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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 11:43

Afficher l'image d'origineAprès le premier opus Ninja Turtles bien sympathique de Jonathan Liebesman, c’est Dave Green qui s’attèle à la suite pour son premier long métrage, dans la continuité du précédent, avec la même verve et bonne humeur, appliqué et classique d’un récit sans réelles surprises, mais distrayant.

Après avoir mis derrière les barreaux le terrible Shredder, les quatre tortues ninjas Michelangelo, Donatello, Leonardo et Raphael vivent toujours cachés des humains, tout en continuant leurs passions pour la justice et les pizzas devant des matchs de hockey. De son côté April O’Neil, fait bonne figure auprès de Vern Fenwick qui passe pour le célèbre héro. Mais un nouveau justicier masqué hockeyeur, Casey Jones se montre au grand jour, quand Baxter Stockman, un savant Afficher l'image d'originefou, aide Shredder à s’évader. Leur alliance avec Krang, un dangereux alien, le fugitif avide de revanche et deux gangsters aussi stupides que méchants, Bebop & Rocksteady, transformés en bêtes monstrueuses surpuissantes, mettent la Terre et tous les humains en danger. Les quatre ninja turtles et leurs amis vont avoir du maile à partir.

Afficher l'image d'origineCertes, rien de bien nouveau dans ce genre de récit, mais l’ambiance et les actions nous entrainent dans la folie avec beaucoup d’humour et d’efficacité. Pour le coup, avec indulgence sans doute, ou besoin de détente et de rire en ces périodes troublées, je me suis bien amusé. Beaucoup d’actions, de cascades et de délire, de jolie filles et des surmusclés pour un énième danger planétaire qui voit enfin apparaître au grand jour les quatre mousquetaires au service de la justice.

Afficher l'image d'origineAvec la trop belle Megan Fox (Jennifer's body) et Stephen Amell, face aux quatre tortues Pete Ploszek et Noel Fisher, Alan Ritchson et Jeremy Howard, qui donnent de leur apparence. quand Brian Tee (Jurassic World) et Stephen Farrelly, Gary Anthony Williams (Les stagiaires) et Tyler Perry, la belle Laura Linney (Congo) et Will Arnett (Men in black III), ou encore les belles Brittany Ishibashi, Jane Wu (Captain America: civil war) et Alessandra Ambrósio (Very bad dads) parmi tant, se démainent avec sympathique conviction.

2 étoiles

Published by bobmorane75 - dans Films
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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 15:30

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Un grand merci à M6 vidéo pour m’avoir permis de découvrir cet excellent film réalisé par Julien Rappeneau, fils de Jean-Paul, qui pour sa première réalisation adapte le roman graphique de Camille Jourdy, avec beaucoup d’aisance et de subtilité, pour nous conter une tendre romance poétique douce-amère, dans une ambiance évanescente et surréaliste, drôle et émouvante.

Afficher l'image d'origineCoincé entre son salon de coiffure et sa mère possessive, Vincent Machot se laisse perdre une fois de plus une énième petite amie, et entre son cousin déjanté et un chat d’une vie morose dans une petite ville de province. Quand un jour il se rend dans une superette tenue par Rosalie Blum, il a le sentiment de la connaitre depuis toujours. Intrigué, il se met à la suivre partout dans ses moindres faits et gestes. Mais Rosalie s’en rend compte, et charge sa nièce Aude de le suivre à sont tour pour connaitre ses motivations. Commence avec l’aide de ses copines Cécile et Laura, une filature du chat et de la souris qui va en apprendre beaucoup sur chacun, et chacun sur soit.

Afficher l'image d'origineJ’ai beaucoup aimé ce superbe conte romantique tiré de l’univers de la bande dessinée dans lequel règne une ambiance doucereuse qui berce avec son humour à sa douce faconde. Ainsi, celui qui croyait suivre se fait prendre à son propre jeu devenant à son tour la proie de la curiosité qu’il a lui-même suscité. J’ai aimé les facéties rigolotes, souvent douces amères des solitudes assumées qui se croisent et se découvrent dans une quête amoureuse. La narration est joliment menée, le suspens savamment entretenu, avec des Rosalie Blum : Photo Camille Rutherfordpersonnalités complexes et finalement tous très attachants. Beaucoup d’humour souvent subtil et d’émotion sensible, des gags et des répliques sèment dans une ambiance de conte de fée un romantisme à fleur de peau. Le découpage en trois chapitres sur les trois protagonistes principaux et sur leurs solitudes et secrets, apportent une lecture sinon originale du moins qui nous change de la formule classique habituelle, pour clore sur la confrontation des uns et des autres pour une nouvelle vie qui va de l’avant.

Afficher l'image d'origineAvec Noémie Lvovsky (La belle saison), une fois de plus excellente, de même Kyan Khojandi (Nous trois ou rien) et la belle Alice Isaaz (Un moment d’égarement) émouvante. Anémone (Le grimoire d'Arkandias) est parfaite, ainsi que Sara Giraudeau (La belle et la bête) et Camille Rutherford (Brèves de comptoir) qui sont drôles, de même Philippe Rebbot (Les chaises musicales). Nicolas Bridet (Elle l’adore) et Aude Pepin (Amour sur place ou à emporter), le jeune Jaouen Gouevic (Robin des bois, la véritable histoire), Grégoire Oestermann (Un peu, beaucoup, aveuglément) ou encore Luna Picoli-Truffaut, petite-fille du cinéaste, sont de l’ambiance, ainsi qu’un caméo de Camille Jourdy.

Le film Rosalie Blum de S. Craig Zahler, distribué par M6 vidéo, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 3 août 2016 au prix conseillé de 14,99€ en DVD et 19,99€ en bluray, ainsi qu’en VOD. Il est proposé en audio-description, et sous-titres pour sourds-et-malentendants. Dans les suppléments, des entretiens avec le réalisateur et les comédiens Noémie Lvovsky et Kyan Khojandi, Alice Isaaz et Sara Giraudeau, qui nous font partager leurs ressentis sur le film et leur personnage, ainsi qu’un échange entre Julien Rappeneau et l’auteur du roman graphique, Camille Jourdy.

3 étoiles

Published by bobmorane75 - dans Films
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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 14:23

Pour la réalisation de son premier long métrage en 1995, Maria Maggenti (Puccini et moi) s’est inspirée en partie de sa première histoire d’amour avec une petite amie, donnant ainsi un caractère plus authentique à son récit tout en émotion et humour, sur un ton résolemment à la comédie romantique, tout en nuance et facéties.

Afficher l'image d'origineJeune lycéenne de dix-sept ans, Randy Dean vit chez sa tante et sa compagne, entretenant elle-même une liaison avec une femme mariée. Quand elle rencontre la belle Wendy Roy, c’est le coup de foudre réciproque, malgré toutes les différences qui les sépare. Une relation amoureuse s’engage avec sensibilité et détermination dans un premier amour aussi inconnu que déroutant sous la désapprobation des unes et des autres de leurs familles et amies.

Afficher l'image d'origineUne belle histoire racontée avec autant d’émotion que d’humour, de sensibilité que de subtilité, sur deux jeunes filles amoureuses que tout sépare. Si l’une est ouvertement lesbienne et l’assume entièrement, l’autre ne le découvre que lentement avec crainte et hésitation. Entre une petite bourgeoise black très bonne élève à l’éduction stricte et une culture classique, et une fille blanche de condition sociale modeste, rockeuse et mauvaise élève, les Afficher l'image d'originesentiments qui se révèlent entre elles les engagent vers une belle première histoire d’amour. J’ai beaucoup aimé la douceur de la narration, de la pudeur des sentiments des mots et des images, et du regard ému de la réalisatrice. Si en effet Maria Maggenti s’est inspirée de son vécu, plus une expérience personnelle étant finalement hétéro, elle traite avec justesse des premiers émois amoureux, des hésitations et tâtonnements, comme du regard des autres, pour un final heureux.

Afficher l'image d'origineSur une mise en scène maitrisée et virevoltante, le rythme est vif et alerte qui passe du drame à la comédie dans une ambiance bon enfant tout en distillant son message de tolérance avec beaucoup de sensibilité. Ainsi, le ton est donné avec beaucoup de facétie avec la femme mariée et le mari ahuri, mais aussi avec le regard de la tante plus responsable que la mère, et celui effrayé de la petite bourgeoise. Reste qu’une grande tendresse prévaut malgré l’attitude pour le moins discutable des copines.

Afficher l'image d'origineAvec l’excellente, et alors toute jeune Laurel Holloman (Boogie Nights), la Tina de The L word, qui pour son premier film s’avérait terriblement marquante, face à la très belle Maggie Moore qui fit une apparition également dans la série phare en drag, est très émouvante. Kate Stafford et Sabrina Artel, Toby Poser et Nélson Edwin Rodríguez, ainsi que Dale Dickey (Regression) et la belle Nicole Ari Parker, également dans Boogie Nights, Andrew Wright, Stephanie Berry (Delivery man), Katlin Tyler et Anna Padgett, sont dans l’ambiance.

Afficher l'image d'origine3 étoiles

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 06:51

L’ Aigle et l’Enfant : Photo Manuel CamachoFilm - documentaire - fiction pour un jeune public et préado peu regardant sur la qualité de narration, dans une réalisation, dont Gerardo Olivares et Otmar Penker se sont mis à deux pour une insipidité anesthésiante au possible, d’un conte animalier version philosophique humaine en aussi peu crédible animalerie que peu passionnante.

L’ Aigle et l’Enfant : PhotoDans les montagnes alpines, le jeune Lukas est livré à lui-même depuis la mort de sa mère, est en conflit aec son père Keller. Renfermé il ne lui parle plus, et part de longues heures isolé du monde. Là-haut dans un nid, deux aiglons viennent de naître, et rapidement, le plus fort jette son frère hors des lieux. Le petit aigle tente de survire comme il peut, attendant la mort, quand Lukas le trouve et s’en occupe avec affection. De loin, le garde forrestier Danzer suit avec tendresse les événements, et apporte son aide et  conseils. Ainsi, l’animal est batptisé Abel, selon les frères biblique. une amitié enfant et animal qui redonne espoir et parole à Lukas.

L’ Aigle et l’Enfant : Photo Manuel CamachoRécit particulièrement pénible, doublé d’une naïveté déconcertante, sentant la naphtaline des contes du dix-neuvième siècle aux références religieuses peu amène. Je me suis terriblement ennuyé avec cette histoire où les comparaisons bibliques sont sans aucun rapport entre les aiglons et la légende de la bible, avec une histoire désolément ridicule entre les deux aigles, et les relations entre l’oiseau et l’enfant ne sont jamais crédibles. Quid du lien L’ Aigle et l’Enfant : Photo Jean Reno, Manuel Camachoentre les volatiles et l’histoire d’Abel et Caïn et de jalousie comme de déception, et deux oisillons qui se chamaillent dont le plus fort se débarrasse du plus faible ? Côté réalisation trop fortement teintée des documentarismes, dont Gerardo et Otmar ont oubliés de passer par l’école du cinéma, nous réalisent cependant de superbes vues aériennes dans les vols d’aigles et des prouesses pour filmer cet aigle d'aussi près. Pour le reste, c’est lent et mou, sans émotion ni passion.

Avec Jean Reno (Antigang) pathétique, et le jeune Tobias Moretti pas très convaincant, ainsi que Manuel Camacho et Eva Kuen, dont le doublage en français n’est pas très bon.

2 étoiles

Published by bobmorane75 - dans Films
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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 11:36

Sympathique téléfilm réalisé en 2012 par Doug Campbell, plus malin qu’il n’y parait, sur un thriller policier de braqueuses en herbe aux multiples rebondissements et retournements de situations, et d’une mère sacrément courage.

Adolescents criminels : PhotoParce que sa fille Cassie a été exclue du lycée pour un mois, sa mère Joyce l’a fait embaucher à la banque où elle travaille. Les relations entre la mère veuve et sa fille adolescente rebelle, sont quelque peu en tendres frictions. Quand surgissent trois braqueuses armées qui font main basse sur un million de dollar. Alors que Cassie aperçoit la gourmette d’une des délinquantes et la reconnaît, stupéfaite la braqueuse n’a d’autre choix que de l’enlever. Effrayée et inquiète, Joyce prend les recherches en solo, ayant aussi reconnue sur les bandes vidéo la dite gourmette qui la mène chez Abbie, la meilleure amie d'enfance de sa fille. Intriguée, l’agent Mendoza la suit distraitement. Une course poursuite s’engage, avec l’accident de voiture des voleuses et leur otage, de la mère courage et de la fliquette, pour une intrigue qui les dépasse tous.

Adolescents criminels : PhotoJe me suis bien amusé avec ce récit de délinquantes juvéniles amatrices bien sympathiques, dans une histoire d’amitié et de solidarité. Bien que drame il y est, une part de comédie prend cependant le dessus. Ainsi, les jeunes filles embringuées bien malgré elles dans une sordide histoire aux multiples pressions et menaces, dans une intrigue à plusieurs tiroirs, le récit nous offre sur un rythme vif et alerte, un parcours palpitant de jeunes adolescentes en perdition, contraintes et forcées à différents stades, dont l’amitié les entraine dans un tourbillon dangereux pour toutes. La ténacité de la mère est salutaire tout en étant comique de part sa détermination à sauver sa fille.

Adolescents criminels : PhotoAvec la belle et excellente Maeve Quinlan, bien plus sympathique maman que dans South of nowhere, et les belles Abbie Cobb et Cassi Thomson, Augie Duke et Davida Williams, sont convaincantes et marquantes, face à James Ferris et Rosa Blasi (The grudge), Patrick Faucette et Neil Fournier, de même que Luis Fernandez-Gil (Maniac) et R.J. Cantu, Orlando Chavez et Emil Beheshti,

3 étoilesAdolescents criminels : Photo

Published by bobmorane75 - dans Téléfilms
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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 10:58

Sisters : Photo Amy Poehler, Tina FeyComédie déjantée complètement loufoque trash de Jason Moore (The hit girls) sur le passage à la vie adulte de deux sœurs quadra bien barges graves, dans un délire de gags et de répliques poussés au paroxysme.

Afficher l'image d'origineMaura et Kate Ellis, deux sœurs quelque peu en froid, apprennent que leurs parents veulent vendre la maison de leur enfance. Elles ont un week-end pour débarrasser leur chambre. Consternées, elles vont ensemble retrouver une maison vidée et déjà vendue. Elles décident d’organiser une fête d’adieu avec tous leurs amis de lycée, qui commence trop calmement entre vieux assagies, avant de virer fiesta délirante sans plus aucune limite.

Sisters : Photo Amy Poehler, Dianne Wiest, James Brolin, Tina FeyJe me suis poilé comme un attardé devant ce débordement sans retenue de gags épouvantablement potaches ras de la ceinture, de la part de quadras habituellement assagis et aigris, plus prompte à la télé pour retrouver toutes les débilités d’adolescents. Il y a du Projet X version adulte, qui plus est au féminin. Deux sœurs faramineusement opposées qui n’hésitent en rien pour aller au plus loin des facéties extrêmes pour des fous rires garantis. Il est vrai que Sisters : Photo Amy Poehler, Tina Feygénéralament, les conversations tournent en ces âges, sur des thématiques aussi passionnantes que les accouchements et vergetures, les biberons et couches et autres rototos vomitos de bambins, ou de l’arrêt brutale de toute activité sexuelle du couple. La vraie vie lumineuse ayant disparue des regards bovins de parents atomisés par une petite mort, quand un peu de punch entre musique et alcool redynamise le temps d’une soirée le vrai moi intérieur avec pour résultat une faramineuse soirée en se lâchant totalement de toute Sisters : Photo John Cena, Tina Feyinhibition profitable pour les retrouvailles et effacer les fâcheries, comme pour des histoires d’amour qui prennent un nouvel essor pour une vie plus « adulte ». La réalisation est tout ce qu’il y a de plus classique comme on en voit à la pelle, mais l’originalité vient du cadre et des dialogues, avec un duo au féminin qui fonctionne avec une véritable complicité entre les deux actrices pour leur troisième film ensemble.

Afficher l'image d'origineAvec Amy Poehler (Légendes vivantes) et Tina Fey (Opération Muppets) qui sont excellentes de délires et d’émotion, face à une Maya Rudolph (Maggie a un plan) extraordinairement déjantée. De même Ike Barinholtz (Nos pires voisins 2) et James Brolin (Burlesque), Dianne Wiest (Rabbit hole) et John Cena (Very bad dads), John Leguizamo (American ultra) et Bobby Moynihan (Ted 2), ainsi que la très drôle Greta Lee (Money monster) et la belle Madison Davenport (Noé), Rachel Dratch (Spring breakdown) et Santino Fontana (Jack Ryan initiative), Britt Lower et Samantha Bee, dans un délire général.

3 étoiles

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 07:08

Premier long métrage de Michael Dudok de Wit, dans un très beau film d’animation, sur un récit à la Robinson Crusoé revisité dans un conte de songe fantastique et hymne à la vie.

La Tortue rouge : PhotoVictime d’un naufrage, un homme se retrouve sur une ile perdue et hostile. A chaque tentative pour quitter les lieux avec un radeau de fortune, il est attaqué et son rafiot détruit. Quand à la énième tentative destructrice, il comprend que c’est une énorme tortue rouge qui est cause du désastre. La surprenant un jour sur la plage, l’homme l’attaque et la tue. Au petit matin, la tortue s’est transformée en une magnifique jeune femme rousse flamboyante. Commence alors une nouvelle vie.

La Tortue rouge : PhotoFilm quasi muet, mis à part quelques sons gutturaux, tout est dans le visuel, la musique et les respirations, qui plus est sur une superbe qualité graphique, avec une très belle palette de couleurs lumineuses, et une animation superbe. Le récit est magnifique, sur la vie d’un homme, sans que l’on sache s’il rêve d’un songe, ou réalité dans une symbolique et philosophique de la vie, d’une femme et d’un enfant, de La Tortue rouge : Phototortues et des crabes, dans une ambiance irréelle magique. Cependant, si j’ai beaucoup aimé cette réalisation de grande qualité, j’ai trouvé que la lenteur et d’aussi peu d’éléments et d’actions donne à cette durée trop longue. Le gabarit de ce récit aurait mieux convenu à un moyen métrage. Reste que c’est une très belle réussi émotionnelle qui en met plein la vue par sa beauté générale. Un talent qui n'a pas échappé aux Studios Ghibli qui se sont fait partenaires dans la création.

3 étoilesLa Tortue rouge : Photo

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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 09:44

Un grand merci à Wild side vidéo pour m’avoir fait découvrir ce film d’épouvante-horreur réalisé par Rafa Martinez qui, pour son premier long métrage, nous plonge dans l’horreur et la violence des expulsions de logements entre drame social et film d’horreur slasher.

https://horrorpediadotcom.files.wordpress.com/2014/11/sweet-home-horror-1.jpgPour les services sociaux de la mairie, Alicia visite des immeubles condamnés à la destruction afin de remettre ses rapports. Dans l’un d’eux, n’étant plus occupé que par un vieux monsieur qui refuse de quitter son appartement malgré les menaces d’expulsion. Ce soir là, pour fêter l’anniversaire de Simon, son compagnon anglais, déprimé de son chômage et situation financière misérable, Alicia lui offre une surprise. Ayant les clés d’un Afficher l'image d'origineappartement vide de l’immeuble, elle lui organise une nuit romantique. Mais au cœur de la nuit, des tueurs de l’agence immobilière viennent se débarrasser du vieux récalcitrant. Commence alors une chasse meurtrière contre le jeune couple.

Afficher l'image d'origineAlors que s’installe une ambiance romantique, certes un peu sordide pour une nuit d’amour dans un immeuble vétuste et peu affriolant, d’entrée de jeu cependant le ton de l’angoisse est donné. Et de fait, nous sommes rapidement plongés dans l’horreur pour une course poursuite mortelle dans un espace confiné, où portes et fenêtres sont closes pour un Afficher l'image d'originesentiment de claustrophobie aigue, lumière quasi absente et portables inopérants. Les deux jeunes gens sont seuls face à des tueurs, eux-mêmes dépassés par un liquidateur sans âme. Je me suis beaucoup amusé à suivre l’instinct de survie de cette jeune femme et de son compagnon boulet, face à un monstre de sang froid, lent et déterminé, armé d’une terrible hache. Cependant, si c’est parfois gore bien sale, l’émotion et l’angoisse sont bien présent, l’humour a aussi sa place dans ce slasher tant cela frise souvent la comédie sanglante.

Afficher l'image d'origineUne belle réalisation, tout en efficacité sur un rythme effréné, sans temps mort avec un côté jeu vidéo arcade, dans un décor particulièrement peu engageant. Courses poursuites dans un espace étroit peu propice aux travelings larges qui pourtant nous entrainent avec maitrise dans les dédalles de couloirs et des pièces avec aisance. La lumière est soignée dans ce clair obscur qui trrouve les reflets judicieux telle la pluie ou miroirs.

Avec l’excellente Ingrid García Jonsson, belle, émouvante et terriblement convaincante, face à Bruno Sevilla tout aussi marquant, de même Oriol Tarrida effrayant, ainsi qu’Eduardo Lloveras, Miguel Ángel Alarcón ([REC]³ Génesis) et Luka Peros, ou encore José María Blanco et Mariona Perrier, qui participent à l'ambiance festive.

Afficher l'image d'origineLe film Sweet home de Rafa Martinez, distribué par Wild side vidéo, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 27 juillet 2016 en DVD et bluray. Il est proposé en version originale sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, un making of entrecoupé d’entretiens avec le réalisateur et producteur sur les conditions du tournage, et les principaux interprètes confiant leurs impressions sur le film et leur personnage.

2 étoiles

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 15:29

Terrible et magnifique film de Jerry Schatzberg, réalisé en 1971 d'après le roman de James Mills sur la descente aux enfers de la drogue, qui hante longtemps.

Afficher l'image d'origineRentrant d’un avortement clandestin douloureux, Helen retrouve son compagnon totalement indifférent ses douleurs. La jeune fille fait la connaissance de Bobby, un jeune camé, voleur, revendeur et baratineur, qui la fait cependant rire. Tombant amoureuse de lui, Helen le suit dans sa vie misérable, en quête permanente de logement, d’argent et surtout de doses. Elle entame alors une longue descente dans l’enfer de la drogue et de la prostitution, de la prison et des maladies, sans retour. Ils retrouvent leurs camarades d'infortune à Needle park.

Afficher l'image d'origineSans jamais prendre parti, sans jamais montrer l’intolérable ni aucun jugements moraux, le récit se contente de suivre le parcours de jeunes gens à la dérive, esclaves de substances nocives et mortelles, n’apportant que douleurs et humiliations. Et encore, la fin est presque trop douce, tout en nous évitant le pire que l’on sait inéluctable et d’autant plus effrayante. De part le regard neutre de la caméra, je me suis senti mal Afficher l'image d'origineà l’aise pour ces jeunes qui se détruisent sans jamais comprendre le raisonnement. Rien de ce qu’ils vivent et se font subir jusqu’à l’extrémité du sordide ne fait rêver, ni les plaindre non plus tant est incompréhensible ce qu'ils s'affligent de violence dans une noirseur et une misère noire. L'amour que se vouent le jeune couple est magnifique en même temps que désolant.

Afficher l'image d'origineLa qualité de la réalisation, sur un sujet aussi sordide, et de ne jamais rien trop montrer de l’abomination, juste suggéré ou parfois dévoilé, qui surprend quand le cinéma des années nouvel Hollywood était si intolérablement cru et violent. Une certaine pudeur plane dans ce drame horrifique qui accentue le pathétique et la misère profonde de ces junkies condamnées. C’est triste et désolant, comme ce New York gangréné tant par la mafia, la police que les accros, au vu et au su de tous, qu’on évite comme la peste, d’un monde effroyablement sombre.

Afficher l'image d'origineAvec alors un jeune Al Pacino (Manglehorn) excellentissime, et une belle et brillante Kitty Winn (L'exorciste), face à Alan Vint (L'évadé) et Richard Bright, ainsi que Kiel Martin et Michael McClanathan, Warren Finnerty et Marcia Jean Kurtz (Le casse de Central Park), Raul Julia et Angie Ortega, Larry Marshall et Paul Mace, ou encore Nancy MacKay, Gil Rogers et Joe Santos.

3 étoiles

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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 15:38

Un grand merci à Elephant Films pour m’avoir permis de découvrir cette comédie burlesque de 1955 par Charles Lamont, le réalisateur fétiche du célèbre duo comique, dans un pastiche de la franchise de La momie, avec beaucoup d’humour et de facétie.

Afficher l'image d'origineDésireux de rentrer en Amérique à moindre coût, Pete et Freddie se portent volontaires pour aider Gustav Zoomer à ramener le sarcophage de la momie Klaris récemment découverte. Quand ils se rendent chez lui, l’archéologue vient d’être assassiné et la Momie a disparue. Ils sont alors la proie de deux dangereuses bandes rivales et de la police. Le duo réussi à leur échapper après s’être emparé d’un médaillon de malédiction, mais que tous veulent, car désignant le trésor de la princesse Ara.

Afficher l'image d'origineAprès avoir dévoré la franchise de la momie Kharis et la princesse Ananka, qui passait de semi sérieux et très sombre, ce délire d’Abbott et Costello est la cerise sur le gâteau. Je me suis beaucoup esclaffé avec tous les gags et répliques, grimaces et mimiques du duo dont la complicité était telle, malgré des rivalités, ruptures et retrouvailles, que chaque numéro est une perle de plaisir et des rires assurés. Cette parodie à la Scary movie proche de la comédie musicale, est un réel plaisir pour les zygomatiques. Ainsi, reprenant les codes du genre, Afficher l'image d'originecomme ils l’avaient fait à deux monstres sacrés dans Deux nigauds contre Frankenstein, le récit nous entraine dans des courses poursuites totalement délirantes en une multitude des gags, entrecoupés de chansons et danses shivaesques à la sauce mambo. Dans des décors grandioses pharaoniques, nos compères partent à la chasse au trésor poursuivis tel Benny Hill par une troupe hétéroclite et bigarré ayant eux-mêmes la momie à leur trousse.

Abbott and Costello Meet the Mummy (1955) - (c) Universal PicturesNous retrouvons Bud Abbott et Lou Costello accompagnés d'Eddie Parker et l’excellente Marie Windsor, Michael Ansara et Dan Seymour, Richard Deacon et Kurt Katch, Richard Karlan et Mel Welles, George Khoury et Mazzone-Abbott Dancers et Chandra Kaly and his dancers, la délicieuse Peggy King et Carole Costello fille de Lou, et des belles Sharon Lee et Veola Vonn, dans une ambiance délirante.

Afficher l'image d'origineLe film Deux nigauds et la momie de Charles Lamont, issu de la très belle Collection Cinema Monster Club, distribué par Elephant Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 22 juin 2016. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française. Le boitier nous offre le combo DVD et Bluray est accompagné d’un livret de 12 pages écrit par Damien Aubel, rédacteur en chef cinéma de Transfuge, et avec affiches du film. Dans La légende de la Momie, Jean-Pierre Dionnet revient sur le film, le réalisateur et les principaux interprètes.

3 étoiles

Published by bobmorane75 - dans Films
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