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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 05:42

Afficher l'image d'origineIl y avait très longtemps que je n’avais vu pareil mauvais film, et je ne remercie pas Gilles Bannier pour sa mauvaise prestation pour un premier long métrage malgré son expérience en téléfilms et séries télé, dans un récit qui jamais ne trouve de crédibilité pour se terminer dans un ridicule des plus effroyables. Inspiré du roman de Iain Levison, pourtant tiré d’une histoire vraie avec l’enlèvement de la jeune Elizabeth Smart, sur une histoire bien plus terrible dont l’adaptation à perdu tout son sens des réalités.

Arrêtez-moi là : Photo Reda KatebDans une journée ordinaire de chauffeur de taxi à Nice, Samson Cazalet, prend en  charge Louise Lablache à l’aéroport pour la déposer chez elle, chez qui il emprunt les toilettes déposant ses empreintes. Peu après il est arrêté pour l’enlèvement de la fille de sa cliente, dont des preuves et témoignages l’accusent formellement. Dès lors, la machine policière et judiciaire s’acharne contre lui, jusqu’à son avocat commis d’office.

Arrêtez-moi là : Photo Reda KatebRelater une histoire d’erreur judiciaire est toujours intéressante pour en démonter les mécanismes faillibles d’une enquête policière et d’une justice mal maitrisée, afin d’en retirer des leçons est toujours salutaire. Sauf qu’en l’occurrence, le récit cumule une telle quantité d’improbabilité à charge entre deux policiers ripoux, un avocaillon nullissime et une procureure de justice incompétente, pour un dossier tellement vide que personne ne pourrait valider un seul paraphe. Pourtant, nombre d’affaires honteuses ont eu lieue comme celles d’Outreau, Dils ou Ranucci. Mal réalisé, sur une bande musicale lamentable, la mise en scène et le jeu des interprètes est une catastrophe. On ne compte pas les poncifs et clichés, pour un cumule d’invraisemblances.

Arrêtez-moi là : Photo Reda KatebInspiré d'un fait divers réel survenu la nuit du 5 juin 2002 à Salt Lake City, sur l'enlèvement d’Elizabeth Ann Smart par Brian David Mitchell au lourd passé de pédophile, avec la complicité de sa compagne Wanda Illen Barzee. La jeune fille de 14 ans fut kidnappée dans sa chambre qu'elle partageait avec sa sœur Mary Katherine, puis retrouvée neuf mois plus tard le 12 mars 2003. Elle a été quotidiennement violée par Mitchell qui voulait en faire sa seconde femme. Il avait été inspiré par des visions de sa compagne. Face à l’émotion suscitée par la disparition de l’adolescente, les policiers sans aucun indice, sans empreintes digitales ni Afficher l'image d'origined’ADN trouvèrent au plus vite un suspect dans Richard Ricci, homme à tout faire de la famille en liberté conditionnelle pour une tentative de meurtre sur un policier, se trouvant en garde à vue pour plusieurs cambriolages. Il mourut plusieurs semaines plus tard d’hémorragie cérébrale étrange. Sa veuve Angela, a obtenu en 2004, 150 000$ de dommages et intérêts. C’est grâce la sœur qui se souvint de la voix et du visage du ravisseur, qu'il s'agissait d'un homme que ses parents avaient employés et dont le portrait-robot permis l’arrestation du couple. Mitchell a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, quand sa compagne condamnée à 15 ans avec des remises de peine (sic !) sera libérée cette année 2016.

Afficher l'image d'origineUn casting pourtant intéressant avec Reda Kateb (L’astragale) et Gilles Cohen (Trois souvenirs de ma jeunesse), ainsi que la belle Erika Sainte (La French) et Léa Drucker (La chambre bleue), qui n'arrivent que rarement à crédibiliser leur personnage, pas mieux pour Stéphanie Murat (Une rencontre) et Luc-Antoine Diqueiro (La tête haute), ou Quentin Baillot et Thémis Pauwels (Suite française).

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Published by bobmorane75 - dans Films
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