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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 10:23

Rupert Sanders (Blanche neige et le chasseur), qui s’est donc attelé à l’adaptation de l'œuvre de Shirow Masamune, d’après le film animé de Mamoru Oshii, dont on se demandait ce que l’on pouvait faire de mieux dans un remake qui n’en demandait pas même en tournage réel.

A son violent réveil, une jeune femme apprend que victime d’un attentat, on n’a pas pu sauver son corps mais seulement son âme qui a été transporté dans un cyber robot. Un an plus tard, la jeune Makato devenu Le major, qui travaille pour le gouvernement pour le Secteur 9 dans la lutte contre le terrorisme. Unique en son genre, le major combat sans relache le terrible Cutter qui pirate et tue des savants. Sans cesse à la recherche de son passé, elle découvre qu’un fait d’unique elle est le 98ème essai d’expériences d’Intelligence Artificielle, qu’on lui a menti et volé sa vie. Sa mission désormais change dans une enquête personnelle.

Pour avoir, comme des millions de fans, adoré la version de Mamoru Oshii, véritable chef d’œuvre entre le graphisme et l’intelligence du récit, je ne voyais pas l’intérêt d’un remake hollywoodien tout en en craignant même le pire. Si visuellement le film de Rupert est très beau, et sa trame est maitrisée et se laisse suivre plaisamment, il rabaisse cependant le niveau de la réflexion de l’intrigue d’origine vers un pathos souvent pathétique et plutôt désolant. En effet, dans les différences entre l’œuvre de Shirow et Mamoru, il y a la question existentielle philosophique cruciale sur ce qu’est d’être un humain, quand l’américain se questionne plus sur la recherche de l’identité de Makoto à la recherche de son passé. Je passe sur les nombreux autres changements comme la fin et la relation avec Cutter. De fait, si je me suis laissé prendre au jeu, sans grande déception sur la forme, le fond ayant perdu toute la saveur intellectuelle, et réduit à un polar lacrimal sur la pauvre petite fugueuse adolescente à la moue boudeuse, enlevée pour des expériences, qui recherche le coupable et se venger, pour repartir vers de nouvelles missions après une accolade pathos avec sa maman.

Avant ce film en prises de vue réelles, l’œuvre a été adaptée en films d’animation en 1995 par Mamoru Oshii, dont il a donné une suite en 2004 avant de faire un toilettage de son premier en 2008. En 2015, Kazuya Nomura a réalisé à son tour une adaptation. Trois séries d'animation et trois OAV, des jeux vidéo et des romans se sont inspirés de ce récit.

Avec Scarlett Johansson (Captain America: civil war) sexy et convaincante, face à Pilou Asbæk (La grande muraille) et Takeshi Kitano (Outrage), Juliette Binoche (Ma Loute) et Michael Pitt (7 psychopathes), Chin Han (Captain America, le soldat de l'hiver) et Danusia Samal, mais aussi Lasarus Ratuere, Yutaka Izumihara (Les voies du destin) et Tawanda Manyimo, Chris Obi (Cadavres à la pelle) et Adwoa Aboah, Peter Ferdinando (High rise), Pete Teo (Stretch) et Anamaria Marinca (Fury), Rila Fukushima (Wolverine : le combat de l'immortel) et Kaori Momoi, Daniel Henshall et Andrew Stehlin.

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Published by bobmorane75 - dans Films
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