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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 10:01

Mauvais film érotique soft de la réalisatrice anglaise Sam Taylor-Johnson entre comédie ratée, d'après le roman d’E.L. James, qui est froid et malsain, long et se veut classe sur le thème du sado masochisme d’un pervers sadique et glauque, dont apparemment les fans du livre ne s'y retrouvent pas dans son premier long métrage.

Anastasia Steel est une belle étudiante de 21 ans qui tombe amoureuse du jeune et richissime Christian Grey. Sentiments semble t-il partagés. Commence alors la ronde romance classique jusqu’à la révélation qu’il n’a d’autres désirs que de la baiser sans amour dans le cadre d’un contrat sur des pratiques sado-maso. Tombant des nues, elle avoue sa virginité qu’elle pensait perdre dans une belle histoire tendre et romantique. Leur relation s’engage dans des hésitations et des marchandages de ce qui pourraient se pratiquer avec certaines limites, tout en essayant des séances plus ou moins brutales et humiliantes pour la jeune femme.

Dire que je n’ai pas aimé est un doux euphémisme. Non pas tant sur le thème que sur la manière de l’aborder et de le filmer. Il y a deux visions possibles de l’appréhender. Soit comme une pastiche ridicule à mourir de rire et c’est réussi, soit comme une dramatique qui se prend au sérieux et c’est le navet du siècle. En fait, tellement c’est pitoyable que même le pire porno est un chef d’œuvre en comparaison. Il faut bien avouer que déjà le scénario est des plus minimalistes au possible, avec des dialogues fendards de pornamateur risibles. Avec tout ça, une psychologie de comptoir encore, avec l’excuse de son comportement violent pathologique due à la petite enfance malheureuse avec une maman droguée et morte à ses quatre ans. Puérile et pénible toutes ces tentatives désespérées de fausses justifications, d’un pauvre mec qui se venge de sa propre incompétence amoureuse et de tendresse maladive. On aurait pu penser à une théorisation du BDSM, pour une dénonciation ou son apologie, à un historique ou démonstration de la pratique ou mille possibilités de récits comme en a jouée Naomi Tani. En soit, la pratique si elle est consentie par les deux partenaires n'aurait rien à redire en soit, à chacun ses plaisirs, mais tel que le film le montre est plus en rapport au harcélement sexuel malaisé.

Cela se réduit à une réalisation bien léchée, trop sans doute, froide, et d’une certaine manière pas assez trash ou pas assez prude, donnant cette impression irréelle qui ne convainc aucune partie. La trame du coup perd de son intérêt très vite, et la vision de la femme ainsi réduite à soumission et brutalité dégage un rejet global de l’histoire, de l’ambiance et agace. Certains ont quittés la salle  d’autres en ont ri, aussi bien du sujet que des protagonistes particulièrement stupides. Se voir offrir une Porche pour sa première baise, ne s’apparente t-il pas à une rétribution de prostitution ?

Jamie Dornan de par son rôle est pénible à supporter, d’autant qu’il n’est pas franchement convaincant, face à Dakota Johnson (5 ans de réflexion) jolie aux beaux yeux, joue vraiment bien. Jennifer Ehle (Robocop) et la belle Eloise Mumford (So undercover) sont convaincantes, Victor Rasuk et Luke Grimes (Taken 2), Marcia Gay Harden (Parkland) et Max Martini (Sabotage), comme Rita Ora, font parties du décors.

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Published by bobmorane75 - dans Films
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