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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 18:12

Un grand merci à Artus Films pour m’avoir permis de découvrir ce film de science-fiction réalisé en 1966 par Franklin Adreon, pour un récit qui nous entraine dans une course contre la montre dans une interraction du présent sur le futur.

Afficher l'image d'origine Parti de son époque en 2087, le cyborg Garth A7 est envoyé avec pour mission d’empêcher la présentation d’une invention du professeur Sigmund Marx sur la maitrise de la pensée par télépathie, qui deviendra dans le futur l’arme de contrôle de l’humanité par une terrifiante dictature. A son arrivée, Garth prend le contrôle de l’assistante du professeur, la belle scientifique Sharon Mason pour l’aider. Cependant que deux policiers cyborgs du futur arrivent à leur tour pour contrecarrer les plans de Garth.

Afficher l'image d'origine Une bonne surprise avec ce film dont le récit fait penser que James Cameron a du s’en inspirer pour son Terminator dont le cyborg T-800 vient du futur vers le passé de notre présent pour détruire une invention afin d’empêcher une catastrophe à venir. De fait, la narration se laisse vivre avec son côté patiné par les faibles moyens d’alors, avec charme et amusement comme son efficacité et son culot. La trame joue savamment avec l’univers western de la ville fantôme et d’un combat final en sorte de duel classique, parfois comique mais qui marque. Ça m’a bien plu de suivre les péripéties certes convenue Afficher l'image d'origineet limité en moyens, mais fonctionne avec beaucoup de persuasion dans la caméra et le jeu des interprètes. Les films sur le voyage dans le temps sont légions dont Retour vers le futur et font rêver depuis la nuit des temps, avec cette interaction qui peut tout changer, alors que cette version, il est question d’améliorer le futur sans rien bouleverser du présent est assez bien vu, bouclant la boucle.

Afficher l'image d'origine Un casting sympa, avec Michael Rennie (Le monde perdu) et la belle Karen Steele très convaincants, ainsi que Wendell Corey et Warren Stevens, Eduard Franz (La rivière de nos amours) et Harry Carey Jr. (Le bord de la rivière), Adam Roarke et Chubby Johnson (Le mariage est pour demain), Tyler MacDuff et Dale Van Sickel, ou encore Troy Melton et Jimmy Hibbard, Sherry Alberoni et Betty Jane Royale.

Le film Cyborg 2087 de Franklin Adreon, issu du Coffret La guerre des robots dont Le maitre du monde, Objectif Terre et The creation of the humanoids distribué par Artus Films, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 6 décembre 2016 en DVD. Il est proposé en version originale sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, un livret de 12 pages : Alerte aux robots, et 4 lobby cards.

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 18:13

Thriller policier suspens réalisé par Gavin O'Connor (Jane got a gun), qui nous plonge dans un récit ubuesque d’un autiste dernier degré surdoué au point de ne plus trop comprendre l’intérêt d’une maladie qui n’handicape en rien ou si peu.

Afficher l'image d'origine Autiste gravement atteint, Christian Wolff n’en est pas moins un génie des chiffres, expert-comptable au service des mafias du monde. Quand Ray King de la brigade anti-criminalité du ministère des Finances confie à son analyste Marybeth Medina de pousser des recherches sur cet insaissable homme de main. Lorsque Wolff accepte de vérifier accepte de vérifier les comptes d'une société mafieuse de robotique, il est secondé par la belle comptable Dana Cummings qui décèle des détournements de fonds, les mort s’accumulent autour d’eux. Christian s’avère bien plus qu’un passionné de chiffres.

Afficher l'image d'origine Je me suis bien amusé avec ce récit qui sans innover le genre, se laisse regarder avec plaisir même si sans grande surprise tant tout est rondement mené et calibré. Cependant que l’autiste à la Rain man ne semble avoir aucune difficulté dans sa vie qui puisse déceler le moindre handicape si ce n’est ses relations avec les autres, et encore il s’en tire pas si mal, sauf si le message subliminale sur la violence militaire du père aurait guéri de la maladie, ça se saurait. Nonobstant ce gros détail, le reste de l’intrigue est amusante à suivre, ou du moins on ne s’ennuie pas et même se pique au jeu. Ce n’est déjà pas si mal par les temps qui courent.

Afficher l'image d'origine Un casting honnête avec Ben Affleck (Suicide squad) et Anna Kendrick (Hors contrôle) très convaincants, J.K. Simmons (Les mots pour lui dire) et Jon Bernthal (We are your friends), de même que Jeffrey Tambor (La vie, l’amour... les vaches) et Cynthia Addai-Robinson (Star Trek into darkness), John Lithgow (Interstellar) et Jean Smart (Miss Meadows), Andy Umberger (Rhum express) et Alison Wright, ou encore Jason Davis (Le pacte) et Robert C. Treveiler, et les jeunes Seth Lee, Jake Presley et Izzy Fenech.

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 14:13

Un grand merci à Les films du paradoxe pour m’avoir permis de découvrir ce très beau film sud coréen réalisé en 2007 par Jeon Soo-iI, pour une dramatique sociétale à la Zola très émouvante.

Afficher l'image d'origine Pendant que son père Hye-Geon travaille à la mine de charbon, la petite Yeong-Lim s’occupe du mieux que possible de son grand frère de onze ans Dong-Goo handicapé mental. Quand son père perd son emploi pour raison de santé et sombre dans l’alcoolisme, la petite voit son univers bouleversé en plus d’un avis d’expulsion avant destruction de la maison minière, et doit gérer la famille sur ses frêles épaules chaque jour plus difficilement.

File:With a Girl of Black Soil04.jpg Très beau et tendre film pour un très triste récit qui nous plonge au cœur d’une petite famille ouvrière dans le chaos économique et social. J’ai été très touché par ces portraits attachants qui dégringolent sans rien pouvoir faire, surtout de ces enfants laissé à l’abandon par un père qui renonce à tout vers un destin funeste. La gamine est absolument criante de vérité, jonglant son rôle de petite fille, de petite mère et de femme au foyer, entre un grand frère désarticulé et un Afficher l'image d'origine père en perdition. Un regard sur la classe ouvrière minière en pleine crise économique d’une filière meurtrière sur la santé des ouvriers, comme de la pollution, qui rappelle nos grand-parents. Une vision d’un secteur énergétique dont on se demande comment on peu exploiter encore tant la nocivité est extrême pour un gain peu viable, surtout d’un pays aussi moderne. La scène du bar avec les anciens mineurs est terriblement marquante et d’une universalité humaine incroyable.

La Petite fille de la terre noire : photo Jeon Soo-il, Yu Yun-Mi Une très belle réalisation, dont le peu de dialogue est compensé avec plus de force par les gestes et les regards en un jeu de caméra au plus près d’un réalisme marquant presque voyeur. Une qualité d’image, mais aussi de lumière et de couleurs sur une caméra épaule jetée qui nous intègre encore au cœur de cette famille plongée dans une chute désespérée vers l’enfer. La fin est terriblement impressionnante et hante longtemps.

Avec la petite Yoo Yeon-Mi excellente de maitrise et de talent, face à Jo Young-Jin et le jeune Park Hyun-Woo, tout aussi marquants. Kang Soo-Yeon et Kim Ae-Kyeong, Kim Jin-Hyeok et Lee Dong-Ho, ainsi que  Yoo Soon-Chul et Bang Ho-Seok, Im Jin-Taek et Son Ji-Hyeon.

Le film La petite fille de la terre noire, réalisé par Jeon Soo-iI, distribué par Les films du paradoxe, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 15 novembre 2015. Il est proposé en version originale coréenne sous-titrée français.

3 étoiles

 

Published by bobmorane75 - dans Films
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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 11:47

Jolie comédie dramatique réalisée en 2007 par Scott Hicks, dans un remake du film Chère Martha de la réalisatrice allemande Sandra Nettelbeck, restitue une belle ambiance et émotion, en plus donner un bel appétit.

Afficher l'image d'origine Kate, chef cuisinière dirige sa brigade avec passion et la froideur d’une perfectionniste, quand mort de sa sœur lui laisse sa fille Zoe de dix ans. Entre son chagrin et la nouvelle responsabilité, Kate se trouve dépassée. Le temps de s’apprivoiser l’une l’autre, elle emmène la gamine dans sa vie professionnelle bouleversée par l’arrivée de Nick, un cuisinier de talent doué très appréciée des collègues. Kate sent comme une rivalité mêlée d'une attirance dont l’enfant se retrouve entre les deux qu’elle apprécie.

Afficher l'image d'origine Tout en respectant globalement la trame originelle, bien qu’en desous dans certaines parties du récit, j’ai retrouvé le plaisir de revoir cette trame d’où l’humour et l’émotion affleure à chaque instant du dialogue comme des images, sur une bande musicale envoutante autant qu’entrainante. Les coulisses des grands restaurants ont toujours fascinées, de même que de concocter les bons plats qui donnent faim. Le récit aborde le thème de la Afficher l'image d'origine passion, celui d’un métier qui ostracise et coupe des autres dans l’idée que les cimetières sont remplis de gens indispensables, et qu’il faut savoir mettre de la distance en toute chose. La réalisation est soignée, avec un rythme volontairement lent qui laisse le temps au temps, celui de cuisiner comme des liens humains de se connaitre et s’apprécier.

Afficher l'image d'origine Avec la belle Catherine Zeta-Jones (Red 2) émouvante, quand Aaron Eckhart (La chute de Londres) arrive à être léger, et Abigail Breslin (Maggie) toujours émouvante. Patricia Clarkson (Le labyrinthe) et Jenny Wade (Brothers), Bob Balaban (The grand Budapest hotel) et Brían F. O'Byrne (Le dernier des templiers), ainsi que Lily Rabe (Le prodige) et Eric Silver, Arija Bareikis (American nightmare) et John McMartin, Celia Weston (Le nouveau stagiaire) et Zoë Kravitz (Divergente 3) sont de la partie avec conviction.

3 étoiles

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 10:14

Une petite remarque personnelle, qui vaut ce qu'elle vaut, sur la qualité de nos écrans dans les salles de cinéma face à la redoutable concurrence des écrans de téléviseurs nouvelle génération.

Depuis un moment déjà, je me plains régulièrement des films sombres où l'on voit pas grand chose, quand en plus les projecteurs manque de lux pour éclaircir les films afin de nous offrir un confort visuel manquant cruellement même pour les images très claires, de même que la qualité diffusée notamment de films numériques devant d'une platitude frustrante.

Depuis que j'ai acquis un beau poste grand format dernier cri, force est de constater qu'il va y avoir un énorme problème pour les diffuseurs, dont la tentative de nous imposer le 3D n'a pas réussi à nous convaincre. En effet, sur mon téléviseur, j'ai de la qualité image, avec une netteté, des couleurs et de la lumière qui donne du relief et de la profondeur troublant de réalisme. Un sentiment que je ne retrouve plus dans les salles, mise à part la frustration de ne pas avoir autant de plaisir désormais dans mes salles préférées.

J'imagine le coût d'investissement que représenterait la modernisation des salles, bien que les chiffres d'affaires doivent être conséquents au regard du prix du billet et des 20 à 25 minutes de publicité qui nous sont péniblement imposées, mais je ne serais pas étonné qu'à l'avenir, la fréquentation ne baisse face au cinéma maison via les chaines cinémas câblées et des bluray, dont les haut de gamme deviennent à la portée de toutes les bourses.

Pour ma part, fan de cinéma avec en moyenne mes 230 films par an en salle, face à cette situation de frustration, je commence à réfléchir à deux fois avant de me déplacer.

Published by bobmorane75 - dans Humeurs
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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 17:42

Un grand merci à Artus Films pour m’avoir permis de découvrir ce t-rès sympathique film de science-fiction et d’horreur réalisé en 1954 par Sherman A. Rose, qui adaptait Deadly city, une nouvelle de Paul W. Fairman, écrite en 1953 sur l’invasion de la Terre par des robots extraterrestres qui sèment la mort et un dangereux tueur psychopathe.

Afficher l'image d'origine Au petit matin, Nora King se réveille seule dans la maison que Chicago déserté, et trouve le corps d’une femme. Elle fait la connaissance de Frank Brooks tout aussi désemparé. Ils rencontrent Jim Wilson et Vicki Harris qui les informent de l’évacuation de la ville suite à l’invasion de la Terre par une centaine de robots vénusiens qui tuent avec des rayons laser. L’armée tente en vain de les contrer jusqu’à la capture d'un robot cassé, alors qu’ils projettent d’utiliser la bombe atomique. Le petit groupe autour de Nora tente de survivre, et sont rejoints par Davis, un tueur psychopathe.

Afficher l'image d'origine S’il est indéniable que ce film a bénéficié d’un tout petit budget, au détriment du robot qui est plus que risible que bien effrayant et une explication pour le contrer peu crédibles, le récit à pour lui une réalisation et force humaine efficace, tant dans le romantisme que dans l’invasion extraterrestre et la crainte qu’elle véhicule. On ne peut s’empêcher de penser au film La guerre des mondes de George Pal sorti l’année précédente -1953. Ainsi, en mêlant astucieusement l’angoisse de l’invasion extraterrestres aliens de robots tueurs, et la terreur de ce tueur Afficher l'image d'origine sanguinaire humain, le profil des protagonistes donne de l’intérêt à la trame humaine autant qu’à l’invasion, qui presque secondaire augmente le suspens horrifique. Je me suis donc bien amusé à suivre les péripéties de ce petit groupe sympathique en danger de toute part. Le robot, à y regarder de près, bien que chiche, trouve par sa sobriété et son inhumanité une force d’effroi que l’on Afficher l'image d'originea peu souvent vu avec les nombreux robots souvent trop humanoïdes. Une réalisation sobre, de série B certainement, mais qui arrive à nous toucher de par l’ambiance bien délétère qui s’installe rapidement d’abord avec ce sentiment de solitude dans cette ville déserte, puis de l’effroi avec les envahisseurs et l’impuissance de l’armée qui envisage la bombe nucléaire, et par-dessus tout l’horreur du tueur en série, saupoudré de romantisme.

Afficher l'image d'origine Un beau casting avec Richard Denning (L’étrange créature du lac noir) et les belles Kathleen Crowley et Virginia Grey (Tout ce que le ciel permet), Richard Reeves et Robert Roark (Permission jusqu’à l’aube), très convaincantsMort Marshall (En quatrième vitesse) et Arthur Space, ainsi que Whit Bissell (Pénitencier du Colorado) et James Drake, Steve Pendleton et House Peters Jr., pour une bonne ambiance.

Le film Objectif Terre de Sherman A. Rose, issu du Coffret La guerre des robots distribué par Artus Films, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 6 décembre 2016 en DVD. Il est proposé en version originale sous-titrée français. Dans les suppléments, un livret de 12 pages : Alerte aux robots, et 4 lobby cards.

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 10:25

Toujours dans le cadre de la dix-neuvième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, c’est avec plaisir que je poursuite mes découvertes de cette série de documentaires Architectures vol. 10 créés par Richard Copans et Stan Neumann.

Documentaire, composé selon le principe de cette très belle collection, de six reportages d’environ vingt-huit minutes chacun, créée par Juliette Garcias, Stan Neumann et Richard Copans, nous faisant découvrir des architectes et une de leur création à travers le monde et le temps, entre narrations instructives et visuels de qualité.

Afficher l'image d'origine Wa Shan, la maison d’hôtes - Wang Shu

Au cœur du centre universitaire d’Hangzhou, Wang Shu a fait construire une maison d’hôte assez hallucinante, dans un espace immense pour seulement vingt chambres, dans un labyrinthe où le visiteur se perd, tourne et retourne sur ses pas d’un dédale autour et dans la bâtisse.

Afficher l'image d'origine La maison de fer - Victor Horta

Pour la construction de la résidence d’un haut dignitaire entre deux bâtisses, Victor Horta va outre-passer la charte d’architecture qui s’imposait alors. La demeure est construite entièrement d’acier et de verre, entre poutrelles et boulons, vitraux et verrières, qui finalement fit fuir le propriétaire et sa famille, devenue par la suite siège sociale d’une entreprise.

Afficher l'image d'origine Roissy 1 - Paul Andreu

Alors en pleine terre à blé, sur des milliers d’hectares, Paul Andreu fait surgir l’aéroport de Roissy dans une imbrication de béton sans ouverture sur le paysage, pour une circulation d’avions et des véhicules pour des passagers qui ont des kilomètres de couloirs et tapis roulant, dans une optimisation maximale des déplacements.

Afficher l'image d'origine La bibliothèque d’Exeter - Louis I. Kahn

Construite dans un cadre ancien, ce bâtiment de brique cubique, tout en couloir et petites ouvertures est parsemé de petits bureau individuels autarciques tournés sur soit à l’inverse des bibliothèques ouvertes sur le monde et les autres.

Afficher l'image d'origine La maison pour tous de Rikuzentakata - Fujimoto & Inui & Hirata

Après le terrible tsunami qui a dévasté la région de Fukushima et rasé entièrement la ville, les habitants parqués dans des logements provisoires se voient proposé une maison pour tous, entre poutres très hautes dans un espace étriqué pour un lieu de rencontre entre survivants.

Afficher l'image d'origine Les hôtels de Soubise et de Rohan - Delamair & Boffrand

Construit au cœur du Marais de Paris, cet hôtel particulier entre cours gigantesques et des bâtiments en terrasse, faisait scandale et sa réputation par l’inversion des normes dans les chapiteaux des colonnes et l’aménagement générale.

Afficher l'image d'origine Si souvent l’architecture est au service des habitants, des objets endes époques et des lieux, pour une convivialité et une efficacité, il semble que la thématique qui se dégage dans ce volume porte sur des exemples d’architectures extravagantes dans des notions de se qu’il ne faut pas faire. En effet, dans chacun des cas magnifiquement présenté avec de passionnantes descriptions, le point commun est l’absence d’humanité et de chaleur. J’ai trouvé beaucoup de nombrilisme de la part de ces architectes, prolixes en dépenses, pour des bâtiments étriqués, sombres dans des replis sur soit, faisant peu cas de l’ouverture vers les autres et la lumière, pour des lieux clos aux couloirs labyrinthiques de circonvolutions insanes.

Le documentaire Architectures vol. 10 de Richard Copans et Stan Neumann, distribué par Arte et sa page facebook est disponible depuis le 9 novembre 2016 en DVD. Il est proposé en version française, sous titré français, anglais, allemand et pour sourds et malentendants.

Un très grand merci à Cinetrafic dont ses films 2017 de http://www.cinetrafic.fr/film-2017 et ceux à voir http://www.cinetrafic.fr/film-a-voir, ainsi qu’à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et émotions.

Published by bobmorane75 - dans Documentaires
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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 11:45

Terrible narration sur un sujet aussi dramatique et passionnant, conté à la sauce d’Emmanuelle Bercot (La tête haute) qui relate un scandale épouvantable dans un portrait de femme déterminé au coeur d'une enquête et des révélations sur un médicaments aux lourdes de conséquences sur la santé publique.

Afficher l'image d'origine Pneumologue dans un hôpital de Brest, Irène Frachon découvre un lien direct entre de nombreux décès suspects et la prise d'un médicament commercialisé depuis 30 ans, le Mediator des laboratoires Servier. Irène se lance alors dans une enquête qui révèle un scandale de très grande ampleur avec le soutien et l’aide de tout ses collègues face aux blocage de la hiérarchie jusqu’au somment de l’Etat via un puissant laboratoire. Mais les preuves s’accumulent et les chiffres de décès se révèlent énorme.

Afficher l'image d'origine J’ai beaucoup aimé l’affaire qui est relatée ici, même si je regrette la tonalité un peu trop festive entre bons mots et franches rigolades, sur une personnalité expansive face à un tel drame d’un aussi énorme scandale. On peut aussi se demander pourquoi avoir pris une danoise, aussi excellente actrice par ailleurs, pour le rôle d’une bretonne si fièrement arboré dans le titre et durant tout le film, limite un peu trop régionaliste. Ainsi, le portrait de cette héroïne qui révèle un scandale aussi Afficher l'image d'origineénormissime, arrive à faire retirer un poison mortel qui fût prescrit durant trente ans à plus trois cents mille patients par an, intégralement payé par la sécu –s’est elle fait rembourser auprès du laboratoire ?- Quand au nombre de décès, il est plus proche des deux mille morts que des cinq cents. Une différence qui provient du fait de la responsabilité du Laboratoire pour indemniser le moins de victimes possible, et pour les services publics de minimiser leur Afficher l'image d'origine culpabilité ayant largement fermé les yeux, et dont aucune personne ne sera sanctionnée. A ce jour, l’affaire judiciaire est toujours en court, l’Etat faisant tout pour se déresponsabiliser, et les six mille dossiers déposés doivent renverser la présomption de fraude qui pèse sur eux comme s’ils étaient des fraudeurs.

Afficher l'image d'origine Un beau casting avec Sidse Babett Knudsen excellente, de même que Benoît Magimel (On voulait tout casser) et Charlotte Laemmel, Isabelle de Hertogh (Le grimoire d'Arkandias) et Lara Neumann, Patrick Ligardes (Qui c'est les plus forts ?) et Olivier Pasquier, ainsi que Philippe Uchan (Gemma Bovery) et Gustave Kervern (Un petit boulot), Pablo Pauly (Papa was not a Rolling Stone) et Myriam Azencot (Eyjafjallajökull), Eddie Chignara, Raphaël Ferret (Le petit locataire) et Christophe Meynet (La tête haute), ou encore Gilles Treton (Les cowboys), Garance Mazureck et Violaine Gillibert, et les jeunes Emie Benoiston, Pauline Mer, Merlin Apostolo et Paolo le Bodic.

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 10:36

Un très grand merci à Carlotta Films pour m’avoir permis de découvrir ce film devenu culte auprès des aficionados, réalisée en 1989 par Joe Dante (The hole), sur l’état d’esprit de banlieusards et de ses codes particuliers déchainant toutes les excentricités.

Afficher l'image d'origine L’arrivée de nouveaux voisins dans une maison de banlieue, interpelle les habitants du quartier. En effet, les nouveaux ne semblent pas désireux de s’intégrer, et l’ancien propriétaire n’a pas été vu vu déménager. Ray Peterson préfère délaisser sa femme Carol et son fils Dave d’un sympathique week-end, pour fureter chez les voisins mystérieux. Avec Art Weingartner et Mark Rumsfield militaire à la retraite, les commérages vont bons train. Ils décident d’aller trouve les preuves de leurs délires dans la maison des voisins patibulaires parti pour la journée.

Afficher l'image d'origine A sa sortie, le film fut mal perçu par la presse et le public, mais a trouvé depuis son fan club. Pour ma part, si j’ai trouvé des qualités dans le contexte de la banlieue dont Desperate houswives en sera la pendant spectaculaire, le film a mal vieilli pour une narration maladroite. Ainsi, ces voisins devenant paranos face aux nouveaux arrivants patibulaires est assez jouissif à la base. S’ensuit cette curiosité Afficher l'image d'origine malsaine d’aller voir qui sont ces voisins mystérieux entrainant des aventures burlesques. Cependant, il n’y pas grand chose à se mettre sous la dent dans cette satire sur un thème largement abordé dans des films téléfilms et séries déclinés  à l’infini. sous tous les tons et genres, tant il impact la majorité des américains et du rêve américain. Avec des fins alternatives reflétant l’hésitation que l’on retrouve dans l’ensemble du récit, je regrette qu’elles n’aient pas été jusqu’au bout Afficher l'image d'origined’une logique plus simple. A la base, la méfiance voir la xénophobie contre les nouveaux voisins qui ne s’adaptent pas aux us et coutumes de la banlieue, suscitent la haine générale qui leur donne finalement raison face au pédigrée de ces inquiétants voisins, quand de leur donner tort et trouver de gentils voisins souhaitant rester en autarcie eut été plus percutant. Il est vrai que nombre de détails incitent vers la diabolisation, le numéro 666, la porte fenêtre à la croix antéchrist entre autres. Cependant, on y trouve quelques bonnes répliques et gags succulents pour un honnête divertissement dans un décor qui a vu tant de films et séries célèbres.

Afficher l'image d'origine Un casting sympathique avec Tom Hanks (Le pont des espions), Rick Ducommun (Gremlins 2), et Bruce Dern (Hell town) sont parfaits, face à Carrie Fisher (Star wars) est délicieusement drôle, de même Wendy Schaal (Loving Annabelle), quand l’énervant Corey Feldman (Gremlins) est surexcité à la cocaïne à plein nez. Henry Gibson (Asylum) et Courtney Gains, Robert Picardo (Ave César) et Dick Miller (Burying the Ex), ou encore Gale Gordon et le jeune Cory Danziger, Patrika Darbo, Kevin Gage, Dana Olsen scénariste et interprète, sont de l’ambiance générale.

Le film The burbs de Joe Dante, distribué par Carlotta Films, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 1er décembre 2016 en DVD, Bluray et Combo. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et version française. De très nombreux suppléments selon le support, dont une préface de Frank Lafond, un entretien avec Joe Dante dans La vie de banlieue selon Joe Dante . Des scènes coupées et séquences alternatives, la copie de travail d’origine du film, issue de la VHS personnelle de Joe Dante et visible pour la première fois, ou encore une fin alternative.

Afficher l'image d'origine

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 17:51

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir ce film réalisé en 1999 par Raoul Ruiz, à partir de l’œuvre de Marcel proust, qui nous restitue une ambiance et une époque avec ses réflexion sur le temps qui passe dans le style si personnel de l’auteur qui lançait l’écriture du roman moderne.

Afficher l'image d'origine A l’agonie, Marcel Proust tente de tenir une journée de plus pour faire mentir le verdict des médecins, quand il vient de terminer son œuvre A la recherche du temps perdu. Il se remémore alors ses souvenirs qui ont hanté sa vie retransposée dans ses romans, ainsi de son enfance, de la première guerre mondiale, des amours et déchirures, et du temps qui s’estompe dans les tourments de l’âme.

Afficher l'image d'origine J’avais été fasciné à la lecture de l’œuvre, lu sans doute trop jeune ou avec un manque de recul et de références pour mieux l’apprécier encore, mais dont j’ai retrouvé dans ce film l’essence et l’ambiance avec une belle reconstitution de l’époque. Ainsi, immergé  dans cette atmosphère cotonneux, où le temps et la réalité se perde dans une sorte de ouate, le récit relate des personnages désormais inscrits dans notre subconscience comme des souvenirs familiers personnels. Difficile d’imaginer aussi d’oisiveté d’une vie qui  passe sans une mentalité qui semble irréelle comme en dehors du monde et du temps quand bien même la cruelle histoire de la guerre est si mordante.  Une très belle réalisation avec un parterre d’interprètes de qualité qui rehausse d’autant mieux la qualité du texte.

Afficher l'image d'origine Œuvre fleuve que l’auteur à écrit entre 1906 et 1922, Marcel Proust de relate pas une autobiographie de sa vie et de ses souvenirs, mais développe une réflexion sur la littérature en générale, sur la mémoire à partir en effet des ses proches, et sur le temps qui passe et nous conditionne, abordant la guerre, les femmes, l’amour et à la jalousie, la passion et surtout l’ennui et l’homosexualité dans une description de la bourgeoisie dont il est lui-même issu. Derrière ses protagonistes, se retrouve l’auteur dans le héro principal Afficher l'image d'origineet tous ceux qui l’ont côtoyé, famille et amis comme amants. Outre ce film de Raoul Ruiz, d’autres ont été réalisés tel en 1981 ce film allemand, Céleste de Percy Adlon. Un amour de Swann de Volker Schlöndorff en 1984. La Captive par Chantal Akerman en 2000. ou encore le téléfilm en deux parties À la recherche du temps perdu par Nina Companeez en 2010.

Afficher l'image d'origineAvec un superbe casting choral dans lequel nous retrouvons Catherine Deneuve (La tête haute), Marie-France Pisier (Cousin cousine), et Emmanuelle Béart (Les yeux jaunes des crocodiles), Vincent Perez (Un prince (presque) charmant) et John Malkovich (Zoolander 2), Pascal Greggory (Bye Bye Blondie) et Chiara Mastroianni (Saint Amour), Arielle Dombasle (Valentin Valentin) et Edith Scob (L'avenir), Elsa Zylberstein (Un + une) et Christian Vadim Afficher l'image d'origine(Le jeu de la vérité), Dominique Labourier (Tiens-toi droite) et Philippe Morier-Genoud (Les naufragés), Melvil Poupaud (Victoria) et Mathilde Seigner (Retour chez ma mère), Jean-François Balmer (Neige), André Engel et la jeune Camille du Fresne, parmi tant de talent.

Le film Le temps retrouvé de Raoul Ruiz, distribué par Blaq out, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 15 novembre 2016 en combo DVD + Bluray. Il est proposé en version sous-titrée pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, un court métrage de Jérôme Prieur : Proust vivant avec présentation par le réalisateur, des entretiens par Philippe Piazzo, avec Bernard Génin critique de cinéma, Antoine Compagnon spécialiste de Proust, Gilles Taurand scénariste, Jorge Arriagada compositeur, et Jérôme Prieur écrivain et cinéaste. Chez Proust en tournant de Jérôme Prieur, et le journal de tournage du film en 32 pages..

3 étoiles

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