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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 07:58

Afficher l'image d'origineEn 1998 Park Ki-Hyung entamait une franchise de cinq films sans se suivre, avec des thématiques sociétales d’après fin de dictature en Corée du sud, dans un lieu commun d’école pour filles, symbolisant un état des lieux du pays, en abordant nombre de sujets souvent tabous.

Afficher l'image d'origineA la suite de recherches dans les almanachs de son établissement pour filles, une enseignante découvre avec stupeur qu’une élève est présente depuis neuf ans. Aussitôt, un fantôme l’assaille, et au petit matin elle est découverte pendue par des élèves effrayées. L’arrivée d’une nouvelle enseignante, ancienne élève de la défunte, qui se lie d’amitié avec deux étudiantes aux caractères diamétralement différents, lui rappelle celle qu’elle entretenait avec une camarade. Quelques jours plus tard, c’est un https://splatterpictures.files.wordpress.com/2011/06/whispering3.jpgautre enseignant, particulièrement sadique avec ses élèves, violent et aux attouchements scandaleux qui est retrouvé à son tour suicidé par pendaison. La jeune enseignante mène alors son enquête qui révèle un mal être des élèves, entre la dure compétition qui créé des rivalités et la solitude, qui la guide vers un fantôme qui ère dans l’école sous la forme d’une élève.

Afficher l'image d'origineJ’ai beaucoup aimé ce premier opus, dans lequel plane plus de tristesse que d’horreur, ou du moins de d’angoisse qui se trouve surtout dans le comportement scandaleux du corps enseignant vis-à-vis des élèves. Les violences physiques et psychologiques archaïques particulièrement révoltants, d’autant sous le regard, certes effrayé mais aussi sinon indifférent, accepté par tous, au point de jouir de la mort de l’enseignant, quand une réforme générale des mentalités est préférable. De fait, le récit nous plonge dans une ambiance Afficher l'image d'originequasi surréaliste, entre le mystère de ce fantôme perdu dans la solitude et l’indifférence générale des conditions d’éducation, et la vie des étudiantes. J’ai beaucoup aimé ce regard sur une mentalité, sur les relations amicales voir plus, sur les rapports des uns envers les autres, adultes et élèves, et l’univers dans lequel ils vivent. Le sujet était récemment encore abordé avec Suneung.

Afficher l'image d'origineLa réalisation est magnifique tant dans les cadrages que dans les lumières vives et les couleurs tranchées. Pas besoin de nuit sombres ou bruitages intriguant pour nous effrayer. L’angoisse en l’occurrence vient plus de l’intérieur de nous que des effets extérieurs, pour aborder un thème toujours aussi inquiétant, et profondément déstabilisant. Le huis clos de l’école, classes et couloirs ou de la réserve,  renforcent encore plus ce sentiment claustrophobique de solitude et d’angoisse.

Afficher l'image d'origineLa franchise aborde ainsi dans chaque opus, toujours dans le cadre d’un lycée pour filles, mais avec une histoire et des personnages différents, divers thèmes tabous. Ainsi, l'autoritarisme violent dans l'éducation et le suicide ou sur l’homosexualité chez les adolescents. Cette série, amorçait la Nouvelle Vague du cinéma coréen.

Afficher l'image d'origineCinq films ont donc été réalisés par cinq réalisateurs différents. Whispering Corridors en 1998 par Park Ki-hyung avec Kang-hee Choi, Gyu-ri Kim et Min-jung Kim, puis Memento mori (Yeogo goedam II) en 1999 par Kim Tae-yong et Min Kyu-dong, avec Gyu-ri Kim, Yeh-jin Park et Yeong-jin Lee, suivi en 2003 de Wishing Stairs (Yeogo goedam 3: Yeowoo gyedan) réalisé par Jae-yeon Yun avec Ji-hyo Song, Han-byeol Park et An Jo, poursuivi de Voice (Yeogo goedam 4: Moksori) en 2005 par Choi Ik-hwan avec Ye-ryeon Cha, Ok-bin Kim et Seo-hyeong Kim, et enfin A blood pledge (Yeogo goedam 5 - Dong-ban-ja-sal) en 2009, par Lee Jong-yong avec Eun-seo Son, Kyeong-ah Jang et Min-jeong Song.

Les interprètes jouent avec un magnifique naturel, ainsi Kang-hee Choi et Gyu-ri Kim, Min-jung Kim et Yu-seok Kim, quand Roe-ha Kim est particulièrement marquant, de même Mi-yeon Lee et Yong-nyeo Lee, mais aussi Jin-hie Park et Yong-soo Park, ou encore Yi Shin, Ji-hye Yun et Kim Jung-sook.

3 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Films
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