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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 07:55

Mad Max sans Mel Gibson, c’est comme Terminator sans Arnold Schwarzenegger, Rambo sans Sylvester Stallone, ce n’est plus tout à fait du Mad Max. Trente-six ans après la trilogie de Mad Max, George Miller repars dans le désert post-apocalyptique où ne règne plus que la loi de la jungle, celle du plus fort et l'écrasement des plus faibles dans la plus simple expression de la survie.

La moindre panne peut être fatale à rester seul dans le désert avec ses démons, et Max Rockatansky devient la proie des bandes. Il est fait prisonnier de l'Imperator Furiosa dans la Citadelle du terrible chef d’une secte impitoyable, Immortan Joe. Une société barbare dont le pouvoir totalitaire ne tient qu’avec la main mise sur le seul débit d’eau qui maintient la populace à leur merci, en plus de l’essence raréfié. Max est gardé précieusement grâce à son sang universel, et sert de poche de sang. Quand un jour, les cinq épouses du tyran disparaissent. En effet, la belle Furiosa tente de sauver ces jeunes femmes vers une terre promise où elle vivait enfant, au-delà du désert entre eau et verdure. Elle est très vite poursuivie par une horde de barbares prêts à tout pour honorer leur seigneur de guerre, et briller à ses yeux jusqu’à la mort.

Si je regrette infiniment l’absence de l’acteur fétiche, d’autant que son remplaçant masculin n’est pas très à la hauteur, je suis néanmoins satisfait de la prestation générale, d’autant que Max est relevé à sa hauteur par une guerrière encore plus marquante. La trame est typique dans l’univers de la franchise, avec l’immensité aride du désert, tant dans le paysage que qans les sociétés archaïques où est réduite l’humanité survivante, mais aussi dans les combats, courses poursuites et cascades. Les matériels sont encore à la hauteur de l’imagination débordante des créateurs, avec les motos, véhicules en tous genres et camions, qui est de la folie pure jouissive. Je me suis donc bien régalé, même en cherchant des références aux autres aventures de Mad Max. L’apparition de Furiosa est un grand plus d’humanité et de solidarité dans cet univers barbare sans foi ni loi, qui donne la chair de poule à la vie qui ne vaux pas grand-chose.

De fait, c’est plus de Mad Furiosa qu’il s’agit pour notre plus grand bonheur. Beaucoup d’actions, d’explosions et de morts aussi tragique que comique, dans la fureur de la bêtise poussée à son extrême, sur le son rock entrainant, et des images magnifiques. J’ignore combiens de cascadeurs à nécessité cette folle équipée, mais ils ont du s‘en donner à cœur joie. Le thème est cette fois-ci la survie, mais elle ne peut survivre qu’avec la solidarité et l’union. George Miller n’a pas gâché ce retour tant attendu pour notre plus grand plaisir. Une trilogie qui va se poursuivre avec Mad Max: the wasteland, dont Tom Hardy a déjà signé pour le sixième.

Charlize Theron (Dark places) porte véritablement sur ses épaules et son unique main, tout le poids du film avec une excellence prodigieuse faisant oublier Mad Max en le devenant elle-même. Tom Hardy (The dark knight rises) parait efface par la puissance de sa partenaire, même s’il assure son rôle avec conviction, les belles Zoë Kravitz (Divergente 2) et Rosie Huntington-Whiteley (Transformers 3), Megan Gale (La promesse d'une vie) et Courtney Eaton, ou encore Riley Keough (Magic Mike) donne de leurs beautés, charmes et talents. Nicholas Hoult (X Men: days of future past) est excellent, tout comme Hugh Keays-Byrne (Sleeping beauty) et Nathan Jones (Conan), Josh Helman (Jack Reacher) et le gamin Coco Jack Gillies, parmi la flopé d’acteurs et cascadeurs qui passent de vie à trépas dans la fureur et les fracas.

3 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Films
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