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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 08:00

Un très grand merci à Pathé pour m’avoir permis de découvrir ce superbe film de Robert Redford (Sous surveillance), pour l’adaptation le livre autobiographique La rivière du sixième jour de Norman Maclean, réalisé en 1992 et restauré en 4K à partir du négatif original sous la supervision de Pathé.

Au début du vingtième siècle, Norman et Paul sont deux jeunes frères dont leur père, le pasteur John Maclean, leur a transmis la foi et la passion de la pêche à la mouche. Une éducation rigoureuse qui soude les frangins en une solidarité sans faille malgré les rivalités. Au retour de Norman dans son Montana natal après des années universitaires qui les ont éloignés, il retrouve le cocon familial et son frère Paul devenu journaliste local, empêtré dans des dettes de jeu. Leur amour filial se ressoude dans la rivière pour des pêches épiques. Norman tombe amoureux de la belle Jessie Burns, quand son frère s’affiche avec ses conquêtes, entre alcool prohibé et jeux clandestins. Deux frères aux caractères opposés et pourtant si étroitement liés.

J’ai adoré ce récit poétique, tout en subtilité, bouleversant de nostalgie sans jamais tomber dans le piège du pathos larmoyant bien que terriblement émouvant. Ainsi, avec la voix du narrateur Robert Redford, tout en pressentant ce qui va advenir, nous suivons les destins des frères avec une indicible empathie complice, sentant bien l’angoisse qui plane, et l’émotion qui étreint le cœur. Bien que connaissant l’affiche du film et son titre, je ne l’avais jamais vu, craignant une gnangnante histoire de pêche, dont j’ai été agréablement surpris par la maitrise totale de la narration sur une histoire d’amitié forte dans une jeunesse, où la nostalgie que je déteste au plus haut point est ici plus une belle et triste évocation non d’une époque révolue, mais de liens familiaux entre deux frères que tout oppose et que tout ressert sous la coupe bienveillante du père. J’ai la chance d’avoir deux sœurs que j’aime dont je me sens aussi proche avec nos différences, et ce film m’a touché. Une belle ode à la vie, à la nature -sauf pour les pauvres poissons- et aux sentiments. Une superbe réalisation aussi maitrisée que soignée, dont la restauration de Pathé rend la pureté des images grandioses de la nature fabuleuse, sur une mise en scène délicate aux dialogues épurés et divinement choisis.

Avec un superbe casting, dans lequel Craig Sheffer (Code of honor) est excellent, face à un Brad Pitt (Alliés) magnifique dans sans doute sa meilleure prestation qui le révélait enfin, et le superbe Tom Skerritt (M.A.S.H.) des plus marquants. Brenda Blethyn (Le cygne du destin) est très émouvante, et la très jolie Emily Lloyd. Edie McClurg (Fired up), Stephen Shellen et Nicole Burdette, Susan Traylor, Michael Cudlitz et Rob Cox, Buck Simmonds, Fred Oakland et David Creamer, Madonna Reubens, John Reubens et Arnold Richardson, de même MacIntyre Dixon, William Hootkins, Al Richardson, et les jeunes Caleb Shiff, Joseph Gordon-Levitt (Snowden) démarrait sa carrière grand écran, et Vann Gravage.

Le film Et au milieu coule une rivière de Robert Redford, distribué par Pathé, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 24 mai 2017 en Combo Collector DVD et Bluray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français et version française, ainsi qu’en audiovision, et version sous-titrée pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, de passionnants entretiens avec Philippe Rousselot, Tom Skeritt et Brenda Blethyn.

4 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Films
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