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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 09:06

Un grand merci à Artus Films pour m’avoir permis de découvrir ce film horrifique réalisé en 1962 par Herk Harvey, écrit par John Clifford, pour un trauma cauchemardesque.

A la suite d’une course de voiture qui se termine dans le fleuve, Mary Henry est la seule survivante de ses deux amies. Échappée miraculeusement à la noyade, la jeune femme traumatisée, déménage dans une autre ville, et trouve un emploi d’organiste dans une église. Elle trouvant un logement chez madame Thomas avec pour seul colocataire John Linden, très entreprenant. Cependant, Mary est sujette à des apparitions inquiétantes, et se sent irrépressiblement par un gigantesque parc délabré.

J’ai été véritablement envouté par ce film d’horreur à l’ambiance spectrales, avec une musique intrigante dont le mystère tient ses promesses jusqu’à la fin. Sans cesse on cherche les réponses à cette intrigue, d’une jeune associable, traumatisée par l’accident et la mort de ses amies, inquiète avec l’apparition de cette étrange apparition et son attirance pour ce parc délabré et abandonné avant une fin imprévisible.

Une réalisation tournée en trois semaine qui impulse un rythme sans temps mort, aux images pourtant tranquille d’une ville, de routes et d’un lieu abandonné à priori sans inquiétudes particulières, et pourtant intriguant. Un récit qui trouve sa force dans la simplicité des événements qui justement marque longtemps. Le film a eu une très grande influence sur des réalisateurs tels que David Lynch et bien sûr George A. Romero. Véritable personnage de l’intrigue, le parc de loisirs Saltair, près de Salt Lake City, a son histoire démoniaque. Détruit dans un incendie, reconstruit plus petit, inondé peu après par une crue, avant de renaître en 1993 pour des évènements musicaux.

Une version colorisée du film a vue le jour du noir et blanc. Également, une reprise, Wes Craven presents carnival of souls, a été réalisé en 1998 par Adam Grossman et Ian Kessner, n'ayant que de rapport avec le film original, sinon le titre et la révélation finale. Il semblerait que Candace Hilligoss avait été à l’origine du projet et évincé par le producteur Peter Soby Jr.. Un autre remake non officiel, Yella, est sorti en 2008, réalisé par Christian Petzold, tout aussi est très vaguement basé sur l'original.

Avec la très marquante Candace Hilligoss, Frances Feist et Sidney Berger, Art Ellison, Stan Levitt et Tom McGinnis, Forbes Caldwell, Dan Palmquist et Bill de Jarnette, Steve Boozer, Pamela Ballard, les victimes Sharon Scoville et Mary Ann Harris, et l’inquiétant Herk Harvey.

Le film Le carnaval des âmes, issu de la collection Les classiques américains, distribué par Artus Films, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 5 décembre 2017 en DVD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français. 

3 étoiles

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16 novembre 2017 4 16 /11 /novembre /2017 12:25

Un grand merci à L’atelier d’images pour m’avoir permis de découvrir cette série humoristique de deux saisons, écrite par René Goscinny entre 1976 et 1977, réalisée par Jean-Marie Coldefy, pour une regard plein de facéties d’une époque et d’une société avec beaucoup d’humour.

Georges Bouchard, marié avec Jocelyne, est un petit cadre moyen qui monte au sein de son entreprise grâce à tous les bienfaits que la société moderne lui apporte et impose entre les publicités vantant les mérites de nouveaux produits tendances, mais avec aussi son lot de tracasseries. Entré dans les hautes sphères, Georges découvre un univers loin du sien, et gaffes et maladresses s’accumulent en toutes circonstances.

Je me suis beaucoup amusé à suivre les péripéties de ce Gaston Lagaffe, français moyen dans la société française des années soixante-dix. Gamin alors, je me suis retrouvé dans cette ambiance, dans nos rues parisiennes, entre les matériels –téléphones, téléviseurs, véhicules- qui paraissent préhistoriques aujourd’hui. Pourtant le regard de René Goscinny, semble presqu’encore d’actualité intemporelle sur nos tics et nos tocs, nos espoirs et nos craintes.

Bourré de clins d’œil et de références comme à son habitude, avec déjà la présentation à la Alfred Hitchcock Présente, dont chaque épisode, sur une thématique spécifique, vive et comique, nous plonge dans une délicieuse chronique de cette époque des mentalités vieille France de ce Bouchard irrésistible et dans lequel on se reconnait  avec humour.

Alors que se tient une excellente exposition hommage à la Cinémathèque française, Goscinny au cinéma – Astérix, Lucky Luke et Cie, du 4 octobre 2017 au 7 mars 2018, afin de commémorer le 40ème anniversaire de la disparition de René Goscinny, la sortie du coffret de l’Intégrale des Minichroniques de Goscinny, nous replonge dans son univers facétieux dont il ressort son regard tendre et critique avec son humour marquant. Une série en deux saisons de 26 épisodes de 13 minutes, retransmise à la télévision de Noël 1976 à Noël 1977, la seconde saison a été diffusée à titre posthume, Goscinny étant décédè en novembre. Vive et drôle, alerte et pétillante, nous retrouvons avec plaisir des interprètes impayables.

Avec Jean-Claude Arnaud et René Goscinny, Jocelyne Darche et Nono Zammit, Yves Brainville et Arlette Didier, Pierre Desproges, Jacques Monod et Fernand Berset, Michel Charrel, Jacques Gaffuri et Jacques Rispal, Sylvain Salnave, Jacques Ardouin ou encore Claude Evrard parmi tant d’autres.

l’Intégrale des Minichroniques de Goscinny, distribué par L’atelier d’images, est disponible en DVD pour la 1ère fois en version intégrale restaurée dans un coffret digibook, dans les meilleurs bacs depuis le 3 octobre 2017. Le coffret comprend 4 DVD des 2 saisons complètes des 26 épisodes de 13 minutes, avec un livret de 24 pages. Dans les suppléments, un entretien de Jean-Claude Arnaud.

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16 novembre 2017 4 16 /11 /novembre /2017 11:52

Un très grand merci à Pathé pour m’avoir permis de découvrir cette excellente comédie policière loufoque réalisée en 1980 par Claude Zidi (Banzaï), pour un divertissement désormais culte.

A l’agonie de son père Jules, le petit Michel Clément promet d’être lui aussi un flic un jour. Quelques années plus tard, Michel réalise le vœu, et est affecté à la police judiciaire de Paris. Rapidement mis dans le bain de la maison en tant que stagiaire, il se voit imposer Marie-Ange Prossant journaliste d’investigation pour un reportage sur le quotidien de la police. Lorsque celle-ci se met en danger en défiant l’ennemi public numéro 1 Roger Morzini que Michel s’est juré d’attraper. Méconnaissable après une opération esthétique, Morzini se lie d’amitié avec Michel, pour mettre ses funestes projets sur Marie-Ange.

Je me suis une fois de plus beaucoup amusé dans cette délirante comédie dans laquelle l’ami Coluche donne de son aura avec son style inimitable et sa présence marquante. Un polar à la française entre humour déjanté bon enfant, et un romantisme sympathique dans un chassé croisé entre un méchant maladroit, un gentil trop bonne pâte et une journaliste fille à papa bobo avant l’heure bien gaffeuse. De fait, les gags et les répliques se succèdent aussi improbables que loufoques, mais qui fonctionnent avec toujours autant de plaisir.

Une joyeuse comédie issue du coffret Coluche - Coffret 5 films : Tchao Pantin + Inspecteur la bavure + Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ + Banzaï + La femme de mon pote, sur un rythme vif et alerte, sans temps mort pour un maximum d’efficacité, donnant à ce divertissement toutes ses lettres de noblesse au genre, sans prendre de ride pour passer un bon moment de détente et de rire dont nous avons un grand besoin par les temps qui courent.

Avec une belle brochette de comiques, Coluche (Banzaï), Gérard Depardieu (Maîtresse) et Dominique Lavanant (Paulette), Julien Guiomar (Les mariés de l’an deux), Marthe Villalonga (Supercondriaque) et Hubert Deschamps, Alain Mottet, François Perrot (Avant l'aube) et Jean Bouchaud, ainsi que Philippe Khorsand, Martin Lamotte et Richard Anconina, ou encore Dany Saval, Féodor Atkine et Richard Bohringer.

Le film Inspecteur la bavure, distribué par Pathé, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 22 novembre 2017 en Combo Collector Blu-ray + DVD et un DVD de bonus. Il est proposé en audiovision, et version sous-titrée pour sourds et malentendants, ainsi que des sous-titres anglais. Dans les suppléments, un documentaire inédit avec interviews et images de l’expo Coluche organisée à l’Hôtel de Ville de Paris en 2016, ainsi qu’un documentaire sur Coluche acteur (Paris Première, 2016).

3 étoiles

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 13:56

Un grand merci à Optimale pour m’avoir permis de découvrir cette série romantique brésilienne de 10 épisodes, réalisée en 2016 par Jonathan Mendonça, dans une création d’Arthur Chermont et Faell Vasconcelos pour une réécriture moderne gay de la pièce Roméo et Juliette de William Shakespeare.

Dans la ville de Vérone, deux grandes familles, les Monteiro et les Campelo, se vouent une haine sans faille depuis un crime commis dans les passé, sans qu’ils connaissent réellement l’origine. Lors de l’anniversaire de Ramon Monteiro, qui s’est récemment séparé de son petit ami, s’incruste Rômulo Campelo à la soirée, ayant rompu avec sa petite amie Luana. Ramon et Rômulo, malgré la haine entre leurs deux familles, tombent éperduement amoureux. Les deux Roméo se mettent en danger, ainsi que tous leurs proches.

Une excellente web-série originale gay avec des thématiques peu abordées comme la maladie de Parkinson et ses préjugés, excellemment mise en scène sur la base de la pièce Roméo et Juliette de William Shakespeare, dont en début et fin de chaque épisode trois muses drag queens, déclament avec humour et élégance. J’ai beaucoup aimé la narration qui monte en puissance des liens amoureux, des doutes et des révélations qui rendent les protagonistes profondément humains que ce soit dans le bon sens comme dans les travers. Le pari est particulièrement réussi pour rendre le récit original pour le moins archaïque dans une modernité intemporelle. Ainsi, la réalisation est savamment construite dans une mise en scène soignée sur des images de qualité pour une trame romanesque et épique aux accents émouvant.

Avec João Mesquit et Arthur Chermont, João Tessari, Lilian Meneze et João Pereira, Leide Dias, Fábio de Souza Gomes, Matheus Spadari et Luan Carvalho, Barbara Cury et Bruno Santos, Paolla Sayuri, Gustavo Braunstein et Bárbara Aranega, Gabriel Rufatto, Fefe Houston, Amanda Collen, Mina de Lyon, Ebony Campbell Brown, Mackaylla Maria, Thereza Brown et Faell Vasconcelos.

La série Roméo et Roméo, distribuée par Optimale, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 19 octobre 2017. Elle est proposé en version originale portuguaise sous-titrée françasi, et audio français..

3 étoiles

 

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 10:54

Un très grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir ces deux réalisations, un film et un documentaire iranien de Keywan Karimi, qui lui ont coûtés une lourde condamnation par le régime islamiste.

Drum - طبل , réalisé en 2016 d'après le roman d’Ali-Morad Fadaei-Nia.

L’ambiance est onirique, les personnages n’ont pas de nom, ni les rues. Téhéran est le seul personnage dont le nom est constamment évoqué. Un avocat, comme beaucoup d’autres, travaille et vit seul dans son appartement, qui est à la fois son bureau et son domicile. En une journée froide et pluvieuse, un homme fait irruption dans son appartement, echange quelques mots qui peuvent prêter à confusion, et lui donne un paquet qui va complètement changer sa vie.

Avec Amirreza Naderi, Sara Gholizade et Ibrahim Zanjanian, Elyas Rasouli, Habib Honaramooz et Ardalan Haji Rahim, Ahmad Ghoorchi, Ali Farschchi et Mohammad Safajooee.

Un film terriblement puissant de par l’atmosphère pesante dont la peur suinte par la grisaille humide qui colle et empeste avec une arythmie cardiaque tant dans le son que l’image s’impose en nous. J’ai ressenti un malaise dérangeant comme peuvent le subir les habitants sous régime des dictatures. Rarement j’ai eu ce sentiment dans les nombreux films iraniens, tant la terreur et le danger n’est pas visible mais si intrinsèquement palpable par les démarches et les regards qui expriment autant d’effroi.

Writing on the City - Neveshtan bar Shahr- نوشتن بر شهر, réalisé en 2012 / 2015.

Dans la tourmente de la révolution iranienne qui a changé toute l’histoire politique de ce pays, les portraits de Khomeini et Shariati étaient omniprésents à Téhéran. La grande diversité des slogans a teinté la ville de nouvelles couleurs. Puis la guerre Iran-Irak a éclaté. Les images de martyrs, de chefs militaires et de héros ayant bravé la mort ont tapissé la ville. Ses murs sont devenus le thermomètre social et politique de la société iranienne. Un nouvel espace d’expression publique était né. Le film raconte l’histoire de ces 30 années entre le début de la révolution islamique et la réélection de Mahmoud Ahmadinejad en 2009.

Avec les voix de Salman Razavi et Farahnaz Sharifi.

Très beau documentaire commencé en 2012 et terminé en 2015, qui relate l’histoire de l’Iran juste avant la révolution islamique où la contestation s’exprime en contre carrant la censure du régime du Shah et de la propagande des médias du gouvernement en place. Le peuple et les islamistes s’emparent de la liberté d’expression pour sa propagande qui deviendra sous contrôle jusqu’à la révolution du printemps des étudiants. Une évolution entre les slogans, puis les versets religieux, les soutiens à la guerres contre l’Irak et les appels aux martyres, l’image devient une caricature du capitalisme d’un islamisme vaincu par la société de consommation de masse. J’ai été passionné par ce documentaire puissamment parlant par l’image.

Cinéaste kurde iranien, Keywan Karimi a été accusé d'avoir insulté le régime dans Writing on the city. Le tribunal révolutionnaire islamique l’a condamné le 13 octobre 2015, à six ans d'emprisonnement et à 223 coups de fouet pour « propagande contre le fonctionnement du régime gouvernemental » et « insulte à l'encontre des principes sacrés », principalement pour une scène de baiser. Condamnation ramenée en appel à un an de prison et à une amende de 20 millions de rials, en plus des 223 coups de fouet initiaux. Il a été libéré le 19 avril 2017, après avoir purgé 5 mois de prison. Cependant, la peine de prison de 5 ans et les 223 coups de fouet peuvent être appliqués à tout moment.

Drum + Writing on the city: 2 films de Keywan Karimi, distribué par Blaq out, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 9 mars 2017 en DVD. Il est proposé en version iranienne sous-titrés français. Dans les suppléments, un entretien avec Jean-Michel Frodon, critique de cinéma Entretien avec Abbas Fahdel, réalisateur.

3 étoiles

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14 novembre 2017 2 14 /11 /novembre /2017 10:02

Un grand merci à Koba Films pour m’avoir permis de découvrir l’intégrale de cette série comédie policière britannique, comprenant le pilote et la série réalisée en 2016 par Geoffrey Sax, Paul Harrison et Roberto Bangura, pour l’adaptation des romans de M.C. Beaton.

Depuis sa plus tendre enfance, Agatha Raisin rêve de s’installer dans un petit village du Cotswolds. Proche de la cinquantaine, Agatha lâche son passionnant métier, et vient vivre à Carsely. L’accueil n’est pas comme elle le rêvait, et tente tout pour s’intégrer, notamment en participant au concours de la meilleure quiche. Quand un meurtre est perpétré sur le maire grand séducteur de ces dames, avec la tarte aux épinards d’Agatha.

Enquête confiée à Bill Wong amoureux en vain d’Agatha. Avec l’aide de son meilleur ami Roy Silver, et de Gemma Simpson, sa femme de ménage qui devient son amie, Agatha mène son enquête pour se disculper. Le pli est pris, Agatha prend gout à mener les investigations, ainsi que le séduisant voisin James Lacey, qui vont s’enchainer dans le village et les alentours.

Une série policière bien loufoque qui arrive à être drôle et émouvante, dans un petit village où il ne fait pas si bon d’y vivre tant on y meurt de mort violente. Le ton est résolument à l’humour dans l’Angleterre profonde d’un très joli village dans une région verdoyante, avec une population melting pot assez étonnante et sympathique. Agatha Christie n’est évident pas loin, avec des références à d’autres séries policières qui sont évoquées régulièrement en clin d’œil, Miss Marple ou Colombo. Je me suis beaucoup amusé à cette espièglerie légère sur des enquêtes aussi rondement menées le plus souvent improbables mais toujours comiques.

L’adaptation des romans de M.C. Beaton a commencé avec le pilote Agatha Raisin and the quiche of death réalisé par Geoffrey Sax en 2014, puis en 2016 est sortie la série de huit épisodes de 45 minutes correspondant à chacun des romans. La réalisation est vive et alerte, avec les personnages récurrents qui s’entraident, s’entourloupent et s’apprécient.

Des histoires d’amour triangulaires impossibles, comme Bill pour Agatha, ou Gemma pour Bill, et Agatha pour James. Avec une belle palette de protagonistes du village, de la belle femme du pasteur, au vieux couple déjanté, sans oublier les trépassés et assassins aux policiers incompétents, la série arrive sans cesse à surprendre et nous distraire.

Avec Ashley Jensen (The lobster) hilarante, Mathew Horne (Lesbian vampire killers) et Katy Wix, Jamie Glover, Matt McCooey et Jason Barnett, Rhashan Stone, Lucy Liemann, June Watson (La vie des sœurs Brontë) et Tim Stern, la petite Maddie Monti, Daisy Beaumont, Jason Merrells et Richard Durden, Marcia Warren, Alex Kirk et Peter Basham.

La série Agatha Raisin - le film et la série, distribué par Koba Films, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 8 novembre 2017 en DVD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en audio français.

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13 novembre 2017 1 13 /11 /novembre /2017 08:30

Un très grand merci à Pathé pour m’avoir permis de découvrir cette excellente comédie cultissime, réalisée en 1983 par Claude Zidi, dans une version Nouvelle copie intégralement restaurée à partir d’un master 4K du film, qui redonne tout le plaisir de rédécouvrir les facéties, gags et répliques cultes.

Employé au sein de la société Planète Assistance, Michel Bernardin est chargé d’apporter toutes les informations d’assistances nécessaires auprès des assurés dans le monde depuis son bureau. Il s’apprête à se marier avec Isabelle Parisse, hôtesse de l’air qui quitte ses fonctions pour rassurer son futur mari, effrayé par les malheurs du monde à travers son métier. Mais Isabelle doit encore effectuer six vols imprévus, quand Michel est contraint et forcé à des missions à l’étranger. Le hasard va les envoyer à Hong Kong.

J’ai retrouvé avec autant de plaisir que de bonheur l’adorable Coluche dans cette comédie drôle et irrévérencieuse, pour un récit qui prend tous les racismes et les clichés à contre pied. Ainsi, ce personnage peureux bien calfeutré dans son bureau parisien va se trouver confronter à l’avion et les pays étrangers entre maladies, trafics et coups d’États. Une bonne tranche de rire dans des situations cocasses pleines de rebondissements et dans lesquels pays et cultures sont hachés menus de part les réputations erronées d’une mondialisation avant l’heure.

Une réalisation vive et alerte qui nous entraine dans nombre de pays pour une succession de gags et de répliques cultes pleine de facéties. Issu du coffret Coluche - Coffret 5 films : Tchao Pantin + Inspecteur la bavure + Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ + Banzaï + La femme de mon pote,

Avec l’excellentissime Coluche drôle et attendrissant, face à Valérie Mairesse (Brèves de comptoir) tout aussi délirante, de même Didier Kaminka et Marthe Villalonga (Supercondriaque), Eva Darlan (Beur sur la ville), François Perrot (Quai d’Orsay), Jean-Marie Proslier (Corentin, ou Les infortunes conjugales), Baaron (), Zabou Breitman (Il a déjà tes yeux), Madeleine Barbulée, Aline Bertrand, Pierre Bruneau, André Chaumeau, Ham-Chau Luong, Jean-Claude Martin, le jeune Rachid Ferrache, Chantal Pommier et Rabah Loucif.

Le film Banzaï de Claude Zidi, distribué par Pathé, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 22 novembre 2017 en Combo Collector Blu-ray + DVD et un DVD de bonus. Il est proposé en audiovision, et version sous-titrée pour sourds et malentendants, ainsi que des sous-titres anglais. Dans les suppléments, un documentaire inédit avec interviews et images de l’expo Coluche organisée à l’Hôtel de Ville de Paris en 2016, ainsi qu’un documentaire sur Coluche acteur (Paris Première, 2016).

3 étoiles

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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 10:12

Un grand merci à Rimini Editions pour m’avoir fait découvrir cet excellent film de guerre, réalisé en 1978 par Ted Post, pour l’adaptation du roman Incident at Muc Wa de Daniel Ford, à partir d’un faits réel en tout point annonciateur des déboires que les États-Unis vivront durant cette terrible guerre du Vietnam, sans tenir compte de leur prédécesseurs français.

En poste au Sud Vietnam en cette année 1964, dix ans après le départ des français défaits par les communistes vietnamiens, le major Asa Barker reçoit l’ordre d’occuper le petit village abandonné de Muc Wa à priori sans intérêt stratégique d’un secteur calme. Avec une poignée d’hommes disparates entre vétérans et bleusailles, le village est facilement occupé. La découverte d’un cimetière de soldats français à l’épitaphe spartiate n’alerte pas les américains sûr de leur supériorité. Pourtant, le danger guette comme ils ne l’auraient jamais imaginé.

J’ai beaucoup aimé cette histoire, qui préfigure ce qui adviendra par la suite à la première armée du monde, imbue de sa flagornerie et de son mépris des autres, français et vietcongs, dont ce village est le début de la grande offensive vers une défaite retentissante et meurtrière. C’est avec la subtilité d’une belle ironie que le récit se moque de la pédante américaine se croyant supérieure, après la défaite à Dien Bien Phu, qui vit la France chassée avec l’aide des States pour prendre la place, n’imagine pas une seconde reproduire les mêmes erreurs et recevoir la même leçon. Il y a de l’esprit Un américain bien tranquille, et la corruption généralisée.

Inspiré d’un fait historique en 1964, lors d’un objectif sans intérêt par une unité dans le village de Tan Hoa, ancienne colonie abandonnée entre un champ, une vieille piste d'atterrissage et trois ou quatre tombes françaises, qui ont inspiré le titre du film, avec l'épitaphe de Simonide à la gloire des célèbres 300 spartiates qui ont donnés leurs vies contre les envahisseurs perses à la bataille des Thermopyle. Sauf qu’en l’occurrence, les envahisseurs dans cette histoire sont les américains. Une année cruciale dans cette guerre, avec le renversement de Ngô Đình Diệm du pouvoir Sud-Vietnamien et la division des généraux, coïncidant avec la grande offensive communiste qui va dégénérer en guerre totale dans laquelle les américains vont s’embourber jusqu’en 1973.

Avec les excellents Burt Lancaster (Le dernier de la liste) et Craig Wasson (Body double), Jonathan Goldsmith, Marc Singer et Joe Unger, Dennis Howard, David Clennon et Evan C. Kim, John Megna, Hilly Hicks et Dolph Sweet, Clyde Kusatsu, James Hong, la jeune Denice Kumagai et Tad Horino.

Le film Le merdier de Ted Post, distribué par Rimini Editions, disponible en boîtier avec fourreau DVD et Blu-ray avec un livret de 32 pages autour du livre, dans les meilleurs bacs depuis le 24 octobre 2017. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et audio français. Dans les suppléments, un entretien exclusif de Daniel Ford auteur du roman initial.

3 étoiles

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10 novembre 2017 5 10 /11 /novembre /2017 11:05

Un grand merci à Gaumont pour m’avoir permis de découvrir ce très bel opéra romantique dramatique composé d'un prologue et de cinq actes de Claudio Monteverdi, réalisé en 1985 par Claude Goretta, d’après un livret du poète Alessandro Striggio, inspiré de la mythologie grecque d’Orphée et Eurydice.

Après le mariage d'Orphée et Eurydice, une messagère apprend à Orphée qu'Eurydice est morte, mordue par un serpent. Terriblement attristé, il décide d'aller dans le monde des morts pour la sauver. L'espoir l’accompagne et rencontre Charon, le passeur des Enfers. Grâce à son chant et à sa lyre il endort Charon, et en profite pour entrer. Touchée par sa musique, Proserpine, la reine des Enfers, femme de Pluton, le convainc de laisser partir Eurydice qui accepte à la seule condition qu’Orphée ne se retourne pas pendant qu'Eurydice le suit sur le chemin du retour vers la vie.

Cette œuvre m’a beaucoup touché, de par le récit de cet amoureux désespéré par la mort de sa muse qui affronte les enfers, passe des étapes impossibles pour réussir à ramener sa chère et tendre et la perdre par trop d’empressement. C’est aussi et surtout par l’excellence des ténors, sopranos, barytons et altos, qui émeuvent tant par leur voix que leur jeu alliant chant et comédie. Une très belle et triste histoire d’amour insiprée de la mythologie en un opéra, considéré comme l'un des premiers de l’histoire de la musique, le premier étant Dafne de Jacopo Peri, dont la partition a été perdue.

La réalisation est superbe, sobre et magique, dans une mise en scène superbe aux cadrages qui mettent en valeur les chanteurs d’exception. J’ai beaucoup aimé la narration dont on retrouve le thème de la nécromantique catabase -descente aux enfers- dans toutes les cultures, mythes et religions. Un mythe qui a vu sa première représentation en 1600 puis de très nombreuses apparitions, mais aussi en ballet, théâtre, cinéma, BD, manga et jeux vidéo.

Avec les excellents ténors Gino Quilico et Audrey Michaël, Carolyn Watkinson et Danielle Borst, Frangiskos Voutsinis et Colette Alliot-Lugaz, François Le Roux et Guy de Mey, Shelley Whittingham et Henri Ledroit, Eric Tappy et Filippo de Gara.

Le film Orfeo, de Claude Goretta, distribué par Gaumont, est disponible en DVD et Bluray dans la Collection Gaumont Classiques en nouveau master restauré dans les meilleurs bacs depuis le 11 octobre 2017. Il est proposé en version originale italienne sous-titrée français, ainsi qu’en audiodescription pour les aveugles et malvoyants, et sou-titré pour les sourds et malentendants. Dans les suppléments, Orfeo, le mal aimé, Répertoires, faire un Orfeo.

3 étoiles

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10 novembre 2017 5 10 /11 /novembre /2017 08:00

Un très grand merci à Pathé pour m’avoir permis de découvrir cette joyeuse comédie vaudevillesque, réalisé en 1950 par Henri-Georges Clouzot (Le mystère Picasso), magnifiquement restauré en 4K à partir par Pathé pour l’adaptation de la pièce de Robert de Flers et Gaston Arman de Cavaillet, écrite en 1906.

Lors d’une représentation théâtrale avec le célèbre Monchablon, la jeune et naïve Miquette Grandier se met à rêver de devenir actrice. Amoureuse du conte Urbain de la Tour Mirande, timide et un peu benêt, elle est enfin heureuse quand il l’a demande en mariage. Mais l’oncle du jeune homme, le marquis Aldebert de la Tour Mirande, ayant d’autres projets de mariage pour son neveu avec une laide mais riche jeune femme, brise les fiançailles.

Déçue, Miquette part pour Paris avec Aldebert qui espère profiter de l’aubaine. Mais la mère de Miquette les retrouve dès le lendemain, et en compagnie de Monchablon qui fini par les engager dans sa troupe pour une tournée théâtrale, quand Urbain n’a pas dit son dernier mot pour reconquérir sa belle.

 

Je me suis beaucoup amusé avec cette adaptation d’une pièce de théâtre de vaudeville, dans des triangles amoureux entre quiproquos et retournements de situations, entre portes qui claquent, ruses et trahisons, et des gags et répliques coquines pour l’époque qui fusent avec d’autant plus de pertinences qu’elles sont subtilement accompagnées de mimiques impayables. Ainsi, la subtilité est de mise avec une petite morale finale, tant n’est pas si dupe et naïve qui croit, avec ce vieux monsieur qui croquerait volontiers la fraiche enfant en écartant le neveu qui se révélé aussi moins ballot qu’il en a l’air. Ainsi tout se joue sur les faux semblants, pour contre ruser ceux qui se croit les plus malins. Il règne dans cette ambiance festive un air de fête à l’amour de jeunes tourtereaux ballotés, mais aussi et surtout celui du théâtre et des arts. Une manière de revisité une époque, moins désuète qu’il en a l’air et plus coquine.

Une réalisation vive et alerte, jonglant entre le huis clos de la scène de théâtre transposée à la ville, tout en gardant dans le format cinéma la forme théâtrale avec beaucoup de justesse et de maitrise, avec des décors digne des planches. En plus de la mise en scène soignée, c’est surtout la qualité des interprètes que donne aussi le plaisir de suivre ce récit riche en développement narratif, tant la subtilité d’interprétation est marquante. Deux adaptations de la pièce avaient déjà été réalisées, en 1934 par Henri Diamant-Berger, avec Blanche Montel, Michel Simon et Roland Toutain, et Miquette en 1940 par Jean Boyer avec Lilian Harvey, Lucien Baroux et André Lefaur.

Avec les excellents Louis Jouvet (La fin du jour) et Bourvil (Le Capitan), l’adorable Danièle Delorme (Voici le temps des assassins) et Saturnin Fabre (Les portes de la nuit), Mireille Perrey (Adam est... Ève) et Pauline Carton déjà dans l’adaptation de 1934, Jeanne Fusier-Gir, Madeleine Suffel et Maurice Schutz, Pierre Olaf, Paul Barge et Raymond Dandy, Jean Berton et Léon Larive.

Le film Miquette et sa mère d’Henri-Georges Clouzot, distribué par Pathé, disponible dans les meilleurs bacs dès le 22 novembre 2017 en combo collector DVD + Bluray. Il est proposé en audiovision, et version sous-titrée pour sourds et malentendants, ainsi que des sous-titres anglais.

3 étoiles

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