes (1981). Sont inclus de très nombreux courts-métrages et des documentaires exclusifs autour des films, en plus d’introductions, des interviews et bandes-annonces d’époque, accompagnés de deux livrets autour de Borowczyk et son œuvre dont le Dico de Boro.

Avec la très belle et convaincante Lise Danvers face à Fabrice Luchini (Un début prometteur) qui ne jouait pas encore vraiment très bien. La belle Charlotte Alexandra, comme Paloma Picasso et Pascale Christophe, Florence Bellamy, Jacopo Berinizi et Lorenzo Berinizi, Philippe Desboeuf, Nicole Karen et Tomas Hnevsa, Mathieu Rivolier, Robert Capia et Gerard Tcherka, Kjell Gustavsson et Philippe Desboeuf, Marie Forså, et les très nombreux naïades sacrifiées.

Le film Contes immoraux de Walerian Borowczyk, distribué par Carlotta, disponible dans les meilleurs bacs dès le 22 février 2017.  Dans le coffret, sont inclus deux livres inédits, Camera obscura de 216 pages, et Le dico de Boro de 92 pages. Dans les suppléments, une introduction de Daniel Bird, suivi de Contes immoraux : montage l’âge d’or, L’amour se révèle : tournage de Contes immoraux. Boro Brunch : réunion d’équipe, Une collection particulière, Une collection particulière : montage Oberhausen.

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 17:52

Un grand merci à Pathé pour m’avoir permis de découvrir ce film magnifiquement restauré en 4K à partir du négatif original sous la supervision de Pathé, réalisé en 1989 par Milos Forman (Les fantômes de Goya) pour une libre adaptation du célèbre roman épistolaire Les liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos, sans le moins respectueux du livre de toutes les adaptations, afin d’aller plus loin que l’auteur lui-même dans ce qu’il ne dit pas dans son œuvre.

Lorsque la veuve et libertine Marquise de Merteuil découvre que son amant le conte de Gercourt la laisse tomber pour épouser sa cousine à peine adolescente tout juste sortie du couvent Cécile de Volanges, décide de se venger. Elle fait appel au Vicomte de Valmont, libertin concurrent, et lui demande de séduire la jeune enfant avant son mariage, afin de ridiculiser son amant qui ne vante que la virginité de l’enfant. Dans un premier temps, le vicomte refuse, trop occupé à conquérir la belle et innocente madame de Tourvel, fidèlement attachée à son mari. Un pacte est donc engagé entre les deux libertins : si Valmont obtient la conquête des deux jeunes femmes, il obtiendra en plus celui de Merteuil, ou il devra disparaitre. Entre temps, la jeune fille tombe amoureuse de son professeur de musique, le jeune chevalier Danceny. Madame de Merteuil intrigue dans le dos de tous, devenant la confidente de toutes ses victimes, sans intention de respecter l’enjeu de l’accord avec Valmont.

Si en effet, le récit du film ne respecte pas à la lettre l’intrigue du roman tout en gardant les personnages et le caractère particulièrement féroce du livre, la narration ne s’en départ pas pour au temps tellement l’esprit et l’ambiance en ressorte d’autant plus épidermique de cruauté. Cependant, il n’est plus question du message féministe du roman dans lequel madame de Merteuil aussi intrigante et manipulatrice tente de se venger des hommes tout en en tirant parti autant que possible des plaisirs. Reste que ce film est absolument diabolique d’efficacité, axant le plus possible les contrastes nombreux pour extraire un fiel acide détestable dans les relations, où les pauvres innocentes  payent le prix très élevé des conséquences malsaines de ces deux libertins, qui bien sûr perdent le plus dans une morale finale. Cependant, la fin du film est moins pire que dans le livre. J’avais adoré la lecture du roman à mon adolescence, et sans retrouver la trame du livre j’ai beaucoup aimé la reconstitution d'une époque dans une ambiance acerbe pour des souffrances épouvantables et destructeurs, à l’inverse du romantisme hollywoodien.

La réalisation est très belle, avec des costumes et décors de toutes beautés, dans une mise en scène soignée et maitrisée, pour une relecture passionnée. Sorti neuf mois après la version de Stephen Frears, Valmont essuiera un échec commercial et public considérable. Le roman a eu de nombreuses adaptations. Ainsi Roger Vadim en réalisera en 1976 Une femme fidèle. En 1988 celle de Stephen Frears suivie de Miloš Forman, poursuivi en 1999 avec Sexe intentions de Roger Kumble, qui donnera une suite en 2000 avec Sexe intentions 2 dont Scott Ziehl corera la trilogie en 2004 avec Sexe intentions 3. En 2003 ce fut Untold scandal de E J-yong puis encore en 2012 Dangerous liaisons de Jin-ho Hur. Des versions téléfilms et théâtrales, manga et romans, mais aussi des opéras, comédies musicales et chansons reprendront l’œuvre.

Avec Colin Firth (Bridget Jones baby) et Annette Bening (Imogene) excellents, face aux très jolies Meg Tilly et Fairuza Balk adorablement marquantes, Siân Phillips et Jeffrey Jones (Elementaire, mon cher... Lock Holmes), Henry Thomas (Rose & Cassandra), T.P. McKenna, Isla Blair (Johnny English, le retour), Ian McNeice, Sandrine Dumas (Tu honoreras ta mère et ta mère) et Vincent Schiavelli (Ça chauffe au lycée Ridgemont).

Le film Valmont de Milos Forman, distribué par Pathé, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 29 mars 2017 en DVD et Bluray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française, mais également en audiovision, et version sous-titrée pour sourds et malentendants, ainsi que des sous-titres anglais. Dans les suppléments, un entretien avec Jean-Claude Carrière sur l’adaptation de l’œuvre Les liaisons dangereuses.

3 étoiles

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 17:57

Sympathique petite comédie de Philippe Lacheau (Babysitting 2), qui cependant se perd en longueurs excessives sur une trame convenue qui ressemble un peu trop à ses précédents, pour une distraction déjantée.

A la tête de sa petite entreprise Alibi.com, Greg offre comme prestation tous types d’alibis pour ses clients. Avec son associé Augustin, et le nouveau collaborateur Medhi, ils apportent des solutions pour couvrir les agissements divers et variés de leur clients. Quand il rencontre l’amour avec Flo, une belle et sincère fougueuse qui déteste le mensonge, Greg voit sa vie professionnelle rendue difficile, et tente de cacher ses activités. Lors d’un repas de présentation des parents de Flo, Greg rencontre Gérard, le père et client.

Je me suis beaucoup amusé avec cette variante de L’arnaque cœur et autres films du genre, dont la thématique du mensonge dans son coule est récurent. Sans développer plus loin le concept des jardins secrets indispensables pour pérenniser la vie amoureuse, Philippe Lacheau privilégie l’humour par une succession de gags et répliques, situations loufoques et embarrassantes, courses poursuites et moments d’émotion, qui font partis du bâti de ses réalisations et du succès. J’ai bien ri de par le jeu des interprètes, mais me suis un peu ennuyé parfois par certaines longueurs. Réalisation vive et alerte en tout cas qui fonctionnent toujours pour un agréable moment de distraction.

On retrouve la fine équipe avec Philippe Lacheau (Paris à tout prix), la très belle Elodie Fontan (Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ?), Julien Arruti (Babysitting 2), Tarek Boudali (Babysitting), Nathalie Baye (Moka), Didier Bourdon (Un village presque parfait), la jolie et drôle Nawell Madani, Medi Sadoun (Baby phone), Vincent Desagnat (Adopte un veuf), JoeyStarr (Les seigneurs), Norman Thavaud (), Alice Dufour (Ouvert la nuit), Philippe Duquesne (La folle histoire de Max et Léon), Chantal Ladesou (100% cachemire), Laouni Mouhid, Michèle Laroque (Camping 3), Kad Merad (On voulait tout casser),

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 15:05

Un grand merci à  Blaq out pour m’avoir permis de découvrir ce très beau et efficace film thriller polar noir sud-coréen réalisé en 2014 par Jang Jin, qui aborde le transgenre avec beaucoup de subtilité et d’émotion.

Dans la lutte contre le mafieux Heo Bul, la police ne recule devant rien, notamment avec son meilleur policier et redoutable Ji-wook. Doté d’un physique d’athlète, bardé de cicatrices, il élimine avec efficacité les gangsters. Arrêté et menacé de mort, le chef mafieux fait appel à Heo-gon, son terrible frère à la rescousse. Dans une autre affaire, Ji-wook fait appel à la jeune Jang-mi, serveuse et chanteuse dans un bar, pour attraper un violeur en série. Si la jeune femme semble amoureuse du policier, elle ignore qu’il est en passe de changer de sexe, afin de réaliser son désir de devenir une femme.

Un excellent polar noir, qui de facture apparemment classique avec le combat du bien contre le mal de la police contre la mafia en utilisant la même violence des gangsters pour les éliminer, le récit aborde avec beaucoup de sensibilité un thème qui devient enfin récurent sur les transgenres pour une meilleure vision et explications de leurs ressentis. Ainsi, le récit nous décrit avec subtilité derrière une apparence d’homme viril, toute la souffrance et les combats intérieurs pour étouffer la véritable personnalité qui ne demande qu’à jaillir et vivre pleinement sa féminité, qui plus est celui d’un policier dans un monde macho un tantinet homophobe et phalocrate, ainsi aperçu dans A girl at my door. J’ai beaucoup aimé ce drame, qui apporte cependant en plus de beaucoup d’émotion et de violence, une touche d’humour et beaucoup de considération humaine. Humour salutaire d’ailleurs, qui décrispe la tension vécu par l’inspecteur. Une très belle réalisation soignée, alternant courses poursuites, combats sanglants aux très belles chorégraphies, entre deux scènes d’émotions fortes dans les souvenirs d’enfance et les passages vers la transmutation. La fin reste forte.

Avec l’excellent Seung-won Cha terriblement marquant, ainsi que Jeong-se Oh et la jolie Som E. (Hindsight), Young-chang Song et Kil-kang Ahn, Lee El, Kyung-pyo Go et Eung-soo Kim, Yong-nyeo Lee, Ji-ho Oh et Sung-woong Park et Young-chang Song,  la belle Sa-Bi Lee, Kil-Kang Ahn et Byung-Ok Kim, Son-Ha Yoon, Han-Bit Choi et Sang-Hwa Lee, et les jeunes Dong-Gil Lee et Tae-Ui Hong.

Le film Man on high heels, distribué par  Blaq out, est disponible en Combo Blu-ray et DVD dans les meilleurs bacs depuis le 9 mars 2017 Il est proposé en version originale sous-titrée français. Dans les suppléments, des entretiens avec le réalisateur et les principaux interprètes,

3 étoiles

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