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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 11:32

Remake de Joann Sfar (Le chat du rabbin) pour l’adaptation du roman de Sébastien Japrisot, qui nous engage dans une atmosphère surréaliste avant de nous dévoiler les mystères d’un thriller machiavélique quelque peu tordu entremêlant angoisse et humour, fantastique et émotion, pour une ambiance particulièrement trouble et déconcertante.

Dany, secrétaire dactylo, se voit imposer par son patron Caravaille de venir chez lui pour un surcroit de rédaction. Après une nuit harassante de frappe pendant qu’il était à une soirée avec sa femme Anita, amie de jeunesse de Dany, il exige qu’elle les accompagne à l’aéroport pour ensuite rapporter la voiture chez eux. Les ayant déposé, Dany qui n’a jamais vu la mer, décide d’emprunter le véhicule et de se rendre sur la côte d’azur. Chemin faisant, il lui arrive des incidents étranges. Des gens certifient l’avoir déjà vu la veille, en des endroits où elle n’a jamais été. Elle est également agressée dans une station service, puis rencontre un inquiétant personnage.

Alors que plane sans cesse le doute d’un conte fantastique et de la folie, se profile un thriller complexe. J’avoue avoir eu du mal à entrer dans le jeu et l’ambiance, tant la confusion règne, pourtant nécessaire et voulue. Il faut donc attendre longtemps avant d’en comprendre les tenants et aboutissants pour enfin mesurer pleinement le récit, et prendre le plaisir de la révélation que l’on commence à deviner heureusement à mi chemin de la narration. De fait, j’ai commencé à m’amuser à suivre les protagonistes dans cette machination qui ne tourne pas comme prévue et dérape de plus en plus. D’autant que la mise en scène s’avère judicieuse sur la vision d’ensemble. Une réalisation donc qui parait brouillonne pour mieux nous surprendre. Et en effet, l’ambiance délétère prend une tournure angoissante tout en étant également cocasse par certains côtés, tant l’intrigue en définitive, bien que ardue devient assez savoureuse, grâce notamment au jeu de l’interprète principale.

Le roman avait déjà été porté à l'écran en 1970 par Anatole Litvak, avec Samantha Eggar, Oliver Reed et Stéphane Audran, bien que Johann Sfar indique s’être inspiré de Le passager de la pluie réalisé en également 1970 par René Clément, avec Charles Bronson et Marlène Jobert, et dont le scénario avait déjà été écrit par Sébastien Japrisot.

L’actrice Freya Mavor, joue avec beaucoup d’à propos et de conviction, face à Benjamin Biolay (L’art de la fugue) comme d’habitude toujours un peu lunaire sans savoir s’il joue juste, alors qu’Elio Germano (La Bella Gente, les gens bien) et plus convaincant. La belle Stacy Martin (Nymphomaniac) s’en sort également bien, de même Thierry Hancisse (Renoir) et Sandrine Laroche, ou encore Frederic Etherlinck (L’écume des jours) et Alain Bellot.

2 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Films
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