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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 14:33

Étonnant et bizarre film fantastique et surréaliste de Guillaume Nicloux (La religieuse), sur un récit qui frise le surnaturel dramatique absurde plein de tension et d’émotion dans style ouaté de spiritualité et d'amour qui d'étrange et captivant, déroute à plus d'en titre pour mieux surprendre avec ravissement jusqu'au plus profond de nos ressentis..

http://mondocine.net/wp-content/uploads/2015/06/valley_of_love_3.jpgAprès avoir reçu une étrange lettre de leur fils Michael disparu lors d’un suicide, Isabelle et Gérard, se retrouvent selon les préconisations voulues. Ils ont rendez-vous dans la Vallée de la mort, en Californie, afin de leur donner un dernier adieu. Ne s’étant pas revus depuis des années, ayant fait leur vie à part, l’énigmatique lettre ressoude ce vieux couple entre souvenirs et espoir de revoir Michael sans comprendre comment. L’absurdité de la situation les emmène aux points de rendez-vous fixés au préalable par leur fils, en même temps que se rallume une flamme dans leurs cœurs.

Aussi étrange que bizarre, dans une ambiance éthérée et ouatée, où jamais on ne sait trop comment prendre cette histoire surréaliste nageant dans un fantastique plein de spiritualité, je me suis laissé bercer par la scansion doucereuse et magique. Ainsi, ce couple séparé depuis tant d’année, sans se souvenir des raisons et qui se retrouve alors que leur vie actuelle s’est étiolé dans une inexistence, donne à ces retrouvailles au-delà de la perte de leur fils, une autre dimension que la rencontre avec l’au-delà. Une symbolique pleine d’émotion, qui m’a beaucoup intrigué et au final adhéré à cette atmosphère particulière, sur une histoire tout aussi lancinante et profondément marquante.

De fait, la réalisation pour un récit aussi étrange est habillement mise en scène comme une représentation théâtrale dans des décors somptueux aux couleurs riche et pleine de lumière, sur un rythme plus langoureux que de douce lenteur, avec des dialogues choisis avec un détachement parcellaire souvent émouvant qui raisonne longtemps de douceur suave, sans jamais sombrer dans une nostalgie amère mais vers un positivisme radieux. Le regard de la caméra illuminée s’attache toujours à capter l’indiscernable invisible des sentiments pour mieux les rendre au centuple.

Le duo d’Isabelle Huppert (La ritournelle) et de Gérard Depardieu (Astérix et Obélix : au service de Sa Majesté) est d’une suavité captivante d’où se dégage de chacun, une immense émotion presque naïve et désuète, pour mieux hanter longtemps, n'en sont que plus attachants. Dan Warner et Aurélia Thierrée (Les fantômes de Goya) ainsi que Dionne Houle semblent irréels à souhait.

3 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Films
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