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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 14:54

Afficher l'image d'origineEnième adaptation du célèbre roman pour son deuxième long métrage Sophie Barthes, nous plonge dans l’œuvre de Gustave Flaubert et son Madame Bovary : mœurs de province écrit en 1856, avec un point de vue personnel qui se détache des autres versions.

Afficher l'image d'origineA peine sortie du couvent, la jeune Emma Rouault, est mariée à Charles Bovary, petit médecin de campagne sans envergure. Rapidement, la vie de la jeune fille s’enlise dans une morne existence. Déménageant à Yonville, Emma espère y trouver plus de vie passionnante, bien que ses journées sont consacrées à la lecture, peinture et piano. Lors d’une soirée chez le Marquis d’Andervilliers, elle fait la rencontre du jeune clerc de notaire Léon Dupuis, dont elle tombe amoureuse. Sous les tentations malhonnêtes de M. Lheureux, sa dette ne cesse d’augmenter.

Afficher l'image d'origineUne version particulièrement étrange. Alors que visuellement la réalisation est magnifique et une très belle interprétation émouvante, le récit s’égare par rapport au livre pour se focaliser sur la partie financière désastreuse qui mène les Bovary à la ruine et aux destins tragiques. Ce n’est pas la première fois que l’œuvre de Flaubert n’est pas respectée, car en fait aucune Madame Bovary : Photo Mia Wasikowska	, Rhys Ifansadaptation n’en a été capable. Chaque version se focalise sur des traits de caractère ou sur un contexte de la trame. C’est le cas ici, avec cependant un beau et triste point de vue et une exergue de portraits emblématiques du récit, mais aussi au détriment de parties essentielles qui expliquent pourtant les personnalités. Ainsi, quand Emma Bovary arrive à Yonville, elle est enceinte. Or, ce n’est non seulement pas le cas dans ce récit Afficher l'image d'originecinématographique qui non seulement zappe l’enfant, mais en plus dont on ne parle jamais de la fille Berthe Bovary. De même, littérairement, c’est parce que M. Lheureux veut en échange de remboursement de la dette qu’Emma couche avec lui qu’elle se suicide par refus qui plonge son désarrois et la ruine, et non pas elle qui est prête à se prostituer et qu’il la rejette, ce qui va à l’encontre de l’esprit Bovary. C’est réduire la personnalité de la jeune femme à une vénalité qu’elle n’a pas, mais montre une incompréhension de l’œuvre de Flaubert et de la femme. Il n’en reste pas moins une très belle version qui marque longtemps.

Afficher l'image d'origineAvec la jolie Mia Wasikowska (Tracks) particulièrement émouvante, face à Ezra Miller (Crazy Amy) et Henry Lloyd-Hughes (Man up), Paul Giamatti (San Andreas) et le terrible Rhys Ifans (Serena), ainsi que Logan Marshall-Green (Prometheus), Laura Carmichael (La taupe) et Olivier Gourmet (L'odeur de la mandarine), sont excellents.

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Published by bobmorane75 - dans Films
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