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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 10:24

Film épouvantablement réac moralisateur de David Dobkin (Echange standard), en plus d’être extrêmement long, chiant et larmoyant, dans un pathos à la sauce de la bourgeoisie américaine sevrée jusqu’à la débilitance de psychanalyse de comptoir dans les relations père vs fils, comme Hollywood en produit en masse avec les mêmes ingrédients pour les mêmes conséquences.

Hank Palmer est un avocat réputé, en cours de divorce avec un combat pour la garde de sa gamine. Il doit se rendre dans sa petite ville d’origine pour l’enterrement de sa mère qu’il n’avait pas revu depuis des années, suite à un violent conflit avec son père, le procureur tout puissant de la région. En plus du paternel, c’est l’occasion de retrouver ses deux frangins et son amour de jeunesse qu’il avait également abandonné. Les relations avec le père sont toujours aussi éprouvantes, entre deux caractères d’ours mal léchés. Alors qu’Hank s’apprête à rentrer chez lui, son père est accusé d’un meurtre dont le fils va assurer la défense.

De ce récit, il y avait une base intéressante sur le fonctionnement de la justice, et sur les relations entre les différents protagonistes. Malheureusement ça s’arrête à peu de chose près à ce bref constat. Tout le reste n’est que longues récriminations, reproches débiles et des principes bien réacs. C’est très long, hyper clichés et le profil de protagonistes très peu étayés. La scène ou le juge se chie sur lui est des plus crades et à l’image globalement du film. La recherche de reconnaissance du père par le fiston en manque de regard et d’amour me consterne toujours. N’ayant jamais eu ce problème, je suis donc mieux loti, mais je n’aurai jamais quémandé. Je prends ce qu’on me donne comme je donne sans retour. L’attitude d’Hank est parfaitement pathétique et d’un ridicule agaçant, n’étant pas plus sympathique que son père contrairement à ce qu’il voudrait faire croire.

Robert Downey Jr. (Avengers : l'ère d'Ultron) joue à son habitude avec conviction, face à Robert Duvall (L'évadé), toujours aussi vieux réac que s’en est épouvantable, et la belle Vera Farmiga (Esther) qui dégage cet aura de charme et de talent. Billy Bob Thornton (The informers) comme Vincent D'Onofrio (Evasion) frisent la caricature, quand Jeremy Strong (Selma) et Dax Shepard (Veronica Mars) s’en sortent mieux. La très jolie Leighton Meester (Trop loin pour toi) est marquante. les Ken Howard (J. Edgar) et Grace Zabriskie (The grudge), Denis O'Hare (The town that dreaded sundown) et Mark Kiely, la jeune Emma Tremblay (The giver), Sarah Lancaster et Ian Nelson (Hunger games), assurent avec intérêt.

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Published by bobmorane75 - dans Films
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