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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 16:35

En 1983, Harold Ramis réalisait avec un petit budget ce film devenu depuis cultissime, d’après un scénario écrit par John Hughes, qui relatait son vrai périple désastreux étant jeune avec sa propre famille pour Disneyland dans une histoire courte romancée Vacation '58.

Pour ces vacances d’été les parents Clarck et Ellen Griswold décident d'emmener leur petite famille Rusty et Audrey en voiture pour le célèbre parc d'attraction de Walley World. Une longue route de plusieurs jours les attende, ponctuées de mésaventures en tous genres. Ils s’arrêteront chez de la famille nombreuses et déjantée à la campagne. Le cousin Eddie qui leur refile la grand-mère et son énorme chien, qui ne sera pas du gout de Clarck. Celui-ci sera sans aucun scrupule avec ses passagers, pour une marche vers le saint Graal.

Mettant beaucoup amusé récemment avec sa pseudo suite avec les enfants Griswold, de revenir aux origines des méfaits apporte un éclairage beaucoup plus large. Et de fait, si la dernière mouture était extrêmement pipi caca cradoque, cette version originelle est de loin plus drôle et subtile, sordide et glauque. Ainsi, partant pour le parc de loisir en famille dans une nouvelle voiture familiale, la famille va s’arrêter chez des cousins dégénérés, avec l’oncle abuse de sa fille, et que l’on tue le chien attaché à la voiture en marche, et se débarrasse de la grand-mère morte sur le bas côté de la route pour que rien n’entrave le plaisir des vacances. Ponctué donc de nombreux gags plus malaisés les uns que les autres, notre rire est évidemment de stupeur et d’effroi. De fait, sur le moment j’étais naturellement embarrassé avant de prendre la pleine mesure du décalage entre les gags et profils des personnages version Groseille monstrueusement flippants et hilarants.

Ainsi, la réalisation est une succession de scènes qui se raccrochent aux autres dans une surenchère de mauvais goût pour notre plus grand plaisir. Les travelings sur les montagnes russes, donnent une impression flippante de ce que doit être une telle aventure qui me donne envie de réaliser.

Le fameux break Truckster familial est un vrai Ford recustomisé, et que l’on retrouve en 2015 quand les parents la prêtent au fiston. Afin d’éviter tout soucis, le célèbre parc Disneyland a été remplacé par Walley World de même que la mascotte de Mickey, jusqu’au créateur qui ressemble à s’y méprendre à Walt Disney en personne, avec beaucoup d’humour et de facétie gentiment irrévérencieuses. Ce n’est pas sans me rappeler cet excellent dessin animé Les vacances des Tiny Toons.

Sous le label de production National Lampoon's magazine, avec le succès public et critique qui a été tel, des suites ont suivies avec des films, téléfilms et séries. Ainsi en 1985, Amy Heckerling réalisa Bonjour les vacances II - National Lampoon's european vacation- avec la plupart des interprètes principaux. Puis en 1989, c’est Jeremiah S. Chechik qui réalise Le sapin a les boules -Christmas vacation-, avec de nouveau Chevy Chase et Beverly D'Angelo, Juliette Lewis et Johnny Galecki, suivi d’un téléfilm en 2003 du sequel sur les aventures du Cousin Eddie et Catherine dans Le Sapin a les boules 2 : Cousin Eddie -National Lampoon's christmas vacation 2, par Nick Marck avec Randy Quaid et Miriam Flynn. Vegas Vacation fut réalisé en 1997 par Stephen Kessler avec toujours Chevy Chase et Beverly D'Angelo, Randy Quaid, Ethan Embry et Marisol Nichols. Un court métrage reprend les personnages fétiches dans Hotel hell vacation en 2010 par Bryan Buckley avec bien sûr Chevy Chase et Beverly D'Angelo, ainsi que Travis Greer et Alina Phelan. Enfin cette année 2015 Vive les vacances, et sans doute d’autres suivront.

Avec un catsing qui se retrouvera réulièrement dans les autres opus, inévitablement les excellents Chevy Chase et Beverly D'Angelo, atrocement superbes. De même qu'Anthony Michael Hal (Foxcatcher) et Dana Barron, ainsi qu'Imogene Coca absolument tordante. La belle Christie Brinkley (Jack et Julie), et l'épouvantable Randy Quaid (Les fantômes de Goya), comme Miriam Flynn et Jane Krakowski (Pixels) toute jeune et jolie, John P. Navin Jr. et Eugene Levy (Dumb & dumberer - quand Harry rencontra Lloyd) déjà complètement barge.

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Published by bobmorane75 - dans Films
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