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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 15:03

Afficher l'image d'origineTrès beau et intriguant film de Laura Bispuri, qui pour son premier long métrage d'après le roman d’Elvira Dones, aborde un sujet de société totalement inattendu sur une particularité étonnante d’un machisme montagnard, tout droit sorti du fin fond des âges, dans un compromis limite hypocrite, et toutjours encore vivace de nos jours.

Afficher l'image d'origineDans les montagnes albanaises, où la vie des femmes est soumise aux hommes, avec des interdits restreignant, Hana qui refuse de s’y plier, se voit contrainte de se plier à une tradition ancestrale. Elle fait le serment de rester vierge à tout jamais, et de fait peut vivre comme un homme. Désormais Mark, elle est à partiAfficher l'image d'originer de cet instant, considérée aux yeux de toute la communauté comme un homme, avec tous les droits afférents. Cependant, toute apparence féminine est masquée, et bien sûr l’amour proscrit. Quand près de vingt ans plus tard, elle vient retrouver en Italie Jonida, sa sœur de lait, qui s’était enfuit avec son aide, pour les beaux yeux d’un garçon.

Afficher l'image d'origineEminemment surprenant, ce récit aux dialogues épurés et minimaliste, tel l’enfermement durant laquelle Mark a vécut, nous assistons à l’éclosion de la chrysalide d’homme en femme trop longtemps étouffée comme les bandages enserrant ses seins. Fortement oppressant, j’ai beaucoup aimé cette surprenante description dans une ambiance étonnante, où tous, sachant pertinemment la réalité des faits, jouent le jeu de la mascarade.

Afficher l'image d'origineLa réalisation est excellemment mise en scène, avec cette progression lente et ténue dans les changements qui s’opèrent par touches, avec une volonté inébranlable, aux images comme le texte qui passent de froides et dures vers une lumière resplendissante au fur et à mesure de l’éclosion vers la liberté. Ainsi, la caméra suit avec presque de Afficher l'image d'originel’impudeur, traque les moindres gestes et regards comme les mimiques tous les imperceptibles changements. Il y a une vision quasi docu-fiction Les flashbacks réguliers permettent de mieux comprendre et accompagner l’évolution et les traditions ancestrales.

Alba Rohrwacher (La belle endormie) est une fois de plus stupéfiante de conviction, face à la jolie Flonja Kodheli, de même que Lars Eidinger (Sils Maria) et Luan Jaha, ainsi que Bruno Shllaku, comme Ilire Vinca Celaj, et la jolie Emily Ferratello, et les jeunes Drenica Selimaj et Dajana Selimaj.

3 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Films
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