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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 10:44

Film d’horreur sympathique et bien efficace de John Suits dans le petit monde psychotique de sociopathes et dégénérés mentaux, d’après le roman graphique de Daniel Schaffer, pour un voyage infernal entre délire et réalité insane et mortelle, dans un cadre confiné de schizophrénie bord de la claustrophobie.

Suki est une jeune femme atteinte de multiples personnalités, qui intègre la Tour Juniper qui regroupe une variété de femmes malades mentales en phase d’adaptation vers de vie plus indépendante du contrôle de leurs troubles. En fait, véritable antichambre de l’enfer, lieu délabré et laissé pour contre. La violence règne en maître. Suki tente de vaincre sa maladie mentale à l’aide d’une machine The siamese burn, un nouveau traitement à base d’électrochocs qui élimine ses personnalités troubles, mais dont elle ne contrôle pas tous les effets. Dès son arrivée, les jeunes femmes qu’elle côtoie meurs les unes après les autres dans d’apparents suicides, mais réellement assassinées. Suki devient la principale suspectée, et décide de mener son enquête sur elle et sur les autres à l’aide du scribouillard - scribbler- un de ses démons intérieur, et ses soupçons se porte sur Alice.

Dans cet univers clôt, déglingué, à la lumière blafarde dans un lieu crade et hostile, on est très vite emprisonné dans le glauque esprit malsain de ces belles et jeunes dégénérées. L’ambiance confuse tant des esprits malades que de la trame charge de violence et de sexe, a aussi sa dose d’humour, certes mortelle mais qui nous plonge avec curiosité dans l’air délétère. J’avoue que je me suis amusé, en ayant apprécié le mystère suranné et une violence retenue. Il n’y a pas ce que je déteste le plus dans le gore hyper réaliste qui me met toujours mal à l’aise et en colère. Ici, la brutalité est présente et réelle mais plus suggérée avec efficacité qu’étalée sous nos yeux. Les personnages, bien que tarés arrivent à dégager une certaine sympathie de part leur violente détresse maladive. Il est quand même un comble de démontrer le bien d’électrochocs quand on sait les dégâts occasionnés pendant des décennies aux patients, les ayant plus sûrement tués que guéris. Une méthode barbare digne des nazis. Il est vrai que le sort d’Alice vs Veronica ne penche pas en faveur de la méthode.

De fait, la réalisation est soignée et maitrisée, avec des cadrages qui mettent aussi bien en valeurs les protagonistes que les décors sordides, en dégageant un univers bien clausto  et totalement schizo à souhait. La mise en scène est classique et linéaire, mais donne plus de force encore au récit avec la recherche de vérité qui se dégage avec le suspens de la brume des cerveaux malades desquels tentent de sortir la lumière de la lucidité et de guérison face aux noirs desseins dans une dualité primitive.

Un beau casting de belles et talentueuses actrices, telle Katie Cassidy (Live!) pleine de conviction et Michelle Trachtenberg (Sex trip) effrayante à souhait, Eliza Dushku (American girls) autres de la bande à Buffy, Gina Gershon (Palmetto) et Sasha Grey (The girlfriend experience) ainsi qu’Ashlynn Yennie, (The human centipede). Mais aussi Garret Dillahunt (12 years a slave) complètement barge, Michael Imperioli (The call), et Billy Campbell (La ville fantôme), T.V. Carpio (Limitless) et Richard Riehle, pour nous régaler.

2 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Films
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commentaires

plomberie paris 29/03/2015 13:50

Votre blog est une source d'inspitation ! merci pour vos articles.
Patrick.