Mardi 29 mai 2012
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16:21
N’ayant pas vu Reykjavik-Rotterdam, je ne peux donc pas le comparer avec ce remake. Pour autant, le thème est tellement
commun qu’il en est universel. Sur une histoire simple et très classique, c’est la réalisation qui mérite le détour. Sur un rythme vif et alerte, bourrés de cascades sans les éternelles longues
courses poursuites qui n’en finissent pas, on est vite pris au jeu. Cependant, il n’y a aucune surprise ni aucune frayeur, tout étant parfaitement prévisible jusqu’à la dernière réplique, il n’y
a donc pas de grande passion. Mais en même temps, je ne me suis pas ennuyé une seconde. Le problème étant son manque d’originalité, je crains qu’aussitôt vu il sera aussitôt oublié. D’autant
qu’au casting, si Mark Wahlberg est sérieux, il n’en est pas moins classique. Kate
Beckinsale apporte juste ce qu’il faut pour éviter la place de potiche. Quand à Ben Foster, Giovanni Ribisi et J.K. Simmons, ils nous gratifient de leur conviction. Moyen, sans révolutionner
le genre…
Par bobmorane75
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Lundi 28 mai 2012
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11:50
Continuant mes découvertes grâce à la 7ème édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, j’ai eu le plaisir de visionner
Ici bas, un film d’Histoire de Jean-Pierre Denis.
Ha ! Que les tourments de l’amour peuvent engendrer d’errements et de
fourvoiements ! Une jeune sœur tombe amoureuse d’un prêtre défroqué et résistant. Commence alors pour elle une terrible épreuve pour sa foi et son statut de nonne. D’autant plus dur quand
son amour est bafoué, trahi et rejeté. Alors elle sombre dans le désespoir et pour se venger, le dénonce ainsi que ses compagnons. Le film s'inspire d’une histoire vraie, aux conséquences
tragiques. Si la réalisation est sans faille, son esprit m’a quelque peu dérangé. L’histoire se suit avec intérêt, montrant bien les différents stades intérieurs que vit cette jeune femme dans
une période difficile. La reconstitution de l’époque et l’ambiance délétère sont bien rendues. Ce qui me gène, c’est l’essence même du film. Mon rejet de la peine de mort se manifeste une fois de
plus. Je n’ai pas aimé le comportement des résistants, qui agissent ici hypocritement face à l’assassinat de la sœur. Si en effet, elle est bien coupable de dénonciation mettant en danger la vie
des maquisards dans leur légitime et héroïque combat contre le nazisme, sa mise à mort dans les conditions décrites ne peut que nous interpeller. Ils rechignent à l’exécuter, ce que je comprends
fort bien, d’autant qu’ils ont la possibilité de la condamner à la prison dans un prieuré en Espagne, mais la tuent quand même sans procès équitable et républicain. Ils se comportent, toutes
comparaisons excessives gardées, aussi mal que leurs ennemis. D’autant plus que leur geste coutera très cher en représailles, 34 des leurs semble t-il seront exécuté, bien qu’elle ne fût pas une
nazi, bien au contraire. Du coup, la moralité du film, telle qu’elle est décrite, s’en trouve ternie et pas très en faveur de la résistance et de ses martyres. Céline Sallette est excellente de trouble, de passion réfrénée et d’émotion. Eric Caravaca nous
régal de son talent. Maud Rayer comme Jacques Spiesser sont très convaincants. Belle
prestation d’Adeline D'Hermy que je ne connaissais pas.
Le film
Ici bas de Jean-Pierre Denis, distribué par Pyramide Vidéo, est disponible à partir du 6 juin en DVD. Il est proposé en sous-titres français pour sourds et malentendants et en
audiodescription. Un excellent supplément de 25 minutes est joint sur les coulisses du tournage avec les commentaires et explications très intéressantes du réalisateur.
Découvrez aussi plein d’autres films sur Cinetrafic dans la catégorie Film français ainsi que la
catégorie Film d’amour.
Un grand merci à Cinetrafic et ses partenaires pour me faire partager cette belle aventure.
Par bobmorane75
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Lundi 28 mai 2012
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09:34
Pour avoir lu il y a longtemps le livre de Kerouac, j’y ai retrouvé avec plaisir le ressenti de l’époque. J’ai beaucoup aimé le film qui est loin pour moi de rendre hommage à la Beat generation. Il
restitue néanmoins une ambiance dans une époque d’après guerre et puritaine aux relents de maccartisme, où ces jeunes partent dans une dérive à l’emporte pièce, sans jamais trouver le bonheur. La
réalisation est belle et fluide, les images superbes sur une narration très réussie. Je n’ai pas vu les deux heures vingt passer, tant j’ai été pris par la tourmente de ce groupe déjanté entre
amours et trahisons. Ce road movie est prenant, passionnant, plein de vie et de désespoir. Pour autant, leur expérience ne me fait pas rêver. Mi-clochards, mais ayant toujours du fric pour la
drogue, mi-vagabonds sans avoir d’attache, ni repère, sans fidélité amoureuse ou amicale… Il est stupéfiant de les voir s’enfoncer vers les abymes sans fin dans la perte de soit. Certains ont su
réagir à temps, mais combiens d’autres par la suite termineront mal ? Le casting excellent avec Garrett Hedlund et Sam Riley qui sont très convaincants. Kristen Stewart toujours bien meilleure en dehors de Bella.
Kirsten Dunst et Alice Braga sont supers comme tout le reste très à la hauteur du
défi.
Par bobmorane75
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Dimanche 27 mai 2012
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10:17
Alors que je m’attendais à voir un film dans la veine des Intouchables, Hasta la vista ou encore L'homme de
chevet, j’étais à cent lieux d’imaginer ce voyage dans les bas fonds urbains auquel Jacques Audiard nous a déjà habitué,
et qu’il se complait à nous refaire partager. Univers glauques aux portraits de néanderthaliens peu sympathiques. De fait, il est très peu question du handicap d’une jeune femme ayant perdu ses
jambes, mais beaucoup plus de l’histoire d’un connard et de boxe bestiale. Dommage, car j’espérais quelque chose de beaucoup plus fort, de plus intense surtout avec des images aussi fortes et
belles qui auraient banalisées la vue et la vie avec des membres mutilés. Le film est extrêmement long à se mettre en route, avec souvent des scènes inutilement étirées. C’est pénible et sans
émotion. La seule véritable scène qui m’a émue, est celle ou Stéphanie est face à l’orque dans l’aquarium. Le reste est tout simplement mauvais. De plus l’accent beur-belge est gavant au possible
sur un personnage , qui est de plus, d’une stupidité crasse. Certes, la description de l’abruti primaire est bien rendue, mais le film est un tel embrouillimi où se croisent plusieurs histoires
qui s’imbriquent trop mal. Pour le coup, j’ai trouvé Marion Cotillard presque bien. Elle ne pleure pas, ce qui est appréciable, et elle n’en
fait pas des tonnes. Difficile de savoir si Matthias Schoenaerts joue bien l’abruti fini, tant son rôle est assez monoexpressif. Même chose
pour Bouli Lanners qui est tellement stéréotypé déjà vu mille fois qu’on se pose la même question : est-il mauvais de part son
personnage ou par manque de talent ? Le jeune Armand Verdure est bien tape sur les nerfs comme j’aime pas. Quant à Corinne Masiero et Céline Sallette elles sont excellentes. Très grosse déception donc, pour un film
qu'on vante à tout va, comme c’est souvent le cas, hélas.
Par bobmorane75
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Vendredi 25 mai 2012
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14:36
Dans cette très sympathique comédie romantique, on se croirait dans un Saint Exupéry avec le charme et l’ambiance de
l’Aéropostale genre Vol de nuit. Au sein d’un petit aérodrome de fin des années trente, débarque d’un navire en escale une jolie passagère
tombant follement amoureux du directeur de la compagnie… Prétexte pour nous montrer la vie et les risques d’un métier fascinant mais meurtriers, que les pilotes affrontaient à cette époque avec
leurs zincs de bois et de toile. Il est vrai que balloter par les vents des Andes, souvent dans la brume et sous des pluies battantes entre les montagnes, ce ne devait pas être de la tarte. Le
film aborde à travers divers personnages hantés par leurs passions, l’aviation et l’amour, dans des relations tout aussi tumultueuses que burlesques. Se greffe par dessus, des rancœurs, des
rivalités mais aussi la solidarité. C’est superbement réalisé par Howard Hawks, lui-même officier de l'armée de l'air pendant la première
guerre mondiale, dont on sent sa passion et son l’admiration pour les pilotes. Petite touche appréciable pour ce réalisateur, qui donne aux femmes des rôles forts face au machisme ambiant. De
fait, l’excellente Jean Arthur tient tête avec charme, humour et ténacité à un Cary
Grant tout aussi talentueux et bourré d’humour, dans une situation lourde et grave. Le film alterne légèreté et frivolité face au risque et à la mort. Rita Hayworth, dont la scène de retrouvaille avec le directeur rappel celle de Gilda, est émouvante
de tendresse et de beauté. Les autres interprètes tels Thomas Mitchell à la carrière très riche, est puissant de présence. Il en est de même
pour Richard Barthelmess, qui est imposant. Comme quoi certains films du début du siècle précédent gardent leur force et leur
fraicheur.
Par bobmorane75
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Jeudi 24 mai 2012
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10:20
Continuant mes
découvertes grâce à la 7ème édition de
l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, j’ai eu le plaisir de
visionner Danika, un film d’angoisse d’Ariel
Vromen.
Bonne surprise que ce thriller envoutant qui m’a bien plu tant il met mal à l’aise. Tout du long de l’histoire, on navigue dans
l’incertitude, entre hallucinations et prémonitions au travers de scènes énigmatiques vues et vécues et ressenties par une mère de famille hyper protectrice envers ses enfants. Jamais la réalité
ne s’impose tant on cherche à comprendre s’il y a manipulation, schizophrénie ou envoutement. La menace pèse sans cesse sur ses proches, ses collègues ou sa famille. La réalisation est sobre et
efficace donnant d’autant plus de poids à un scénario intelligemment écrit. De fait, les images sont soignées ne tombants jamais dans l’excès d’effets, restant au plus naturel, et quand enfin la
réponse s’impose, la révélation est d’autant plus douloureusement ressentie. J’aime aussi tous les détails à ne pas rater qui donnent des indications de temps et d'espace. J’ai beaucoup aimé me
laisser balloter par toutes les hypothèses possibles qui expliqueraient l’attitude de l’héroïne magistralement interprété par Marisa Tomei
que j’adore. Il est à noter que le casting est convaincant. Ainsi, Craig Bierko comme Hannah
Marks sont excellents, de même que Regina Hall (Scary movies) est
impeccable. Les enfants ne sont pas en reste tels que Nicki Prian, Kyle Gallner et
Ridge Canipe qui sont vraiment excellents, et la jolie Danay Garcia.
Le film Danika
de Ariel Vromen, distribué par Metropolitan Filmexport, est disponible à partir du 24 avril en DVD. Il est proposé en version audio
anglaise et française et sous titré français. Les bonus offrent un making-of sympathique avec des interviews et des anecdotes sur le film.
Découvrez aussi plein d’autres films sur Cinetrafic dans la catégorie Film
d’horreur ainsi que la catégorie Film thriller.
Un grand merci à Cinetrafic et ses partenaires pour me faire partager cette belle aventure.
Par bobmorane75
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Mercredi 23 mai 2012
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15:39
Petit thriller du samedi soir pour une chaine publique. C’est sans suspens, sans frayeur ni très intéressant. Aucune passion et moins encore de crédibilité. Dès le début, on
sait que ce sera un happy end final. Tout est tellement balisé, aseptisé et convenu que jamais on ne croit plausible un seul instant que cette gamine va résoudre une affaire de serial killer en
deux temps trois mouvements. Pas possible que la police ne la suive pas à la trace avec son portable. Totalement inexplicable qu’elle puisse communiquer avec son ravisseur quand il n’y a plus de
réseau… Alors l’intérêt du film ? Sans doute pas dans l’histoire, mais dans le profil psychologique de l’héroïne, mais là encore ça ne va pas chercher très loin. Bref ! Vous l’aurez
compris, sans être le navet du siècle, ce n’est pas bien parce que le scénario est tiré par les cheveux et tient sur une feuille de papier cigarette. Je ne parle pas de la réalisation des plus
basics de Heitor Dhalia, déjà coupable de la merde sans nom A Deriva. D’ailleurs, ce
film est déficitaire tant c’est un échec commercial même aux states ! C’est tout dire. Dommage, l’idée de départ était séduisante. D’autant que le casting, du moins féminin est plutôt bien
étoffé. Amanda Seyfried, que j’aime beaucoup, même avec ses grands yeux, joue avec conviction, notamment sa peur. La sublime Jennifer Carpenter et la non moins canon Emily Wickersham font ce qu’elles peuvent avec honnêteté.
Petite apparition de notre Shane Katherine Moennig. Côté mecs, rien de bien passionnant avec Daniel Sunjata…
Par bobmorane75
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Mercredi 23 mai 2012
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/2012
07:05
Toujours dans le cadre de la 7ème édition de l’opération « un dvd pour une
critique » par Cinetrafic, j’ai eu le plaisir de découvrir Waste
land, magnifique documentaire de Lucy
Walker.
Excellent documentaire sur un artiste exceptionnel, Vik Muniz, que
Lucy Walker a suivi pendant trois ans sur un projet artistique envoutant. L’artiste brésilien nous fait découvrir au travers de sa création,
la décharge la plus étendue du monde, à Jardim Gramacho dans la banlieue de Rio de
Janeiro. Dans un premier temps, il va sympathiser avec quelques catadores, les ramasseurs de déchets recyclables, représentatifs de
la diversité de la population locale. Des hommes et des femmes terriblement attachants, qui nous racontent leurs tranches de vie, leurs conditions de travail, leurs rêves et espoirs souvent pour
leur communauté. Vik va prendre des séries de portraits saisissants de chacun d’eux. Puis, d’après ses photographies, il va créer des compositions gigantesques à partir d’objets et matériaux de
toutes sortes récupérés des poubelles des citadins. Enfin, un dernier cliché apportera l’œuvre finale absolument de toute beauté. C’est l’occasion de mieux connaître l‘artiste, qui délivre un
message social, mais aussi une alerte écologique face aux gâchis et à la pollution. Les œuvres seront ensuite vendues aux enchères, et les gains intégralement reversés à l’association des
gramachos. L’art au service de l’écologie et de la politique urbaine. Les images sont impressionnantes sur une musique électro de Moby qui
hante longuement. J’ai adoré le travail de l’artiste, et l’émotion très grande sur ces gens simples mais ô combiens profondément proches de nous. Vraiment à découvrir.
Le documentaire Waste Land
de Lucy Walker, distribué par Zylo, est disponible à partir du 5
juin en DVD. Il est proposé en version audio anglaise et française et sous titré français. Les
bonus, avec le soutient d'Amnesty International, nous proposent deux émouvants reportages sur les favelas de Rio et les conséquences
catastrophiques qui attendent les habitants menacés d’expulsion sans solution de relogement et très loin de leur lieu de travail,
aux profits de promoteurs immobiliers, comme dans le cadre de la favela de Vila Autódromo en vue des jeux olympiques de
2016.
Découvrez aussi plein d’autres films sur Cinetrafic dans la catégorie Documentaire ainsi que la catégorie Film
récent.
Un grand merci à Cinetrafic et ses partenaires pour me faire partager cette belle aventure.
Par bobmorane75
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Lundi 21 mai 2012
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14:33
Pourquoi est-ce que le cinéma français se complait dans la beauferie ? Film insipide, soporifique au possible qui n’apporte strictement aucun intérêt ni en humour y’a en
pas, ni en émotion y’en a pas plus. C’est même limite pédophile malsain glauque, correspondant sans doute au petit monde fermé du cinéma ou se tringler des minettes mineures doit sembler le plus
naturel. Je passe sur une réalisation bas de gamme de série télé. Quant aux interprètes, c’est très inégal. Il serait bien que Fred Testot
mette un terme à cette carrière. Il est très mauvais avec son eternel sourire de celui que se fout de la gueule du monde. Ça va un temps, à la longue c’est pesant. Idem pour Antoine Duléry en vieux con dégueulasse chassant la chaire fraiche, il est graveleux lourd pathétique. Julie
Ferrier passe encore, mais nous habitue trop en frustrée. La jolie Armelle Deutsch est sans doute la plus émouvante, si émotion il
devait y avoir. J’avais pas reconnu Anouk Grinberg. Après, les jeunes Alma
Jodorowsky, Daphné Chollet et Arthur Mazet jouent avec conviction. Et aussi,
dans le fond du décor, n’était-ce pas pitoyablement Patrick Bouchitey ?
Par bobmorane75
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Dimanche 20 mai 2012
7
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/2012
08:00
Continuant la découverte de la 7ème édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, j’ai eu le plaisir de voir Little big soldier, excellent film d’aventure de Sheng Ding.
Très bonne comédie comique, qui flirte aussi avec le drame pour dénoncer
l’horreur de la guerre. L’action se déroule à l'époque médiévale, dans des conflits qui verront l’union de la Chine entre les différents clans. Un général blessé est fait prisonnier par un soldat
adverse, et nous suivons les péripéties pleines d’aventures et de rebondissements des deux personnages, d’abord ennemis et ensuite apprenant à mieux se connaître, finiront par s’entraider. Le
film est vif et alerte avec d'excellentes cascades, sur des images et des paysages magnifiques. L’humour est bien présent, qui permet de mieux faire passer des messages humanistes, de tolérance
et de solidarité avec légèreté et efficacité. J’ai beaucoup aimé le ton, l’ambiance et la sobriété dans la démonstration, sans les trop fréquents messages patriotico-nationalisto-religieux
lourdingues dont nous sommes hélas trop souvent abreuvé. Les interprètes sont de premier choix et d’origines diverses : chinois, coréen, américain, hongkongais. Jackie Chan est excellent comme dans ses meilleurs rôles, drôle et émouvant. Wang Lee-Hom alterne
les différences facettes de son personnage avec talent. Steve Yoo Seung-jun est très convaincant également. Les jolies filles ne sont pas en
reste telles que Xu Dongmei et Lin Peng, même si leurs rôles sont un peu en retrait,
elles en imposent par leur talents et convictions. Une belle surprise à découvrir.
Le film
Little big soldier de Sheng Ding, distribué par Metropolitan
Filmexport, est disponible depuis le 24 avril en DVD et
Blu-ray. Il est proposé en version française, ou en version originale sous titrée français. Le
film est accompagné de près de 50 minutes de bonus pour notre plus grand plaisir nous sont proposés, tels que les coulisses du film, les scènes de tournage, un bêtiser sympa, et sur les chansons
du film.
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2010 ainsi que la catégorie Film comique.
Un grand merci à Cinetrafic et ses partenaires pour me faire partager cette belle aventure.
Par bobmorane75
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