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10 juin 2021 4 10 /06 /juin /2021 07:38

Docu-fiction larmoyant réalisé par Chloé Zhao d’après le livre Nomadland: surviving America in the twenty-first century de Jessica Bruder, pour aborder une fange de la population américaine nomade, malléable et corvéable à la limite de la pauvreté.

En 2011, Fern perd son emploi après la disparition de l’usine  où elle a travaillé pendant des années avec son mari récemment décédé. Fern décide de vendre la plupart de ses biens et achète une camionnette pour vivre et parcourir le pays à la recherche d’un emploi. Elle accepte un travail saisonnier dans un centre vente en ligne le temps de l’hiver. En côtoyant d’autres nomades, Fen découvre une communauté et des techniques de survie.

Un docu-fiction lourd et oppressant sur les victimes américaines de la crise économique, les laissés pour compte, ceux qui paient pour que quelques autres augmentent de plusieurs milliards à leurs milliards déjà mal acquis, sans jugement ni prise de position, mais suffisamment explicite. Une crise bancaire et financière, renflouée par les états à des fous furieux de traders qui ont conservés leurs biens et fortunes sur le dos des millions de gens et d’états pillés. La mondialisation.

Les protagonistes seraient attachants, mais d'un fatalisme exacerbé qu'ils en sont aussi agaçants d'accepter leur sort inhérent à leur sort, ainsi bien conditionnés,, oubliant qu'aux quatre coins du monde des millions de femmes et d'enfants sont traités en pire sort, sans "camionnette" qu'il ont construit pour Fern et ces nomades. Film distingué de tous les trophées, plébiscité et encensé pour une évidence du capitalisme triomphant  pour autant ni critiqué, ni condamné ni moins encore contrôlé ou régulé, pire, qui a amené un Trump plus dévastateur encore issu de ces maîtres du désordre mondial. Oui, la mentalité américaine laisse sur le carreaux des millions de gens sur le bord de la route, souffre sans rien dire, sans reproche, passent pour des héros, en attendant la mort ou de rebondir. Un très beau film, long et lent, tout sponsorisé par cela même qui exploitent et génèrent des milliards de profits sans payer d’impôts, sans bien payer ses salariés saisonniers.

Un film typiquement américain, montrer sans se plaindre, se plaindre sans protester. C’est ainsi, on achève bien les chevaux n’a pas changé d’optique, on ne remet pas en cause le « rêve américain », le piège qui permet d’exploiter à outrance les américains, et pire encore depuis Reagan et Thatcher, le monde, nous tous. Un hommage aux nomades américains, plus qu’un cri de révolte et moins encore une dénonciation, qui au final s’autocongratule en nombrilisme de tous les Lion d’or, Golden globe et Oscar. Vive l’Amérique !

Avec Frances McDormand, David Strathairn, Linda May, Charlene Swankie, Bob Wells, Peter Spears, Gay DeForest, Patricia Grier, Angela Reyes, Carl R. Hughes, Douglas G. Soul, Ryan Aquino, Teresa Buchanan, Karie Lynn McDermott Wilder, Brandy Wilber, Makenzie Etcheverry, , Annette Webb, Rachel Bannon, Bryce Bedsworth, Sherita Deni Coker, Merle Redwing.

2 étoiles

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