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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 09:46

Un très grand merci à Pathé pour m’avoir permis de découvrir cette comédie dramatique romantique réalisée en 1948 par Henri Decoin, magnifiquement restauré copie intégralement restaurée à partir d’un master 2K du film par Pathé, pour une œuvre magnifique sur les fabuleux dialogues d’Henri Jeanson.

Dix huit ans après leur coup de foudre, Gérard Favier, célèbre compositeur, est plus que jamais amoureux de son épouse Sylvia. Quand ils rencontrent une jeune pianiste de dix huit ans, Monelle Picart, qui joue à merveille les partitions de Favier. Gérard décide de la lancer et de propulser sa carrière. Quand parait un article mensonger sur une liaison adultérine supposée entre Gérard et Monelle, le doute s’installe et une relation se lie effectivement sous le regard désespéré de Sylvia.

Superbe dramatique romantique, d’Henri Decoin, un réalisateur passé dans l’oubli quand il mériterait de revenir sur le devant de la scène. Éditeurs, pensez à un coffret hommage qui serait mérité. Tout en nuance et en intelligence, tant par la mise en scène qu’avec les excellents dialogues d’Henri Jeanson, la trame est d’une extrême subtilité est d’une intense émotion.

Ainsi, à partir de la première scène où le couple avec beaucoup d’humour reconstitue leur rencontre 18 ans plus tôt sur un amour intangible et magnifié, se glisse vers le drame lentement mais plus cruellement encore avec la lecture d’un article malveillant sur une supposée relation entre le compositeur et la jeune pianiste qui éveille un adultère insidieux et douloureux pour la femme, pour une fin d’une terrible élégance.

J’ai juste adoré le style, le jeu des interprètes et la qualité extraordinaire de la réalisation tant le récit est sublime de finesse, de bons mots et de réparties, de gestuelles et de mimiques. Rien que le titre est magnifique de douleur romantique, qui trouve son point crucial dans ce drame intime, avec la valse d’après une partition composée par Henri Sauguet - Henri-Pierre Poupard-.

Une très belle chronique adultère mélodramatique, sans jamais apporter de regard moraliste, dans une poésie triste mais jamais pathos. Une œuvre remplie d’originalité, qui est un luxe sur thématique des plus banale que l’adultère, dans laquelle la scène d’ouverture est pleine d’inventivité, et d’esprit. Alors que Decoin avait prévu une fin tragique, les producteurs lui ont imposé une fin heureuse des plus ridicules pour l’export, qui se conclut par deux fins alternatives qui sont soumises à l’appréciation du public.

Avec les excellents Louis Jouvet (Miquette et sa mère) et Renée Devillers (J’accuse), Dany Robin (Les mystères de Paris) et Fernand René (Quai des orfèvres), Philippe Nicaud, Janine Viénot et Brigitte Auber, Maurice Lagrenée, Émile Drain et Jean Le Fort, Lucien Carol, Charles Vissières et Philippe Lemaire, Jean Heuzé, Jacques Provins et Pierre Ringel.

Le film Les amoureux sont seuls au monde, distribué par Pathé, disponible dans les meilleurs bacs dès le 11 avril 2018 en combo collector DVD + Bluray nouvelle. Il est proposé en audiovision, et version sous-titrée pour sourds et malentendants, ainsi que des sous-titres anglais. Dans les supplèments, un documentaire rétrospectif avec les intervenants Didier Decoin, Chantal Decoin, Clara Laurent, Christophe Moussé, Marc Véron et Marie-Hélène Beaurepaire, ainsi que les fins alternatives.

 

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