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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 11:32

Sympathique petit film léger et plein d'humour, mais bien moyen de Tim Burton (Frankenweenie) pour nous conter sur la base d’une histoire vraie,qui tout en rendant justice avec amusement et facétie à la renommée d’une artiste spoliée de la propriété de son œuvre, l'est aussi avec beaucoup d’esprit manichéen un peu injuste en retour.

Un matin, Margaret Hawkins avec sa fillette, quitte son mari violent et se retrouve très loin, sans grande ressource. Entre deux emplois, elle s’adonne à sa passion, la peinture, dont elle tente de vendre ses toiles. Walter Keane, peintre en herbe et beau parleur, se lie d’amitié avec elle et réussit avec son talent commercial à les vendre, suppléant la timidité maladive de la jeune femme. Années cinquante rimant avec machisme, c’est sous son nom qu’il réussit ses ventes. Très vite, de coup de maître en actions audacieuses, les toiles se vendent comme des petits pains et la renommé fait vite le tour des galeries, de la presse et du monde. Margaret épouse Walter, et les visages aux yeux immenses font la célébrité de Walter Keane en lieu et place de Margaret Keane.

S’il est vrai qu’à la base, Walter fut quelque peu un escroc, c’est le moins que l’on puisse en dire, il n’en reste pas moins vrai que sans lui, toute talentueuse artiste peintre qu’elle soit, Margaret n’aurait jamais percé, ni été internationalement connue et reconnue, et moins encore aussi riche. D’autre part, quel génie il fût avec ses idées commerciales dans la vente d’affiches et de cartes postales des copies des toiles. Et pour un profiteur, il n’en a guère été, mort ruiné qu’il fut, quand il méritait sa part. Un menteur certainement comme tout bon commercial qui se respecte. De fait, ce film est sympathique, d’un style gentillet, loin de la qualité d’un Tim Burton, qui visiblement avait en tête la scène du procès absolument magique et a ensuite brodé le reste autour. Car, la narration est assez fastidieuse et poussive, avec un final pénible avec la secte religieuse qui a trouvé une belle poule aux œufs d’or dans cette peintre assez cruche et naïve.

Le casting est sympa, avec la belle Amy Adams (American bluff) des plus convaincantes, face à Christoph Waltz (Comment tuer son boss 2) absolument magique de folie et d’humour. Danny Huston (Hitchcock) et Krysten Ritter (Veronica Mars), comme Terence Stamp (Song for Marion) et Madeleine Arthur, mais aussi Jon Polito (Gangster squad), James Saito (L'odyssée de Pi), ou encore Jason Schwartzman (The grand Budapest hotel), et la jeune Delaney Raye, sont de l’ambiance avec conviction.

2 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Films
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