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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 16:31

Vincent Sherman s’est inspiré du roman de Gertrude Walker, Case history, basé sur la relation entre Bugsy Siegel -mafieux de la Yiddish Connection qui a joué un rôle majeur dans la création et la croissance de Las Vegas- et Virginia Hill -très influente dans le milieu et fût la maitresse de plusieurs puissants mafieux- Leur histoire avait été immortalisée également dans le film Bugsy en 1991 par Barry Levinson avec Warren Beatty et Annette Bening.

Sur un thème aussi intéressant avec les dessous politiques et financiers de la pègre, j’avoue que loin d’y trouver mon compte, je me suis carrément amusé d’une histoire aussi alambiquée tellement le ton n’arrive jamais à être crédible. Sans être un pastiche du genre, les événements s’imbriquent avec une forme pince sans rire, même quand c’est terriblement dramatique. La mort du petit garçon sous les yeux de ses parents en est un exemple qui hélas prête à sourire de par une réalisation maladroite. Il en est de même de la mort des mafieux, dans des mises en scène et des gestuelles théâtrales qui ont déclenchées chez moi un irrépressible fou rire. Il faut dire que la réalisation est assez bâclée et confuse, passant d’une scène à une autre sans souvent prendre la peine de s’arrêter un moment et approfondir les profils et personnalités, pour ne retenir que le superficiel d’une narration à l’emporte pièce. L’histoire se résume à une mère de famille qui quitte sa famille et son mari après la mort de son gamin pour se refaire une nouvelle vie. Rapidement repérée par un chef mafieux local qui tombe amoureux d’elle, elle est prise en main et travaille à son ascension personnelle. Son influence lui fera trouver un comptable amoureux d’elle également. Puis un autre mafieux, et encore un autre qui tous tombent amoureux pour leur propre perte. Car cette histoire ne parle de rien de ce qui est l’essence même d’une telle trame policière et de société. Sait on juste que ce sont des vilains pas gentils qui se font concurrence à coups de flingues. Rien sur leurs activités criminelles, sur les montages du futur Las Vegas. Pourtant on ne s’ennuie pas, mais c’est sans grande passion, ni spécialement bien joué. A voir par curiosité, et pour un casting de célébrités.

Sans être moche mais pas loin, Joan Crawford, n’est vraiment pas mon genre de femme fatale, joue avec autant conviction sans avoir jamais réussi à m’émouvoir. David Brian est plus sombre et inquiétant, de même Steve Cochran, quand Kent Smith en amoureux transit apporte beaucoup de passion et d’humanité. Hugh Sanders, Selena Royle et Jacqueline De Wit donnent aussi de leur talent.

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