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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 09:56

Afficher l'image d'originePas très bon film psychologique de Jean-Marc Vallée (Dallas buyers club) sur une romance de reconstruction après un éprouvant traumatisme accidentel, qui pourtant avait de quoi résonner de belle envolée gâchée par une tonalité violente inutile.

Demolition : Photo Heather Lind, Jake GyllenhaalA la suite d’un accident mortel qui a couté la vie à sa femme, Davis plonge dans une terrible dépression. Dans le couloir de l’hôpital, attendant le verdict fatal des médecins, il n’obtient pas son café au distributeur. Ainsi, il commence une série de lettres de réclamation dans laquelle il déverse toute sa vie et sa douleur. Quand une nuit, Karen, responsable du service clients l’appelle, émue par sa situation. Un lien fort se noue entre ces deux inconnus qui se confient, puis se rencontrent, et se séduisent. Davis sympathise avec Chris le fils de Karen en pleine crise d’adolescence.

Demolition : Photo Jake GyllenhaalA travers le cinéma américain, je ne suis plus étonné, et eux non plus je l’espère, par les carnages dans les collèges et universités, grandes surfaces où lieux de travail, comme dans leur propre maison. Passons sur la vente d’arme et centre de tir, la culture américaine est tellement empreinte de gestes banalisés par les armes qu’ils ne s’en rendent plus compte. On le voit une fois encore dans cette dramatique romance, où l’on « s’amuse » à se tirer dessus à coups de gun, sans recul entre les mains d’un adolescent, comme d’un simple jeu, en désespoir de Demolition : Photo Jake Gyllenhaal, Naomi Wattscause de ne pourvoir tuer un cerf ou un écureuil. C’est juste stupéfiant car il n’y a là ni ironie ou alerte danger, mais allant de soit pour une parabolé du mal être, quand les coup de massue dans les maison en démolition était suffisants. J’avais déjà été surpris récemment dans une comédie romantique, dans Comment séduire une amie ? où pour soulager leurs frustrations, un groupe de potes allait dans un centre de tirs et passaient allègrement du « simple » flingue à la kalachnikov, quand déjà les parties de paintballs sont déjà les prémices de l’horreur. Le pire dans tout ça, c’est que ce n’est jamais drôle quand ça se veut comique…

Afficher l'image d'origineAlors cette histoire d’un homme ravagé par une culpabilité dans la perte de sa femme qui émeut avec ses courriers, et renoue une nouvelle histoire d’amour, trouvait un écho sympathique en mon fort intérieur. La réalisation est cependant judicieuse, avec les flashbacks et la lecture des lettres qui relatent le mal être. Je regrette donc certaines scènes inadéquates et de trop grosses longueurs pour finir sur un pathos mélo guimauve qui pourtant était évité jusqu’à la fin.

Afficher l'image d'origineAvec pourtant un Jake Gyllenhaal (Everest) excellent, face à la belle Naomi Watts (Divergente 3) non moins marquante, et Chris Cooper (The amazing spider-man 2). Le jeune Judah Lewis est parfait en insupportable gamin, quand C.J. Wilson (Le nouveau stagiaire) et Polly Draper (Obvious child), Malachy Cleary et Heather Lind, ou encore Debra Monk (The brass teapot), Wass Stevens et Blaire Brooks, sont dans l’ambiance du récit.

1 étoile

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Published by bobmorane75 - dans Films
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