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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 16:26

Afficher l'image d'origineEncore un très magnifique western au romantisme enflammé de Raoul Walsh (La blonde framboise) qui était sorti en 1949, déjà  un remake de son propre film La grande évasion, réalisé en 1941 d'après le roman High sierra de William Riley Burnett, et qui connut également une troisième reprise, avec I died a thousand times réalisé en 1955 par Stuart Heisler. tant on retrouve tous les ingrédients pour une belle histoire,

Afficher l'image d'origineEvadé de prison, Wes McQueen, monte dans une diligence avec les voyageurs Fred Winslow et sa fille Julie Ann. En chemin, ils sont la proie d’une attaque de bandits. Rapidement, les deux conducteurs sont tués, mais Wes élimine les assaillants et ramène la diligence en ville. Il se rend à Todos Santos pour retrouver des complices Duke Harris et Reno Blake afin de préparer une attaque de train. Avec eux, se trouve la très belle Colorado Carson, dont le coup de foudre est immédiat et réciproque. Pourtant, Wes est aussi intrigué par Julie Ann. Deux femmes de milieux différents, ainsi que de caractères comme d’intérêts. Quand le marshal et sa troupe le recherche intensément après l’attaque du train, le cœur choisi la bonne personne.

Afficher l'image d'origineJ’ai beaucoup aimé cette histoire de gangster et d’amour passionnelle, et il faut le dire passionnante à la terrible fin pleine d’héroïsme épique aux réminiscences de Roméo et Juliette et de Bonnie and Clyde. Ainsi, ce bandit malgré tout bien sympathique, tiraillé entre cette froide bourgeoise et la « sang-mélée » plus chaleureuse au lourd passé, nous mets également dans l’angoisse qu’il ne fasse le mauvais choix. Entre fausseté et sincérité, amour intéressé et amour sincère, l’intrigue qui se rajoute aux attaques et courses poursuites, nous entraine dans une ambiance palpitante et trouble. Est-ce que les bons ne sont pas aussi pires que les méchants, et la morale du far west en prend un coup. La réalisation est superbe, avec une mise en scène vive, sans longueur ni violence excessive malgré les nombreux morts, et de beaux rôles féminins. Plein de rebondissements et de surprises, le récit est vif et alerte, riche en événements et chevauchées fantastiques. La scène finale est tristement belle et émouvante, qui étreint le cœur et l’âme.

Le film de Raoul Walsh était donc un remake de La grande évasion - High sierra- qu’il avait lui-même réalisé en 1941, d'après le roman High sierra de William Riley Burnett, avec Ida Lupino et Humphrey Bogart, dont une troisième reprise a été réalisée en 1955, La peur au ventre - I died a thousand times par Stuart Heisler, avec Jack Palance,  Shelley Winters et Lori Nelson.

Afficher l'image d'origineJoel McCrea (Le shérif aux mains rouges) était une fois de plus excellent, face à la très belle Virginia Mayo, terriblement marquante, ainsi que Dorothy Malone. Henry Hull et John Archer, tout comme James Mitchell et Morris Ankrum (Bronco apache), Basil Ruysdael et Frank Puglia, ainsi qu'Ian Wolfe (THX 1138 4EB), Victor Killian et Harry Woods sont tous convaincants et dans l'ambiance générale.

3 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Films
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commentaires

platinoch 17/12/2015 11:43

Un western pessimiste et sombre comme la nuit, qui ressemble davantage à un film noir qu'à un western.
Virginia Mayo est terrible dans ce film âpre...