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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 17:26

Lors d’une conversation entre cinéphiles, j’apprenais que le film au même titre de Warren Beatty et Buck Henry était un remake de celui d'Ernst Lubitsch. En fait, c’est celui du Défunt récalcitrant -Here comes Mr. Jordan- d'Alexander Hall. Mais bon, ma curiosité naturelle me l’a fait chercher, trouver et le voir. En de fait, rien de commun entre les deux, et c’est tant mieux, car du coup la surprise en a été plus grande.

Donc, le film nous raconte l’histoire d’un homme âgé tout juste décédé, qui arrive quelque part là-haut. Se présentant en enfer, il souhaite au plus vite passer dans la trappe vers les flammes éternelles. L’insistance de cet homme élégant et plutôt humble, intrigue Satan qui souhaite en savoir plus avant de prendre sa décision, et lui fait raconter ses arguments. Une vie heureuse, entouré de femmes dès sa naissance, mère et grand-mère, nurses et fille au paire, et petites amis seront de la partie sa vie durant. Séquencé à la date d’anniversaire. Homme à femmes, marié pourtant amoureux à l’amour de sa vie mais infidèle, il n’aura de cesse d’une vie de débauché. Bien que sympathique, il lui semble mériter l’enfer.

Si le film a un peu vieilli et est légèrement désuet, il n’en reste pas moins drôle et alerte, avec une contre-morale bien pensante assez sympathique. La mise en scène est limite théâtral vaudevillesque, qui m'a bien amusé avec des dialogues subtiles et des gags gentils qui parsèment cette histoire plaisante et romantique.

Il faut bien dire que Gene Tierney est absolument magnifique, de beauté, d'émotion et de charme et pleine de talent, Don Ameche qui était resté pour moi l’un de terribles frères dans Un fauteuil pour deux, est absolument superbe d’humour. De même Charles Coburn qui est très drôle et sympa dans son rôle d’oncle déjanté, moins dans la vie, en membre actif du maccarthysme. Marjorie Main et Laird Cregar, comme Spring Byington et Allyn Joslyn, ou encore l’excellente Clara Blandick (Le magicien d'Oz) sont très judicieux. Helene Reynolds est joliment futée, quand la belle suédoise Signe Hasso parlait bien français avec un charmant petit accent, même si une actrice bien de chez nous eut été mieux. Sans oublier les jeunes Dickie Moore et Scotty Beckett.

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