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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 14:28

Irrational ManWoody Allen (Magic in the moonlight) continue d’extrapoler le genre humain dans un thriller tout aussi comique que sordide, sur un canevas classique dans un triangle amoureux, de l’absurdité et dans la recherche du crime parfait qui ne manque pas de rebondissements et quiproquos meurtriers avec à la base un bon sentiment de service rendu bien que parfaitement illégal et immoral pour une bonne comédie.

Afficher l'image d'origineAbe Lucas, professeur de philosophie en pleine et lourde dépression, arrive dans une nouvelle université, avec une réputation de coureur d’étudiantes. Mais la perte de son meilleur ami et son divorce, l’on plongé dans une apathie profonde. Plus le goût à la fantaisie sexuelle, malgré qu’il soit courtisé par sa collègue Rita Richards, et la belle étudiante Jill Pollard. Plus il les repousse, plus elles s’accrochent. Lorsqu’un jour avec Jill, il entend une Afficher l'image d'origineconversation qui va le réveiller de sa longue torpeur. Une inconnue raconte ses déboires avec le juge Spangler, ami de son ex-mari, prêt à lui retirer la garde de ses enfants. Abe envisage alors dans une frénésie jubilatoire, de réaliser le crime parfait qui aiderait cette femme, et lui par la même occasion. Ragaillardi par son insane projet, il entame alors une liaison avec les deux femmes, tout en peaufinant son entreprise.

Afficher l'image d'origineIl n’y a pas de doute, nous retrouvons le style qui avait fait son succès avec Match point, avec quelques modifications finales. Je me suis tout de même bien amusé, parce le ton, le rythme et les protagonistes sont tels, plus que la trame donnent une touche comique quand il n’y a rien de véritablement drôle, comme toujours avec Woody et son humour pince sans rire, toujours limite désespérant et qui fait son charme et son talent. d’autant que si l’on voit venir les événements sans les vouloir se réaliser tant c’est téléphoné d’avance, on tombe tout même dans le panneau, riant de bon cœur.

Afficher l'image d'origineLe récit est ainsi agencé que la mise en scène classique et bien rodé depuis le temps, et fonctionne parfaitement avec une régularité de métronome. D’autant que le rythme est particulièrement vif, ne trainant pas en chemin, histoire de ne pas faire trainer les choses et avancer aux gags, répliques ou quiproquos qui arrivent encore à nous surprendre béatement. Belles images sur de beaux travelings échevelés qui nous essoufflent avec amusement.

Afficher l'image d'origineUn casting encore bien efficace, avec Joaquin Phoenix (Her) pertinent et sadiquement drôle, la belle et émouvante Emma Stone (Birdman), nouvelle muse du réal, et Parker Posey (Grace de Monaco) absolument magique. Il en est de même de Jamie Blackley (Si je reste) et Meredith Hagner (Trop loin pour toi), comme de Susan Pourfar et Tom Kemp (Blue Jasmine).

2 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Films
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commentaires

platinoch 05/11/2015 11:44

Je pense un peu comme Dasola. Le film est une sorte de relecture de Match Point version plus morale. Mais je reste fan du trop rare Joaquin Phoenix et sous le charme d'Emma Stone:)

bobmorane75 05/11/2015 11:48

Woody Allen, malgré son immoralisme avec les jeunes filles, est toujours moraliste conservateur mal placé dans tous ses films et dont il en joue à chaque fois

dasola 05/11/2015 10:09

Bonjour Bob, le film se laisse voir, la fin est très morale (trop morale pour moi). Bonne journée.