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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 15:43

Excellent premier long métrage d’Henry Hobson, qui nous apporte belle nouveauté d’importance dans le genre zombiesque pourtant largement évoqué, avec beaucoup d’émotion et de retenue autant que de pudeur, pour un drame vu au plus près de l’évolution virale mortelle dans une ambiance oppressante.

Maggie : PhotoAlors que la Terre subit une pandémie transformant les être vivants en zombies, Wade Vogel retrouve Maggie, sa fille de seize ans, dans un hôpital. Après avoir été infectée suite à une profonde morsure, elle a été mise en attente de quarantaine. D’après son ami médecin, selon la rapidité de la maladie, elle n’en a plus que pour six à huit semaines avant qu’elle ne se transforme à son tour. Il la ramène à la ferme familiale pour profiter de ces derniers instants, et se préparer avant l’internement final, ou de son élimination inéluctable. L’un et l’autre, partagent l’angoisse, la douleur et le chagrin d’une fin de vie quand celle-ci devait commencer pour la jeune adolescente.

Je me suis naturellement laissé bercer par ce récit plein d’émotion dans une tendre pudeur d’amour entre un père aimant et sa fille qui se meurt inexorablement, avec une délicatesse langoureuse. J’ai beaucoup aimé ce changement dans le genre, où la maladie, au lieu d’être fulgurante, bestiale et gore, est au contraire désespérément lente et destructrice, avec beaucoup d’humanité et d’une angoissante lucidité. La tonalité de ce drame est donc d’une terrible tristesse qui émeut dès la première image sans jamais nous lâcher, avec ces dernières belles et tristes images. La subtilité de la narration est de ne jamais sombrer dans le pathos et moins encore le mélo, fleuretant sans cesse sur les cimes de la bienséance pudeur. Il s’en dégage comme une sorte de poésie de la mort, et un amer constat sur la fin de vie d’une jeune fille à l’orée de sa vie.

Maggie : Photo Arnold Schwarzenegger La réalisation est belle et évanescente dans une ambiance pourtant lourdement délétère, sur des travelings lents et captivants. Un petit côté de Take shelter plane dans la lente angoisse d’une mise en scène savamment dosée. Ainsi intemporel, on se sent touché par la grâce des images et de la bande musicale  langoureuse qui nous envoute d'autant plus.

Maggie : Photo D’autant plus bonne surprise dans le profil des zombies qu’à l’origine, George A. Romero avait popularisé le genre en 1968 avec son film La nuit des morts-vivants du zombie -morts-vivants- qui provient de la culture créole haïtien (zombi, kimbundu, nzumbe) qui signifie esprit ou revenant. Ça désignait à l’origine les dieux esprits dans les tribus africaines. En fait, ce sont des malades terriblement contagieux ayant perdus toute conscience d'humanité et particulièrement violents envers les êtres humains sains. Deux conceptions se dégagent de cette culture. Ceux à l’origine qui sont des cadavres que l’ont ressuscitent grâce à la magie noire, et ceux qui sont bien vivants mais contaminés par une maladie ou par pollution chimique, pourrissant debout, avec perte totale d'intelligence et sans cesse affamés de chair vivante. Jusqu’ici, l’évolution était d’une rapidité fulgurante.

Maggie : Photo Arnold Schwarzenegger Arnold Schwarzenegger (Terminator 3) nous surprend agréablement dans un rôle plus subtil et émouvant que les effets de muscles auxquels il nous habitué. Quand à Abigail Breslin (Perfect sisters), elle sait toujours émouvoir avec autant de force d’émotion. La belle Joely Richardson (Vampire academy) comme Laura Cayouette (Django unchained) et Denise Williamson (Dark places) sont tout aussi efficaces, ainsi que J.D. Evermore (La planète des singes : l'affrontement), Raeden Greer (Homefront) et le jeune Aiden Flowers. C'est aussi le cas de Taylor Murphy et Amy Brassette, Christine Tonry (Moi, député) et Bryce Romero (Le labyrinthe), de Wayne Pére (12 years a slave) et Rachel Whitman Groves,

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Published by bobmorane75 - dans Films
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