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29 février 2020 6 29 /02 /février /2020 09:53

Un grand merci à Carlotta pour m’avoir permis de découvrir ce film issu du coffret sur le merveilleux ciénaste japonais Yasujirō Ozu, pour ce film  réalisé en 1956, sur un panel de 20 films retraçant son œuvre de  1931 et 1962, du muet au parlant, du noir et blanc à la couleur dont 10 restauré en 2K et 4K.

A Tokyo, l'employé de bureau Shoji Sugiyama se prépare à partir travailler avec l'aide de sa femme, Masako. Leur seul enfant est mort quelques années auparavant. Au cours d'une sortie avec ses amis et collègues, Shoji passe du temps avec une secrétaire, Kaneko, surnommée "Poisson rouge" pour ses grands yeux. Peu de temps après, ils ont une relation éphémère. Mais Masako soupçonne cette liaison et décide de quitter le domicile conjugal. Shoji, accepte l'offre d'un poste de son entreprise située dans les montagnes, et part pour trois ans. Bientôt sa femme le rejoint.

Encore une belle intrigue sur la difficulté du couple et l’adultère, faute douloureuse qui trouve une réflexion et le pardon, ou du moins une excuse. J’ai beaucoup aimé ce regard émouvant, cette contrition sur un accident qui revêtait déjà le caractère difficile de la monogamie et de la fidélité sur toute une vie quand bien même l’amour est l’union moteur du couple. Ainsi, Ozu développe son récit sur un sujet sensible que toute union est confronté un jour et sur les ressentiments, la remise en cause et les réflexions pour sortir d’un tel dilemme. Toujours cette même lanscinante réalisation avec ses cadrages, ses expressions et cette mise en scène fabuleuse qui a la marque d’Ozu en plus de son regard doux amer, sans jugement ni parti pris sur la vie amoureuse, sur la relation de couple dans une société japonaise toujours entre traduition séculaire et modernité et la place et les sentiments de la femme.

Avec les excellents Ryō Ikebe, Chikage Awashima et Keiko Kishi, Daisuke Katō, Kuniko Miyake et Chishu Ryu, Haruko Sugimura, Takako Fujino et Teiji Takahashi, Sō Yamamura, Kumeko Urabe et Eijirō Tōno, Masami Taura et Kuniko Miyake, Kōji Mitsui, Fujio Suga, Haruo Tanaka et Chieko Nakakita.

Kagamijishi - La danse du lion - Kikugorō no kagamijishi - 菊五郎の鏡獅子, est un documentaire réalisé en 1936, sur le Shunkyo Koshishishishi, une des dix huit nouvelles danses de Kabuki de Fukuchi Sakura Chisaku du théâtre Kabuki. Ozu s’intéressait au renouveau du genre japonais. Produit en tant que film de promotion internationale de la culture japonaise. Ozu filmait la scène au théâtre de Tokyo

Ce film est issu du très beau coffret Ozu en 20 films – Pack qui comprend notamment Le fils unique, Printemps tardif, Été précoce, Crépuscule à Tokyo, Le goût du riz au thé vert, Voyage à Tokyo, Printemps précoce, Fleurs d'équinoxe, Boujour, Fin d'automne et Le goût du saké.

Le film Printemps précoce du pack Ozu en 20 films, distribué par Carlotta, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 6 novembre 2019 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version originale sous-titrée français. Dans les suppléments, Conversations sur Ozu, 90 ans après sa naissance, rétrospective.

3 étoiles

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