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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 07:46

Et si vous appreniez que votre futur enfant aura une orientation homosexuelle, que feriez-vous ? Telle est la question de Ross Kagan Marks, d’après une pièce de théâtre de Jonathan Tolins, qui avait défrayée les chroniques à Broadway, et peu enthousiasmé Hollywood de l’époque de ces années quatre-vingt dix, pourtant proche de nous.

Dans une société post moderne, où la biogénétique est très avancée, Suzanne Stein est issue d’une famille juive très unie, avec un frère ainé dont l’homosexualité a été mal vécue. La vie à suivi son cours, les choses se sont bien gérées. Suzanne s’est mariée à Rob Gold et vit heureuse, d’autant plus qu’elle attend un heureux événement. C’est la joie dans la famille Stein et Gold, qui attendent ce premier enfant dans la liesse. Jusqu’à ce qu’elle apprenne que son fœtus donnera naissance à un petit garçon gay. Le débat fait rage. Le mari de Suzanne refusant catégoriquement la venue de son futur petit garçon, et exige l’avortement.

Si les dialogues peuvent paraitre un peu trop bavards, ils apportent bien sûr les arguments contradictoires nécessaire pour ce débat éthique, et surtout de bon sens. Ainsi, avec parfois brutalité, mais aussi la subtilité indispensable, se développe l’état d’esprit de chacun face à un non sens de choix. Car pour ma part, si j’avais eu le bonheur d’être père, je me serais comporté comme Arthur Carlin dans South of nowhere. J’aurais aimé et accompagné mes enfants quel qu’ils soient, avec amour et respect, en les soutenant quoiqu’il arrive et toujours présent pour eux. Aussi, à la base, je ne chercherai pas plus à connaitre son orientation sexuelle, que de savoir son sexe, préférant garder la surprise. Garçon ou fille, hétéro ou homo, je les aurai aimé et aidé autant que possible à grandir heureux et s’assumer dans leur vie. Espérons que pareille détection ne se produise jamais, tant on aurait toute crainte à avoir quand on voit ce qu'il en est des filles dans de nombreux pays qui avortent 98% d'entre elles au point qu'en Chine, Inde et voisins frontaliers, il manque déjà plus de trois cent millions de femmes....

De fait, la réalisation, bien qu’un peu trop théâtrale, amène intelligemment les différentes arguties des protagonistes conservateurs homophobes face à leurs intransigeances et ceux plus ouvert d’esprit et d’amour. La mise en scène met dans l’ambiance détendue de la première partie avant de sombrer dans les débats et pressions souvent violents, et une décision finale qui laisse chacun à sa réflexion personnelle, en espérant plus ouverte.

Le film apporte des différences notables par rapport à la pièce, notamment sur la fin. En effet, dans la version scénique, Suzanne Stein procède à un avortement tardif et malheureux la rendant stérile, alors que dans le film, happy end hollywoodien oblige, Suzanne choisit de garder le bébé, préférant rompre avec son mari qui ne veut pas élever de fils gay.

J’aime beaucoup Jennifer Beals (The grudge 2) qui donnait dans son rôle la pleine mesure de son talent, face à Brendan Fraser (The air i breathe) tout aussi convaincant, de même que Garry Marshall et Faye Dunaway (Supergirl), ainsi que Jon Tenney (Green lantern) et Sean O'Bryan (La chute de la Maison Blanche), ou encore John Schlesinger et Rosie O'Donnell, Patrick Bristow (Réalité) et Rose Marks, et les jeunes Jill Bernstein et Mark Shunkey.

3 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Films
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