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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 15:30

Une bien mauvaise surprise que ce film de Matthew Vaughn (X-Men : le commencement), qui réalise l'adaptation d'un comics book en six volumes de Dave Gibbons et Mark Millar -auteur de Kick-Ass - dont on ne retrouve pas du tout l’esprit ni l’ambiance de la bande dessinée transformée en un galimatias indigeste d’agent privés secrets privés rétrogrades.

Eggsy est un adolescent dont le papa est mort lors d’une mission d’agent secret. Il est bientôt intégré au sein du  Kingsman, une agence de contre espionnage privée, structurée comme les chevaliers de la table ronde. Avec d’autres candidats, il est soumit à une redoutable sélection. Bientôt, avec une menace d’extermination qui pèse sur le monde par le terrible Richmond Valentine, Eggsy est engagé pour une mission de la dernière chance.

En soit, le récit est une sorte de pastiche des James Bond, qui aurait pu être amusant si… si ce n’était aussi long et lourd, à l’improbable « humour » qui se veut so british. Sauf que ce n’est pas drôle pour un rond, et qu’en plus d’une longueur exaspérante, la violence indispose plus qu’elle ne peut rire. La scène où Galahad massacre 200 personnes durant 20 minutes, hommes, femmes et enfants, de toutes les manières possibles, sur une musique rock entrainante, met terriblement mal à l’aise par son côté glauque qui banalise la violence des horreurs perpétrées dans les universités, les grandes surfaces ou les salles de rédaction journalistique dont les JT nous abreuvent chaque jour d’une consistance bien réelle. Il n’y a rien de drôle dans cette action, ni la trame ni les personnages, ni aucun message particulier que de nous rendre salement complice de la barbarie qui nous sali chaque jour. J’ai juste un ras le bol d’être retenu en spectateur passif et complice. J’en ai ras le cul de ces trous du cul de « réalisateurs artistiques » qui nous rabaisse par plaisir pernicieux.

Alors du coup, sur une réalisation péniblement lente et poussive, le regard impassible de la caméra, voir jouissive du réalisateur, je n’ai pas aimé ni les protagonistes, ni la morale de privés qui font leurs lois, avec leurs méthodes de miliciens au profit d’on ne sait trop quelle philosophie ni idéaux politique qui me semble nauséabond. La mise en scène est confuse tant on se perd en détails souvent sans intérêt au détriment d’autres qui méritaient plus d’éclaircissement. Il est vrai qu’il ne s’agit pas de penser mais de nous montrer un maximum de meurtres, et d’ailleurs les viandards seront gâtés car les massacres sont conséquents. Certes, ça se veut du second degré… à quel point ? Il est a remarquer de grandes différences entre les livres et le film.

Colin Firth (Avant d'aller dormir) me tape définitivement sur les nerfs avec son seul et unique face de con en toute circonstance qui se voulait comique à froid second degré à ses débuts et qui s’avère son seul rictus. Samuel L. Jackson (Captain America, le soldat de l'hiver) pérennise lui aussi ses rôles de vieux réac. Taron Egerton, arrive malgré tout à intéresser, de même Mark Strong (Imitation game), ainsi que Michael Caine (Interstellar). De bien jolies filles toujours à profusion, avec Sofia Boutella et Sophie Cookson, Fiona Hampton et Samantha Womack, Johanna Taylor et Hanna Alström, Jack Davenport, Lily Travers et des caméo comme Mark Hamill (Corvette Summer).

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Published by bobmorane75 - dans Films
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commentaires

dasola 29/03/2015 20:56

Bonsoir Bob, j'avais vu ce film en avant-première devant une salle hilare. J'ai trouvé le film sympa jusqu'à la séquence "gore" qui se passe dans l'église: interminable et assez peu ragoûtante. La scène d'épilogue avec la princesse à poil n'est pas du meilleur goût non plus. Bonne soirée.