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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 14:04

Excellent polar psychologique de Raúl Arévalo, qui pour son premier long métrage frappe fort par sa force narration et son regard sans concession sur ses personnages aux portraits fulgurants dans un récit qui hante longtemps.

A la suite du braquage d’une bijouterie qui tourne mal avec la mort d’une employée, Curro le chauffeur des gangsters est arrêté sans qu’il ait dénoncé ses complices. Il en ressort huit ans plus tard avec le désir de repartir sur des bases nouvelles et honnêtes, et retrouve sa femme Ana et leur gamin. La jeune femme travaille sans enthousiasme dans un bar, où elle a fait la rencontre de José, un habitué peu bavard mais attentionné. La rencontre entre Curro et José est l’occasion de revenir

sur le casse que tout le monde a oublié, sauf José.

Un polar westernien sombre de vengeance d’un homme ordinaire, qui se met en place lentement mais sûrement avec une implacable méthodicités que plus rien n’arrête. Ainsi, par touches, se dévoilent les vies détruites, les rencontrent violentes, la psychologie d’un homme dévasté que rien n’avait préparé à un tel déferlement de désir d’exterminer les coupables de son chagrin que la perte à rendu fou de douleur et de haine. J’ai été sensible à cette folie

d’un homme malheureux face à l’indifférence de la société incapable de punir par un dépassement de a violence quotidienne comme anesthésié, préférant passer l’éponge de la douleur des parents de victimes, en condamnant à minima pour passer à autre chose de peur d’être submergé. Bien sûr, il ne s’agit pas d’apologie de justiciers à la Bronson, mais d’un rappel que derrière chaque drame, choisir la facilité de laisser tomber des enquêtes, de condamner faiblement ou avec sursit, ce sont des douleurs plus insoutenables encore pour les proches de victimes, mais aussi de toute la société faite de toutes nos individualités. Une réalisation vive et percutante, dosant savamment les tenants et aboutissants, sombrant parfois dans l’injuste manipulation qui donne encore plus de leçon à cette fin terrible.

Avec Antonio de la Torre (Azul oscuro casi negro) excellent, face à Luis Callejo (Insiders) et Ruth Diaz (Les disparus) parfaits, Raul Jiménez (Les 13 roses) et Manolo Solo (Biutiful), Font García, Pilar Gómez Ferrer (Blancanieves) et Alicia Rubio, ainsi que Gaizka Ardanaz, Luna Martín, Chani Martín et Enrique de la Torre, Inma Sancho, ou encore Paco Benjumea et Berta Hernández, Alfonso Blanco, Juan Doñate et Ramiro Alonso.

3 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Films
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