Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 09:44

Un grand merci à Gaumont pour m’avoir permis de découvrir cette comédie dramatique réalisée en 2016 par Michel Boujenah, qui adapte pour son troisième long-métrage le roman de Pascal Ruter, pour nous plonger dans une solidarité romantique pré-ado face à la maladie.

Victor, élève médiocre est attiré par Marie, la meilleure de sa classe, et violoncelliste virtuose. Il ignore qu’elle est atteinte d’une maladie qui la rend progressivement et rapidement aveugle. Attirée également par l’adolescent en son contraire comme des aimants, elle lui propose de l’aider dans ses études, et après lui avoir révélé son secret, Victor va l’aider jusqu’à ce qu’elle passe le concours au conservatoire. Pas aussi simple quand les parents ne sont pas très réceptifs.

Touché moi-même par la maladie, la rétinite pigmentaire, j’étais d’autant plus intéressé par ce récit, qu’il puisse permettre d’en parler et d’en informer le plus grand nombre. Maladie oculaire dégénérative du syndrome d’Usher, qui selon chaque cas, s’attaque plus en moins vite ou jeune, pour une cécité totale par la destruction du champ visuel, perte de lumière, des couleurs, avec déficience auditive. Si le film aborde de fait les effets de la maladie, il s’attache surtout à l’amitié indéfectible

entre les jeunes gens. L’émotion est donc palpable dans cette trame, principalement sur la jeune fille face à sa maladie, à son père débile et une mère démissionnaire et sa passion pour la musique. Cependant, l’ambiance est déséquilibrée avec le gamin au demeurant peu sympathique, et le camarade religieux -pourquoi n’en avoir pas fait un laïque. J’ai apprécié la relation qui se noue entre les pré-adolescents, se trouvant une solidarité réciproque plus émouvante

que les adultes, tel ce médecin un peu trop prévenant. Une sympathique approche de la maladie dans un conte romantique pour une parabole de la cécité dues adultes. On pourra regretter un déséquilibre dans la qualité du jeu et des dialogues, quand la réalisation est maitrisée, sur une mise en scène soignée.

Avec la jeune Alix Vaillot pour son premier rôle et véritable musicienne, est excellente, face à Jean-Stan du Pac (Boomerang) beaucoup moins convaincant, Charles Berling (Elle) et Pascal Elbé (Sous les jupes des filles), Aude Ruyter et Vincent Taloche (Astérix et Obélix), Laurent Capelluto (Je suis à vous tout de suite) et Raphaëlle Lubansu, et les jeunes Antoine Khorsand (Robin des bois, la véritable histoire), Illan et Noah Levi, Max Garang-Boulègue et Jeanne Suttor.

Le film Le cœur en braille, de Michel Boujenah, distribué par Gaumont, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 3 mai 2017. Il est proposé en version sous-titrée français pour les sourds et malentendants, ainsi qu’en audiodescription pour les aveugles et malvoyants. Dans les suppléments, les essais des comédiens Alix Vaillot, Jean-Stan du Pac et Antoine Korsand, ainsi que le making of de la musique.

 

Partager cet article

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films