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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 14:05

Afficher l'image d'originePetite déception pour ce film de Tom McCarthy, fraichement oscarisé sans véritablement se justifier, tant l’essentiel du sujet est passé en arrière plan pour vanter l’investigation d’une équipe journalistique récompensée par le si convoité et précieux Pulitzer.

Afficher l'image d'origineAvec l’arrivé d’un nouveau patron à la tête du Boston Globe, pour relancer le ventes charge l’équipe du Spotlight d’attaquer l’église catholique sur un dossier brûlant. A partir d’un cas de prête pédophile ayant été protégé par sa hiérarchie, via une justice fermant les yeux, les journalistes vont ressortir d’autres très nombreuses affaires similaires dans la ville, puis à l’échelle mondiale, d’une ampleur incommensurables. Il leur faut de nombreux mois de recherches intensives pour démonter toute la chaine de complicité d’horreurs, entre les pédophiles et leurs victimes, les avocats et juges, comme ecclésiastiques et responsables politiques, pour sortir leur enquête au grand jour.

Spotlight : Photo Mark Ruffalo, Michael KeatonSur le fond, il s’agit d’un très bon film qui relate une enquête journaliste sur un super scoop, quel qu’il soit tant le sujet est traité avec une banalité affligeante, dont n’importe quel autre thème aurait produit le même rendu, à la façon Les hommes du Président d’Alan J. Pakula avec Dustin Hoffman et Robert Redford sur l’affaire du Watergate. Avec cependant une belle hypocrisie de vierge effarouchée, car depuis la nuit des temps, tout le monde SAVAIT. Qui n’a pas entendu une fois une histoire sur ce pauvre gosse « tripatouillé » dans son enfance par le prêtre… de même dans les scouts ou les colos. Afficher l'image d'origineSauf que là, l’ampleur de 5% de coupables est importante et leur protection scandaleuse. Du coup la narration manque cruellement de tenants et d’aboutissants, d’historique d’avant, pendant et après ces révélations, qui laissent ce petit gout d’insatisfaction et de malaise sur un parti pris aussi peu honnête d’une presse qui savait donc depuis si longtemps sans avoir jamais réagit, et sentant le coup pour le Pulizer, qu’ils ont fini par gagner. Et les victimes dans tout ça ? et les coupables ? Il aurait Afficher l'image d'origineété beaucoup plus honnête de faire un véritable travail d’investigation et il aurait été intéressant d’expliciter les raisons pour lesquelles des représentants d’une telle institution religieuse, la première du monde, se rendent complices et coupables envers les enfants en camouflant les méfaits des pédophiles pour ne pas ternir leur image qu’ils se veulentt respectable et créant d’un coup une porte ouverte immense à tous les pédophiles, salissant du coup 95% de Afficher l'image d'originereligieux intègres. Il aurait été plus honnête, vis-à-vis des victimes de leur donner la parole plutôt que des faire-valoir cinématographique. Enfin, il aurait encore été honnête de révéler les conséquences d’une telle retombée médiatique après les procès, du nettoyage à l’intérieur de l’Eglise pour se débarrasser de ces malades sexuels, que cette longue liste des méfaits à travers les paroisses du monde.

Afficher l'image d'origineAvec un superbe catsing composé de Michael Keaton (Birdman) et Mark Ruffalo (Avengers : l'ère d'Ultron), Rachel McAdams (Un homme très recherché) et Liev Schreiber (Le prodige), John Slattery (Ant-Man) et Brian d'Arcy James (La ville fantôme), mais aussi de Stanley Tucci (Hunger games) et Jamey Sheridan, Billy Crudup (Mange, prie, aime) et Neal Huff (The grand Budapest hotel), ou encore d’Elena Wohl et Gene Amoroso (The company men), Doug Murray (Cake) et Sharon McFarlane.

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Published by bobmorane75 - dans Films
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