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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 10:28

Etonnant western à chute de Burt Kennedy (Un homme fait la loi) où l’humour au second degré trouve sa place entre parodie et satyre, tant se mêle un certain sérieux du genre classique qui longtemps flirte dans l’ambigüité de ton pour un final révélateur et jubilatoire tellement c'est heureusement inattendue.

Emu par la veuve et l’orphelin, Lane engage les meilleurs limiers de ses amis pour une mission délicate. La belle et veuve Madame Lowe souhaite retrouver l’important magot d’une attaque de train meurtrière perpétré par feu son mari, afin de le restituer à la compagnie de chemins de fer, et redonner une image propre pour son jeune fils. Connaissant l'emplacement du coffre dans le désert, elle promet à Lane et les cinq hommes, une forte récompense financière. Mission dangereuse pour la troupe, poursuivie par une vingtaine de bandits de grand chemin.

Je me suis beaucoup amusé dans ce récit, d’autant que mon regard se portait sur les liens étranges qui se tissent dans ce groupe, sans occultant savamment le piège tendu que je n’ai pas vu venir jusqu’à la dernière seconde. L’histoire est donc intelligemment écrite pour nous mener en bateau avec cette course poursuite entre gentils et méchants, entre les partenaires autour de Lane dont on soupçonne de possibles traitres et une romance improbable entre le bon vieux cowboy et la jeune et séduisante veuve éplorée. Du coup, tout concorde à nous emmêler les méninges, d’autant plus avec le style de narration qui flirte entre ce sérieux maladroit, comme cette attaque en ligne à découvert dans le désert des bandits qui en perdent bien des vie, complètement suicidaire et peu crédible.

De fait, la réalisation est soignée et maitrisée, dans des décors superbes, notamment ce train rouillé ensablé surgit de nulle part très impressionnant. Les couleurs vives et la pleine et riche luminosité, impriment une ambiance joyeuse, et même temps inquiétante qui trouble le ressenti. Une belle surprise donc, où le suspens est bien entretenu dans tous les secteurs de la mise en scène que des dialogues.

John Wayne (Le conquérant) de son immense taille comme talent, use de son charme avec humour, avec la belle Ann-Margret (Les grincheux) pleine de surprise et de piquant. Les Rod Taylor, décédé en ce début d’année, et Ben Johnson (La cité des dangers) sont excellents, comme Christopher George et Bobby Vinton, ainsi que Jerry Gatlin et Ricardo Montalban.

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 13:53

Jolie conte poétique de Bruno Podalydès (Adieu Berthe ou l'enterrement de mémé), qui nous entraine dans un petit trip sympathique sur la crise de la cinquantaine, avec beaucoup d’humour et d’enchantement, de dérision et de réflexion comme d’absurdité des plus surréalistes dans un univers éthéré d'irréalité planante et joyeuse, bien que triste dans le fond.

Michel, la cinquantaine, travaille avec de moins en moins de passion, perdu dans ses réflexions et délires d'aéropostale dont il est fan. Devant trouver un palindrome pour son boulot, il tombe sur kayak, qui l’intrigue, tant ça ressemble à un avion sans ailes. Véritablement séduit, il s’en achète un, puis avec l’aide de sa femme Rachelle qui le dépose au bord d’une rivière, il s’élance avec l’objectif d’aller jusqu’à la mer. Heureux, il navigue jusqu’en fin de journée et accoste pour sa première étape. Il y découvre une sympathique petite guinguette tenue par Laetitia et Mila, la jeune et jolie serveuse. Dans l’ambiance champêtre hippie débonnaire, le départ se fait difficile.

Je me suis beaucoup amusé à vivre ce délire d’une crise de la cinquantaine totalement loufoque, pleine de poésie et de charme, avec cette atmosphère légère, dans la plus complète absurdité des sens bon enfant. La régression du protagoniste dans d’un retour vers l’enfance est ainsi amené par touche avec beaucoup d’humour et d’enchantement. Il y règne un grand calme apparent pour une remise en question de soit avec une multitude de petits gags, de réflexions et de mimiques drôles et adorables. Tout se passe comme tout allant de soit, sans conséquence à priori particulière quand en fait chargés de grands bouleversements intérieur dans une plénitude totale. La mise en scène, dans des décors d’abord aseptisés, froids et neutres du bureau ou de l’appartement avant de virer aux couleurs vives et joyeuses de la nature, révèlent en puissance l’allégresse qui envahi Michel et nous avec.

Bruno Podalydès (100% cachemire) est absolument aérien dans son délire, face à Agnès Jaoui (L’art de la fugue) et Sandrine Kiberlain (Elle l’adore) complètement habitées par leur personnage, quand la belle Vimala Pons (Vincent n'a pas d'écailles) est drôle et attachante. Denis Podalydès (Un village presque parfait) comme Michel Vuillermoz (Papa ou maman), et Jean-Noël Brouté (Le beau monde), ainsi que Pierre Arditi (Vous n’avez encore rien vu) sont délirants.

3 étoiles

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 07:53

Gentille petite comédie pour adolescentes, réalisée par Elizabeth Allen Rosenbaum (Sœurs malgré elles) qui, pour son premier long métrage en 2006 s’était inspirée d'un roman d’Alice Hoffman, sur un conte reliant les ondines et les humains, entre amour et amitié.

http://www.the-teen-spirit.dk/films/aquamarine/still01.jpgClaire et Hailey, deux adolescentes inséparables meilleures amies, âme sœurs, profitent avec tristesse des derniers jours ensemble sur cette belle plage de Californie, avant le déménagement d’Hailey en Australie, à l’autre bout du monde. Timides, elles passent leur temps à admirer Raymond Calder, le beau maitre nageur, lui-même convoité par des plus grandes. Un matin après une tempête, elles découvrent la belle Aqua, une merveilleuse sirène qui s’est cachée au fond d’une piscine. Celle-ci s’est échappée d’un mariage forcé par son père. Sa seule échappatoire est de lui prouver sous trois jours que le grand amour existe. Emues, les deux jeunes filles vont tout faire pour l’aider. En échange, Aqua leur offre un vœu. Hors de l’eau, elle perd sa queue pour de belles jambes qui la rende presque humaine, et elle tombe subjuguée par Raymond qui la regarde à peine. Le temps lui est compté pour le conquérir, quand la concurrence est rude, notamment avec Cecilia déjà sur le coup et prête à tous les coups bas. Le beau Raymond n’a qu’à bien choisir ou penchera son cœur.

Petit film familial sans prétention, qui apporte son lot de gags et de répliques sympathiques, de quiproquos et de surprises. C’est gentil, amusant et émouvant pour peu que l’on s’attache aux protagonistes et que l’on soit sensible aux premiers émois amoureux. L’amour et l’amitié en plus de la sincérité et de la fidélité, sont les maitres mots de ce conte qui trouve son charme dans le style de la narration, et dans une réalisation sobre et maitrisée. Pas de grande surprise dans ce récit calibré pour attendrir le cœur de ces demoiselles, qui trouveront forcément une fin amoureuse attendue, et une amitié renforcée malgré les distances de l’une à l’autre. La mise en scène est certes classique mais efficace, tant le rythme est soutenu. De quoi passer un agréable moment de détente et de distraction.

La jolie et jeunette Emma Roberts (Nancy Drew) était bien rigolote ainsi affublée, avec Joanna 'JoJo' Levesque aussi amusante et sympathique, que la belle Sara Paxton (Le cygne du destin) qui crève l’écran. Sacré Jake McDorman (American sniper) en séducteur niais et maladroit, et la magnifique Arielle Kebbel (Think like a man) en godiche. Claudia Karvan (Daybreakers) n’est pas en reste, de même que Tammin Sursok (Droit de passage), quand Bruce Spence (I Frankenstein) est à faire peur. Roy Billing (Le monde de Narnia : L'odyssée du passeur d'aurore) et Julia Blake (X-Men origins: Wolverine), Shaun Micallef et la big Lulu McClatchy, comme les jolies Natasha Leigh et Dichen Lachman (The 100), ou encore Lincoln Lewis, sont de l’ambiance.

2 étoiles

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 11:43

Poursuivons la seizième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, avec cet excellent film vampirique A girl walks home alone at night, pour le premier film d’Ana Lily Amirpour, anciennement chanteuse et bassiste, qui adapte son court métrage.

Dans la ville désolée de Bad City, glauque et perdue, transpire la mort et la solitude, dans laquelle les habitants survivent tant bien que mal. Arash s’occupe de son père, junkie au dernier degré. A la nuit tombée de tous les dangers, il fait la connaissance d’une fille énigmatique et mystérieuse qui vient tout juste de vider le sang de Saeed, petit caïd mafieux de quartier. Une relation se noue, sans qu’il ait conscience que derrière la beauté fatale de cette belle jeune femme, se cache sous le voile du tchador, un vampire.

J’ai juste adoré ! On se demande souvent comment innover certains thèmes, comme les histoires vampiriques, et la réalisatrice apporte la preuve du possible, avec ici un univers cauchemardesque au possible. Avec cette ville perdue au fin fond de l’Iran, ses puits de pétrole en arrière plan, ses fosses à cadavres, le glauque qui suinte des murs de la misère, la solitude et le désespoir. Dans un univers de western du monde musulman, à l’ambiance rock and roll des années cinquante et soixante, où les personnages sont des clones de James Dean et Sophia Loren, dans la langue perse qui donne une atmosphère melting pot, déboussolant tous nos repères habituels. De plus, le noir et blanc rajoute à la qualité de la réalisation, de ses cadrages dans une mise en scène soignée et efficace, toute la tension angoissante et pleine de poésie qui hante longtemps. La réalisatrice a décidé d’en faire un roman graphique, dont le premier volume est intitulé Death is the answer.

La belle Sheila Vand (Argo) est mystérieuse et envoutante à souhait, avec Arash Marandi tout aussi illuminé par son personnage, tout autant que la jolie Mozhan Marnò (La lapidation de Soraya M.), quand Dominic Rains (Captain America, le soldat de l'hiver) est totalement barge. Reza Sixo Safai (En secret) et Marshall Manesh (Jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare), le jeune Milad Eghbali et la belle Rome Shadanloo, sans oublier le superbe chat Moussaka, jouent avec beaucoup de conviction.

Le film A girl walks home alone at night d’Ana Lily Amirpour, distribué par M6-SND, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 3 juin 2015. Il est proposé en version originale sous-titrée français. Il est également accompagné de bonus composé d’un making of avec des entretiens passionnants avec la réalisatrice enthousiaste, des interprètes et producteur.

Un très grand merci à Cinetrafic, dont on peut trouver aussi http://www.cinetrafic.fr/top-film-horreur et http://www.cinetrafic.fr/meilleur-film-2015, ainsi qu’à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et ces riches émotions.

3 étoiles

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 09:53

Très belle réalisation de Jacques Becker, d’après l’œuvre de Maurice Leblanc, qui avec un petit air un peu désuet avec le temps n’en demeure pas moins charmant et agréable, drôle et sarcastique et se révèle plein de bonnes surprises, d’autant plus dans la version restaurée en blu-ray qui rend toute la fraicheur de l’ambiance.

Lors d'une soirée mondaine chez le président du Conseil. Arsène Lupin, s’infiltre sous une fausse identité, charmeur avec ces dames de la haute, séduisant au passage la charmante Mina von Kraft, une aristocrate allemande. Furetant d’un salon à un autre, il repère des toiles de maitre, pour en subtiliser deux sur trois, des Léonard de Vinci et Botticelli, lors d’une coupure volontaire de ma lumière, laissant le troisième étant un faux. Plus tard, on le retrouve sous les traits d’un gentil vieillard souhaitant acquérir de magnifiques bijoux, dont il abuse une jeune manucure pour subtiliser les parures. Celle-ci licenciée, en gentleman cambrioleur, il lui procure dédommagement et emploi. Mais la jolie ingénue le reconnait lors d’une manucure qui le met en danger, s’il n’avait ce culot et ses connaissances hauts placées, révélant son statut social et sa double vie. Enfin, il est bientôt sollicité par l’entremise de la belle Mina von Kraft, qui est la proche conseillère du Kaiser Guillaume, qui l’a reconnu de la soirée comme le voleur. Le Kaiser le fait enlever jusqu’à sa résidence d'été. Il lui offre en échange d’une récompense, de deviner où se trouve son coffre secret, afin de tester sa sécurité. Un jeu d’enfant par Arsène Lupin.

Film en trois parties des aventures d’Arsène Lupin dans des contextes et des méthodes différentes, sous des apparences et pseudos variés, la vision de Becker est pleine de malices, de tendresse et d’humour, et d’une certaine poésie touchante tout à fait charmante. J’ai beaucoup aimé l’ambiance qui m’a séduit, en m’immergeant dans une époque chatoyante, avec la mode de l’époque d’une reconstitution de début du siècle, période charnière d’avant les grands bouleversements d’un première mondiale annoncée. Une nonchalance trainarde nous envoute totalement, en regrettant qu’il n’y ait pas d’autres aventures aussi savoureuses.

Les couleurs et lumières, dans les travelings et cadrages d’une mise en scène soignée, nous font passer allègrement d’une partie à une autre avec autant de souplesse que de plaisir. Ainsi, la pate de Becker se fait sentir dans le bonheur d’une réalisation qui sans en avoir l’air, est un petit bijou de subtilité et d’élégance, dont je ne me souviens pas avoir eu ce sentiment délicieux depuis longtemps, comme un envoutement doucereux des plus planants.

Maurice Leblanc a écrit 30 romans et recueils de nouvelles d'Arsène Lupin entre 1905 et 1935. Protagoniste emblématique, on le retrouve dans tous les continents et sous toutes les formes. Ainsi, sous la plume de nombreux auteurs, romans et essais, de Claude Varenne à Boileau-Narcejac. Des pièces de théâtre dès 1908, et des émissions de radio se sont donnés à cœur joie de faire vivre le gentleman cambrioleur, jusqu’à une opérette. Une série animée Les exploits d'Arsène Lupin en 1996 par François Brisson et Pascal Morelli, et six séries télévisées, comme celle de la Telenovela brésilienne, et la plus célèbre avec Georges Descrières et Marthe Keller. Au cinéma, 7 films ont été réalisés, avec Arsène Lupin en 1932 par Jack Conway, avec John Barrymore et Karen Morley, et le dernier en date en 2004 par Jean-Paul Salomé, avec Romain Duris et Kristin Scott Thomas. Mais aussi dans le dessin animé Le château de Cagliostro d’Hayao Miyazaki. On le retrouve également dans de nombreux clins d’œil, jeu vidéo et pastiches.

Il faut dire que Robert Lamoureux joue avec beaucoup de souplesse, d’humour et de charme, face à la bien belle Liselotte Pulver absolument irrésistible d’enchantement. On retrouve aussi un O.E. Hasse très drôle, comme Daniel Ceccaldi (L’homme de Rio) et l’excellent Georges Chamarat, Huguette Hue et Renaud Mary, la jolie Sandra Milo et Paul Muller, ainsi que Henri Rollan et Jacques Becker qui joue un petit rôle.

3 étoiles

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 22:19

Film réalisé en 1971 par Nicolas Roeg qui laisse une impression particulièrement malaisé de par son traitement, sa narration et le regard de la caméra dans une sorte de Lagon bleu en plein bush australien. Librement inspiré du roman Walkabout écrit par James Vance Marshall, on imagine facilement que le réal était illuminé de fumée de moquette.

Un père de famille et ses deux enfants, une jeune écolière adolescente et son petit frère, s’installent pour un pique-nique en plein bush australien. Soudain, il sort un pistolet et se met à leur tiré dessus. Ils ne doivent leur salut qu’à l’abri d’un rocher. Quand il incendie la voiture et se suicide, les enfants se retrouvent seuls loin de toute aide. Abandonnés à eux même, ils se mettent en route dans l’immensité désertique et accablés de chaleur, pour tenter de rentrer chez eux. Sans eau ni nourriture et épuisés, ils rencontrent un jeune aborigène commençant son walkabout. Sans se comprendre, il essaie de leur expliquer ce rite de passage à seize ans, de tenter de survivre dans le bush. Chemin faisant, il les guide pour rentrer chez eux en leur portant aide et assistance.

Sur un conte des plus zarbis dans la construction narrative comme dans le cheminement intellectuel, avec des oppositions clichées de la nature sauvage et de la civilisation au lourd manichéisme bien lourdingue, le réal nous plonge dans une sorte de fantasmagorie déroutante. J’ai éprouvé un sentiment désagréable de voyeurisme sur la nudité de l’adolescente jusqu’à la dernière image, qui certes était très jolie, même si elle avait 19 ans, mais dont rien ne justifie ces scènes limite avec le jeu de caméra aussi lourd et pesant comme avide et baveuse de désirs sur censé être une ado de quatorze ans. De même doigt sucé de la femme en forme de fellation dans un contexte hallucinant.

Si les images du pays sont belles, me donnant envie une fois de plus d’un trekking australien, l’ambiance véhiculée dans ce récit est plus propice à un sordide prétexte peu avouable. Les travelings ne sont pas des plus maitrisés ni particulièrement cadrées. L’illustration du passage à la vie adulte, tantôt pour le jeune aborigène que pour la jeune fille, dans une sorte de course poursuite en chassés croisés qui ne se rencontrent jamais, laisse dubitatif, et pour ma part dans une incompréhension totale. Il m’a semblé un esprit plus pernicieux qu’évocateur de rite de passage et aux désirs, comme le cinéma des années soixante-dix s’était salement vautré.

La jolie Jenny Agutter (Captain America, le soldat de l'hiver) joue avec beaucoup de justesse et d’émotion, face au jeune Luc Roeg, fils du réalisateur, qui est adorablement chiant et joue avec beaucoup conviction. David Gulpilil et John Meillon que l’on retrouvent également dans Crocodile dundee, sont totalement illuminés par leur personnage. De même Barry Donnelly, Noeline Brown et Carlo Manchini, assez zarbis.

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 15:34

Unfriended : Photo Jacob Wysocki, Moses Jacob Storm, Renee Olstead, Shelley Hennig, Will PeltzSympathique petit film d’horreur de Levan Gabriadze, drôle et efficace, mortel et sans surprise, avec un dose d'humour second degré, et qui est aussi un véritable tutoriel à l’utilisation des « nuls » du célèbre logiciel de communication, qui comme moi ne s'en sont encore jamais servi et donne hâte de s'y mettre.

Unfriended : Photo Moses Jacob Storm, Shelley HennigA la suite d’une vidéo compromettante mise en ligne sur Internet, Laura Barns, jeune lycéenne se suicide sous les yeux horrifiés de ses camarades et filmé. Un an plus tard, Blaire Lily regarde la vidéo du suicide sur la toile, malgré les recommandations à la prudence. Elle est bientôt rejointe sur Skype par son petit ami Mitch, auquel s’invite un visiteur inconnu. Bientôt, quatre de leurs potes et copines, Jess et Adam, Ken et Val les rejoignent. Rapidement, c’est le délire potache de blagues lourdes avant de s’envenimer, par Unfriended : Photo Courtney Halverson, Jacob Wysocki, Moses Jacob Storm, Renee Olstead, Shelley Hennigles insultes mutuelles sous tchat qui les incriminent, avant de se rendre compte qu’il s’agit de l’inconnu qui les piège. Ensemble, ils tentent en vain de se débarrasser de l’intrus, qui se fait bientôt connaître comme étant Laura. Une nuit d’horreur commence avec Val qui meurt sous leurs yeux effrayés et leur totale impuissance. Les révélations qui les impliquent tous, le mettent en danger de mort.

Si jamais ne nUnfriended : Photo Moses Jacob Storm, Renee Olstead, Shelley Hennig’ai eu la moindre trouille tant c’est du grand délire de chez n’importe quoi, limite risible, j’avoue que je me suis pris au jeu, titillé par les vas et viens entre les différents protagonistes, les directs, les tchats et les vidéos. Mais aussi la logique qui se fait jour entre les liens de cause à effet qui les réunissent tous. Car pour une fois, il y a une histoire à l’origine du mal qui lentement mais sûrement explique et relit dans un récit construit le fin mot du pourquoi. Après, l’âme maudite fait chèrement payer ce qui somme toute ne méritait pas dès le départ ni suicide ni un tel carnage, mais laisse à réfléchir aux conséquences des certains actes.

Unfriended : Photo Moses Jacob Storm, Renee Olstead, Will PeltzA défaut d’angoisse, j’ai adoré cette leçon de maniement du logiciel Skype. Dès que j’aurai une webcam, je saurais parfaitement m’en servir. Par contre, n’est-ce pas obsolète ringard le Messenger, quand les smartphones avec sms et mms sont bien plus pratique et surtout qu’ils se voient et parlent en visio ? Côté réalisation, rien à dire de particulier tant il n’y a pas grand chose à voir avec des plans fixes et cadres serrés, des pages Internet et des tchats qui défilent rapidement. Par contre les p’tits jeunes ne semblent pas doué des raccourcis clavier genre CTRL+C et CTRL+V. beaucoup de publicité en tout cas pour les serveurs, logiciels et pages de réseaux sociaux. Au moins, pas de found footage qui brouillent les yeux.

Unfriended : Photo Moses Jacob Storm, Renee Olstead, Shelley Hennig, Will PeltzLe casting est aussi efficace que la trame, avec la belle Shelley Hennig (Ouija) et Moses Jacob Storm, la non moins belle Renee Olstead et Will Peltz (Time out), Jacob Wysocki (The hit girls) et Courtney Halverson, Heather Sossaman et Matthew Bohrer, tous dans une ambiance bien délétère.

2 étoiles

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 06:56

Continuons la seizième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, avec ce documentaire reportage Fini de rire, d'Olivier Malvoisin, qui après l’attentat sanglant et meurtrier du 7 janvier 2015 contre Charlie Hebdo avec une résonance douloureusement prémonitoire.

En 2006, avec les caricatures sur Mahomet qui avait déclenchées une vague de haine et d’intolérance de la part du monde musulman sans commune mesure ni réelles justifications religieuses, se mettaient à jour une autre dictature plus pernicieuse, celle de la peur. Au travers des entretiens réalisés en 2012 avec de nombreux caricaturistes, hommes et femmes, des quatre coins de la planète, nous découvrons des gens généreux et talentueux, qui nous font part des difficultés de plus en plus grandes, quelques soient les sujets, quel que soit le régime politique de leur pays. Ainsi, pour diverses raisons, politiques, religieux ou marketings, la liberté d’expression tend à se restreindre par les menaces des patrons de presses, par les menaces de toutes parts, et par les assassinats. En 2008, Daniel Leconte avait filmé, C'est dur d'être aimé par des cons, sur le procès qui avait été intenté, et perdu, contre Charlie Hebdo par les islamistes, pour la publication des caricatures de Mahomet., avant qu’ils n’en viennent au meurtre.

Pourtant, malgré les pressions, emprisonnements ou massacres, ces combattants de la liberté d’expression et de la démocratie, résistent vaille que vaille, plume à la main, générosité et courage et deviennent les véritables héros moderne face au terrorisme. Ainsi, si la presse devient moins support de libre expression, les murs des villes, et surtout Internet deviennent des espaces de liberté autrement plus efficaces et d’accessibilité au plus grand nombre. Car une fois de plus, ce que les nazillons de tous bords et toutes croyances n’ont pas compris, mis à part une fange d’abrutis notoires qui de toute façon ne lisent pas la presse et moins encore les caricatures, la grande masse humaine reste avide d’humour, de dérision et de critique et autocritique.

Olivier Malvoisin nous apporte des témoignages captivants, riches et variés, aux expériences fabuleuses, et de géniaux empêcheurs de pensée unique. Ainsi, Jean Plantu et Aurel pour la France, Jeff Danziger, Ann Telnaes et Daryl Cagle pour les États-Unis, Pierre Kroll pour la Belgique, Rainer Hachfeld pour l’Allemagne et Khalil Abu-Arafeh pour la Palestine, Avi Katz et Michel Kichka pour Israël, Nadia Khiari pour la Tunisie, et Kianoush Ramezani pour l'Iran, dont certains sont expatriés.

Le documentaire Fini de rire d’Olivier Malvoisin, distribué par Arte, avec sa page facebook et son site, est disponible en DVD et Blu-ray dans les meilleurs bacs depuis le 7 avril 2015. Il est proposé en version audio française, allemande, et des sous-titres anglais. Il est également accompagné de bonus composés de vidéo Draw the line et Tour du monde de la liberté d’expression.

Un très grand merci à Cinetrafic, ainsi qu’à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et ces riches émotions.

3 étoiles

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 16:08

Version quelque peu fantaisiste, presque comique de la campagne sur l’opération Shingle qui se déroula en janvier 1944, vu par un Edward Dmytryk aussi tristement peu inspiré, dans ce qui ressemblerait à une mauvaise comédie, sur un épisode pourtant important lors de la seconde guerre mondiale.

Afin de prendre l’armée allemande à revers de la ligne des fortifications Gustave qui les bloque, les forces alliées débarquent aux environs d'Anzio et de Nettuno, pour attaquer Rome. Trente-cinq mille soldats débarquent dans le calme le plus complet, sans aucune résistance. La reconnaissance du caporal Dick Ennis le mène une jusqu'à la capitale comme une partie de campagne. Mais l’effet de surprise est vite émoussé, et les allemands du général Kesselring attaquent enfin.

Etonnement, jamais rien dans ce récit ne retient notre intérêt. Un débarquement tranquille, une occupation des côtes sans problème dont on attend au moins des explications historiques, à défaut intelligentes ou instructives. Mais non, soudainement un affrontement, un accrochage rocambolesque plus ridicule tu meurs, et on meurt beaucoup. Et puis c’est fini. Quelques italiennes apparaissent deux minutes en puputes, avec là encore des clichés qui passaient sans doute lors de la réalisation, mais qui prennent une teinte dérangeante aujourd’hui. Piètre reconstitution historique pour une réalisation assez sommaire. Par contre, la description de la soldatesque pillard et barbares d'abrutis complet est bien décrite.

ImageHistoriquement, l’opération mainte fois repoussée, eut lieu avec un général Lucas méfiant qui ne profita pas de l’effet de surprise pour foncer sur Rome et dégager ainsi les allemands à la rescousse de la capitale, qui aurait considérablement soulagé le front dans lequel s’embourbaient les alliées. La ville ne fut donc reprise que six mois plus tard avec les pertes considérables [Anzio_135.jpg]en vies humaines, mais aussi stratégique sur la guerre qui n’en finissait pas, d’autant que les allemands se retirèrent en bon ordre avec armes et bagages pour mieux résister. Ce que la grande histoire ne retiendra pas, c'est qu'en définitive ce sont des soldats français qui entreront dans Rome. Certes, ils furent prier très vite de déguerpir d'Italie pour les trop nombreux violes d'italiennes, que n'ont pas manquer les ricains aussi...

[Anzio_208.jpg]Avec là aussi un très beau casting, mais cependant aussi inefficace que l’opération alliée elle-même. Pourtant, Robert Mitchum (La nuit du chasseur) et Peter Falk (The princess bride), comme Robert Ryan (Complot à Dallas) et Earl Holliman (Planète interdite), Mark Damon et Arthur Kennedy (Boomerang), Reni Santoni et Joseph Walsh, ou encore Thomas Hunter, Giancarlo Giannini et Anthony Steel, donnent du leur pour convaincre. Côté filles, Elsa Albanig et Annabella Andreoli, Marcella Valeri et Elisabeth Tompson.

2 étoiles

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 12:01

Le nouveau film de Charlotte De Turckheim (Mince alors !), dont elle adapte ici la pièce de théâtre Sunderland, de Clément Koch, s’empare de thématiques dramatiques avec un zeste d’humour et un regard doux amer sur la crise économique et ses conséquences, et qui pourtant s’accordent mal en porte à faux ou parfois sont limites dans certains ressentis.

Après la fermeture de l’abattoir de poulets, Sam, se retrouve au chômage, fait parti des pom-pom girl, et se débrouille autant qu’elle le peut pour conserver la garde de sa jeune sœur Kim, handicapée depuis la mort de leurs parents. Elle partage sa maison en colocation avec sa meilleure amie Céline, qui grâce à ses activités de téléphone rose, permet une subsistance minimale. Lorsqu’un couple gay fait une proposition inattendue faite à Sam les aiderait à améliorer leur vie.

D’une manière assez étrange, sur des sujets d’actualité tel que la crise économique, auquel se mêle le thème du GPA, la tonalité humoristico-satyrique sied mal à la narration douce amère. S’il n’y a pas franchement une vision homophobe, ou si n’était pas l’intention première, une forme de maladresse alors met mal à l’aise tant l’incompréhension est ici surprenante et pourrait être interprété comme tel. Les protagonistes ne sont pas franchement sympathiques, malgré les tuiles qui leur tombent dessus, dont le regard porté sur leurs vécus et ressentis sonnent étrangement mal. Je n’ai pas trop aimé les descriptions très clichés des personnages selon leur milieu sociaux, souvent plus proche de la caricature, et un manque d’émotion.

Alice Pol (Supercondriaque) est jolie et juste juste, face à Audrey Lamy (Pauline détective) qui maitrise depuis si longtemps son unique personnage qu’on ne la voit plus, quand Bruno Sanches (Le talent de mes amis) est efficace mais sans se renouveler non plus. Anna Lemarchand (Papa ou maman) passerait mieux, quand Grégory Fitoussi (Jamais le premier soir) apporte une dimenssion plus émouvante, ainsi que Daniel Njo Lobé. Barbara Bolotner (Un village presque parfait) et Julia Piaton (Tiens-toi droite), ainsi que Charlotte De Turckheim (Grand départ) complètent une ambiance mitigée.

2 étoiles

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