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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 10:48

Un très grand merci à France Télévisions Distribution pour m’avoir permis de découvrir ce biopic réalisé en 2016 par de Stephen Hopkins, sur un sportif d’exception dans un contexte historique exécrable.

Dans l’Amérique de 1935, le jeune afro-américain Jesse Owens entre en université grâce à ses exploits sportifs au lycée. Larry Snyder, l’entraineur d’athlétisme du campus est stupéfait des capacités exceptionnelles du jeune homme et le prépare pour les jeux olympiques de Munich en 1936 dans l’Allemagne nazi. Prévu pour participer à trois épreuves qu’il remporte avec des records du monde, il doit prendre la place avec un autre coureur de couleur, de sportifs israélites écartés pour leur judaïté. Dans un stade de cent mille spectateurs, Jesse remporte une quatrième médaille d’or et devient une légende à tout jamais.

Un très beau film, passionnant et émouvant, qui relate les exploits sportifs extraordinaires de James Cleveland Owens « Jesse Owens », issu d’une Amérique profondément racistes aux lois d’Apartheid, dont on s’étonne même que le jeune noir eut accès à l’université, qui va remporter quatre titres et une pluie de records mondiaux dans un pays nazi aux loi raciales expéditives. J’ai beaucoup aimé cette narration, prenante et marquante, qui à travers ces exploits sportifs révèlent les politiques racistes dont les conditions et mentalités ont de lourdes conséquences sur les vies de millions de gens. Sportif de légende s’il en est de part ses quatre médailles d’or qui le rende aussi marquant qu’un sportif noir les gagnent avec autant de panache devant le régime nazi d’Adolf Hitler, n’échappe pas à la légende construite autour d’une réalité historique. Ainsi, l’aide fictive de Carl « Luz » Long lors du saut en longueur a été inventée par Jessie Owen pour le fils de son ami Luz, quand il qui gagna sa médaille seul. Le sportif allemand ne fût pas envoyé en première ligne en répression d’avoir félicité Jesse. Luz, après les jeux ne fût inquiété de rien, étant devenu avocat, fût mobilisé et mort à la guerre comme des millions d’allemands. Jesse était déjà marié en 1931 avec Ruth. Pour au temps, la réalisation est superbe, avec des envolées d’émotions d’admirations pour les exploits sportifs, comme d’émotions face aux comportements et mentalités de l’époque. La mise en scène nous plonge avec intensité dans l’ambiance avec beaucoup de réalisme.

Un magnifique casting, avec Stephan James (Selma) très marquant, Jason Sudeikis (Les cerveaux) excellents, de même Jeremy Irons (Sublimes créatures) et Carice van Houten (Le cinquième pouvoir), ainsi que William Hurt (Captain America: civil war) et la jolie Shanice Banton, Eli Goree (Godzilla), David Kross (Michael Kohlhaas) et Jonathan Higgins (La maison au bout de la rue), Tony Curran (Thor : le monde des ténèbres) et Amanda Crew (Adaline), Barnaby Metschurat et Chantel Riley.

Le film La couleur de la victoire distribué par France Télévisions Distribution, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 18 janvier 2017. Il est proposé en version originale sous-titrée français, et version française, ainsi que les sous-titres pour sourds et malentendants, et audiodescription pour aveugles et malvoyants. Dans les suppléments, un making-of passionnant, entrecoupé d’entretiens avec les protagonistes de ce biopic.

3 étoiles

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 14:02

Nouvelle comédie de Dany Boon (Supercondriaque), pour son cinquième long métrage, qui s’attaque avec autant d’humour que de maladresse dans le contexte des attentats meurtriers qui nous ont frappés et ceux à venir avec craintes.

Johanna Pasquali est une jeune policière pleine de bonne volonté, mais tellement distraite et maladroite que sa hiérarchie lui confie que de tâches sans intérêt. Pourtant, son rêve est d’entrer dans le corps d’élite de la gendarmerie du RAID. Parce que fille du ministre de l’intérieur, elle se fait pistonner au centre de formation. Elle est confiée entre les mains d’Eugène Froissard surnommé Poissard, misogyne au dernier degré en espérant qu’elle soit dégouter et démissionne au plus vite. Avec lui, elle se lance sur la piste du Gang des Léopards qui braquent des bijouteries de luxe. Une enquête pleine de rebondissements, catastrophes et révélations.

Nonobstant une trame comique classique mais efficace, rapidement le rire s’arrête avec des gags éculés, des répliques à deux balles et un situation d’attentats et terroristes, d’incendie et de bombes qui rappel cruellement une actualité hélas bien trop douloureuse et sordide pour en rire, quand bien même on puisse rire de tout. De fait la réalisation est ce qu’il y a de plus classique et efficace, dans une mise en scène sobre qui se succède aux sketchs dans lesquels les gags et réparties défiles comme un rouleau compresseur pour une distraction qui laisse donc, de part la thématique un peu dubitatif.

Avec Alice Pol (Cézanne et moi) qui donne beaucoup de sa personne avec succès, face à Dany Boon (Radin !) dans son resgistre habituel, et Michel Blanc (Un petit boulot) toujours aussi efficace. Yvan Attal (Le ciel attendra) et Sabine Azéma (Vous n’avez encore rien vu), Patrick Mille (Tu honoreras ta mère et ta mère) et François Levantal (Sheitan), comme la jolie Anne Marivin (Le talent de mes amis) et Florent Peyre, Alain Doutey (Mais qui a re-tué Pamela Rose ?) et Urbain Cancelier (L'odeur de la mandarine) sont de l’ambiance générale.

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 18:47

Un grand merci à Wild side vidéo pour m’avoir fait découvrir ce film d’angoisse et d’horreur, réalisé par le duo inséparable Henry Joost et Ariel Schulman, déjà rodés avec les Paranormal activity 3 et 4 qui nous entrainent dans une pandémie zombiesque monstrueuse d’un huis clos étouffant.

Fraichement arrivées dans leur nouveau lycée, alors qu’Emma Drakeford en pince pour le beau Evan Klein, quand sa sœur Stacey sort déjà avec CJ, elles ne se soucis guère de l’actualité. Pourtant, le monde est en ébullition par une pandémie virale terriblement contagieuse qui transforme les infectés en monstres. Ainsi, Gracie Lemay, l’amie d’Emma infecte CJ. Rapidement, leur petite ville est mise en quarantaine par l’armée, bloquant les sœurs et petits copains dans leur ville, loin des parents. Avec l’horreur, les jeunes se barricadent, en pensant se protéger du danger.

Sur un récit à la base classique du film d’horreur de virus zombiesque, la trame à pour elle d’innover par le regard de la caméra dans sa mise en scène. Ainsi, dans le premier tiers de l’histoire, tandis qu’en filigrane par le biais des médias, télévision et Internet, l’horreur transparait à peine jusqu’à la copine qui s’écroule infectée. Les filles sont plus préoccuper par les histoires de copains et celui de leurs parents séparés. De même par la suite, l’horreur et l’angoisse s’installent d’insidieusement à la catastrophe violente, puis finalement scratcher le monde et toucher les jeunes filles. Je me suis laissé prendre à l’ambiance dans ce malaise rampant comme le ver écœurant où à l’horreur se joint l’émotion pour ces deux sœurs si proches qui tentent tout pour survivre et même de se sauver de cette infection. Le huis clos est constant, pas seulement dans la maison, mais la salle de classe, la maison de la fête qui tourne mal, et au sens plus large mais circonscrit dans la petite banlieue pavillonnaire Au final, de par une réalisation maitrisée, beaucoup plus subtile que les habituels films du genre souvent trash gore et violent, l’efficacité en sourdine est beaucoup plus marquant et presque hantant.

Avec les belles Sofia Black-D'Elia (Ben-Hur) et Analeigh Tipton (Lucy) très émouvantes, Travis Tope et Colson Baker (Nerve), Michael Kelly (Everest), ainsi que John Cothran, Stoney Westmoreland (War dog) et Linzie Gray, Judyann Elder et encore Philip Labes, Brianne Howey (Comment tuer son boss 2) et Alexa Fischer.

Le film Viral d’Henry Joost et d’Ariel Schulman, distribué par Wild side vidéo, disponible dans les meilleurs bacs dès le 1er mars 2017 en DVD et blu-ray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et version française.

3 étoiles

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 10:21

Un grand merci à Condor Entertainment pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique réalisée en 2016 par d’Ira Sachs (Love is strange), dans un conflit feutré vu et vécu par des adolescents qui vont mettre les adultes face à leurs comportements,

Après le décès de son grand-père, le jeune Jake Jardine emménage avec ses parents dans la maison du défunt au cœur de Brooklyn. Il devient très vite le meilleur ami de Tony Calvelli, le fils de Leonor qui tient une boutique de création de couture. Parce que les parents, Brian petit acteur raté et sa femme Kathy qui fait vivre la famille, s’entendent mal, ils décident d’augmenter le bail de Leonor qui risque de la chasser tant c'est trop élevé. Les deux jeunes décident de se révolter à leur manière, et de s’unir contre les adultes.

Une fois de plus, Ira Sachs nous plonge au cœur de Brooklyn qu’il affectionne, dans un sourd et violent conflit de bobos, vu par le regard d’adolescents qui vivent comme une terrible injustice une décision qui les heurte. Un couple héritant d’un bien, prennent une décision de parvenu pour profiter d’une manne inattendue dans la vie ratée d’un frère et surtout une sœur, et chasser sans scrupule et moins encore de tact une petite commerçante, qui elle-même tente de profiter de la faiblesse gentille de l’ancien propriétaire. Un conflit qui prend une tournure révélatrice de stigmates de racisme de classe, d’ethnie et de culture. Le drame est vécu à regard de jeunes garçons, dont l’amitié est mise à rude épreuve. J’ai beaucoup aimé suivre cette sordide histoire, calme et tranquille en apparence, et qui pourtant bouillonne d’émotion, de rage et de violence à peine perceptible et pourtant dévastatrice. Tout y est policé, donnant presque l’illusion qu’il ne se passe rien, quand les bouleversements sont immenses. Ainsi, l’amitié amoureuse vaine du jeune Jake pour Tony en prend un coup face à la différence de classe sociale générée par celle des parents quand sonne l’heure du choix de sa place.

La réalisation est particulièrement soignée, tant dans l’image que dans la mise en scène, que les dialogues et la narration d’un récit qui prend aux tripes, sans aucun jugement ou prise de position. D’ailleurs, il est difficile de donner tort aux uns plus qu’aux autres, si ce n’est que dans la mauvaise façon de s’y prendre, dont un relent de mépris supplante tellement qu’il en est la cause évidente. Les wasp contre les latinos, les possédants sur les nantis, les intellos contre les manuels, pour un schéma manichéen classique qui fonctionne à merveille.

Avec les jeunes Theo Taplitz et Michael Barbieri sont marquants, face à Greg Kinnear (Légendes vivantes) est excellement odieux, de même Jennifer Ehle (MI-5 infiltration) est parfaite, ainsi que Paulina Garcia (Gloria) et Alfred Molina (Love is strange), autant que Talia Balsam (Sex friends). John Procaccino (A most violent year) et Clare Foley (Sinister 2), comme les jeunes Teeka Duplessis et Madison Wright sont de la partie avec talent.

Le film Brooklyn village d’Ira Sachs, distribué par Condor Entertainment, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs dès le 7 mars 2017. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et version française. Dans les suppléments,le making-of du film, ainsi que l’audition des deux jeunes interprètes, Theo Taplitz et Michael Barbieri.

3 étoiles

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 18:42

Un grand merci à Carlotta pour m’avoir permis de découvrir ce film dramatique comédie fantastique horreur érotico-pornographique réalisé en 1975 par Walerian Borowczyk, dans une libre adaptation de Lokis, une nouvelle fantastique de Prosper Mérimée qui s'inspirait d'une légende lituanienne sur viol d'une femme par un ours, et non du roman La Belle et la Bête.

A la mort de son père, le riche homme d'affaires Philip Broadhurst, sa succession revient à sa fille Lucy, à condition qu’elle épouse Mathurin, fils du marquis Pierre de l'Espérance. Quand elle se rend avec sa tante, Virginie à la propriété, Lucy découvre un livre qui relate le viol de la Romilda par une bête dans la forêt qui l’excite. Cependant que le mariage se prépare avec des différents familiaux qui tourne mal lors du repas. Lorsque Lucy se couche, elle se met à fantasmer en la belle Romilda dans un érotisme cru avec la bête en érection pour une relation sexuelle redoublée d’ardeur avec tant de réalisme qu’elle ne sait plus si c’était rêve ou réalité.

A sa sortie, le film fit sensation et scandale, coupé et censuré dans de nombreux pays. Classé X, le film est en effet plus proche du pornographique qu’érotique de part la crudité de certaines scènes. Cependant, Walerian Borowczyk grâce à sa mise en scène et au jeu de caméra, et surtout à un récit solide et construit, avec une suave et évanescente surréalité du rêve et des fantasmes, parvient à réaliser un film troublant où la comédie érotique prend le dessus sur le graveleux et sordide, que certains films moins crus sont souvent plus trash et dérangeants. Je me suis donc laissé aller à cet univers fantasmagorique d’où il ressort le délicieux trouble quelque peu désuet et même presque amusant.

A l’origine, le récit devait être un court métrage sur La véritable histoire de la bête du Gévaudan, à partir du conte lituanien, dans lequel la victime prenait le dessus sur la bête et le faisait mourir de plaisir. Prévu pour Le contes immoraux, Boro en fait finalement un film, dans lequel devait jouer la belle Jeane Manson qui disparu quelque jours hospitalisée d’abus de drogue lors d’un mariage. Elle fût donc remplacée, pour ce délire où l’orgasme devient un plaisir mortel transformant ainsi le viol zoophile en une farce qui puni l’agresseur en offrant le coït à l’agressée. Une morale limite, mais amusante. Selon son habitude, la réalisation est particulièrement soignée, dans la trame comme dans les décors gothiques.

La sortie du coffret des œuvres choisies de Walerian Borowczyk coïncide avec la rétrospective au Centre Pompidou qui se tiendra du 24 février au 19 mars 2017. Ainsi, Carlotta propose dans un très beau coffret, 7 chefs-d’œuvre restaurés du sulfureux réalisateur polonais : Théâtre de monsieur & madame Kabal (1967), Goto, l’île d’amour (1968), Blanche (1971), Contes Immoraux (1974), Histoire d’un péché (1975), La Bête (1975) et Docteur Jekyll et les femmes (1981). Sont inclus de très nombreux courts-métrages et des documentaires exclusifs autour des films, en plus d’introductions, des interviews et bandes-annonces d’époque, accompagnés de deux livrets autour de Borowczyk et son œuvre dont le Dico de Boro.

Avec Sirpa Lane, jolie mannequin finlandaise dont ce film la cantonnera aux genre pornographique et érotique et décédée trop jeune du sida, et la belle danoise Lisbeth Hummel sont très convaincantes, de même Elisabeth Kaza et Pierre Benedetti, Guy Tréjan et Roland Armontel, Marcel Dalio et Robert Capia, Pascale Rivault et Hassane Fall, Anna Baldaccini et Thierry Bourdon, Mathieu Rivolier, Julien Hanany et Marie Testanière.

Le film La bête de Walerian Borowczyk, distribué par Carlotta, disponible dans les meilleurs bacs dès le 22 février 2017. Dans le coffret, sont inclus deux livres inédits, Camera obscura de 216 pages, et Le dico de Boro de 92 pages. Dans les suppléments, une introduction du critique Peter Bradshaw, un making-of Le tournage de la bête avec des photos et séquences de tournage commentées par Noël Véry, cameraman et chef-opérateur. Neuf longs métrages de Borowczyk, « Folie de l’extase : l’évolution de la bête » : comment l’idée du scénario a germé, l’histoire du costume, et la suite jamais réalisée, Escargot de Vénus, œuvres peintes de Bona Tibertelli de Pisis - Pieyre de Mandiargues Bona.

3 étoiles

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 09:58

Un très grand merci à Outplay pour m’avoir permis de découvrir ce très beau documentaire d’entretiens réalisé en 2015 par Jeffrey Schwarz, pour relater avec l’acteur, sa carrière dès les années quarante, et sa vie privée dont son homosexualité restée longtemps cachée.

Au sortir de la seconde guerre mondiale, dans le flot de nouveaux visages à Hollywood, le jeune Arthur Gelien au nom de scène Tab Hunter s’impose comme la figure emblématique de l’Amérique. Beau blond aux yeux bleus, sourire ravageur, bien fait de sa personne et gentil, il est le gendre idéal dont toutes les filles tombent amoureuses… sauf qu’il est gay. Dans un pays où l’homosexualité est illégale et passible de poursuites judiciaires, Tab doit cacher son orientation qui est pourtant patrie intégrante de sa personnalité et de ses aspirations. Parce qu’il la vedette de sa major, il est protégé et tant qu’il est bankable, si tout le monde est au courant personne n’en dit mot… jusqu’à ce qu’il rachète son contrat pour une liberté de choix de carrière.

A travers cet entretien, l’acteur relate sa vie privée, son enfance, ses parents divorcés, et de son frère. Il évoque ses débuts de patineur et sa passion pour les chevaux et le jumping, et ses premier pas à Hollywood et sa carrière d’acteur et de chanteur. Il aborde sans ambages ses amours, avec un champion en patinage, avec Anthony Perkins, avant de rencontrer l’homme de sa vie, Allan Glaser. Avec beaucoup d’aisance, d’humour et d’émotion, Tab se dévoile complètement, parlant de sa carrière et des dessous de l’industrie du cinéma, de la gestion pour camoufler l’homosexualité de Tab comme de ceux de nombreux interprètes, à une époque d’interdits et de menaces sur les carrières. Il fait part de ses convictions religieuses, catholique pratiquant et de sa foi. J’ai été envouté par ce documentaire judicieusement assemblé entre l’entretien avec Tab Hunter, et ceux de témoins professionnels et privés et d’images d’archives qui restitues une époque et une ambiance avec passion.

Avec les interventions de Tab Hunter, Debbie Reynolds et Robert Wagner, John Waters et George Takei, Clint Eastwood et Paul Newman, Portia de Rossi et Natalie Wood, James Dean et Noah Wyle, Rock Hudson et Liz Torres, Anthony Perkins et Lainie Kazan, Connie Stevens et de très nombreux autres témoignages tout aussi précieux.

Le film Tab Hunter confidential, réalisé par Jeffrey Schwarz, distribué par Outplay est disponible dans les meilleurs bacs dès le 24 février 2017 en DVD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français. Dans les suppléments, des Interviews complèmentaires, et un livret de 16 pages accompagne le dvd.

3 étoiles

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 14:25

Film très particulier de Pablo Larraín (No), partiellement basé d’après l’interview de Theodore H. White pour Life magazine, entre un journaliste et l’ex-première dame des Etats-Unis, qui réinterprète selon des approximations les événements dramatiques de l’assassinat qu’elle a vécu.

Un journaliste de Life magazine se présente chez Jacqueline Bouvier Kennedy, veuve du Président John F. Kennedy assassiné à Dallas le 22 Novembre 1963. A travers les questions et les réponses, l’ex-First Lady relate ses débuts à la Maison Blanche, l’horreur qui a frappé son mari, les heures qui ont suivies le meurtre, et les jours jusqu’à l’enterrement, de son chagrin entre ses enfants Caroline et John Jr., et sa secrétaire Nancy Tuckerman, sa meilleure amie d’enfance pour la vie. Jackie évoque la personnalité politique de son mari.

Je n’ai pas beaucoup aimé le ton imposé dans cette sorte de biopic, dont on ressent, non seulement par le journaliste particulièrement odieux à l’égard de Jackie, mais aussi par la narration générale du récit, une grande animosité. Ainsi, systématiquement entre les questions du journaliste et ses remarques -attaques- complétées par des images d’archives reconstituées, le portrait dessiné de la first lady donne une vision orientée. On ne nous restitue pas les raisons qui ont émaillées les esprits sur les réaménagements de la Maison Blanche, dont l’odieuse Mamie Eisenhower avait  déclaré la guerre à la nouvelle venue. Le récit dépeint une personnalité, souvent hors contexte, sans donner les raisons historiques des faits, pour une image futile, glaciale, agressive de la jeune veuve, allant jusqu'à tenter de nous faire croire –pleurer ?- sur son inquiétude de trouver un toit, quand déjà très fortunée par sa famille, et avec celle de feu son mari, Jackie était loin de manqué de rien. Le film met en exergue la terrible frustration de Lindon B Johnson pour faire abattre son propre président au vue du monde entier, dont il aura fallu une telle dose de haine pour vouloir marquer à ce point les esprits en le tuant bestialement. Battu aux primaires, rattrapé par les affaires en 1963 par un scandale pour corruption financière, qui l’évinçait des élections présidentielles de 1964, et quatre enquêtes criminelles,  classées sans suite une fois désigné Président. Cette réalisation caricaturale, ressemble plus à un pamphlet qu’à une reconstitution historique.

Un casting assez inégale, avec une Natalie Portman (Jane got a gun) peu convaincante, contrite jusqu’à la caricature, face à Peter Sarsgaard (Les 7 mercenaires) et Greta Gerwig (Lola versus), Billy Crudup (Spotlight), John Hurt (Hercule) pour son dernier rôle, Richard E. Grant (Queen and country) et John Carroll Lynch (Le fondateur), Beth Grant (L'or de Curly), Max Casella (Live by night) et Caspar Phillipson, Sunnie Pelant, Corey Johnson, Sara Verhagen et Julie Judd, David DeBoy.

 

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 14:28

Un grand merci à M6 vidéo pour m’avoir permis de découvrir cette sympathique comédie romantique pour adolescents réalisée en 2012 par Jon Kasdan, qui, dans son deuxième long métrage abordait un thème universel et intemporel, celui de la fameuse toute première relation sexuelle qui hante et marque, obsède et effraie, et sujet de tous les fantasmes et excitations, qui marque à tout jamais tous nos sens et nous fais sentir si différent, ou pas...

The First Time : PhotoRestant à l’écart d’une fête, Dave Hodgman, répète à voix haute une déclaration d’amour pour sa meilleure amie Jane Harmon, quand il est surpris par Aubrey Miller. Autant Dave est timide, autant Aubrey est sensible et flirt depuis peu avec un musicien. Tout en l’aidant à être plus convaincant dans la conquête de sa belle, Dave apporte à Aubrey plus d'assurance en elle et réciproquement, et rapidement le courant passe entre eux, comme s’ils se connaissaient depuis toujours. Puceau l’un comme l’autre, visiblement attirés par des sentiments communs, le week-end s’ouvre à eux sur l’amour et l’angoisse des sentiments et des désirs.

Afficher l'image d'origineHa, cette fameuse première fois ! Rite obligé de l’entrée dans la vie d’homme et de femme, qui hante dès la préadolescence depuis la nuit de l’humanité, et alimente tous les rêves et les fantasmes, comme des angoisses. Cette version ne diffère en rien de tant d’autres sur ce thème, les American pie, 40 ans toujours puceau ou 18-year-old virgin et tant d’autres…  avec cependant beaucoup de sensibilité et de romantisme, et une vision plus proche de la réalité, trop souvent idéalisée à Hollywood. La première fois est le plus The First Time : Photo Craig Roberts, Lamarcus Tinkersouvent un ratage complet, et qui laisse rarement un excellent souvenir. Quand ce n’est pas en situation alcoolisée, ou justement avec l’angoisse de mal faire, c’est le plus généralement vite fait mal fait, mais enfin fait. Et je ne parle pas des abus et viols. Pour ma part, je fais parti de ceux qui, rétrospectivement ont conscience que si ce fut émouvant, j’ai été forcément mauvais.

Afficher l'image d'origineLe récit nous conte donc deux lycéens, dont l’angoisse se rajoute à la peur des sentiments qu’ils éprouvent l’un pour l’autre, avec la peur de premier amour et de mal faire. Le décryptage est sensible, émouvant et drôle, donnant une belle histoire romantique d’adolescents qui laisse un bon ressenti final. Ainsi, évitant la mièvrerie, sont alambiqués dans une belle ambiance réaliste, les tourments qui se percutent et chamboulent l’entendement des jeunes cœurs, dont les repères ne correspondent pas à ce qu’ils s’étaient Afficher l'image d'origineimaginer, pour se retrouver face à l’inconnu merveilleux des premiers émois amoureux et excitations sexuelles. La réalisation est ainsi sensible sans tomber dans les pièges d’un moralisme abscond, ou dans la vulgarité graveleuse, pour réussir une belle première histoire d’amour ponctuée de plein de premières fois. La mise en scène navigue sur un rythme langoureux aux dialogues qui font mouches dans des péripéties maitrisées et soignées.

La belle Britt Robertson (Ask me anything) et Dylan O'Brien (Le labyrinthe), réellement tombés amoureux lors du tournage et en couple depuis, jouent avec beaucoup de fraicheur et de sensibilité. De même Craig Roberts (22 jump street) et Joshua Malina (Hôtesse à tout prix), comme James Frecheville (Perfect mothers) et Christine Taylor (Zoolander) , ainsi que la belle Victoria Justice et Lamarcus Tinker. La petite Maggie Elizabeth Jones (Arnaque à la carte) et la trop belle Halston Sage (La face cachée de Margo), de même la jolie Molly C. Quinn (Les Miller, une famille en herbe) et Matthew Fahey, jouent avec conviction.

Le film The first time de Jon Kasdan, distribué par M6 vidéo, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 1er février 2017 au prix conseillé de 12,99€ le DVD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et version française.

3 étoiles

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 14:09

Un grand merci à Wild side vidéo pour m’avoir fait découvrir ce beau film réalisé par Stéphanie di Giusto, qui pour son premier long métrage, adapte le roman Loïe Fuller, danseuse de la Belle Époque de l’historien et critique d'art italien Giovanni Lista, pour un bel hommage à la créatrice de la danse moderne.

Lors d’un petit rôle dans une pièce de théâtre, la jeune Mary Louise Fuller, revêtue d’une longue chemise blanche, simule une hypnose avec de grands mouvements des bras, provoquant un bel émoi dans le public qui y voit des formes de papillons ou de fleurs. Dès lors, sous le nom de scène Loïe Fuller, elle commence à développer un nouvel art de danse qui obtient succès et imitations. Loïe décide de quitter New York pour Paris, et s’impose aux Folies-Bergère, engagée par Édouard Marchand, grâce au soutien de la belle Gabrielle, et se fait connaitre du tout Paris avec un immense succès. Quand sa compatriote Isadora Duncan, se joint à elle, séduisante mais pas sans arrière pensée.

Un très beau film qui rend hommage à Loïe Fuller, précurseuse de la danse moderne, qui su allier la lumière et la matière avec une nouvelle vision des mouvements pour un spectacle fabuleux, dont les images d'époque . Une carrière loin d’être éphémère, célèbre dans le monde entier, pour des tournées internationales, même un peu éclipsée par Isadora Duncan, autre grande figure de la danse moderne à la vie pleine de drames, qui contribuera à faire connaître Loïe dans toute Europe. Artistes des plus importantes et des mieux payées. Ce pendant, le film minimise l’histoire d’amour de Loïe avec Gabrielle Bloch, avec qui elle partagera sa vie durant vingt-trois ans, jusqu'à sa mort. Les films de la danseuse, sont éloquentes de son talent, notamment une de 1901 à Barcelone.

Une belle réalisation, donnant un bel aperçu du spectacle, qui du en effet enchanter le public par autant d’innovations. La mise en scène est soignée et maitrisée, pour un récit qui édulcore l’amour saphique mais aussi le succès de la créatrice, au profil de conditions physiques et de santé –crampes et brûlures de la rétine- sans doute excessives. Une narration qui rend la brillance à une artiste qui mérite que l’on s’attarde à elle pour lui rendre ses lettres de noblesse.

Avec Soko (Voir du pays) magnifiquement convaincante et émouvante qui porte tout le film avec talent, face à Gaspard Ulliel (Juste la fin du monde) et la belle Mélanie Thierry (Pour une femme) tout en subtilité. Lily-Rose Depp, François Damiens (Des nouvelles de la planète Mars), Louis-Do de Lencquesaing (Brice 3) et Amanda Plummer (Hunger games - l'embrasement), Denis Ménochet (Eyjafjallajökull), ou encore Tamzin Merchant (Princess Kaiulani) et William Houston (Dracula untold), comme Camille Rutherford (Rosalie Blum), sont de l’ambiance.

Le film La danseuse de Stéphanie di Giusto, distribué par Wild side vidéo, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 1er février 2017 en DVD et blu-ray. Il est proposé en version originale sous-titrée pour sourds et malentendants, et en audiodescription pour aveugles et malvoyants. Dans les suppléments, Les points de vue des quatre personnages principaux, Loïe, Isadora, Gabrielle et Louis par la réalisatrice, productrice et les interprètes, le making of, ainsi que 10 scènes coupées.

3 étoiles

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 17:01

Un grand merci à Rimini Edition pour m’avoir fait découvrir ce très passionnant documentaire en 4 parties, réalisé en 2003 par Jean-Marc Gosse, sur une femme politique française de premier plan, nous livrant son précieux témoignage de sa vie privée comme sur sa carrière politique.

Découpé en quatre parties, ce passionnant et émouvant entretien avec Simone Veil qui a tant marqué la vie politique française, revient sur son enfance heureuse à Nice, sur la déportation dont elle fût victime avec sa famille, avant d’aborder sa carrière politique de ministre, et son engagement pour l’Europe.

Ainsi, Madame Simone Veil répond sans ambage aux questions de Jean-Marc Gosse, avec autant de sincérité, de franchise que d’émotion et de passion. Elle relate son enfance avec sa famille, ses parents frère et sœurs, ses études et les scouts, avant que sa jeunesse débutante vire au cauchemar avec les arrestations et déportations, l’heure de la douleur et de la mort. Commence au retour des camps une vie d’études supérieures, mariage et enfants et une vie professionnelle qui se trace une route dans la vie politique. Femme engagée, pour les droits des femmes, pour la mémoire de la shoah, et pour la construction européenne. J’ai été passionné par cet échange, qui informe et éclaire sur une vie et des combats, souvent avec pudeur mais toujours avec passion, et la flamme d’une femme politiquement engagée sans jamais sombrer dans la langue de bois ou le parti pris manichéen, avec sa droiture et ses idées et convictions. Son analyse pertinente sur les gens et les événements, sur l'Histoire et les protagonistes, donne une vision de ses ressentis et engagements. Une belle vision de la vie politique, en ces sombres heures électorales où certaines valeurs sont malmenées. Deux dvd de deux parties chacun, Une enfance heureuse, La déportation, La femme ministre, et  L’Europe .

Le documentaire Simone Veil, destin courage de Jean-Marc Gosse, distribué par Rimini Edition, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 24 janvier 2017.

3 étoiles

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