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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 13:50

Paul Schrader s’est inspiré de la vie réelle de l’acteur Bob Crane, d'après le livre de Robert Graysmith, The murder of Bob Crane, contesté par la famille et les proches du comédien, qui relate la suractivité sexuelle et ses conséquences destructrices, dans un récit aussi peu captivant et au final assez décevant par rapport à la réalité du contexte réel.

Alors animateur vedette de la radio dans les années soixante, Bob Crane se voit attribué le rôle principal dans une série humoristique, Papa Schultz. Faire de l’humour dans un camp de prisonnier de la seconde guerre mondiale avec des nazis, était un pari audacieux. Bob est propulsé sur le dans la célébrité hollywoodienne. Le bon père de famille, se laisse aller aux multiples opportunités de conquêtes féminines avec un nouvel ami, John Carpenter, technicien vidéo qui lui fait découvrir les nouveautés, telles les caméras et magnétoscopes. Bob s’en sert de plus en plus pour filmer ses nombreux ébats sexuels, au risque de perdre famille et amis, et carrière.

Autofocus - Paul Schrader (2003)Le film porte sur l’addiction sexuelle qui devient tellement obsessionnelle qu’elle en détruirait tout dans la vie du personnage. Ce n’est pourtant pas vraiment ce qui se passe dans ce récit, et certainement pas dans la vie réelle de l’acteur phare de Papa Schulz -Stalag 13- dont pour le coup je ne perçois pas le but de ce film. En l’occurrence, Bob Crane, mis à part le fait qu’il nie sans cesse son important de besoin sexuel maladif, n’a enfreint aucune loi. Pas de viol, ni d’appel à des prostituées, moins encore à des mineures, donc pas de scandale de pédophilie. Il a juste consommé une quantité industrielle de femmes, de tous âges, toujours majeures autant qu’on le sache, de toutes races, de toutes tailles et formes, AUTO FOCUS, Donnamarie Recco, Willem Dafoe, 2002, (c) Sony Pictures Classicsmais toutes consentantes et satisfaites. Je ne vois donc pas où est le problème pour jeter en pâture la vie privée d’un homme. Qui est le plus malade dans cette histoire ? Si ce n’est peut-être le réalisateur. Pas plus qu’il n’y a eut de corrélation directe entre cette addiction et la chute de sa carrière. En effet, Bob Crane n’a tout simplement plus eu de contrat de par la conjoncture du moment, et sa mort prématurée. Surtout quand d’autres célébrités, bien plus  malades en pire, avec des pratiques condamnables, n'ont pas pâti dans leur carrière.

De fait, le film serait intéressant pour la qualité des ses interprètes, plus que pour sa réalisation, qui n’a rien de bien passionnant. La mise en scène est des plus basiques, autant que les travelings et prises de vues. C’est souvent maladroit comme un film amateur ou téléfilm de débutant. Les cadrages ne sont pas toujours judicieusement bien choisis. C’est souvent confus dans le récit, dont le seul amusement, est la montée en puissance de la technologie de caméras et magnétoscopes, comme des chaines hifi qui paraissent remonter à des années lumière. Le documentaire dans les suppléments est passionnant.

D’autant plus que le casting est riche et varié, avec un Greg Kinnear (Stuck in love) est très convaincant, comme Willem Dafoe (John Wick) tout aussi étonnant. Ainsi de Rita Wilson (Il n'est jamais trop tard) et la belle Maria Bello (Prisoners), Ron Leibman et Bruce Solomon, Michael E. Rodgers et Kurt Fuller (Suspect), ou encore Michael McKean (Cluedo), Shawn Reaves et Don McManus (Le labyrinthe). Les Cheryl Lynn Bowers et Marieh Delfino, Nikita Ager et Alex Meneses, mais aussi Catherine Dent et Arden Myrin (Bachelorette) sont dans l’ambiance.

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Published by bobmorane75 - dans Films
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