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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 09:56

Dans le superbe coffret The monsters d’Universal Pictures, parmi les chefs d’œuvres originels des films d’horreurs et fantastiques, celui de La momie réalisée en 1932 par Karl Freund, d’après Nina Wilcox Putnam et Richard Schayer, dont la découverte du tombeau de Toutankhamon en 1922 et la pseudo malédiction des pharaons avait inspiré cette tragédie horreur romantique.

Afficher l'image d'origineDes archéologues découvrent en 1921 aux abords de Thèbes, la momie du prêtre Imhotep, qui avait été embaumé vivant trois sept ans plus tôt, pour avoir été amoureux de la princesse Ankh-es-en-amon. Accidentellement, ils le ramènent à la vie, et Imhotep s’enfuit avec le précieux papyrus de Thot au secret de résurrection des morts. Onze plus tard, la momie revient sur les lieux sous le nom d’Ardath Bey avec l’emplacement exact de la tombe de la princesse. Lors d’une soirée, il fait la connaissance d’Helen Grosvenor, fille du gouverneur, dont il est persuadé qu’elle est la réincarnation et tente de la convaincre par son pouvoir de venir avec lui, quand la jeune femme est tombée amoureuse de l’archéologue Frank Whemple.

Afficher l'image d'origineUn très beau film, qui par bien des égards ressemble à s’y méprendre au bâti de Dracula et de Frankenstein, dans une romance fantastique et d’horreur, de résurrection et de pouvoirs hypnotiques. Ainsi, profitant de la magnifique découverte du tombeau de Toutankhamon par Howard Carter en 1922 et la prétendue malédiction qui s’en était suivie, la production s’était jetée sur le thème de l’Egypte ancienne pour concocter http://www.thepurpledon.com/wp-content/uploads/image226.jpgce récit. Mélangeant savoureusement divers thématiques sur une sympathique histoire d’amour, de mort, d’angoisse et d’horreur, en y intégrant un zeste d’humour et d’émotion. Face au succès, des suites n’ont pas manquées. En plus d’e l’angoisse, se dégage une poésie à fleur de peau, plus que de véritable horreur, que l’on retrouvera dans les Momies plus récentes. Une certaine sensualité érotique émane de Zita Johann, d’une beauté envoutante loin des standards babies hollywoodien.

Afficher l'image d'origineUne belle réalisation, sur une mise en scène limpide qui apporte son lot de suspens et de révélations avec des flashbacks audacieux, dans des décors superbes de répliques des tombeaux de l’Egypte des pharaons. Amusant de mettre la langue française dans les dialogues avec les égyptiens. L’aspect de la momie, qui fut très difficile pour un Boris Karloff, stoïque durant huit heures de séance, réalisé par le maitre du trucage et du maquillage de l’époque, est stupéfiant. Une extrême modernité se dégage dans le jeu de la caméra, avec laquelle Karl Freund nous régale de son talent dans la variété des plans et travelings. Des films sur une momie revenant à la vie via une malédiction, avaient déjà été réalisés en France dès 1908 et l’on ne compte plus les très nombreuses réalisations à travers le monde. Un remake The Mummy sortira en 2017, réalisé par Alex Kurtzman avec Tom Cruise, Sofia Boutella et Annabelle Wallis.

Afficher l'image d'origineAvec le génial Boris Karloff (Frankenstein), et la très belle Zita Johann, impressionnante de talent marquant, de même David Manners et Arthur Byron (La fiancée de Frankenstein), Edward Van Sloan (Dracula) et Bramwell Fletcher, ainsi que Noble Johnson et Kathryn Byron, ou Leonard Mudie et James Crane, qui assurent la qualité de jeu et d’émotion.

3 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Films
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