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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 09:02

Enième adaptation du célèbre conte par Kenneth Branagh (Jack Ryan initiative), d’après le texte de Charles Perrault dans Cendrillon ou la petite pantoufle de verre, écrit en 1697 issu de retranscription orales très anciennes puisqu'on la retrouve jusque dans la lointaine antiquité grecque entre mythologie et tradition.

Ella est une petite fille heureuse, aimée et choyée par ses parents, vivants tous dans le bonheur de l’amour, de la gentillesse et dans l’aisance. Hélas, le malheur touche la maman qui meurt de maladie. Quelques années plus tard, le père, brave marchand, se remarie avec une femme mère de deux jeunes filles, Anastasie et Javotte, peu sympathiques d’entrée de jeu, mais Ella les accueille avec douceur. Hélas encore, lorsqu’à son tour, le père meurt lors d’un voyage d’affaire. La pauvre jeune fille devient la servante des trois pestes, dormant au grenier et faisant toutes les sales besognes. Elles finissent par la surnommer Cendrillon pour les cendres qui la recouvre lorsqu’elle se repose une fois ses tâches terminées. Un jour, Ella fait la connaissance d’un beau jeune homme dans la forêt sans savoir qu’il est le prince Kit. Le coup de foudre est réciproque. Lors d’un bal au palais qui selon la tradition se scellera pour le prince par un mariage avec une noble. Le jeune homme obtient que toutes les jeunes filles du pays soient conviées en espérant revoir Ella. Sauf que celle-ci en est empêchée par l’horrible belle-mère. Heureusement, la bonne fée n’est pas loin…

Une fois de plus, la magie fonctionne avec cette nouvelle adaptation, bien qu’édulcorée à la sauce des petites filles et pré ados. C’est mignon comme tout, et plein de douces naïvetés mais si certains messages passent avec subtilité. Il y a des chansons, de l’humour et sans doute de l’émotion. Je me suis amusé même si ce n’est pas le meilleur. Le petit point commun pour tous les interprètes, est leur physique assez ingrat dont aucun ne se départi. Sans quoi, les décors et costumes, les danses et chants sont vraiment beaux et sympathiques, et l’on ressort de salle avec légèreté.

Il s’agit donc de la trentième adaptation cinématographique réelle ou d’animation depuis 1898, alors réalisée par George Albert Smith avec Laura Bayley. C’est sans compter les nombreux téléfilms et les comédies musicales ou les chansons comme celle du groupe Téléphone, ou encore au théâtre et les ballets ou opéras, et bien sûr les nombreuses œuvres littéraires et les arts plastiques géantes de Janie et Armand Langlois ont repris la trame.

Si Cendrillon est un conte populaire très célèbre, nous la connaissons grâce à Giambattista Basile, le premier à recueillir les histoires de la tradition orale en Europe dans La cenerentola, et surtout par Charles Perrault avec Cendrillon ou la petite pantoufle de verre et par les frères Grimm par Aschenputtel. De nombreuses différences sur le sort des sœurs et de la belle mère. Avec Perrault, Cendrillon leur pardonne, quand les Grimm, elle les punit par mutilations et souffrances. La légende existe de nombreuses versions dans le monde. Ainsi, dès l'Antiquité, des variances étaient connues, comme celle retranscrite au IIIème siècle par Claude Élien, qui reprenait le conte de Strabon sur la pyramide de Mykérinos, dont il fut raconté que c'était le tombeau d'une courtisane Rhodopis (Rhodope) -Yeux de rose- une jeune grecque embarquée en Égypte comme esclave, dont un aigle vola une de ses pantoufles, avant de la laisser retomber auprès du pharaon Psammétique. Impressionné par la délicatesse de la pantoufle, il promit d'épouser la femme à qui elle appartenait. On retrouve le conte en Asie, Chine et Japon, dans le Youyang zazu, mai aussi dans les Mille et une nuits, ou avec Chūjō-hime, la Cendrillon japonaise. Le conte fut repris aussi en Amérique du nord, sans doute transmis par les colons, et restitué dans le contexte local par les Abénaquis avec le conte d’Oochigeas -la petite marquée par le feu.

les interprètes sont convaincants, avec l’excellente Lily James (Fast girls) drôle et émouvante, Cate Blanchett (Le hobbit) et Richard Madden (Une promesse), de même que Stellan Skarsgård (Avengers : l'ère d'Ultron) et Holliday Grainger (Anna Karenine), mais aussi Sophie McShera (Downton abbey) et Helena Bonham Carter (L'Extravagant voyage) que j’aime beaucoup. Ainsi que Derek Jacobi (Grace de Monaco) et Nonso Anozie (Jack Ryan initiative), Ben Chaplin (London boulevard) aucun lien de parenté, et Hayley Atwell (Captain America, le soldat de l'hiver), sans oublier la jeune Eloise Webb (Bel ami), excellente.

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Published by bobmorane75 - dans Films
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