Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 10:12

Etonnant premier film de Stuart Gillard qui réalisait son premier long métrage en 1982, soit deux ans après la sortie du célèbre film The blue lagoon de Randal Kleiser, et dont les critiques n'avaient pas manquées de relever « l’imitation » limite plagiat de cette romance naturaliste.

En 1823, David et Sarah, deux jeunes adolescents, parcourent en famille dans une caravane la route entre Bagdad et Damas. La très belle jeune fille ayant été remarquée par le Chacal, un agent de la traite des blanches, la veut pour son harem. A la suite du massacre du convoi, les jeunes gens réussissent à s’échapper. Perdus et esseulés, ils finissent par trouver un endroit idyllique où se cacher et survivre. Une magnifique oasis, véritable Eden paradisiaque, où les jeunes gens découvrent la nature luxuriance, l'amour et la sexualité.

Indéniablement, il s’agit à défaut de plagia, d’une sorte de remake entre Paul et Virginie et Le lagon bleu, comme sans aucun doute bien d’autres histoires du même genre. Le récit est donc classique avec l’éveil à l’amour et la sexualité, le passage de l’enfance à la vie adulte, de la vie et la mort et de l’enfantement. Le tout dans un cadre magnifique des paysages israéliens, entre des protagonistes beaux et jeunes. La réalisation est belle est soignée, les dénuements ne sont en effet jamais malsains tant il y a du naturel et léger, le tout saupoudré d’une musique douce et envoutante, presque niaiseuse.

Ce film serait donc sympathique, s’il n’y avait quand même cette limite dans le dénuement intégral et les scènes de sexe d’une actrice mineure de dix-sept ans et ce, sans aucune doublure de corps. Certes, rien de choquant dans les images ou les gestes, ni vraiment dans l’esprit, mais moralement et juridiquement contestable. Un conflit s’était ouvert entre les jeunes acteurs et le réalisateur, contre l’abondance de nudité dont le script était encore plus marqué. Alors que dans Le lagon bleu, certes âgée de quatorze ans, Brooke Shields était integralement remplacée par une doublure, ce qui n’était pas le cas en bien pire dans le film de La petite, où Louis Malle franchissait allégrement la limite indécente et scandaleuse de la pédophilie, filmant la fillette de douze ans.

Phoebe Cates (Gremlins) était en effet très belle et naturelle, pleine d’émotion et de conviction, quand Willie Aames, vingt deux ans alors, est beaucoup moins marquant. pour les Neil Vipond et Tuvia Tavi, Richard Curnock et Aviva Marks, ou Joseph Shiloach, ils disparaissent assez vite pour laisser place aux tourtereaux.

2 étoiles

Partager cet article

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article

commentaires