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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 11:26

Bonne surprise avec ce film d’action polar sentimental et d’aventure sportive de Daniel Benmayor, qui nous entraine dans une fiction rocambolesque à nous en donner le vertige en même temps que l’envie d’en faire autant au dessus de la ville avec risques et périls pour des émotions fortes.

Lors d’une livraison en vélo à tout berzingue dans les rues de New York, Cam est percuté violement par Nikki, une belle jeune femme en pleine course d’apparent jogging avant de disparaître après excuse dans les airs en acrobaties. Coup de foudre instantané, Cam tente de la retrouver et découvre que la jeune fille fait partie avec son frère Dylan d’un gang qui pratiquant le parkour. Un sport qui demande forme physique et d’équilibriste qui séduit le jeune homme qui se met à s’entrainer pour rejoindre le groupe. Mais les sportifs d’excellence ont d’autres activités, beaucoup moins légales celles-là, que Cam va intégrer par appât du gain et par amour pour Nikki. Sauf qu’elle est liée bizarrement avec le chef du gang, Miller, pour le moins énigmatique et dangereux.

Si l’histoire par elle-même n’apporte pas une grande innovation narrative particulière, et moins encore en suspens, c’est surtout avec le parkour, ou art du déplacement, que les choses se corsent et deviennent alléchantes. En effet, l’intérêt du récit est cette activité qui donne le vertige mais aussi une envie terrible d’en faire autant, avec certainement ses terribles dangers mais aussi ce sentiment de liberté et des transgressions des lois de l’équilibre et du bon sens. La réalisation est vive et alerte, avec des vues de la ville inexplorée dans des quartiers peu touristiques qui ne demandent qu’à découvrir, surtout vu des toits et non d’avions ou de drones tels des oiseaux ou des super héros. J’ai donc beaucoup aimé cette vision des courses poursuites dangereuses et palpitantes, au détriment de fait, d’une histoire convenue, tant d’amour que de gangsters sans grande passion ou intérêt. La scène du massacre génocidaire n’était pas utile n’entrant pas dans le style de la trame, et entache le film.

Ce sport n’est pas né récemment, puisque Douglas Fairbank l’utilise dans son film Le signe de Zorro en 1920. Mais c’est David Belle qui en est l’inventeur dans sa version moderne dans les années quatre-vingt dix, avec Sébastien Foucan et les Yamakasi. Lorsqu’ils se séparent David créé les Traceurs qui popularise le mouvement grâce au film. Quand Sébastien lors du documentaire Jump London, le fait découvrir aux anglo-saxons. De plus en plus d’adeptes à travers le monde se passionnent par cet art qui évolue jusqu’au free-running, avec des écoles. Et n’est pas ce que pratique Tris et les audacieux dans Divergente, qui m’avait déjà terriblement séduit.

Le casting est sympathique avec la bien jolie Marie Avgeropoulos (50/50), ex compagne de Taylor Lautner (Twilight) qui ne joue pas qu’avec ses muscles mais arrive à exprimer avec ses ressentis. Rafi Gavron (Sans issue) et Adam Rayner, comme Sam Medina (Machete kills) et Luciano Acuna Jr. ou Josh Yadon, véritables adeptes du parkour, nous laisse pantois d’admiration. Amirah Vann et Johnny M. Wu (Limitless) animent autrement avec conviction et amusement.

2 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Films
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