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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 08:52

 

Un très grand merci à Elephant Films pour m’avoir permis de découvrir ce très beau thriller gothique réalisé en 1946 par Jean Yarbrough, dans lequel horreur et manipulation sur fond de malédiction légendaire, donne lieu à une ambiance bien délétère à souhait.

Afficher l'image d'origineDans un parc de Londres, une jeune femme a été horriblement assassinée, probablement par une femme loup-garou selon les enquêteurs de Scotland Yards. Cependant que Phyllis Allenby, belle jeune et riche héritière se prépare à son prochain mariage avec l’avocat Barry Lanfield, elle craint d’en être responsable. Selon une légende familiale, une malédiction touche ses ancêtres de lycanthropie. Assistée de sa tante Martha Winthrop qui lui prodigue des soins et assurances, un autre meurtre a lieu sur un petit garçon, quand au matin Phyllis se réveille avec sang et boue qui confirmerait sa Afficher l'image d'origineresponsabilité. De son côté, sa cousine Carol file le parfait amour avec un jeune homme de condition sociale peu élevée, qui scandalise sa mère. Après la visite de l'inspecteur Pierce qui penche pour une autre hypothèse que la louve-garou, il est à son tour victime de meurtre. Ecarté de sa fiancée qui préfère renoncer au mariage, Barry mène à son tour son enquête.

https://grandoldmovies.files.wordpress.com/2012/04/wolfman-marriage.jpgUne très belle histoire savamment menée dans une ambiance de monstres entourée de légende du loup-garou, de meurtres et manipulations, d’où un jeune femme est prise au piège. Ainsi, se mélange une enquête policière dans une ambiance délétère de décors d’un parc noyé dans la brume, d’un manoir ancestral et d’histoires de familles et de légendes effrayantes. J’ai beaucoup aimé suivre ce mystérieux suspens dans lequel dès le début on sent que quelque chose ne tourne pas rond. En effet, sensible à la détresse de la jeune femme victime d’un sort cruel, on doute de sa responsabilité, tant aucun des codes du genre ne viennent corroborer les http://150597036.r.cdn77.net/wp-content/uploads/2014/10/swl1.jpgfaits. Ainsi, un inspecteur doute de la réalité de la lycanthropie comme responsable des meurtres, et moins encore de meute de chiens ou de loups. Si nous ne devinons pas de suite la réalité, bien que l’on comprend assez vite les tenants et aboutissants par la révélation de la tante à sa fille, l’intérêt prend une autre dimension. Ainsi, les relations entres les quatre femmes, avec la domestique, donne une ambiance d’angoisse et de crainte qui nous tienne en haleine jusqu’au dénouement. On peut se demander ce que des gens peuvent trainer la nuit dans un parc qui plus est brumeux, dont un enfant.

Afficher l'image d'origineLa réalisation est superbe, dans un facture sans doute classique, tant dans les cadrages, décors et musique sur une mise en scène soignée, dont la qualité narrative rehausse l’architecteur du récit en une passionnante histoire hybride d’horreur angoisse gothique qui fait son originalité plus qu’intéressante et qu’un Hitchcock ne renierait pas.

Avec la belle June Lockhart (Divine mais dangereuse) particulièrement émouvante, face à Sara Haden terriblement efficace, de même la jolie Jan Wiley et Don Porter, ainsi que Lloyd Corrigan et Dennis Hoey.

Afficher l'image d'origineLe film She-wolf of London de Jean Yarbrough, que l’on retrouve dans la très belle Collection Cinema Monster Club, distribué par Elephant Films, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 27 avril 2016. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française. Le DVD est accompagné d’un livret de 12 pages écrit par Damien Aubel, rédacteur en chef cinéma de Transfuge. Jean-Pierre Dionnet donne son analyse avec sa facétie habituelle.

3 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Films
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