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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 07:06

Vers l'autre rive : Photo Eri Fukatsu, Tadanobu AsanoKiyoshi Kurosawa s’est il un peu perdu dans la brume, pour cette adaptation du roman de Kazumi Yumoto, tant l’ennui l’emporte sur l’intrigue et la thématique de l’au-delà, vers une extrapolation du genre d’une longueur pensante et confuse, souvent absurde et hermétique, qui méritait certainement plus de passion.

Disparu depuis trois ans sans plus aucune nouvelle, Yusuke revient auprès de sa compagne Mizuki et lui annonce qu’il est mort noyé en mer. Il l’emmène vers un voyage initiatique à travers le pays en s’arrêtant chez des gens qui l’accueil à bras ouvert où il a passé du temps, rendu des services, tenu des conférences très pointues. Se pose la question sur son retour, et sur la route qu’il doit emprunter pour partir vers l’au-delà.

Afficher l'image d'origineDepuis l’aube de l’humanité, se pose l’éternelle question qui ne trouvera jamais de réponse, sur ce qu’il y a après la mort, tellement on se refuse à l’absurdité de la vie. Qui sommes nous, où allons nous, que faisons nous ? Nous nous refusons tellement de voir la réalité en face, que comme toute espèce vivante sur Terre, miracle de la vie sans aucun passé ni aucun futur, nous n’avons que juste le temps de vivre le présent et d’en profiter. Aussi, nous nous sommes inventés des réincarnations, des résurrections et une nouvelle vie après la mort. Au Paradis, en purgatoire ou en enfer. Les religions ne servent qu’à exorciser la peur du néant. Cela permet de dominer les peuples, de les asservir et les exploiter et justifier les pires horreurs, à défaut de les rassurer, et dès lors, tout se justifie. Quand en fait, c’est tellement plus rassurant de savoir qu’il n’y a en effet rien à attendre ou espérer et vivre pleinement le temps présent, qui passe tellement vite.

Vers l'autre rive : PhotoAussi, cette énième version de passage vers un au-delà avec les chers disparus que l’on peut revoir une dernière fois, n’apporte pour le coup strictement aucune originalité, ni d’émotion, et pas même d’effroi. Je me suis lourdement ennuyé dans cette quête sans réponse sur le purgatoire de cet homme, et dans cette recherche du passage vers la mort définitive. C’est long, pas très passionnant et terriblement confus. Alors que les discours scientifique sont passionnants, comme sur la vie et la mort de notre galaxie, j’ai un peu de mal à imaginer qu’il puisse y avaoir un seul japonais qui ne sache pas qui est Einstein, l’un des pères de la bombe nucléaires est responsable de la vitrification d’Hiroshima et de Nagasaki. 

Eri Fukatsu est très jolie et convaincante, face à Tadanobu Asano (47 ronin) tout aussi irréprochabke, ainsi que la belle Yû Aoi (Tokyo!), Akira Emoto (Ichi, la femme samouraï) et Masao Komatsu, comme Kaoru Okunuki, qui sont dans l’ambiance générale.

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Published by bobmorane75 - dans Films
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