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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 17:30

Un très grand merci à Paramount Pictures et à L’agence Cartel pour m’avoir permis de me plonger dans l’adaptation de l'œuvre du manga de Shirow Masamune réalisé par Rupert Sanders (Blanche neige et le chasseur) d’après le film animé de Mamoru Oshii, qui réussi son pari pour faire aussi bien dans un tournage réel.

 

A son violent réveil, une jeune femme apprend que victime d’un attentat, on n’a pas pu sauver que son âme qui a été transporté dans un cyber robot lors d’une expérience unique d’Intelligence Artificielle. Un an plus tard, la jeune Makato devenu Le major, travaille pour le gouvernement au Secteur 9 dans la lutte contre le terrorisme. Unique en son genre, le major combat sans relâche le terrible Cutter qui pirate et tue des savants de la société qui l’a créé. Sans cesse, dont des bribes lui apparaissent régulièrement comme trace de son passé. Il se pourrait que Cutter ait des réponses.

 

Pour avoir, comme des millions de fans, adoré la version de Mamoru Oshii, véritable chef d’œuvre entre le graphisme et l’intelligence du récit, je ne voyais pas l’intérêt d’un remake hollywoodien tout en en craignant même le pire. Déjà, visuellement le film est très beau et en jette plein la vue, comme la trame est maitrisée et se laisse suivre avec beaucoup de plaisir. Au niveau de la réflexion, Rupper Sanders change l’intrigue d’origine vers un mélodrame sombre et désolant pour notre héroïne. En effet, dans les différences notables entre l’œuvre de Shirow et Mamoru, il y a la question existentielle philosophique cruciale sur ce qu’est d’être un humain, quand l’américain se questionne plus sur la recherche de l’identité de Makoto à la recherche de son passé. D’autres changements comme la fin, et la relation avec Cutter sont différentes. Pour autant, je me suis laissé prendre au jeu, avec beaucoup de jouissance sur la forme, et de l'émotion pour Makato, même si le fond tend vers un polar sur une enquête de soit. Cette version reste un superbe beau divertissement.

La réalisation numérique est magnifique sur une mise en scène maitrisée vive et alerte, mélangeant avec efficacité l’animation et le réel. Avant ce film en prises de vue réelles, l’œuvre a été adaptée en animé en 1995 par Mamoru Oshii, dont il a donné une suite en 2004 avant de faire un toilettage de son premier en 2008. En 2015, Kazuya Nomura a réalisé à son tour une adaptation. Trois séries d'animation et trois OAV, des jeux vidéo et des romans se sont également inspirés de ce récit. Une superbe adaptation pour un divertissement réussi.

Avec Scarlett Johansson (Captain America: civil war) sexy et convaincante, face à Pilou Asbæk (La grande muraille) et Takeshi Kitano (Outrage), Juliette Binoche (Ma Loute) et Michael Pitt (7 psychopathes), Chin Han (Captain America, le soldat de l'hiver) et Danusia Samal, mais aussi Lasarus Ratuere, Yutaka Izumihara (Les voies du destin) et Tawanda Manyimo, Chris Obi (Cadavres à la pelle) et Adwoa Aboah, Peter Ferdinando (High rise), Pete Teo (Stretch) et Anamaria Marinca (Fury), Rila Fukushima (Wolverine : le combat de l'immortel) et Kaori Momoi, Daniel Henshall et Andrew Stehlin.

Le film Ghost in the shell de Rupert Sanders, distribué par Paramount Pictures, est disponible en dvd dans les meilleurs bacs depuis le 31 juillet 2017. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et audio français et autres langues étrangères, ainsi qu’en sous-titré pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, Humanité sous-jacente : la réalisation de Ghost in the shell, Section 9 : cyber-portecteurs, et Hommes et machines : la phylosophie des ghosts.

3 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Films
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