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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 13:53

Jolie conte poétique de Bruno Podalydès (Adieu Berthe ou l'enterrement de mémé), qui nous entraine dans un petit trip sympathique sur la crise de la cinquantaine, avec beaucoup d’humour et d’enchantement, de dérision et de réflexion comme d’absurdité des plus surréalistes dans un univers éthéré d'irréalité planante et joyeuse, bien que triste dans le fond.

Michel, la cinquantaine, travaille avec de moins en moins de passion, perdu dans ses réflexions et délires d'aéropostale dont il est fan. Devant trouver un palindrome pour son boulot, il tombe sur kayak, qui l’intrigue, tant ça ressemble à un avion sans ailes. Véritablement séduit, il s’en achète un, puis avec l’aide de sa femme Rachelle qui le dépose au bord d’une rivière, il s’élance avec l’objectif d’aller jusqu’à la mer. Heureux, il navigue jusqu’en fin de journée et accoste pour sa première étape. Il y découvre une sympathique petite guinguette tenue par Laetitia et Mila, la jeune et jolie serveuse. Dans l’ambiance champêtre hippie débonnaire, le départ se fait difficile.

Je me suis beaucoup amusé à vivre ce délire d’une crise de la cinquantaine totalement loufoque, pleine de poésie et de charme, avec cette atmosphère légère, dans la plus complète absurdité des sens bon enfant. La régression du protagoniste dans d’un retour vers l’enfance est ainsi amené par touche avec beaucoup d’humour et d’enchantement. Il y règne un grand calme apparent pour une remise en question de soit avec une multitude de petits gags, de réflexions et de mimiques drôles et adorables. Tout se passe comme tout allant de soit, sans conséquence à priori particulière quand en fait chargés de grands bouleversements intérieur dans une plénitude totale. La mise en scène, dans des décors d’abord aseptisés, froids et neutres du bureau ou de l’appartement avant de virer aux couleurs vives et joyeuses de la nature, révèlent en puissance l’allégresse qui envahi Michel et nous avec.

Bruno Podalydès (100% cachemire) est absolument aérien dans son délire, face à Agnès Jaoui (L’art de la fugue) et Sandrine Kiberlain (Elle l’adore) complètement habitées par leur personnage, quand la belle Vimala Pons (Vincent n'a pas d'écailles) est drôle et attachante. Denis Podalydès (Un village presque parfait) comme Michel Vuillermoz (Papa ou maman), et Jean-Noël Brouté (Le beau monde), ainsi que Pierre Arditi (Vous n’avez encore rien vu) sont délirants.

3 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Films
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