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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 10:38

Toujours issu dans mon superbe coffret The monsters, ce film de George Waggner, dont c’était la dernière réalisation avant son décès quelques mois plus tard à cinquante et un ans, écrit par Curt Siodmak d’après le roman de l’écrivain français Alfred Machard et réalisé en 1941, est quelque peu décevant par une piètre qualité narrative comme des effets spéciaux le plus souvent risible, même si un charme indéniable s’en dégage.

Lawrence Talbot, revient au domaine familial dans son Pays de Galles natal. Il est accueilli pas son père que des différents avaient éloigné. En regardant par la jumelle, non vers le ciel mais dans le village en contrebas, il est attiré par une jolie femme, Gwen Conliffe. Il se rend à sa boutique pour faire plus ample connaissance, et lui achète une canne particulière. Celle-ci représente une tête de loup avec une étoile en argent. Elle lui conte une légende qui accompagne cette canne, celle de la lycanthropie, la transformation d’homme en loup-garou. Acceptant son invitation pour le soir même, ils se rendent à une fête chez les gitans, avec Jenny Williams, une amie de Gwen. La pauvre se fait mortellement attaquer par, semble t-il un chien fou furieux que Laurence tue avec sa canne avant d’être mordu. Le chien s’est transformé en mourant en humain gitan. Laurence subit à son tour la malédiction.

Si j’ai gentiment bien aimé la narration de ce conte sympathique, le moins que l’on puisse dire c’est qu’il ressemble plus à une comédie horrifique qu’à un film d’horreur effrayant. La faute à une réalisation chiche s’agissant d’un film des années quarante, avec des effets particulièrement pauvres et risibles, comme le début avec l’arrivée de Lawrence en voiture dont le véhicule est statique avec un décor déroulant, ou les transformations en loup-garou plutôt drôle. Je passe sur des raccords mal agencés, comme lorsque Gwen ramène Lawrence blessé en entrant dans le salon. Pour le reste, l’histoire se suit tout de même avec plaisir et amusement.

Un remake de ce film est sorti en 2010,a été réalisé par Joe Johnston, avec Benicio del Toro et Anthony Hopkins. Bien qu’il y ait eut quatre suites qui reprenaient le personnage de Lawrence Talbot, ce n’était pas le premier film à aborder le thème du Loup-garou. C’est en effet le film français Le loup-garou réalisé en 1924 par Pierre Bressol et Jacques Roullet, avec les acteurs Pierre Bressol, Madeleine Guitty et Jeanne Delvair. Dans les suites, on retrouvait bien sûr toujours interprété par Lon Chaney Jr. Dans le rôle fétiche. Ainsi en 1943 dans Frankenstein rencontre le loup-garou  de Roy William Neill, puis en 1944 avec La Maison de Frankenstein par Erle C. Kenton, de même pour La Maison de Dracula en 1945, enfin en1948 avec Deux nigauds contre Frankenstein par Charles Barton.

Le poème qui est récité comme un conte maléfique, n’est pas issue pas d’une ancienne légende, mais une pure création du scénariste Siodmak. Il sera d’ailleurs repris dans tous les films dans lesquels Lawrence Talbot apparaît, sauf dans les deux derniers de la franchise, mais on le retrouve de nouveau dans Van Helsing, ainsi que dans un épisode de la série Dark Shadows.

Les vedettes de l’époque, nous offrent leurs talents avec Claude Rains (La péniche de l’amour) et Lon Chaney Jr. (Deux nigauds contre Frankenstein) avec beaucoup d’émotion, face à Warren William et Ralph Bellamy, Patric Knowles et Bela Lugosi (Dracula), ainsi l’excellente Maria Ouspenskaya et Evelyn Ankers, ou encore J.M. Kerrigan et Fay Helm.

2 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Films
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