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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 11:37

Ha les joies du bluray quand on a raté des chefs d’œuvres en salle ! Ce film thriller horrifique de Jaume Collet-Serra (Non-stop) rejoint dans mon panthéon les chefs d’œuvres comme Misery, qui marquent longtemps de part les émotions qu'il suscite par le talent de la réalisation et de l'écriture que de ses interprètes.

Kate Coleman, hantée par d'horribles cauchemars après la perte de son enfant, décide avec son mari John d'adopter une petite fille pour calmer sa peine et compléter la famille comme prévu, avec leurs deux enfants Max et Daniel. A l’orphelinat, le couple est attiré par Esther, une petite fille de neuf ans, jolie et douce, aimable et timide. Comblés de joie, ils l’adoptent. Dès son arrivée à la maison, l’adorable enfant révèle des talents et des aptitudes incroyables, entre l’apprentissage de la langue des signes avec Max, sourde et muette, ou du piano qu’elle maitrise à la perfection. Mais aussi, très vite un côté plus sombre se déclare. C’est le cas avec une camarade d’école, qui après s’être moquée d’elle, tombe d'un toboggan et se blesse gravement. Bientôt, elle terrorise ses nouveaux frère et sœur, et ne compte pas s’arrêter là, quand Kate qui se doute de quelque chose et mène son enquête contre l’assentiment de son mari.

Comme l’on se doute, le film à sa sortie a soulevé une polémique par les services d’adoptions. Il est vrai que la petite Esther donne à réfléchir avant d’adopter. Débat stérile en l’occurrence, sur une simple histoire d’horreur. L’adoption est de toute manière une action aux conséquences heureuses parfois, mais aussi douloureuses souvent. Pour au temps, il s’agit là d’une histoire terriblement angoissante, avec ce que l’apparente gentille petite fille peut avoir d’effrayant monstre qui se révèle à ses proches. Le récit est d’autant plus horrible qu’il n’y a pas d’alien ni de démon, pas de surnaturel ou de virus, juste une âme noire de méchanceté tout ce qu’il y a de plus humain.

J’avoue que ne je ne m’attendais pas à être aussi scotché jusqu’au bout par cette sordide histoire qui allie autant l’humour que de l’horreur. Ce n’est pas la première fois que des récits d’enfants monstrueux sèment la terreur, mais il y a là tant de rebondissements auxquels ont n’a pas le temps de voir venir tant l’ambiance doucereuse ne nous prépare pas à tel déferlante de menaces et de violence. Pourtant, les premières images du cauchemar sanglant irréel nous annonce la couleur. Et puis on se laisse prendre à la joie d’une famille recomposée heureuse, puis aux petites surprises menaçantes. On s’énerve aussi à la ligue contre la mère qui se bat seule quand la menace est bien présente. Je me suis donc beaucoup amusé, et pris plaisir dans une histoire qui présente bien des originalités sur d’autres films du genre.

Car la réalisation ne nous laisse pas une seconde de répit. S’accélérant en s’amplifiant, le rythme dans une atmosphère particulièrement lourde et délétère et savamment dosée pour nous tordre les tripes. Sans cesse, on tente de se rassurer que les choses vont s’arranger à un moment ou un autre tout en comprenant bien que le pire est toujours à venir. Telle la mise en scène apporte les éléments les uns après les autres inéluctablement dans lesquels la mère courage tente d’arracher la mort de frapper ses proches. Des fins alternatives ont été proposées, entre la pire et la moins tout aussi menaçante. J’ignore laquelle des trois je préfère, entre la plus raisonnable et la plus logique.

La jeune Isabelle Fuhrman (Hunger games) est véritablement magique de charme angélique et de terreur de sang froid à faire frémir l’instant d’après, avec une conviction innée qui hante longtemps. Face à elle, Vera Farmiga (Conjuring : les dossiers Warren) est excellente de puissance, de même Peter Sarsgaard (Night moves) qui agace avec talent. Les jeunes Jimmy Bennett (My movie project), mais surtout la petite Aryana Engineer (Resident evil: retribution) terriblement émouvante. CCH Pounder (The mortal instruments) est marquante, de même Margo Martindale (L'heure magique) et Genelle Williams (It's a boy girl thing), comme Rosemary Dunsmore et la jeune Jamie Young.

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Published by bobmorane75 - dans Films
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