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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 16:25

Afficher l'image d'origineDepuis quelque temps, le cinéma nous offre enfin des femmes qui s’imposent dans le paysage national avec culot, apportant du sang neuf et un regard vif et souvent passionnant dépoussiérant les caciques en place. C’est le cas encore avec Camille Fontaine qui, pour sa première réalisation affiche une belle maitrise dans un thriller au drame psychologique éprouvant.

Par accident : Photo Hafsia Herzi, Mounir MargoumUn soir, sortant d’une fête sympathique, Amra, téléphonant au volant percute un piéton. Hospitalisé, il est plongé dans un coma incertain. Traumatisée de culpabilité pour la victime, la jeune femme est de plus inquiète pour sa situation sans papier en attente de régularisation, travaillant au noir, et vivant avec son mari Lyes et sa petite fille Blanche. Un appel à témoin de la police débouche par une déposition en sa faveur d’Angélique, une jeune femme qui lui sauve la mise. Amra, Afficher l'image d'originejeune timide et introvertie sympathise avec Angélique aux antipodes de son caractère. Celle-ci, jolie rousse, louloute culotée n’ayant pas froid aux yeux s’immisce de plus en plus  dans la vie rangée et cachée du couple. Elle commence à inquiéter Amra, dont la parano galopante commence à la dévorer.

Par accident : Photo Emilie DequenneEn soit, le récit n’est originale que par la narration, avec le mélange des genres dans une ambiance lourde et sans cesse inquiétante. Ainsi, d’un banal et triste accident de la route suite à un verre de trop, la fatigue et l’inattention, se met un place un véritable drame psychologique qui se transforme en un thriller virant à la folie paranoïaque. Il faut attendre les dernières minutes pour que se lève le voile du mystère, des inquiétudes plus ou moins fondées, des peurs et attirances qu’un Par accident : Photo Emilie Dequennehitchcockien. Et sans conteste, j’avoue avoir aimé les liens qui se tissent, les besoins d’amitié et de réconfort, les peurs et méfiances qui au final donne une véritable atmosphère délétère. La réalisation est maitrisée, les images soignées et les dialogues concis. Avec subtilité et sensibilité, les éléments se mettent en place judicieusement. La course poursuite finale est un peu trop étirée, gâchant un peu le plaisir et la triste vérité finale.

Afficher l'image d'origineHafsia Herzi (La source des femmes) est une fois de plus au top de son talent, ainsi qu’Emilie Dequenne (Pas son genre) qui crève l’écran. Belles et convaincantes, émouvantes et diaboliques, elles marquent avec beaucoup de justesse. De même pour Mounir Margoum (Le cinquième pouvoir) et la petite Thelma Deroche Marc. Quand Emmanuel Salinger (La guerre est déclarée) et Romeo Escala, Béatrice Mendiola et Anne-Claire Carret, comme Sofia Bedes, sont de l’ambiance.

3 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Films
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