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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 11:31

Afficher l'image d'origineTrès bon premier long métrage de Laurent Larivière, sur les coulisses scandaleuses des trafics et la maltraitance des animaux dans un chenil clandestin, les réseaux et l’univers concentrationnaire ahurissant subit par des animaux sans aucun état d’âme ni de pitié de la part des trafiquants et exploitants tortionnaires.

Je suis un soldat : Photo Louise BourgoinTrentenaire au chômage, en fin de droit de toutes ressources, et expulsée de son appartement, Sandrine n’a pas d’autre choix que de retourner vivre chez sa mère. Sans hésiter, elle accepte l’offre de travailler pour son oncle, qui possède un chenil, et dans lequel elle découvre les conditions déplorables d’existence des chiens. Rapidement mise au parfum, elle comprend qu’il s’agit d’une plaque tournante d’un réseau clandestin et illégal de trafics de chiens via des filières des pays de l’est. Obéissante à son oncle en toute circonstance, profitant d’aubaines pour se faire sa marge, elle est gagnée par le doute et la pitié pour les animaux maltraités.

Afficher l'image d'origineUn film implacable sur une mafia, qui entre la traite de femmes ou de drogue et d’armes, les animaux ne sont guère mieux lotis dans ces trafics. Ainsi, à partir de ce chenil clandestin, nous sont révélées les conditions et traitements infligés aux animaux, les filières d’achats et de reventes, aussi bien à des particuliers qu’à des magasins, que les faux certificats de vaccination par des vétérinaires peu scrupuleux. C’est tout un réseau à très grande échelle qui est ainsi décortiqué, en plus d’une mentalité cruelle et inhumaine, qui dJe suis un soldat : Photo Jean-Hugues Anglade, Louise Bourgoinonne un aperçu épouvantable du genre humain. Loin d’être hélas une fiction, la réalité est en effet régulièrement rattrapée par des démentellements et arrestations comme des condamnations. Pas plus tard que ces jours-ci, avec une propriétaire d'un chenil sauvage en Meurthe-et-Moselle, condamnée à 30 mois de prison ferme. Le titre est emprunté à la chanson de Johnny Hallyday, Quand revient la nuit, bien que de peu rapport avec le récit, mais symbolique de l’héroïne.

Afficher l'image d'origineDe fait, j’ai aimé suivre les circonvolutions de ce récit, qui insidieusement nous plonge dans l’indicible avec une montée crescendo dans une ambiance que l’on pourrait croire surréaliste. Avec une caméra au regard neutre de tous sentiments, l’horreur prend une dimension écœurante. Les relations entre les protagonistes, entre l’oncle et sa nièce, qu’il n’hésite pas à maltraitée comme ses « marchandises ». Mise en scène maitrisée pour un récit palpitant en forme de thriller horrifique, la relation ambiguë entre le véto et la jeune femme, laisse perplexe

Un bon conseil à donner à tous ceux qui souhaitent adopter des animaux : rendez-vous dans les centres de la SPA. Vous y serez bien accueilli, pour trouver des animaux qui n’attendent que votre amour, ayant été recueillis, soignés et vaccinés. Avec l’assurance de vaccination et de bons traitements, sans avoir de mauvaises surprises ni alimenter ces filières mafieuses, pour une somme bien modique.

Afficher l'image d'origineLouise Bourgoin (Duo d'escrocs) est véritablement excellente, de même Jean-Hugues Anglade (Amitiés sincères), forme un duo très convaincant. Anne Benoit (Trois souvenirs de ma jeunesse) est tout aussi marquante, ainsi que Laurent Capelluto (Je suis à vous tout de suite) qui pourrait nous épargner la vue de sa triste nudité à répétition. Nina Meurisse (Les chaises musicales) et Nathanaël Maïni, comme Angelo Bison et Thomas Scimeca, sont de l’ambiance.

3 étoiles

 

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