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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 14:28

Un grand merci à M6 vidéo pour m’avoir permis de découvrir cette sympathique comédie romantique pour adolescents réalisée en 2012 par Jon Kasdan, qui, dans son deuxième long métrage abordait un thème universel et intemporel, celui de la fameuse toute première relation sexuelle qui hante et marque, obsède et effraie, et sujet de tous les fantasmes et excitations, qui marque à tout jamais tous nos sens et nous fais sentir si différent, ou pas...

The First Time : PhotoRestant à l’écart d’une fête, Dave Hodgman, répète à voix haute une déclaration d’amour pour sa meilleure amie Jane Harmon, quand il est surpris par Aubrey Miller. Autant Dave est timide, autant Aubrey est sensible et flirt depuis peu avec un musicien. Tout en l’aidant à être plus convaincant dans la conquête de sa belle, Dave apporte à Aubrey plus d'assurance en elle et réciproquement, et rapidement le courant passe entre eux, comme s’ils se connaissaient depuis toujours. Puceau l’un comme l’autre, visiblement attirés par des sentiments communs, le week-end s’ouvre à eux sur l’amour et l’angoisse des sentiments et des désirs.

Afficher l'image d'origineHa, cette fameuse première fois ! Rite obligé de l’entrée dans la vie d’homme et de femme, qui hante dès la préadolescence depuis la nuit de l’humanité, et alimente tous les rêves et les fantasmes, comme des angoisses. Cette version ne diffère en rien de tant d’autres sur ce thème, les American pie, 40 ans toujours puceau ou 18-year-old virgin et tant d’autres…  avec cependant beaucoup de sensibilité et de romantisme, et une vision plus proche de la réalité, trop souvent idéalisée à Hollywood. La première fois est le plus The First Time : Photo Craig Roberts, Lamarcus Tinkersouvent un ratage complet, et qui laisse rarement un excellent souvenir. Quand ce n’est pas en situation alcoolisée, ou justement avec l’angoisse de mal faire, c’est le plus généralement vite fait mal fait, mais enfin fait. Et je ne parle pas des abus et viols. Pour ma part, je fais parti de ceux qui, rétrospectivement ont conscience que si ce fut émouvant, j’ai été forcément mauvais.

Afficher l'image d'origineLe récit nous conte donc deux lycéens, dont l’angoisse se rajoute à la peur des sentiments qu’ils éprouvent l’un pour l’autre, avec la peur de premier amour et de mal faire. Le décryptage est sensible, émouvant et drôle, donnant une belle histoire romantique d’adolescents qui laisse un bon ressenti final. Ainsi, évitant la mièvrerie, sont alambiqués dans une belle ambiance réaliste, les tourments qui se percutent et chamboulent l’entendement des jeunes cœurs, dont les repères ne correspondent pas à ce qu’ils s’étaient Afficher l'image d'origineimaginer, pour se retrouver face à l’inconnu merveilleux des premiers émois amoureux et excitations sexuelles. La réalisation est ainsi sensible sans tomber dans les pièges d’un moralisme abscond, ou dans la vulgarité graveleuse, pour réussir une belle première histoire d’amour ponctuée de plein de premières fois. La mise en scène navigue sur un rythme langoureux aux dialogues qui font mouches dans des péripéties maitrisées et soignées.

La belle Britt Robertson (Ask me anything) et Dylan O'Brien (Le labyrinthe), réellement tombés amoureux lors du tournage et en couple depuis, jouent avec beaucoup de fraicheur et de sensibilité. De même Craig Roberts (22 jump street) et Joshua Malina (Hôtesse à tout prix), comme James Frecheville (Perfect mothers) et Christine Taylor (Zoolander) , ainsi que la belle Victoria Justice et Lamarcus Tinker. La petite Maggie Elizabeth Jones (Arnaque à la carte) et la trop belle Halston Sage (La face cachée de Margo), de même la jolie Molly C. Quinn (Les Miller, une famille en herbe) et Matthew Fahey, jouent avec conviction.

Le film The first time de Jon Kasdan, distribué par M6 vidéo, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 1er février 2017 au prix conseillé de 12,99€ le DVD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et version française.

3 étoiles

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 14:09

Un grand merci à Wild side vidéo pour m’avoir fait découvrir ce beau film réalisé par Stéphanie di Giusto, qui pour son premier long métrage, adapte le roman Loïe Fuller, danseuse de la Belle Époque de l’historien et critique d'art italien Giovanni Lista, pour un bel hommage à la créatrice de la danse moderne.

Lors d’un petit rôle dans une pièce de théâtre, la jeune Mary Louise Fuller, revêtue d’une longue chemise blanche, simule une hypnose avec de grands mouvements des bras, provoquant un bel émoi dans le public qui y voit des formes de papillons ou de fleurs. Dès lors, sous le nom de scène Loïe Fuller, elle commence à développer un nouvel art de danse qui obtient succès et imitations. Loïe décide de quitter New York pour Paris, et s’impose aux Folies-Bergère, engagée par Édouard Marchand, grâce au soutien de la belle Gabrielle, et se fait connaitre du tout Paris avec un immense succès. Quand sa compatriote Isadora Duncan, se joint à elle, séduisante mais pas sans arrière pensée.

Un très beau film qui rend hommage à Loïe Fuller, précurseuse de la danse moderne, qui su allier la lumière et la matière avec une nouvelle vision des mouvements pour un spectacle fabuleux, dont les images d'époque . Une carrière loin d’être éphémère, célèbre dans le monde entier, pour des tournées internationales, même un peu éclipsée par Isadora Duncan, autre grande figure de la danse moderne à la vie pleine de drames, qui contribuera à faire connaître Loïe dans toute Europe. Artistes des plus importantes et des mieux payées. Ce pendant, le film minimise l’histoire d’amour de Loïe avec Gabrielle Bloch, avec qui elle partagera sa vie durant vingt-trois ans, jusqu'à sa mort. Les films de la danseuse, sont éloquentes de son talent, notamment une de 1901 à Barcelone.

Une belle réalisation, donnant un bel aperçu du spectacle, qui du en effet enchanter le public par autant d’innovations. La mise en scène est soignée et maitrisée, pour un récit qui édulcore l’amour saphique mais aussi le succès de la créatrice, au profil de conditions physiques et de santé –crampes et brûlures de la rétine- sans doute excessives. Une narration qui rend la brillance à une artiste qui mérite que l’on s’attarde à elle pour lui rendre ses lettres de noblesse.

Avec Soko (Voir du pays) magnifiquement convaincante et émouvante qui porte tout le film avec talent, face à Gaspard Ulliel (Juste la fin du monde) et la belle Mélanie Thierry (Pour une femme) tout en subtilité. Lily-Rose Depp, François Damiens (Des nouvelles de la planète Mars), Louis-Do de Lencquesaing (Brice 3) et Amanda Plummer (Hunger games - l'embrasement), Denis Ménochet (Eyjafjallajökull), ou encore Tamzin Merchant (Princess Kaiulani) et William Houston (Dracula untold), comme Camille Rutherford (Rosalie Blum), sont de l’ambiance.

Le film La danseuse de Stéphanie di Giusto, distribué par Wild side vidéo, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 1er février 2017 en DVD et blu-ray. Il est proposé en version originale sous-titrée pour sourds et malentendants, et en audiodescription pour aveugles et malvoyants. Dans les suppléments, Les points de vue des quatre personnages principaux, Loïe, Isadora, Gabrielle et Louis par la réalisatrice, productrice et les interprètes, le making of, ainsi que 10 scènes coupées.

3 étoiles

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 17:01

Un grand merci à Rimini Edition pour m’avoir fait découvrir ce très passionnant documentaire en 4 parties, réalisé en 2003 par Jean-Marc Gosse, sur une femme politique française de premier plan, nous livrant son précieux témoignage de sa vie privée comme sur sa carrière politique.

Découpé en quatre parties, ce passionnant et émouvant entretien avec Simone Veil qui a tant marqué la vie politique française, revient sur son enfance heureuse à Nice, sur la déportation dont elle fût victime avec sa famille, avant d’aborder sa carrière politique de ministre, et son engagement pour l’Europe.

Ainsi, Madame Simone Veil répond sans ambage aux questions de Jean-Marc Gosse, avec autant de sincérité, de franchise que d’émotion et de passion. Elle relate son enfance avec sa famille, ses parents frère et sœurs, ses études et les scouts, avant que sa jeunesse débutante vire au cauchemar avec les arrestations et déportations, l’heure de la douleur et de la mort. Commence au retour des camps une vie d’études supérieures, mariage et enfants et une vie professionnelle qui se trace une route dans la vie politique. Femme engagée, pour les droits des femmes, pour la mémoire de la shoah, et pour la construction européenne. J’ai été passionné par cet échange, qui informe et éclaire sur une vie et des combats, souvent avec pudeur mais toujours avec passion, et la flamme d’une femme politiquement engagée sans jamais sombrer dans la langue de bois ou le parti pris manichéen, avec sa droiture et ses idées et convictions. Son analyse pertinente sur les gens et les événements, sur l'Histoire et les protagonistes, donne une vision de ses ressentis et engagements. Une belle vision de la vie politique, en ces sombres heures électorales où certaines valeurs sont malmenées. Deux dvd de deux parties chacun, Une enfance heureuse, La déportation, La femme ministre, et  L’Europe .

Le documentaire Simone Veil, destin courage de Jean-Marc Gosse, distribué par Rimini Edition, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 24 janvier 2017.

3 étoiles

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 16:04

Pour son quatrième long métrage, Ben Affleck (Argo) nous entraine dans l’adaptation du roman de Dennis Lehane pour un polar sur l’éternelle montée en puissance d’un mafieux des années vingt, aussi insipide qu’inintéressant que long et à la fin grotesque.

Engagé volontaire dans la première guerre mondiale, Joe Coughlin en revient ayant perdu toute sa confiance aux politiques et valeurs de la société. Fils du chef de police de Boston, Joe travaille dans le milieu des gangsters, bien qu’irlandais il bosse pour un chef mafieux italien dans le contrôle de l’alcool, en pleine prohibition. Pour avoir volé l’argent et la petite amie d’un puissant caïd, il subit la colère vengeresse. A sa sortie de prison, il est envoyé sous le soleil de Tampa pour imposé son réseau avec le soutien de la plèbe black-latino et de l'amour de Graciela.

Il est vrai que les films sur les mafias ne m’ont jamais intéressé, tant j’exècre que ce milieu, mais aussi surtout pour cette sorte de fascination plus que de dénonciation qui se dégage souvent des récits, et celui-ci n’échappe pas à la règle. Apportant cependant une vision des polars noirs, on sombre dans une vision extrêmement classique d’un romantisme échevelé du milieu, avec ses codes et traditions inhérents dans la montée de ce petit malfrat qui à la force du meurtre parvient à s’imposer. Classique dans sa conception et sa réalisation, le film souffre d’extrêmes longueurs et d’une fin de trop en plus d’être gros pathos sans intérêt. On a du mal à croire un seul instant un chef de police californien, laisser partir sa gamine à Hollywood avec un « agent » sans la moindre précaution, quand il était déjà notoire déjà à l’époque des dangers sur les jolies jeunes filles, surtout en étant accoquiné avec la mafia. Reste une bonne ambiance, de belles images et de bonnes actions malheureusement sur un récit trop classique et une mise en scène maladroite, longue et fastidieuse.

Avec un Ben Affleck (Mr Wolff) toujours aussi frigide et inexpressif, face à Zoe Saldana (Star Trek sans limites) pas très glamour mais plus crédible, et une Elle Fanning (The neon demon) marquante, et la belle Sienna Miller (A vif !). Brendan Gleeson (Au cœur de l'océan), Remo Girone et Scott Eastwood (Suicide squad), Chris Cooper (The amazing spider-man) et Anthony Michael Hall, de même Chris Messina, Titus Welliver et Max Casella, Chris Sullivan, Robert Glenister ou encore le chanteur Miguel, Derek Mears et J.D. Evermore, sont de l’ambiance, souvent de vie à trépas.

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 12:59

Un très grand merci à Outplay pour m’avoir permis de découvrir ce très beau film iranien réalisé en 2011 par Negar Azarbayjani, pour son premier long métrage qui aborde un thème sensible avec beaucoup de pudeur et d’efficacité tout en nous surprenant avec émotion.

Afin de payer les dettes de son mari incarcéré, Rana en plus de son travail, conduit leur voiture en taxi clandestin. Quand elle embarque Adineh prête à payer cher pour qu’elle l’emmène à l’aéroport de Téhéran afin de fuir au plus vite le pays afin d’échapper un mariage forcé. Les deux femmes, l’une démunie et l’autre riche, d’abords en relation conflictuelle, vont finir par s’entre-aider quand Rana va découvrir le douloureux secret d’Adineh et la véritable raison de sa fuite.

Etonnant Iran, pays islamique détenant le plus grand nombre de lapidation de femmes, bien que les mariages éphémères soient autorisés, de même elles sont autorisées à la conduite, et où l'homosexualité est un crime puni de mort, avec en marge, la loi islamique qui accepte aux transgenres l’opération de réassignation et changement d’identité. J’ai beaucoup aimé ce film, sensible qui aborde avec subtilité, pudeur et émotion, dans un huis clos road movie oppressant. Ainsi, la relation entre ces deux femmes aux secrets, l’une femme de taulard, l’autre transgenre fuyant un mariage forcé, permet avec sensibilité d’aborder un sujet délicat et douloureux, surtout dans un pays pourtant moderne avec des idées archaïques aux menaces de morts. La transsexualité est heureusement de plus en plus abordée au cinéma, permettant une meilleure visualisation et compréhension. Habituellement, sont évoqué les transgenres masculin passant à féminin tel dans La visita, alors que Negar Azarbayjani innove en donnant la vision opposée.

Une très belle réalisation, dont le récit amène avec douceur une violente situation de vécu douloureux et des réactions dures avec beaucoup de subtilité et d’émotion. Le regard, jugement et ouverture d’esprit de la jeune femme mariée et mère de famille est celui de la société iranienne, permet de faire comprendre une situation douloureuse avec compassion et faire évoluer les mentalités avec des arguments du cœur mais aussi de la raison en prenant à contre pensée celle de la religion avec intelligence et diplomatie. D’ailleurs, à sa sortie en salle en Iran a été bien perçue même par le religieux. En France, le projet de loi de Justice du 21ème siècle, adopté à l'Assemblée en 2016, est encore loin de nombreux pays, dont l’Iran. Un très beau film, donc , en attendant le prochain film Farsl-e narges de la réalisatrice.

Avec Shayesteh Irani (Hors Jeu) et Qazal Shakeri, Homayoun Ershadi (Un homme très recherché) excellentes, de même Maryam Boubani et Nima Shahrokh Shahi, Saber Abar (A propos d'Elly), Hengameh Ghaziani et Rabe'e Oskooyi (Shirin) pour de beaux talents convaincants.

Le film Une femme iranienne, réalisé par Negar Azarbayjani, distribué par Outplay disponible dans les meilleurs bacs en DVD. Il est proposé en version originale farsi sous-titré français. Dans les supplèments, un entretien avec la réalisatrice Negar Azarbayjani, et la productrice, ainsi que les coulisses du tournage.

3 étoiles

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 17:31

La vingtième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, commence sur les chapeaux de roue avec cette sympathique comédie Fashion girls, réalisée par Jonathan Elbers, pour une intrusion dans le monde professionnel de la mode tout aussi passionné qu'au lycée.

Esmee est une adolescente passionnée de mode et bourrée de talent qui tient un blog de mode peu suivi sur les créations Wolff Fashion. Looseuse, totalement écrasée par Tiffany la reine du bahut, Esmee est cependant retenue comme stagiaire son créateur de rêve, mais Tiffany l’est aussi avec ses deux idiotes de comparses. Dès le premier elles lui volent ses créations, et Esmee est reléguée à la réserve. Avec les modèles rejetés par Victoria Wolff, Esmee retient l’attention du directeur artistique Lucien qui la transforme en Lizzy méconnaissable. Par accident, Lizzy devient l’égérie du milieu, que Victoria veut obtenir, et le blog devient le buzz du net. Esmee / Lizzy découvre un monde impitoyable, où tous les coups sont permis.

Je me suis beaucoup amusé avec cette comédie, pendant teenagers des Le diable s’habille en Prada ou de Les 12 coups de minuit combinées aux comédies lycéennes. Ainsi, les rivalités entre jeunes filles ne sont plus seulement sur le monde ados à coup de petits copains ou de reine du bal, mais avec l’ouverture vers le monde du travail, de la création de mode dans cette frontière entre l’adolescence et la vie adulte. Une manière maligne de renouveler les genres et d’aborder subtilement ces univers impitoyables avec humour dans le passage à la vie adulte. Nous change aussi la culture américaine pour celle des bataves qui, même s’il y a forcément des similitudes et corrélations, trouve son style local marqué qui change et apporte fraicheur aux décors, modes et points de vue de cadres de vie.

La réalisation est alerte, pleine de rythme et de vivacité, pour des dialogues plus chastes et moins irrespectueux que les comédies plus trashs habituelles, sans pour autant sombrer dans la niaiserie et tout autant percutant. La morale est évidement la même que dans tous les teens movies, mais avec cette touche de sensibilité qui apporte ce zeste de différence jubilatoire.

Avec Liza Sips très drôle et marquante face à Pip Pellens excellente, de même que Victoria Koblenko, Robin Martens et Carolina Levi, Patrick Martens et Renée Fokker, Jason de Ridder, Dorien Rose Duinker, Melody Raymann, et Peter Faber, ainsi que et Lone van Roosendaal, mais aussi Rik Sinkeldam et Marc Nochem, Roué Verveer, Murth Mossel.

Le film Fashion girls de Jonathan Elbers, distribué par Koba Films ainsi que sa page Facebook disponible depuis le 8 février 2017 en DVD.

Un très grand merci à Cinetrafic dont ses on peut retrouver des comédies romantiques à voir, ainsi que le classement des meilleurs films de l'année, et à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et émotions.

3 étoiles

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 10:20

Un grand merci à Orange Studio et à l’agence Dark Star presse pour m’avoir permis de découvrir cette sympathique petite comédie satyrique acide réalisée en 2016 par le duo Alexandre Charlot et Franck Magnier après leur Boule et Bill, dans le monde de la gestion des chômeurs,  souvent bien vue avec un humour grinçant.

Dans une Agence Pour l’Emploi, Stéphane, Cathy et Thierry sont chargés de la gestion des chômeurs de leur ville. Avec dextérité, ils s’appliquent à radier à tour de bras, plus qu’à trouver des emplois o formations. A ce rythme, ils sont tant et si bien supprimé les demandeurs d’emplois, qu’ils se voient signifié la fermeture de l’agence, et à leur tour vont devoir pointer au chômage. Ils décident de tout faire pour sauver leur emploi en réintégrant tous les dossiers radiés.

Vision plus humoristique qu’un La loi du marché ou In the air en dénonçant avec un humour acerbe, la politique de nos gouvernements quelques couleur politique sur la gestion du chômage. L’ayant vécu, je me souviens comment j’étais mal reçu, culpabilisé de ne pas trouver d’emploi, et mal conseillé, comme cette formation qu’ils m’avaient trouvé à pétaouchnoque qui ne correspondait pas à la fiche technique. Ainsi, ces trois abrutis décrits dans ce récit, sans âme ni conscience sont assez représentatifs de ce que j’ai connu. Bien sûr, ils sont exagérés à outrance pour la comédie satyrique. Si je me suis quelque peu amusé dans cette trame, il est dommage que cela tourne assez court pour un script un peu trop superficiel aux gags faciles. Il y avait sans doute de quoi étoffer un peu plus le sujet. Cependant, les profils des trois protagonistes, leurs répliques et facéties arrivent à faire rire en abordant un sujet aussi sensible, telle que la radiation à outrance pour faire baisser les chiffres du chômage. Nous avons droit chaque mois à ce gag épouvantable de la part de nos gouvernants, surtout à la veille des présidentielles, qui ont basés une réélection sur ces données. Ainsi, radiations massives et formations bidons devaient en être le sésame, oubliant d’autres données. La réalisation classique est cependant efficace, l’humour pince sans rire fait mouche souvent, et les gags sans surprise arrivent à sourire.

Avec Franck Dubosc (Camping 3) excellent, de même Elsa Zylberstein (Un + une) et François-Xavier Demaison (Arrête ton cinéma !), pour un excellent trio, Nicolas Vaude (Fanny), Patrick Bouchitey (L'oncle Charles), Elsa Lepoivre (Du vent dans mes mollets), Christophe Vandevelde (Lolo), Solveig Maupu (Un début prometteur), les jeunes Rima Loutfi, Eliott Hirsbein, Ilan Bechter et Lola Courty (Boomerang). Cathy Bodet (Hippocrate), Marie Lanchas, Gaelle Hausermann, Charlotte Gabris (Babysitting 2), Fabrice Bressoles, Philippe Croizon, Riso Marc, Ricky Tribord (La loi de la jungle) et Anne-Valérie Payet (Situation amoureuse : c'est compliqué),

Le film Les têtes de l’emploi, de Drake Doremus, distribué par Orange Studio, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 21 mars 2017 au prix conseillé de 14,99€ le DVD et 16,99€ le Blu-ray. Il est proposé en version en version française pour sourds et malentendants.

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 16:07

Très sympathique comédie de Lucien Jean-Baptiste (30° Couleur),dans laquelle, pour son troisième long métrage, aborde pourtant un sujet sensible et sérieux que celui de l’adoption d’enfant, qui plus est ethniquement différent tel un enfant blanc confié à des parents noirs.

La quarantaine, couple heureux, Paul et Sali sont en manque d’enfant pour parfaire leur vie. Quand leur demande d’adoption est enfin acceptée, on leur propose Benjamin, un beau bébé de six mois, blanc, blond aux yeux bleus, quand ils sont noirs. S’ils sont surpris, rapidement la joie les submergent, mais pas la famille africaine, et moins encore la superviseuse de la DDASS qui va mener un harcèlement. Une vie mouvementée commence entre bonheur et inquiétude.

J’ai crains le pire avant de voir le film, de peur que ça ne tourne en ridicule les sujets sensibles de l’adoption et du racisme, comme les horribles Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ? et surtout 100% cachemire. Un sujet délicat, dont l’adoption est teintée entre générosité et égoïsme, toujours sujet à controverse, questionnement et difficulté à vivre pour les adoptés. D’autant plus qu’en effet, les parents sont d’ethnies différentes des enfants, qui bien que généreux certainement à la base, n’en reflète pas moins une forme colonialisme paternaliste, relent sans aucun doute inconscient quand les adoptants européens accueillent des petits africains et asiatiques. L’inverse abordé dans ce film, d’un petit blanc blondinet entre les mains d’adoptant africains ne devrait pas poser de problème, et pourtant de fait ça ne s’est jamais vu. Bien sûr la natalité est en défaveur des européens qui peine à adopter des enfants de même ethnie, quand le marché sud continental est énorme.

La réalisation est superbement calibrée, sans jamais tomber dans les travers de la comédie outrancière, ni sombrer dans le pathos tire larme forcée. Lucien Jean-Baptiste a réussi à trouver un équilibre entre humour et émotion, posant les vraies questions sur le racisme de toute part qui n’a pas de couleur, sur les absurdités du système, et mettre à plat intelligemment les sujets qui fâche avec lucidité et honnêteté, sans fioriture ni jugement.

Avec un beau casting qui fonctionne parfaitement dont Aïssa Maïga (Prêt à tout) est excellente, de même Lucien Jean-Baptiste (Fonzy), quand Zabou Breitman (Arrête ton cinéma !) est horriblement parfaite, de même Vincent Elbaz (Je compte sur vous) et Delphine Théodore (Tiens-toi droite), Marie-Sohna Condé (La guerre est déclarée), Bass Dhem (Camping 3), et le petit Marius Benchenafi, Guillaume Faure (Doctor Strange), Naidra Ayadi (SMS), Sara Mortensen (Vicky), Grégoire Bonnet (Le petit locataire), Mariam Kaba (Valentin Valentin), Marie-Philomène Nga (Amour sur place ou à emporter), et Michel Jonasz (Rue Mandar).

3 étoiles

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 16:56

Un grand merci à Carlotta pour m’avoir permis de découvrir ce film d’animation réalisé entre 1965 et 1967 par Walerian Borowczyk, issu d’un court métrage, Le concert de 1962 qui était prévu pour être le pilote d’une série télévisée.

La vie de couple de monsieur et madame Kabal n’est pas au beau fixe. Ainsi, leurs relations glaciales, aux dialogues mécaniques telles des ordinateurs à sens unique, ils semblent des robots d’aciers, dont les rêves et phantasmes diffères pour l’un et l’autre. Madame plus agressives chasse à tout va, quand monsieur désirs d’un harem de jolie jeunes filles lascives. Un monde plus rugueux en  noir et blanc et épuré pour madame, des images réelles en couleur pour monsieur. Deux mondes antinomiques qui ne trouvent plus de cohésion.

Etrange récit où la musique monopolise dans des bruits agressifs, et des dialogues épurés d’ordinateur première génération, dans un graphisme qui rappel celui de Roland Topor, en plus extrême s’il en est. Film déroutant dans sa narration, son graphisme et sa bande sonore, mais aussi dans sa mise en scène qui détonne de part toutes les références et symboliques sexuelles. Tout d’abord abasourdi par cet ovni animé, je me suis ensuite amusé à chercher à comprendre les thématiques à travers tous les ingrédients qui vont et viennent, apparaissent et disparaissent, dans lesquels surgissent des images réelles, parfois furtivement, tantôt animées telles ces belles diaphanes sirènes, des combats de catch ou le paroxysme nucléaire, avec un bestiaire d'étranges animaux dont prédominent des papillons avec les lions de la savane. Loin des conventions, Walerian Borowczyk nous heurte avant de nous dérouter puis fini par nous envouter dans une modernité non conventionnelle qui a le mérite d’être original, et à découvrir.

La sortie du coffret des œuvres choisies de Walerian Borowczyk coïncide avec la rétrospective au Centre Pompidou qui se tiendra du 24 février au 19 mars 2017. Ainsi, Carlotta propose dans un très beau coffret, 7 chefs-d’œuvre restaurés du sulfureux réalisateur polonais :  Théâtre de monsieur & madame Kabal (1967), Goto, l’île d’amour (1968), Blanche (1971), Contes Immoraux (1974), Histoire d’un péché (1975), La Bête (1975) et Docteur Jekyll et les femmes (1975). Sont inclus de très nombreux courts-métrages et des documentaires exclusifs autour des films, en plus d’introductions, des interviews et bandes-annonces d’époque, accompagnés de deux livrets autour de Borowczyk et son œuvre dont le Dico de Boro.

 

Avec les voix de Louisette Rousseau et Pierre Collet, quand les interprètes réels sont joués par Louis Jojot et Renata Astruc, Jacqueline Boivin et Edith Catry, Yvonne Landry et Kathy Luc, Maïté Mansoura et Mei-Chen.

Le film Théâtre de monsieur & madame Kabal de Walerian Borowczyk, distribué par Carlotta, disponible dans les meilleurs bacs dès le 22 février 2017. Dans le coffret, sont inclus deux livres inédits, Camera obscura de 216 pages, et Le dico de Boro de 92 pages.

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 20:06

Un très grand merci à Condor Entertainment pour m’avoir permis de découvrir ce très beau film hongkongais quelque peu sulureux tout en houmour et émotion finesse et sensibilité, réalisé en 2015 par d’Eric Khoo (Tatsumi), sur les thèmes universels de l’amour et du sexe à travers les âges dans une même chambre d’hôtel,

Dans la chambre N°27 de l’hôtel Singapura, la jeune Imrah, commence sa carrière de femme de ménage le soir d’un nouvel an. Elle croise Damien, chanteur d’un groupe de rock, qui meurt peu après d’overdose. Une chambre qui en a déjà vu depuis son ouverture, tel ce couple mixte, un britannique et un chinois à la veille de l’entrée de l’armée japonaise, ou cette jeune femme qui apprend le pouvoir du sexe féminin à des calls girls. C’est aussi dans cette chambre qu’un travesti passe sa dernière nuit avec son amant avant son opération, ou de ce jeune puceau qui offre son amour sans retour à sa meilleure amie. Cependant qu'Imrah ressent la présence de Damien qui hante les lieux, présent avec cette femme mariée qui laisse partir l’amour de sa vie.

Une très belle et doucereuse comédie dramatique, dont la chambre N°27 est le personnage principal, dans laquelle au fil des années des amours se font et se défont. Ainsi, six histoires, -Rubber, Pussy, Listen, Change, Search et First time- entrecoupées par la jeune femme de ménage et le fantôme de Damien trouve des souvenirs et des ressentis. Une chambre qui entre les années quarante jusqu’aux quatre-vingts dix, se change aux rythmes des modes, papiers peints et meubles, moquettes et rideaux, de même les protagonistes, entre les prostituées, amants de passages, amoureux transits, toujours pour de l’amour et du sexe, des espoirs et désillusions. J’ai beaucoup aimé cette narration, pleine de poésie souvent dénudée, parfois crue de sexe et de désirs, et toujours avec une immense tendresse, souvent de l’humour et beaucoup d’émotion.

La réalisation est très belle, en un huis clos confiné dans cette chambre à mille visages, où le couloir laisse passer un peu d’air avec la vue par la fenêtre plus désolée que la chaleureuse quiétude du lieu. Belle mise en scène, aux dialogues épurés, aux couleurs vives et joyeuses sauf sur la fin dégradée d’une chambre aux souvenirs lointains. La mode vestimentaire est de la partie avec les dessous, des portes jartelles aux strings. Un très beau film dans lequel les interprètes sont de très belle qualité.

Avec Koh Boon Pin et Daniel Jenkins, Josie Ho (Contagion) excellente, avec Maguire Jian et Gillian Tan (Equals), Chai Xinle, Rain Chan et Chelsea Wong, ainsi que Ian Tan marquant et la belle Nadia AR émouvante, George Young, Vermon Cornelius et Netnaphad Pulsavad, W. Leon Unaprom, Brian Richmond et la belle Show Nishino, Lawrence Wong, Ng Sway Ah et Benedict Hew, Amos Ng, Henrique Fukuoka et Choi Woo Shik, de même Kim Kkobbi (Suneung), Nprlijah Bte Ahamad, et tant d’autres tout aussi talentueux.

Le film Hotel Singapura d’Eric Khoo, distribué par Condor Entertainment, est disponible en DVD et Blu-ray dans les meilleurs bacs dès le 28 février 2017. Il est proposé en version originale sous-titrée français. Dans les suppléments, les dessous du film est le making of avec des entretiens du réalisateurs, des principaux interprètes et des techniciens et producteurs. Dans les goodies, 2 cartes collector d’Ionna Vautrin de Le Kamasutra illustré.

3 étoiles

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