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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 10:11

Franchement, j'ai du mal à imaginer que derrière cette chose, il y a le génie de Léon, Nikita, Le 5ème élément, Le grand bleu... c'est juste stupéfiant ! Je crois que nous avons perdu définitivement Luc Besson, comme nombre de signes annonciateurs nous le faisaient pressentir.

Ça commence avec cette ridicule marionnette de Lucy qu'il mentionne tout du film comme étant notre ancêtre direct… Et puis une jeune étudiante américaine se trouve piégée par un pote dans une histoire de trafic de drogue synthétique nouvelle génération qu’on lui insère dans son ventre. Un mauvais coup porté par un loubar déchire la poche liquide qui s’infiltre dans son sang puis ses cellules jusqu’au cerveau. Dès lors, ses capaticités de 10% de son cerveau vont progressivement passer à 20%, puis 30, puis…. 100%. A chaque étape, la jeune femme va suprêmement augmenter son intelligence et ses capacités sensorielles à l’extrême.

L’idée de base n’est pas nouvelle, mais toujours intéressante à extrapoler. Encore faut il se donner les moyens scientifiques ou de science fiction suffisamment élaboré et intelligent, novateur et osé. Làs, nous avons ici la plus grosse bidonnerie ridiculement pas drôle, tant ça barré dans tous les sens de la connerie. A 10% notre belle héroïne sait tuer avec sang froid et efficacité et livre l’intégralité d’internet en quelques seconde, et s’ensuive à partir de ses capacités de plus en plus développées toutes sortes des gags et gadgets plus inutiles les uns que les autres, et souvent contradictoires. Il en est de cette pénible scène conne et très longue de poursuite de voitures à contresens, quand Lucy peut contrôler les choses et les gens. De même pourquoi laisser tuer tous les savants quand là aussi elle pouvait bloquer les armes. Enfin, toutes ces transformation pour se retrouver en… clè usb !

Pour la réalisation, c’est très classique, dans laquelle vitesse et précipitation tentent de masquer le creux d’effets, décors et récit. Beaucoup de couleurs et de lumière, de traveling avec des ralentis à la Matrix et de musique speed, sans que tout ça ne soit très emballant. J’ai même carrément trouvé le tout très indigeste. Bien sûr, il y a la maitrise d’une pratique de navet à répétition qui donne le sentiment d’actions et de divertissement. Mais ce n’est qu’une illusion.

She's not shooting anyone here....   Pour en revenir à la Lucy, elle est en fait de l'espèce Australopithecus afarensisdate d'il y a environ 3,2 millions d'années, et découverte en 1974. Si en effet, elle a un temps été considérée comme faisant partie de notre lignée, on sait depuis longtemps qu’il n’en est rien, mais n’est qu’une lointaine cousine du genre Homo-sapiens vite disparue comme tant d’autres.

Heureusement que la belle Scarlett Johansson (Under the skin) est naturellement excellente pour porter sur ses épaules l’intégralité du surpoids d’un tel rôle aussi niais, et sauver ainsi le peu d’intérêt d’un aussi vaste vide intersidéral. Car pour le reste, Morgan Freeman (Last Vegas) est délicieusement ridicule, face à Min-sik Choi (Shiri) et Amr Waked (Des saumons dans le désert) ou Analeigh Tipton (Warm bodies) tous autant qu’ils aussi pitoyables.

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Published by bobmorane75 - dans Films
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commentaires

Platinoch 26/08/2014 15:58

Besson est toujours bon quand il fait ce qu'il sait faire; des films d'action. Y ajouter un trip pseudo métaphysique par dessus, c'est la catastrophe!