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20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 16:54

Paul Verhoeven devrait se lancer dans la réalisation de comédies érotiques… ha oui, c’est fait, avec cet extraordinaire navet, qui mérite haut la main le parpaing d’or des Gérard du cinéma.

À la base, adaptation du livre Sœur Benedetta, entre sainte et lesbienne de Judith C. Brown, librement inspiré de la véritable histoire de Benedetta Carlini.

Donc, on nous narre la vie de Benedetta Carlini, enfant illuminé par la foi en Jésus qui entre dans les ordres dès son plus jeune âge, et qui, au bout de dix huit ans d’internement est prise de vision et de stigmates qui lui offre le poste d’abbesse et le corps de sa maîtresse Bartolomea, avant que tout ne dégénère et se profile un procès pour saphisme qui la condamnera à trente cinq ans d’internement par homophobie. On pourrait attendre que l’Église présente ses excuses à Benedetta et à toute la communauté.

Dès les première images, j’ai cru assister à Elle voit des nains partout, avant un simulacre de Au nom de la rose virant vers du John Biroute. Mal filmé, mal raconté, la comédie prend tout son apogée à la giclette de lait maternelle où j’ai explosé de rire, que même que Zack & Miri tournent un porno n’y ont pas pensé sauf la flatulence. Que dire de la très belle Virginie Efira serait excellente, sauf que visiblement, la pauvre n’a jamais eu d’orgasme de sa vie tant lors de sa branlette devant sa folle maîtresse elle a u mal çà transcender l'extase, mais sans trop lui jeter la pierre, la scène est ridicule 

Que retenir de ce lamentable pastiche à part les chants grégoriens qui m’envoûte toujours autant. Rien, en vérité, qu’un immense gâchis sur Benedetta Carlini et son homosexualité qui lui a coûté si cher, et sa foi à la limite de la folie. Mais comment ne pas devenir folle, enfermée une vie entière entre quatre murs ? Au moins, il en ressort de cette narration, de montrer le conditionnement et la manipulation des religions sur les êtres faibles, autant excusable en ces temps reculés, impardonnable de nos jours, où du père Noël pour les petits enfants on passe sans réfléchir au père fouettard pour les grands irresponsables que toutes oppression, tortures et meurtres se justifient au nom d’invention créée par des hommes pour manipuler les masses. Que le monde serait meilleur.

Et donc, c’est avec Virginie Efira, Charlotte Rampling et Daphné Patakia, Lambert Wilson, Olivier Rabourdin, Louise Chevillotte, Clotilde Courau et David Clavel, Hervé Pierre, Guilaine Londez, Lauriane Riquet, Nicolas Gaspar, et Justine Bachelet, Satya Dusaugey, Gaëlle Jeantet et la jeune Elena Plonka et Héloïse Bresc, Jonathan Couzinié, Vinciane Millereau et Jérôme Chappatte.

Pour le coup, je ne sais s’il faut donné une étoile tellement c’est mauvais, ou quatre étoile tellement c’est mauvais.

 

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