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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 16:31

Considéré comme une suite d’Un homme presque parfait par le même Robert Benton (Festin d'amour) le polar thriller prend une teinte quelque peu surranée et vieillissante pour une trame qui régale plus par un ton que par une réalisation et une narration évasive dont le suspens ne surprend guère et déçois un peu dans l'esprit.

Le détective privé Harry Ross, ex-flic comme la plupart de ses confrères, clôt le dossier de Mel Ames, une gamine de 17 ans qu’il ramène à son domicile en l’arrachant de son amant louche, Jeff Willis qui sera condamné pour pédophilie. Dans la précipitation, Harry est blessé d’une balle dans le haut de la cuisse. Deux années plus tard, Harry vit avec les riches parents de Mel, Jack ami de longue date, et Catherine, dont Harry est amoureux et fut l’amant d'une nuit. Jack se meurt d'un cancer, et lui confit la mission de remettre une enveloppe d’argent. Une simple affaire qui tourne mal, avec la mort du maître chanteur, concernant la disparition du premier mari de Catherine.

Polar classique pour un récit sympathique mais se complique inutilement dans des confusions et brouillages de pistes, quand on a très vite compris l’intrigue, autant que les tenants et aboutissants, le mobile et la manipulation. Il n’empêche que l’on suit l’histoire avec amusement de par le ton qui frise la comédie. Le gag sur l’amputation du pénis d’Harry est assez drôle. Parfois l’humour dessert l’effet dramatique comme lors du double meurtre. Il règne une fausse ambiance qui se veut années cinquante dans la pleine fin de siècle. Je regrette quelques longueurs, mais j’ai apprécié ce côté fin d’une époque. On n’échappe pas au côté vieux beau vraiment décati d’un acter principal bien fatigué repartant à la fin avec une femme de vingt ans plus jeune, bien plus fringuante. Petit clin d’œil amusant à la fin du film quand Paul Newman et Gene Hackman regardent le film La descente infernale -Downhill racer-, dans lequel Gene Hackman jouait un de ses premiers rôles.

Alors que Paul Newman n’avait pas rejoué depuis plus de sept ans, il revenait amusant mais moins convaincant, quand Susan Sarandon (Cloud Atlas) et Gene Hackman (Les parachutistes arrivent) assuraient beauoup plus. Alors que la très belle Reese Witherspoon (Mud) était terriblement marquante, et pas seulement avec sa magnifique plastique, mais aussi par son talent. Stockard Channing et Liev Schreiber (La malédiction), comme James Garner (La rumeur), Margo Martindale (Les aventures de Rocketeer) et Giancarlo Esposito (Rabbit hole) et Jason Clarke (La planète des singes : l'affrontement) sont excellents.

2 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Films
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