Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
30 mai 2022 1 30 /05 /mai /2022 13:31

Un grand merci à Coin de Mire Cinéma pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique sortie en 1957, réalisée par Maurice Delbez, pour une meilleure reprise et une immersion dans le monde des machinstes des voies ferrées.

1940. Conduit par le mécanicien Pierre Pelletier et son second Jean Marcereau, un dernier train emporte à travers les bombardements les familles qui fuient le Nord de la France. Mary Johnson, une jeune femme est tuée et laisse à ses côtés une enfant en bas âge, Norma, que Pelletier va adopter et envoyer en nourrice avec son fils Roland de cinq ans. Les années passent. Les deux jeunes gens viennent s’installer chez leur père et découvrent sa vie de cheminot qui ne laisse de place à personne d’autre qu’à sa locomotive à vapeur.

Reprise du film muet d’Abel Gance, Maurice Delbez a laissé tomber la partie immorale et effroyablement glauque originelle pour une version plus proche de La bête humaine de Jean Renoir d’après Émile Zola. Une plongée donc dans la vie passionnée des cheminots avec l’évolution des machines passant de la vapeur au diesel et à l’électricité de plus en plus rapides et moins humaine.

La partie sale de Gance sur la petite Norma est réduite au mensonge de sa naissance axant toute l’intrigue sur Pierre aussi peu tendre avec les enfants au profit de sa machine et falsification d’identité quand il ne passe que le plus clair de son temps de sa vie avec sa machine, laissant fils et fille « adoptive » à une lointaine nourrice et de se rendre compte trop tard qu'ils ont grandit entre temps et qu'ils sont devenus des adultes, même s'il suinte une jalousie que Norma soit amoureux d'un jeune gars de son âge. J’ai beaucoup aimé la mise en scène, la mise en valeur d’un métier et des machines augurant l’évolution de la société d’après seconde guerre mondiale tant dans la technologie que dans les mœurs sociétale. Un monde de mes grand-parents à des postes divers qui raisonne en souvenirs et témoignages.

Avec Jean Servais, Pierre Mondy et Catherine Anouilh, Claude Laydu, François Guérin, Julien Bertheau et Georges Chamarat, Yvette Etievant et Georges Jamin, Louis Viret et Paul Peri, François Guérin, Paul Mercey et Charles Bouillaud, Émile Riandreys et Carmen Duparc,  et Jacqueline Doyen, Christine Capri et Jacqueline Doyen, Jean Filliez, Jacqueline Gay et Yvonne Jacquemot, Émile Riandreys et Eliane Saint-Jean.

C’est avec un immense plaisir que Coin de Mire Cinéma nous offre une nouvelle fournée de six films avec Charmants garçons, Les liaisons dangereuses, Chère Louise, Le ciel sur la tête, La roue, Rue des cascades (Un gosse de la butte). Cette superbe édition est sous forme de Digibook Édition collector limitée à 3 000 exemplaires et numérotée - Blu-ray + DVD + Un livret de 24 pages reproduisant des documents d’époque + 10 reproductions de photos d’exploitations (14,5 x 11,5 cm) + La reproduction de l’affiche d’époque (29 x 23 cm), par un éditeur passionné de qualité, Coin de Mire Cinéma, qui nous offre l’amour du septième Art avec les images et le son de très haute qualité, agrémenté des actualités Pathé d’époque, des réclames publicitaires, et des bandes-annonces d’alors.

Le film La roue, distribué par Coin de Mire Cinéma, est disponible en Digibook - Blu-ray + DVD + Livret, Restauration 4K à partir du négatif original par Studiocanal, avec le CNC et Coin de Mire Cinéma, dans les meilleurs bacs depuis le XXX 2022. Il est proposé en version sous-titrée pour sourds et malentendants et en audiodescription. Dans les suppléments, Actualités Pathé d’époque, Réclames publicitaires d’époque, Bande-annonce et Bandes-annonces de la collection « La séance ».

3 étoiles

Partager cet article
Repost0

commentaires