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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 09:36

Everest : Photo Josh BrolinExcellente et émouvante histoire tirée de la réalité à laquelle s’est attaqué Baltasar Kormákur (2 guns) dont la 3D a un très beau rendu de beauté et de désolation, pour relater l'expédition de Rob Hall pourtant bien rodée, mais dont le danger imprévisible est arrivé malgré toutes les précautions de prudence et des prévsions météorologiques anticipées.

Everest : Photo Josh BrolinAprès que sir Edmund Hillary et Tenzing Norgay aient trouvés la voie de la victoire sur la montagne la plus haute du monde le 29 mai 1953, c’est une véritable ruée d’alpinistes qui s’élancent à leur tour. Désormais sécurisé, le néo-zélandais Rob Hall créé la première société d’alpinisme commercial, pour emmener de riches clients au sommet. C’est ainsi qu’il accompagne son groupe en cet été 1996. Cependant, d’autres compagnies se sont mises de la partie, et la montagne commence à être engorgée. Pour la réussite de son expédition, il se doit d’atteindre le sommet au plus tard le 11 mai et d’en redescendre au plus vite avec un changement de météo prévue.

Afficher l'image d'origineJ’avoue que je n’attendais pas à une histoire aussi dramatique, contée avec autant d’émotion. Pour avoir vu l’excellent docu reportage L’épopée de l’Everest, sur la tentative de George Mallory -avec son fameux « Because it is there » (Parce qu'il est là) cher à tous les alpinistes- et Andrew Irvine qui avaient laissé la vie, je suis entré dans la salle avec impatience de ce que j’allais voir. De fait, l’entrée en la matière m’a interpellé avec l’arrivée du groupe de Rob Hall qui les prend le main. Je me suis senti happé avec eux dans la foule de touristes et de grimpeurs, et Afficher l'image d'origineintégré au groupe comme si j’étais partie prenante. Sans perte de temps, passé le petit discours d’accueil et de présentation, la montée s’effectue dans la joie et la bonne humeur, même si une certaine pression angoissante m’a pris de suite sans jamais me quitter. Au fil de la grimpée, les difficultés physiques comme logistiques commencent et s’amplifie. Enfin, intelligemment les protagonistes nous sont présentés avec émotion. Rob et sa femme sur le point d’accoucher, jeunes et amoureux, et le groupe, passionnés et chevronnés venant des quatre coins du globe. Enfin, la montée, longue et difficile, avec une météo menaçante et des participants obstinés avec la récompense de leurs efforts au bout, et la mort aussi.

Afficher l'image d'origineSi quelques petites longueurs étirent parfois à l’excès ce n’est jamais mal ressenti tant la réalisation est superbe. Les images sont magnifiques, avec pour une rare fois, un rendu en 3D qui se justifie pleinement et apporte une dimension véritable de qualité et d’effets marquants. La mise en scène met excellemment en valeur les difficultés d’une telle ascension, avec tous les dangers et impondérables auxquels même les plus expérimentés et aguerris ne peuvent prévoir les caprices mortels de la montagne. Le petit pathos de la derniAfficher l'image d'origineère conversation entre Rob et sa femme, bien que très émouvant, est pour le coup beaucoup trop long. Un très beau film, riche en émotions qui en met plein les yeux et le cœur et montre à quel point ce sport passion magnifique, malgré toutes les prudences possiblies est un réel sport d’extrême et noi une simple balade sans dangers, comme le pensent beaucoup d’inconscients chaque année ne serait-ce qu’au Mont Blanc.

Rob Hall est donc en effet mort le 11 mai 1996 à 35 ans, avec Scott Fischer et Andy Harris, ainsi que Doug Hansen et Yasuko Namba, alpinistes chevronnés de ses clients, lors d’une expédition qui a tourné au cauchemar dans la descente.

Everest : Photo Jason ClarkeLe casting est super, riche et varié de talents, avec Jason Clarke (Terminator Genisys) est puissant de conviction et d’émotion, avec Jake Gyllenhaal (Night call) excellent, comme Josh Brolin (Les gardiens de la galaxie) et John Hawkes (Lincoln), Robin Wright (Un homme très recherché) et Emily Watson (Une merveilleuse histoire du temps), ainsi que Michael Kelly (Man of steel) et Keira Knightley (Girls only), Sam Worthington (Cake) et Martin Henderson (Bataille à Seattle),mais également Elizabeth Debicki (Gatsby le Magnifique) et Ingvar Eggert Sigurðsson, comme Ang phula Sherpa et Thomas M. Wright, Tom Goodman-Hill (Imitation game) et Charlotte Bøving, Pemba Sherpa ou encore Simon Harrison et Chris Reilly (Le hobbit : la bataille des cinq armées), Naoko Mori et Vanessa Kirby (Jupiter : le destin de l'univers) qui donnent le meilleur d’eux-même.

3 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Films
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