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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 21:14

Afficher l'image d'origineTrès belle série en trois saisons parue de 2005 à 2008, créée par Tommy Lynch, relatant l’évolution d’une jeune adolescente de quinze à dix-huit ans entre la découverte de son homosexualité et son affirmation à travers toutes les étapes, face à ses proches, sa famille et ses amis.

Afficher l'image d'origineA peine débarquée d’une petite ville de son Ohio natal dans un immense lycée de Los Angeles, Spencer Carlin et ses deux frères Clay et Glen ont un peu de mal à trouver leurs repères. Pour Spencer beaucoup de choses vont changer dans sa vie intime. De fait, au troisième jour, elle fait la connaissance de la belle Ashley Davies qui de suite la trouble. Bien que son premier regard soit intéressé par le beau Aiden Dennison qui sort avec la reine de cheerleaders et petite peste Madison Duarte, c’est Ashley qui réveille en Afficher l'image d'origineelle ce petit quelque chose d’indéfinissable. Vite mise au courant sur l’homosexualité d’Ashley, l’attirance mutuelle qu’éprouvent les deux lycéennes va lentement mais sûrement se confirmer vers une histoire d’amour passionnée. Un ressenti qui va déplaire violemment à la mère Paula Carlin, quand le père Arthur ne voit rien de répréhensible. Si le frère adoptif Clay devient rapidement son protecteur, Glen montre toute son homophobie haineuse. Afficher l'image d'originePour autant, Spencer avance lentement mais sûrement dans les différentes étapes et épreuves, entre son amour pour Ashley dont la construction est chaotique, et son affirmation grandissante pour son homosexualité face aux siens et aux autres pas toujours bienveillants. S’ajoute la petite amie de Clay Chelsea Lewis, et une demi sœur d’Asley, Kyla Woods qui vient troubler le petit univers.

J’ai beaucoup aimé cette série, qui à sa sortie avait permis d’aborder de Afficher l'image d'originefront bien des thématiques sociétales dont principalement l’homosexualité et l’homophobie sous toutes ses facettes les plus sombres, le racisme et la mixité raciale et sociale, ainsi que la violence en ville comme en milieu scolaire. Le saphisme avait été évoqué pour la première fois auprès de la jeunesse, avec les amours lesbiens de Willow et Tara dans Buffy contre les vampires, mais aussi et avec l’excellente mini web série Anyone but me, Sugar rush, ou la regrettée série inachevée Faking it. Si Son est allé à terme, les fans et les interprètes ont regrettés de ne pas avoir poussé plus loin, avec l’entrée en université de Spencer pour une quatrième saison qui aurait véritablement clôturé la saga. Du coup, face à une bronca enthousiaste, un mini web série a été réalisé avec un bond de cinq ans plus tard.

Afficher l'image d'origineAinsi, le personnage de Spencer est adorable dans ses ressentis et ses luttes pour faire face à elle-même et aux autres, tout en gardant une rigueur d’honnêteté, face à Ashley au profil plus lunaire qui étonne souvent par ses actes, comme sa fausse bisexualité, ayant du mal à se stabiliser mais tout aussi terriblement attachante. Les deux jeunes filles finissent par former un couple tout en pudeur et passion, émotion et humour. Aiden est particulièrement exécrable au profil pas toujours bien dessiné, jouant à une ou deux reprise le gentil qu’il n’est pas. L’odieuse Paula et l’horreur de Glen évoluent avec satisfaction, de même que tous les autres protagonistes sans le pauvre Clay.

Afficher l'image d'origineAinsi, toutes les étapes de la découverte de l’homosexualité de la jeune fille de quinze ans jusqu’à l’affirmation résolue et assumée à ses dix-huit ans, Spencer passe par toutes les étapes de doute et de confirmation, de la première fois et de l’amour comme de la jalousie, de l’homophobie haineuse et du rejet, de la mort et du deuil, jusqu’à la fugue à la rupture douloureuse jusqu’aux retrouvailles sur des bases plus solides, construisant pierre après pierre une vie plus harmonieuse et sereine, en s’acceptant telle qu’elle est comme elle se fait admettre dans son bonheur. Afficher l'image d'origineLes autres protagonistes aussi évoluent dans le passage obligatoire de la vie d'adolescente qui se cherche à celle d’adulte, sauf peut-être Aiden qui reste la bête noire jusqu'au bout, même s’il lui arrive à deux reprises d’être à peu près moins sot. Ainsi, chaque histoires se croisent et se lient, permettant aux deux jeunes femmes de grandir, d’évoluer et de se construire un amour et une vie future avec et par les autres.

Afficher l'image d'origineUn beau casting, avec les excellentes et belles Spashley Gabrielle Christian (South of Pico) tout en sensibilité et émotion, et Mandy Musgrave (Girltrash all night long) pétillante et pleine de charme, face à son mari à la ville Matt Cohen (Windsor drive) beaucoup moins convaincant, quand la très belle Maeve Quinlan (Adolescents criminels) est terrifiante, alors que Rob Moran (Famille recomposée) est tout aussi parfait. Chris Hunter et la belle Valery M. Ortiz, ainsi Afficher l'image d'originequ’Aasha Davis et Danso Gordon (Dark house), Austen Parros et la jolie Eileen April Boylan, Quentin Prescott Price et Marisa Lauren, Brooke Vallone et la magnifique Kate French (Admis à tous prix), la magnifique Donna W. Scott (De l'eau pour les éléphants) et l’excellente Michelle Ang (L'étrange cas Deborah Logan) comme Lisa Pace et Ashley Schneider (American virgin) donnent tous le meilleur d’eux-mêmes.

3 étoiles

Published by bobmorane75 - dans Séries télé
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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 10:35

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir ce film sud-coréen réalisé en 2013 par Sang-soo Hong (Un jour avec, un jour sans) pour un voyage d’introspection et la perception d’une jeune étudiante au travers du regard de trois hommes d’âges et de conditions différentes, dans un film qui figure dans le boitier Our Sunhi + Hill of freedom.

Afficher l'image d'origineAfin étudier aux États-Unis et forte de son diplôme universitaire, Sunhi se rend auprès de son ancien professeur Choi pour obtenir une lettre de recommandation. Le hasard la fait rencontrer Jae-hak un ancien camarade de fac bien méprisant à son égard, et son ex-petit ami Moon-soo toujours très amoureux d’elle, en vain. Les trois hommes vont lui donner des conseils et des points de vue similaires sur la perception qu’ils ont d’elle. Visiblement, ils ne la connaissent pas, et la première mouture de lettre est loin d’être flatteuse, et la jeune femme lui demande à Choi de la réécrire. Choi, comme les deux autres garçons, découvrent la vraie personnalité de Sunhi.

Afficher l'image d'origineJ’ai été séduit par ce récit, à la Eric Rohmer dans le sujet que dans la narration, avec ces quiproquos et une mise en scène virevoltante sur des dialogues subtile teintés d’ironie et d’humour. Avec une certaine forme de féminisme, Sang-soo Hong dévoile une forme de machisme coréen, dans lequel il dénonce avec sensibilité la vision des femmes par la gente masculine, sans oublié ce vieux professeur allénien tout émoustillé par la jeunAfficher l'image d'originee étudiante dont il s’éprend. Il y a aussi d’une certaine manière du Yasujirô Ozu dans les cadrages et les lieux qui reviennent dans son œuvre –les cafés et restaurants- non à hauteur de tatami mais de table. Je me suis bien amusé à suivre les péripéties de ce quatuor dont le trio masculin fini par, sinon changer de vision de la jeune femme, s’en éprendre et transformer leurs ressentis. Une belle réalisation, dans des cadres toujours agréables et propres, aux images et couleurs claires, et des protagonistes qui consomment allégrement alcools jusqu’à perdre leur prestation pour mieux se découvrir, thème que l’on retrouve dans tous les films du réalisateur, de même que les triangulaires souvent d’amour malheureux, sont le bâti de ses récits.

Afficher l'image d'origineAvec la jolie et excellente Jeong Yu-mi (Dernier train pour Busan), de même que face à Jeong Jae-yeongn (Un jour avec, un jour sans), Kim Sang Jung et Kase Ryô (Restless) tout aussi marquants, ainsi que Moon So-ri (Hill of freedom) et Seo Young-hwa tout aussi convaincants Min-woo Lee, ainsi que Sun-kyun Lee et Ji-won Ye.

Afficher l'image d'origineLe film Sunhi de Sang-soo Hong, distribué par Blaq out, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 6 septembre 2016 en DVD. Il est en version originale coréenne sou-titrée français.

3 étoiles

Published by bobmorane75 - dans Films
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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 08:55

Afficher l'image d'origineFilm fantastique sympathique pour un jeune public réalisé par le duo Ariel Schulman et Henry Joost (Paranormal activity 4) qui adaptent le roman Addict écrit par Jeanne Ryan, mélant les addictioons des jeux vidéo et en ligne comme du vedettariat sur la toile à tout prix sans plus aucune limite, et la perte du sens des responsabilités grâce aux avatars, jusqu’à la gladiatorisation,

Nerve : Photo Dave Franco, Emma RobertsParce que la jeune Vee n’a pas les moyens de se payer l’université qu’elle souhaite, elle accepte de s’inscrire au jeu en ligne Nerve. Celui-ci consiste entre deux catégories d’adhérant, les voyeurs et les joueurs, ceux qui paient et ceux qui relèves des défis contre primes. Ainsi, Vee gagne 500 dollars dès le premier et facile pari, consistant à embrasser un parfait inconnu qui tombe sur Ian, lui aussi joueur. Ensemble, ils doivent relever des épreuves de plus en plus risqués et dangereux. Pris dans un engrenage, ils tentent avec l’aide d’amis de.se sortir du piège.

Nerve : Photo Dave Franco, Emma RobertsSur un rythme vif, alerte et assez jouissif, le récit entre comédie et dramatique, romance et dénonciation de dérives sociétales, nous entraine dans une folle aventure pleine de suspens et de rebondissements. Je me suis donc bien amusé, mais j’ai aussi été déçu par une fin trop happy end hollywoodienne, qui pourrait donner lieu à une suite, bien qu’inutile. L’intérêt, entre autre divertissement, est la prise de conscience que derrière nos pseudos et avatars, il y a tout de même la notion de responsabilité des écrits et prises de positions en tous genres, comme c’est le cas dans le final. Sans être orignal sur un sujet déjà abordé, la modernité réactualisée avec la toile et l’informatique.

Nerve : Photo Dave Franco, Emma RobertsAvec la bien jolie Emma Roberts (Palo Alto) et Dave Franco (Nos pires voisins 2), Emily Meade (Money monster) et Miles Heizer, ainsi que Machine Gun Kelly, Kimiko Glenn (Nous York) comme sa comparse Samira Wiley (Baby-sitter malgré lui) d’Orange is the new black, de même Marc John Jefferies (La 5ème vague) et Brian 'Sene' Marc, Ed Squires et Rightor Doyle (Paranormal activity 4), ou encore Juliette Lewis, Jonny Beauchamp et Arielle Vandenberg, parmi tant des joueurs ou voyeurs.

2 étoiles

Published by bobmorane75 - dans Films
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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 14:39

Grâce à Artus Films, j’ai pu découvrir cet étonnant film mélange de guerre, d'érotisme et d'horreur appartenant au courant nazisploitation, réalisé en 1977 par Cesare Canevari (Matalo), nous entrainant dans un camp de la mort nazi au sadisme inimaginable.

Afficher l'image d'origineQuelques années après la fin de la seconde guerre mondiale, l’ancien commandant de camp nazi de Naugen, Conrad von Starke retrouve dans les ruines du camp, la belle Lise Cohen. Lors de l’acte sexuel qui s’ensuit, Lise se remémore les horreurs vécues et perpétrées dans ce camp, où des milliers de belles jeunes femmes furent internées, violées, torturées et assassinées dans les pires conditions. Conrad tomba amoureux de Lise et en fit sa maitresse exclusive et sa victime de tous les pires sévices.

Afficher l'image d'originePlus connu sous le titre Des filles pour le bourreau, ce film du genre nazisploitation est très particulier dans ce que les films d’horreurs peuvent avoir de terriblement malsain, surgit dans les années soixante-dix. En mélangeant fiction et réalité, ce cinéma spécial entremêle les camps de la mort nazis avec une dose d’érotisme poussée, rempli de jeunes et jolies filles pour des scènes de perversions sexuelles, de viols collectifs, de Photo de L' Ultima orgia del III Reichsadisme et tortures en tous genres, d’exécutions gores, d’infanticide et cannibalisme, et autres scatologies. J’avoue que j’ai eu beaucoup de mal à regarder les images insoutenables, frisant parfois l’outrance presque « risible » et terriblement dérangeant. Issu probablement de fantasmes, ces camps n'ont pas existés dans cette configuration extrême. Si dans les camps de concentrations des bordels (Lagerbordell) ont très vite été créés, ce ne fût jamais avec des prisonnières juives. On estime que plus de 34 000 femmes ont été forcées à Afficher l'image d'originese prostituer, finissant rapidement vers la mort. Film pour un public particulier, dont le genre verra dans les années soixante-dix exploiter en une quarantaine de titres parfois pornographiques sur la fin d’exploitation. J’ai souvenance de Portier de nuit -Il portiere di notte- réalisé en 1974 par Liliana Cavani, qui lança le genre, avec Dirk Bogarde et Charlotte Rampling, qui m’avait alors déjà dérangé. Si la réalisation est exempte de reproche dans la mise en scène, les images mettent mal à l’aise. Bien sûr, la fin trouve son épilogue logique.

Afficher l'image d'origineAvec Adriano Micantoni (Le manoir maudit), la très belle Daniela Poggi, ainsi que Maristella Greco et Fulvio Ricciardi, Antiniska Nemour et Caterina Barbero, Domenico Seren Gay et Vittorio Joderi, Pietro Bosco et Pietro Vial, Renato Paracchi et Maria Grazia Cisera, Tino Polenghi et Achille Grioni.

Le film La dernière orgie du IIIème Reich de Cesare Canevari, dans la collection Guerre et Barbarie, distribué par Artus Films, est disponible dans les meilleurs bacs à partir du 4 octobre 2016 en DVD. Il est proposé en version originale italienne sous-titrée français. Dans les suppléments, une fin alternative et offerte

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 09:16

Remake de David Lowery (Les amants du Texas), du film musical de Don Chaffey en 1977 écrit par Malcolm Marmorstein, pour un récit dont l’ambiance est d’une profonde tristesse sans apporter grand-chose au précédent, si ce n’est parfois un ennui profond.

Afficher l'image d'originePartant en vacances avec ses parents, Peter est victime d’un accident de voiture et ses parents décèdent. Dans la nuit, il fait la rencontre d’un animal étrange, un dragon qui l’emmène avec lui et qu’il nomme Elliott. Bien des années plus tard, âgé de dix ans, il fait la rencontre de Natalie une gamine de son âge, fille de la garde forestière Grace, elle-même fille de M. Meacham. Celui-ci avait également vu enfant, le dragon dont il raconte son histoire sans avoir jamais été pris au sérieux. Recueilli chez Grace et Natalie, Peter tente de retrouver Elliott. Mais le dragon est bientôt attrapé pour être exhibé au public. Les enfants vont tout faire pour lui porter secours.

Peter et Elliott le dragon : Photo Bryce Dallas Howard, Oakes FegleyMélange de Tarzan et de Mowgli version King Kong pour p’tites n’enfants, cette histoire d’aventure humaine est au final profondément triste. En effet, petit orphelin qui vit seul dans la foret avec un animal peu doué de parole et de réconfort, il fini par trouver une famille d’accueil dans des circonstances de séparation avec son compagnon, sans que rien vraiment n’apporte de réel espoir de vie meilleure. Conte pour enfants, qui ne trouveront certainement qu’une corde Peter et Elliott le dragon : Photo Oakes Fegley, Oona Laurencepour se pendre ensuite. Pour ma part, j’ai donc trouvé ce récit assez insipide en plus que morose, dans une réalisation sans âme plongée dans l’obscurité de la nuit et de la forêt, sur un dragon que l’on voit peu et s’attaque d’autant moins. Qualité de téléfilm avec un jeu d’interprètation assez succinct de conviction minimaliste. Les petits trouveront peut-être à s’emballer avec le vol du dragon.

Peter et Elliott le dragon : Photo Bryce Dallas Howard, Robert RedfordAvec la belle Bryce Dallas Howard (Jurassic World) et Robert Redford (Truth : Le prix de la vérité) sans doute le plus émouvant, les jeunes Oakes Fegley et Oona Laurence, Wes Bentley (We are your friends) et Karl Urban (Sur la terre des dinosaures, le film), Isiah Whitlock Jr. et Marcus Henderson.

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 09:52

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir ce film réalisé par Pascale Breton pour son second long métrage après Illumination, qui nous entraine dans l’espace temps du savoir dans le cadre de l’Université de Rennes.

http://www.meteore-films.fr/content/suite-armoricaine/photos-hd/vs_suite-armoricaine-03.jpgFrançoise, enseignante en histoire de l’art arrive pour une année à l’Université de Rennes, ville dont elle est issue, délaissant son compagnon à Paris. Elle y retrouve heureuse ses racines et son passé, ses anciens amis et des étudiants du cru. Ion est un étudiant, avec des difficultés financières et existentielles dont une mère fantasque qui s’avère avoir été amie de faculté de Françoise.

Afficher l'image d'origineDeux destins qui s’entrecroisent, dans une vision de la Bretagne au régionalisme bretonnant, Pascale Breton nous plonge dans une ambiance assez particulière. Joliment conté, avec un amour non dissimulé de sa région natale, elle replonge dans son passé émotionnel intimiste savamment hermétique. Sur un rythme lancinant, le temps qui passe semble figé aux Afficher l'image d'originetravers des nombreux exemples des cours dispensés par son héroïne et ses étudiants, dont toutes les générations qui passent se ressemblent à n’en faire qu’un. S’il n’y avait cette durée sans doute excessive pour installer une ambiance ou se croisent deux notions de ressentis, douloureux pour le jeune homme et plus légère pour la femme, le récit y aurait sans aucun doute gagné en Afficher l'image d'origineimpression. Je me suis cependant laissé prendre au jeu de la caméra qui glisse sur une mise en scène multiple dans des portraits divers et variés, me sentant parfois un peu à l’écart et voyeur d’intimités personnelles. La réalisation parcourt délicieusement les lieux, salles et paysages avec une tendresse dans les travelings et plans, pour une mise en scène langoureuse. Les interprètes, souvent étudiants amateurs donnent le caractère authentique de tranches de vies.

Afficher l'image d'origineAvec Valérie Dréville, excellente, face à Kaou Langoët, Elina Löwensohn (Vénus noire) et Manon Evenat, Laurent Sauvage et Clet Beyer, Yvon Raude et Peter Bonke, Tangi Daniel et Catherine Riaux, Hildegrade Blond et Mikaël Saffré, Soukamba Dabo, Mélanie Degals et Morgane Lamanda.

Le film Suite armoricaine de Pascale Breton, distribué par Blaq out, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 6 septembre 2016 en DVD.

http://www.meteore-films.fr/content/suite-armoricaine/photos-hd/vs_suite-armoricaine-05.jpg

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 11:22

Un grand merci à Rimini Edition pour m’avoir fait découvrir ce sympathique film d’animation espagnol réalisé en 2011 par Joan Espinach et Ricardo Ramón qui nous entraine dans des aventures cauchemardesques d’une adolescente en quête de résurrection.

Foto Papá, soy una zombi 27Dixie est une jeune ado de treize ans, de parents divorcés vivant dans une maison funéraire où son père croquemort officie. La jeune fille gothic a peu d’amis et est la victime de chippies. Un soir, dans la maison hantée d’une fête foraine, elle est victime d’un accident. A son réveil, Dixie se retrouve dans un cimetière transformée en zombie avec pour compagne, la gentille Isis, une momie égyptienne qui lui révèle la possibilité de redevenir Afficher l'image d'originehumaine. Pour cela il faut éviter les sbire de la terrible sorcière Piroska qui veut s’emparer du cœur magique de Dixie pour détruire le monde. Les deux jeunes filles partent en quête d’une aide et rencontre le jeune pirate Gonner. Mais le temps est compté et les dangers mortels.

Afficher l'image d'originePassé le premier moment, entre l’animation, les couleurs et la drôle de scansion des voix des personnages, je suis entré dans ce joli conte pour enfants et adolescentes, sur le passage classique à la vie adulte. Dans un univers à la Tim Burton avec Les noces funèbres, et La légende de Manolo de Jorge R. Gutierrez, à la sauce des Monster high, le récit entremêle nombre de monstres cauchemardesques avec humour et Afficher l'image d'origineémotion, sur des thèmes de tolérance et respect sur les différences de chacun, et sur l’amitié et l’ouverture aux autres, sans oublier les premiers émois amoureux. Dans un design particulier aux couleurs pastelles, le récit  est souvent intriguant et toujours scotchant de par un style qui se détache des productions habituelles. Ainsi, les réalisateurs nous offre une palette originale entre graphisme, lumière et couleurs, avec ce décalage dans le jeu des voix entre voix de Foto Papá, soy una zombi 29petites filles malhabiles et propos plus matures donnant un petit côté acidulé à la narration à l'ambiance délicieusement zombiesque. Depuis, une suite est sortie en 2014, avec Dixie y la rebelión zombi, réalisée toujours par Ricardo Ramón mais cette fois avec Beñat Beitia.

Avec les voix françaises de Samantha Grassian et Serra Hirsh, Avril Mairowitz et Bertrand Sciberras, Sylvie Grimm et Dominique Busque, Jean Morel et Stephanye Dussud, Valery Lessard et Chris Wyant.

Le film Dixie et la maison hantée de Joan Espinach et Ricardo Ramón, distribué par Rimini Edition, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 21 septembre 2016. Il est proposé en version française.

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 13:29

Énième aventures épiques et pitoyables du fugitif Jason Bourne par Paul Greengrass (Capitaine Phillips), faisant probablement suite à Jason Bourne : l'héritage de Tony Gilroy perpétuant une saga qui n’en fini plus de nous assommer d’ennui sur des récits écrits à quatre mains avec de grosses ficelles criant de manque d’imagination et d’innovation que dès les premières images nous avons compris les tenants et aboutissants pour une révélation finale sans aucune surprise.

Jason Bourne : Photo Julia Stiles, Matt DamonToujours traqué par ses propres services, Jason Bourne est contacté par une ancienne collègue et amie d’un projet gravissime imminent concernant sa sécurité en y laissant la vie, tuée par Asset. Le directeur de la CIA Robert Dewey laisse à Heather Lee, agent terriblement arriviste, la charge de traquer Jason par tous les moyens, la guidant autant que possible, bien qu’elle va n’en faire qu’à sa tête, cherchant aussi la vérité.

Jason Bourne : Photo Alicia Vikander, Tommy Lee JonesUne nouvelle fois, se pose le problème avec la surproduction industrielle de ce genre de films, c’est qu’ils finissent par tous se ressembler tellement tous tournent en remakes bouclés n’apportent plus aucun intérêt, et que d’entrée de jeu on connait à l’avance les bons et les méchants, les éternels traitres pour une fin tellement prévisible que l’ennuie devient plus mortel que le récit. Celui-ci gagne la palme à force de technologie qui dans la réalité ne se retrouve jamais. Sans être un navet mais un bon gros nanar de plus, il trouvera probablement encore quelques fans, heureux en se satisfaisant de peu.

Jason Bourne : Photo Matt DamonPourtant un beau casting avec Matt Damon (Seul sur Mars) et Tommy Lee Jones (Légitime violence), la belle Alicia Vikander (The danish girl) et Vincent Cassel (Un moment d’égarement), Julia Stiles (Le sourire de Mona Lisa) que j’aime beaucoup, Riz Ahmed (Centurion) et Ato Essandoh (Le rôle de ma vie), et encore Scott Shepherd (Le pont des espions), Bill Camp (Strictly criminal) et Vinzenz Kiefer (Au bout du conte), Alexander Cooper et Gregg Henry, Neve Gachev et Kaya Yuzuki.

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 18:36

Un grand merci à Artus Films pour m’avoir fait découvrir ce western d’excellente facture réalisé en 1950 par George Templeton, sur un conflit entre propriétaires sans scrupules.

Afficher l'image d'origineDeux gros propriétaires de bétails se livrent une guerre sans merci. Ainsi, Tom Cloud fait face à John Gall qui n’hésite pas à voler des bêtes. Le frère de Tom, le psychopathe James « Kid Wichita » vient lui prêter main forte avec des complices, et passe à la vitesse supérieure sans hésiter à tuer. Il est aussi intéressé par la maitresse de Ton, la belle Kathleen Boyce mariée au violent et lâche Earl. En tuant le fils de John, le sheriff Elmer, la guerre est sans limite.

Afficher l'image d'origineUn bon western, dans lequel on ne retrouve pas de dualité manichéen habituel entre les bons et les méchants, mais une confrontation entre que des méchants de divers degré infimes qui les séparent. En effet, bien que désapprouvant les méthodes expéditives et meurtrières de son frère, Tom en profite un max sans aucun scrupule ni regret, et en tire tous les marrons du feu sanglant, dans un conflit qu’il ne cherche jamais à apaiser face à des fous sans foi ni loi. J’ai beaucoup aimé la réalisation sur un récit bien écrit avec de réels moments d'émotion Afficher l'image d'originecomme sur la perte d'un fils ou de la violence conjugale, et des actions spectaculaires comme le combat au fouet, et enfin excellemment bien joué dans une mise en scène soignée, avec des thématiques telles la violence conjugale, l’adultère, en plus des meurtres et autres vols. De beaux décors en technicolor avec une bande musicale plutôt sympa. Un vrai régal pour les fans de western comme moi, pour une bonne surprise.

Photo de Les Cavaliers du crépusculeUn casting sympa dont on retrouve souvent les compères de Robert Preston dans Tueur à gages, face à Robert Sterling et Chill Wills (La vallée du solitaire), la jolie Cathy Downs et John Litel, Jack Elam (L'attaque de la malle-poste) et Don Haggerty, Stanley Price et Clem Fuller, mais encore Frank Cordell et Dave Kashner, ainsi que John Drew Barrymore.

Le film Les cavaliers du crépuscule de George Templeton, dans la collection Les grands classiques du western qui offre une très belle palette de films, distribué par Artus Films, est disponible dans les meilleurs bacs à partir du 4 octobre 2016 en DVD. Il est proposé en version anglaise sous-titrée français. Dans les suppléments, dans Duel au Texas, Georges Ramaïoli donne son anlyse du film et retrace la carrière du réalisateur et des interprètes principaux.

3 étoiles

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 14:39

Petite comédie désuète pour des adolescents des années quatre-vingt de Jean-Michel Ben Soussan, qui passe à côté de l’humour et de l’émotion dans un méli mélo de styles et de genres sans vraiment arriver à malaxer le tout.

Afficher l'image d'origineDeux lycéens bizuts loosers sont maltraités par des abrutis harceleurs. Malo et Stéphane, décident de recevoir des correspondants allemands afin de redorer leur image. Sauf que Malo reçoit la belle Sasha, gothique sombre qui montre plus son mépris et sa part obscure pour lui en faire voir de toutes les couleurs. Bien que derrière son aspect, ce cache un autre visage et personnalité attachante qui va se montrer plus efficace.

Photo de Le CorrespondantJe ne sais pas ce qui cloche dans le cinéma français de la comédie teen movie, mais il est clair qu’il y a un manque d’inspiration et une incapacité à faire rire ? Pourtant il n’y a qu’à prendre exemple du bâti de la production industrielle des comédies américaines, qui même dans les pires cas trouvent toujours au moins à nous faire sinon éclater de rire, au moins rire de quelque chose. Ce n’est pas le tout de mettre des vulgarités à chaque phrase s’il n’y a pas ce petit plus qui transcende en un rire bon enfant. Pourtant, cette romance improbable est plutôt sympathique malgré Le Correspondant : Photo Jimmy Labeeu, Sophie Mouselun happy end improbable. J’ai eu du mal à entrer dans cet univers d'ados boutonneux en mal de reconnaissance où l’on a du mal à s’émouvoir. Nous sommes bien loin de La boum. Quelques bons gags heureusement arrivent à soutirer un sourire, et surtout le jeu de la jolie actrice qui sauve l’ambiance.

Afficher l'image d'origineAvec Jimmy Labeeu, et surtout Sophie Mousel qui tire son épingle du jeu, face à Charles Berling (Elle) et Sylvie Testud (Arrête ton cinéma !), Léon Plazol et Inez Desclin, Frank Bellocq (Il reste du jambon ?) et Sonia Nini, Victor Leblond et Alexis de la Rochemace, ou encore Matthias Averlant et Mona Lederman, Dayana Knes et Jeanne Abraham (Moonwalkers).

1 étoile

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