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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 15:14

Un grand merci à M6 vidéo pour m’avoir permis de découvrir ce sympathique film d’animation canadien pour la jeunesse réalisé en 2015 par Jean-François Pouliot et François Brisson pour une reprise du film en réel La guerre des tuques d’André Mélançon qui a marqué des générations.

L’école est finie et les enfants du petit village se préparent pour les vacances d’hiver. C’est le jour où Sophie et sa petite sœur emménage et découvre qu’il n’y a pratiquement que des garçons. Une prise de bec entre Sophie et Luc engage les hostilités pour la durée des vacances en une bataille géante de boules de neige avec des règles strictes. Si les batailles commencent dans la franche rigolade, l’ambiance se détériore rapidement en animosité qui les dépasse, et la joie et l’amitié passe par la destruction du fort et la fin de la guerre.

Film pour les tout petits avec un message en filigrane d’une belle morale sur la dénonciation des jeux violents qui engendrent des surenchères et la haine… qui devrait être rappelée aux adultes. Qui n’a pas été confronté gamin à ces stupides jeux qui dérapent et se terminent en bagarres, coups et propos haineux ? En effet, la loi de la jungle qui s’instaure dans les groupes trouve toujours prétexte à vouloir dominer les autres par la force, notamment par le biais trop souvent de films ou séries pour enfants. Ainsi, ce récit fait la démonstration que même un simple jeu de boules de neige mal cadré dévie vers les pires instincts, et que la raison ramène au calme, à la joie et au plaisir de jouer sans compétition de domination. J’ai beaucoup aimé ce joli film, qui néanmoins s’adresse à un public très jeune.

Le graphisme joue sur l’originalité qui se démarque des productions numériques canons, et donne une tonalité résolument personnelle qui change, bouscule et nous attache. Une belle animation, dans des décors typiques canadiens, aux références locales de cultures et d’Histoire. Film d’animation d’après le film en réel La guerre des tuques réalisé en 1984 par François Brisson d’après le scénario original de Roger Cantin et Danyèle Patenaude. Une réalisation devenue cultissime depuis, qui sera suivie d’une série de 24 films (dont d’autres à venir) pour enfants, Contes pour tous, un documentaire La guerre des tuques... au fil du temps de Marie-Hélène Copti, mais qui sera également joué en une version théâtrale en 2013 dont les neuf comédiens jouaient en extérieur dans la neige et le froid, tandis que les spectateurs étaient bien au chaud.

Avec dans les voix française d'Erza Muqoli et Gabriel Gros, Esteban Durand et Gloria Palermo de Blasi, Nilusi Nissanka qui donnent vie aux personnages.

Le film La bataille géante de boules de neige, réalisé par Jean-François Pouliot et François Brisson, distribué par M6 vidéo est disponible en DVD depuis le 21 avril 2017 dans tous les meilleurs bacs. Il est proposé en version originale anglaise sous-titré français, et en version française. vidéo Clip des Kids United : Je suis le vent , et des entretiens avec la chanteuse Céline Dion, et les jeunes doubleurs du Kids United, Erza, Esteban, Gabriel, Gloria et Nilusi.

3 étoiles

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 10:07

Un grand merci à Le Pacte pour m’avoir permis de découvrir ce très beau film roumain de Cristian Mungiu, dans un drame suspens sur la corruption latente aux conséquences intimes douloureuses.

La veille de passer le baccalauréat, la jeune Eliza est agressée, remettant en cause ses projets d’une vie plus heureuse avec une entrée dans une université anglaise. Excellente élève dont la simple formalité est remise en cause, pousse son père le docteur Romeo à demander de l’aide dans un système de compromissions et de corruption, allant à l’encontre de ses principes et celles inculquées à sa fille. Entre Magda sa femme malade, Sandra sa jeune maitresse et son travail à l’hôpital, la jeune Eliza et son amant Marius, doit faire des choix drastiques avec désir d'indépendance et d'émancipation.

Pourtant sur un rythme lent, au dialogue minimaliste, j’ai été captivé par l’ambiance qui règne tout du long, avec les changements internes des protagonistes, où la révolte reste en ressenti contenu. Ainsi, la société roumaine post communiste, bien que démocratisée, conserve encore cette pesanteur et ses réflexes de combines que la justice traque impitoyablement. Ce brave père de famille se trouve piégé par le système en faisant ce qu’il condamnait depuis toujours, remet en cause ses principes ainsi qu’à ceux inculqué à sa fille. Une jeune fille dans son passage à la vie adulte, à  l'heure de couper le cordon ombilicale, et un père trop attentionné au passage d'une autre vie lui aussi. La brique qui brise la fenêtre au premières images du film, donne le ton du récit sur l'explosion familiale qui vient, est une belle symbolique. J’ai beaucoup aimé les relations entre les protagonistes, avec les lâchetés comme les courages, et surtout les hypocrisies et cette excellente fin inattendue.

Une très belle réalisation, dont l’œil de la caméra pointe avec acuité le moindre détail dans les fais et gestes, qui ont leur importance souvent dans des symboliques marquantes. Une maitrise qui s’en ressent dans le regard que porte Cristian Mungiu sur le récit comme sur les personnages, captant le moindre signe avec minutie qui exprime les pensées de chacun avec gravité mais aussi un amusement certain dans l’évolution de chacun. Un film marquant qui hante longtemps et nous ramène à nos propres choix et décisions en d’autres circonstances, autre mœurs autre monde, mais universel.

Avec l’excellent Adrian Titieni (Illégitime) et Maria-Victoria Dragus (Dehors c’est l’été) marquante, Rares Andrici et Lia Bugnar, Malina Manovici et Vlad Ivanov (Snowpiercer), ainsi que Gelu Colceag, Petre Ciubotaru et Alexandra Davidescu, Emanuel Parvu, Lucian Ifrim et Gheorghe Ifrim, Adrian Vãncicã, Orsolya Moldován et Tudor Smoleanu.

Le film Baccalauréat de Cristian Mungiu, distribué par Le Pacte, est disponible dès le 12 avril 2017 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version originale roumain sous-titrée français, également en audiodescription et pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, un entretien avec Cristian Mungiu et Michel Ciment, directeur de la revue Positif, ainsi que des scènes coupées.

3 étoiles

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 09:34

Daniel Espinosa (Sécurité rapprochée) s’est laissé tenter de refaire une sorte d’Alien… le septième passager, pour un film d’horreur qui tourne rapidement à la farce.

Une cargaison d’échantillons arrive de Mars à la Station Spatiale Internationale sous les ordres d’Olga Dihovichnaya, réceptionnée de justesse. Les six membres d’équipage sont heureux de trouver une cellule vivante martienne. Le professeur Hugh Derry commence la phase de réactivation de la cellule qui rapidement devient une adorable petite bestiole blanche, Calvin, avant que la situation ne dégénère. Rory Adams apporte son aide à ses risques et périls sous les yeux effrayés de Miranda North, Sho Murakami et David Jordan, qui font face à l’inimaginable.

Film d’horreur bien rigolo, qui fait effet durant le premier quart du récit, avant de sombrer dans le classicisme habituel et une fin totalement attendue et sans surprise. A la différence d’Alien de Ridley Scott en 1979, c’est sur la nature physiologique même qui les sépare. Alien était immortel de part sa composition inconnue, composé d’acides, qui n’avait pas vraiment besoin de manger en fait, quand Calvin est organique, certes ayant survécu à des millions d’années congelé, mais cellulaires et donc logiquement commun des mortels… mortel comme nous. De fait tout devient farce avec ce mélange de plante dévoreuse à la lamproie. De fait la réalisation avec les effets numériques, est maitrisée dans un calibrage des plus classiques, pour un récit simplissime n’apportant aucune surprise ou innovation particulière. Un sympathique divertissement, vite oublié.

Avec Jake Gyllenhaal (Nocturnal animals) et la belle Rebecca Ferguson (La fille du train), Ryan Reynolds (Deadpool) et Ariyon Bakare (Rogue one), Hiroyuki Sanada (47 ronin) et Olga Dihovichnaya, ainsi que Naoko Mori (Everest), Hiu Woong-Sin (Rogue one) et Alexandre Nguyen.

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 09:00

Un grand merci à Carlotta Films pour m’avoir permis de découvrir ce documentaire réalisé en 1987 par Barbet Schroeder, sur la vie et l’œuvre de l’écrivain américain Charles Bukowski dans un nouveau master restauré sur une série d’entretiens aussi passionnément sulfureux que ses célèbres écrits.

Répartie en dix thématiques, cette série de cinquante deux entretiens de quelques minutes chaque, avec un auteur aussi emblématique que Charles Bukowski, réalisée dans les années quatre-vingt. Ainsi, l’écrivain accepte sans limite ni tabou de répondre aux questions, révélant encore plus sa personnalité, son univers et sa vision de la vie et de la mort, de l’écriture et des femmes au travers de l’amour et du sexe, et bien sûr l’alcool omniprésente. Un génie qui ne se rend jamais au sérieux, ayant toujours eu les pieds sur terre, narre avec toujours humour et intelligence en ouvrant à cœur ouvert l’essence de son âme du grand écrivain et poète qui marque encore de nos jours de son aura.

Je me suis beaucoup amusé dans ces échanges et réparties, qui loin de préciser le personnage mais enrichi encore plus la connaissance d’un homme aussi talentueux, drôle et attachant, d’une aura encore plus grande. La lecture de ses livres m’a toujours transporté dans un monde entre réalisme absurde et fantasmé embué d’alcool, d’une crudité rafraichissante, qui se confirme à l’entendre et le voir aussi débonnaire, hilarant comme rude de vérité brute. Un personnage haut en couleur et sans faux semblant, qui ne laisse jamais indifférent. Barbet Schroeder, dont on sent l’admiration pour l’écrivain, réalisa le film Barfly en 1987 d’après un scénario semi-autobiographie de Charles Bukowski, avec Mickey Rourke, Faye Dunaway et Alice Krige.

Avec les témoignages de Charles Bukowski et Linda Lee Bukowski ainsi que la voix of de Barbet Schroeder.

Le documentaire The Charles Bukowski tapes de Barbet Schroeder, distribué par Carlotta Films, disponible dans les meilleurs bacs dès le 26 avril 2017. Dans les suppléments, un livret exclusif de 12 pages.

3 étoiles

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 08:00

Un grand merci à Wild side vidéo pour m’avoir fait découvrir ce film d’horreur démoniaque réalisé en 2016 par Brad Peyton (San Andreas) qui modernise le genre avec une approche plus moderne scientifique et laïque, pour une belle efficacité.

Une nuit, le jeune Cameron est assailli et possédé par un démon. Sa mère Lindsay fait appel à l’aide au Vatican qui dépêche Camilla auprès du docteur Seth Ember. Celui-ci ne croit pas aux démons mais à des entités virales et parasites. Depuis un grave accident de la route qui a couté la vie à sa femme et son fils et l’a réduit dans un fauteuil roulant, il pourchasse le parasite Maggie qui menace la vie de l’enfant. Grâce à la technologie, Seth pénètre dans l’esprit du gamin pour combattre le démon.

J’ai bien aimé cette version de chasse aux démons, de part une approche résolument plus moderne, même si dans le fond la trame est des plus classiques. En effet, un démon s’empare d’êtres jeunes et fragiles, et un exorciste se charge de combattre le diable. Sauf que cette fois-ci, point de prêtre et d’incantations bibliques, ni de croix ou d’eau bénite. La psycho-technologie entre en scène pour pénétrer l’esprit incarnée –incarnate- et combattre le démon au plus près, sur son territoire de prédilection. Après, j'ai toujours du mal à comprendre comment de tels démons aussi puissants n'arrivent pas à dominer le monde, sauf dans de rares films. Sans doute mon esprit trop cartésien...

Réalisé en trois parties bien distinctes, le récit est diablement maitrisé pour des effets garantis, grâce à la mise en scène soignée comme aux cadrages. De fait, si des élévations ont lieux, ils sont plus souvent évoqués afin de mieux surprendre et faire travailler nos imaginations fertiles, comme des effets de violences plus perceptibles avec subtilités que visibles. Sans être génial, la réalisation donne lieue à une digression amusante du genre avec un casting plutôt sympa.

Aaron Eckhart (Sully) est très convaincant, face à Carice van Houten (La couleur de la victoire), Catalina Sandino Moreno (A most violent year) et le jeune David Mazouz, Keir O'Donnell (American sniper) et Matt Nable (Riddick), Emily Jackson, Paul Vincent O'Connor et Natalija Nogulich, John Pirruccello, Petra Sprecher et Breanne Hill (San Andreas), le jeune Emjay Anthony (Bad mom), Vanya Asher et Karolina Wydra (Crazy stupid love).

Le film Incarnate de Brad Peyton, distribué par Wild side vidéo, disponible dans les meilleurs bacs dès le 26 avril 2017 en DVD et blu-ray. Il est proposé en version originale sous-titrée français, et en version française.

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 09:52

Un grand merci à Optimale pour m’avoir permis de découvrir cette sélection de six courts et moyens métrages gays « Made in France » réalisée en 2016, donnant un panel riche et varié dans la création, des récits et des talents tels que Loic Dimitch, Benjamin Wacksmann, Anthony Doncque, Arthur Cahn, Benoît Duvette, Francisco Bianchi et Remi Bigot.

Projetés lors du Festival des courts métrages gays Chéries-Chéris, cette sélection de courts métrages gay français approuvés par le 22ème Festival LGBTQ Chéries Chéris de Paris, est présentée dans ce DVD best of. Ainsi, ces six courts-métrages offrent une diversité de style et d’émotions, de ton et de genre, qui donne un univers créatif aussi large que possible de ressentis.

Dans Apollon, de Loic Dimitch nous est narré Apollon, adolescent d’aujourd’hui, complexé par les pressions normatives masculines. Il court vers la virilité, fantasmant un corps toujours plus musclé, une banane toujours plus grosse. Avec Victor Laupin et Romain Brigaud, Christine Garrivet et Héléna Blokhina, Orianne Daudin et Olga Kokos, Justine Doucet Philippe et Eliseo di Concetto.

Herculanum, d’Arthur Cahn, pour trois rendez-vous, entre deux hommes pour une aventure sans lendemain, se découvrent des affinités communes qui les rapprochent plus qu’il n’était prévu. Avec Jérémie Elkaïm (Grand départ) et Arthur Cahn.

Dans Le corps des anges, de Benoît Duvette, c’est Rémi qui se jette au sol, écoute les oiseaux et s’endort dans les haies, quand Gabriel s’ouvre le ventre de la pointe d’un couteau. Ils vont finir par se rencontrer au-delà de leurs souffrances pour mieux se trouver. Avec Jean-Marcel Crusiaux et Gabriel Garnier, Baptiste Legros et Marie Polet, Brandon Waret et Fabienne Winne (Je vous ai compris).

En retour, de Benjamin Wacksmann, dans lequel Jean-Marc, la cinquantaine, reçoit Simon à dîner dans son appartement parisien. Après des retrouvailles chaleureuses, la soirée plonge dans une extrême tension entre le quinqua et le jeune homme qui vire une violence inattendue. Avec Pierre Carrive et Thibaut Wacksmann.

Ruptures (ou André et Gabriel). Pour Francisco Bianchi, c’est Gabriel qui réalise un court-métrage sur la rupture. Il prend les témoignages de Sophie, Anna et celui d’André, son ex-petit ami qu’il retrouve après 10 ans d’absence. Des ruptures brutales, jamais très classe, toujours douloureuses, pour une retrouvaille. Avec Pierre Moure (100% cachemire) et Bruno Stierli, Nina Meurisse (Une vie) et Elsa Canovas, et dans leur propre rôle Angèle Béraud et Lucie Clayssen, Charly Gosp et Andreas Kühn.

Enfin, avec Juillet électrique, de Remi Bigot qui nous plonge dans la chaleur du mois de juillet, où Thomas et Victor, deux adolescents de 14 ans, s’ennuient et veulent s’échapper. Victor décide d’emmener Thomas le long d’un pont abandonné. Ce dernier, craintif, le suit. Il va devoir affronter ses peurs et ses désirs le long de ce pont à l’issue incertaine. Avec Nathan Bobet et Rémi Chaudière, Sophie Froissard (Malavita) et Florimont Constant.

J’ai beaucoup aimé cette sélection variée dans les univers et les narrations, sur un sujet commun à tous, exception faite de l’homosexualité, tant sur les ruptures peu délicates de l’un, que le complexe de taille du sexe quand comme dit le diction « mieux vaut une petite travailleuse qu’une grosse feignasse », où sur les premiers émois, la sortie du placard et la relation amoureuse. Ainsi, passant d’un style à l’autre, d’une narration courte à un récit plus long, ce best of offre un champs de jeunes réalisateurs et d’interprètes connus ou en devenir à suivre de prêt, tant ils sont maitrisés, bien écrit, avec humour et émotion, satyrique et inquiétant, pour un beau panel de vécus et de ressentis face aux découvertes, aux désirs et à l’amour.

Le Best of Chéries chéries, distribué par Optimale, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 20 avril 2017. Un Best of Chéries chéries - Vol. 2 est prévu pour le 18  mai 2017.

3 étoiles

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 09:53

Un grand merci à TF1 Vidéo et à l’agence Dark Star presse pour m’avoir permis de découvrir cet excellent film d’animation réalisé en 2016 par Trevor Wall, pour son premier long métrage après s’est fait les armes dans des séries animées, pour un beau message dans la sauvegarde de la nature, l’arctique en particulier, et sur la tolérance de différences.

Dans l’Arctique, la vie animale bat son plein, avec Norm un ours blanc trop gentil et maladroit pour chasser, qui a le don extraordinaire de parler humain, comme son grand-père, porté disparu. Des humains qui viennent régulièrement en touristes, mais aussi avec un projet inquiétant. Greene, promoteur machiavélique, veut installer et vendre des maisons sur la planète blanche qui menace l’écosystème. Norm décide d’aller à New York avec ses trois amis lemmings pour tenter d’empêcher la catastrophe. Il y rencontre Vera, l’adjointe en communication de Greene, qui cherche un comédien pour jouer un ours afin de vanter le projet. Norm fait la connaissance d’Olympia, la fille de Vera, qui devient son alliée, et entreprend sa mission et celle de retrouver le grand-père par la même occasion.

J’ai beaucoup aimé cette belle aventure de l’ours Norm et ses amis, pour une défense de l’écologie, de la nature et des animaux, pour une belle dénonciation des promoteurs sauvages et du capitalisme agressif qui ravage notre planète depuis trop longtemps, afin d’une prise de conscience chez nos enfants. Un appel au respect à la différence, pour l’ours comme la petite fille, différents des autres et rejetés et qui pourtant sauvent tout le monde dans un bel élan de solidarité. Le style évite la naïveté, tout en jouant sur les gags enfantins. On pourra s’étonner de l’accent africain donné aux ours qui détonne un peu. Reste une belle aventure au message positif.

Une très belle réalisation animée, avec des couleurs riches et vives, des personnages adorables, des décors sympas, dans un graphisme stylisé soigné pour un récit vif et alerte, avec cascades, gags et répliques qui ne s’adressent pas qu’aux enfants, avec beaucoup d’humour et de subtilité.

Avec les voix françaises d’Omar Sy et Med Hondo, Lucien Jean-Baptiste et Emmanuel Curtil, Sybile Tureau et Bernard Alane, Danièle Douet et Juliette Poissonnier.

Le film Norm de Trevor Wall, distribué par TF1 Vidéo, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 25 avril 2017 au prix conseillé de 14,99€ le DVD, 19,99€ le Bluray et 4,99€ le VOD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et version française. Dans les suppléments Omar Sy nous fait découvrir le doublage du film.

3 étoiles

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 10:10

C’est au tour de F. Gary Gray de poursuivre la saga de Dominque Torreto et sa famille pour de nouvelles aventures folles entre bolides toujours plus incroyables dans une course contre la montre remplie de dangers et de morts.

Alors en lune de miel à Cuba, Dom et Letty plus heureux que jamais, profitent du soleil et des courses de bolides. L’esprit tranquille en sachant Brian et Mia au vert, et le reste de la fratrie dans un quotidien loin des fracas, et se mettent à rêver d’enfants. Quand Cipher, une criminelle embrigade Dom par de lourdes menaces dans une équipée des plus dangereuses pour la survie de l’humanité. La famille se réunie de nouveau et s’allie avec leur pire ennemi de toujours pour tenter de contrecarrer les projets maléfiques et récupérer Dom.

Un épisode de plus à la saga, avec toujours autant d’énergie surhumaine, de bolides toujours plus puissants et plus dingues, pour un récit qui en soit n’innove en rien d’un classique combat du bien contre le mal, pour sauver la planète de sa destruction par une folle, mais super bien fait avec notre équipe de rêve. Il manque bien sûr d’entrée des personnages aimés et nous en perdons en cours de route. La famille perd d’un côté pour en retrouver un adorable petit . Une fois de plus, le style qui caractérise la série par ses effets, ses bolides et son humour déjanté avec les liens qui unissent nos barjos, se retrouve toujours aussi puissant. Je me suis donc une fois de plus beaucoup amusé, et le plaisir de retrouver nos héros dans un univers qui nous suit depuis quinze ans, en attendant le neuvième opus dans deux ans.

Nous retrouvons donc la dream team de la famille de Dom avec Vin Diesel (Le dernier chasseur de sorcières), Dwayne Johnson (San Andreas), Jason Statham (Spy), Michelle Rodriguez (Machete kills), Tyrese Gibson (Mise à l'épreuve 2), Charlize Theron (Mad Max: fury road), Ludacris (Happy New Year), Nathalie Emmanuel (Le labyrinthe), Scott Eastwood (Suicide squad), Kurt Russell (Deepwater), Helen Mirren (Dalton Trumbo), Luke Evans (La Belle et la Bête), Elsa Pataky (Fast & Furious 7), kristofer hivju et Patrick St. Esprit (War dog).

3 étoiles

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 14:42

Un grand merci à Rimini Edition pour m’avoir fait découvrir cette dramatique réalisée en 2013 par Sébastien Maggiani et Olivier Vidal pour un passage à la vie adulte dans un conte lourd sur l’amitié.

Accueilli dès son plus jeune age dans un foyer pour enfant, le jeune orphelin Léo trouve refuge dans sa passion pour l’écriture dont il rêve de faire lire à son réalisateur préféré Claude Lelouch. Il n’a de meilleur ami que Nino comme un frère. Quand celui-ci disparait avec la dernière nouvelle que Léo vient de finir d’écrire. Dans ses lettres, Nino lui conte sa fugue et son désir de porter le texte au réalisateur afin qu’il puisse la lire. Mais au fil des courriers aux récits aventureux, Léo commence à douter.

Etrange narration d’un conte particulier, basé sur des mensonges qui donnent une ambiance délétère et entretiennent doute et angoisses pour le gamin comme pour le spectateur. Le foyer pourtant dans une très beau cadre, dispose de méthodes discutables et un encadrement qui laisse à désirer. Une dramatique qui marque par la violence des rapports humains entretenu par des adultes irresponsables, et par le mensonge qui étouffe le gamin. Si j’ai bien aimé la réalisation, l’écriture méritait certainement meilleur traitement. Les enfants jouent excellemment bien, mieux parfois que les adultes, et impriment une ambiance lourde et pesante à souhait pour un passage à la vie adulte. La mise en scène est maitrisée pour une réalisation dont se dégage une atmosphère lourde qui accentue le caractère dramatique d’un suspens prégnant.

Avec Amir Ben Abdelmoumen et Antoine Gautron, Samuel Bousbib et Juliette Bettencourt sont excellents, face à Delphine Depardieu et Mehdi Nebbou (Joséphine), Jean-Christophe Bouvet (Gare du Nord), Hassane Gassama, Louise Canadas et Grégoire Duez Gundel, Victor Viel et Xavier Inbona, Alysson Paradis (Les yeux jaunes des crocodiles) et Jean-Pierre Castaldi, Eric Landrein, et la sympathique participation de Claude Lelouch.

Le film Hasta mañana de Sébastien Maggiani et Olivier Vidal, distribué par Rimini Edition, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 4 avril 2017.

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 18:35

Pour son premier long métrage, Nicolas Silhol aborde un sujet sociétal sensible dans nos entreprises publiques ou privées, sur le harcèlement moral par les DRH aux méthodes meurtrières, dont l’actualité fait régulièrement état avec des suicides qui en disent long sur les pratiques patronales et conditions de travail.

Responsable des Ressources Humaines dans une multinationale, Emilie Tesson-Hansen est une véritable Killeuse pour dégraisser son service. Quand un salarié à bout se suicide en se jetant du haut de l’immeuble. Une enquête est ouverte par l’inspection du travail, Emilie, responsable du harcèlement moral, lâchée par son directeur Stéphane Froncart et ses supérieurs, voit la sanction qui risque de lui incomber. Loin de se laisser abattre, elle décide de sauver sa peau.

Une très belle démonstration du harcellement moral qui depuis plusieurs années fait des ravages dans nos entreprises, avec cependant une vision du responsable pas coupable dans le genre du j’ai obéis aux ordres et j’avais pas le choix… Reste qu’il est bon de dénoncer cette gangrène meurtrière, d’en montrer la terrible méthodologie et les conséquences. Ainsi, le récit nous entraine dans un univers de violence morale feutrée, où tous savent mais ne disent rien de peur d’être le prochain et de perdre son emploi. Certes, se suicider pour un boulot n’en vaut pas la peine à priori, mais justement toute la puissance de la perfidie de assassins que sont ces DRH, est de pousser à bout. J’ai donc été séduit par la forme comme par le fond de ce film qui parfois prend la forme de documentaire fiction.

Bien écrit sur une belle réalisation maitrisée d’où l’ambiance pesante nous accapare dans cette solide démonstration qui décortique la terrible violence patronnale. L’enregistrement de la conversation est un peu tirée par les cheveux pour une fin, non en happy end mais presque est un peu chiche, même si efficace au demeurant.

Avec l’excellente Céline Sallette (Saint Amour) face à Lambert Wilson (Sahara) toujours aussi imposant, Stéphane De Groodt (Chacun sa vie) et Violaine Fumeau, Alice de Lencquesaing (Frantz), Camille Japy (Voyage en Chine) et Nathalie Sportiello, ainsi qu'Hyam Zaytoun (Le petit locataire), Edith Saulnier et Arnaud Bedouët, Charlie Anson (Orgueil et préjugés et zombies), Xavier de Guillebon (Alliés) et le jeune Pierre-Loup Silhol.

3 étoiles

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