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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 10:01

Pour son sixième long métrage, Lynn Shelton réalise pour la première fois d’après un scénario qu’elle n’a pas écrit, pour une trame particulièrement malaisée dans sa narration et le profil des protagonistes, sur le thème du passage tardif à la vie adulte d’une trentenaire, et sur les responsabilités et engagements.

A l’approche de ses 30 ans, au mariage d’une de ses meilleures amies, Megan se voit demander sa main par son compagnon Anthony. Peu sûr d’elle-même et de son avenir, ainsi que de ses sentiments pour lui, elle éprouve le besoin de prendre du recul. Elle fait appel à Annika, une lycéenne de 16 ans rencontrée quelques jours plus tôt, pour l’hébergée une semaine. Ensemble, elles passent du temps comme deux sœurs, avec les copains et copines de la gamine. Le contact avec les ados qu’elle n’est plus que dans sa tête et ses comportements, et sa rencontre avec Craig, le père fraichement divorcé de l’adolescente, vont bouleverser sa vie.

Etonnement, sur une histoire plutôt sympa à suivre et joliment racontée, je n’ai pas vraiment aimé le récit qui met mal à l’aise de par le ton et les profils qu’une petite morale peut troubler. Il y a d’une part la différence d’âge entre le père de près de 50 ans au physique usé et la fraiche jeune femme de 30 ans, qui dans le contexte du récit sonne mal par rapport à la gamine de 16 ans. C’est confusément gênant, non pas seulement par la différence numérique, que par le facteur comportemental diamétralement opposé. Le caractère de Megan étant si proche de l’adolescente Annika, quand le père est tellement vieux jeu coincé et autoritaire, est aux antipodes que cela donne le sentiment perturbant qui me dérange aux entournures. Enfin, la tromperie entre le fiancée et le divorcé, et la rupture à la dernière seconde, laisse un gout amer au personnage de la jeune femme, qu’elle en devient foncièrement détestable, comme son attitude vis-à-vis de la gamine face au père. Un je ne sais quoi de glauque me déplait dans l’ambigüité générale. Je ne suis pas sûr que ce ne fût le but recherché par la réalisatrice ou du scénariste, qui dans le cas contraire serait réussi, mais il n’en résulte pas moins vrai un réel ressenti désagréable.

Côté réalisation, il n’y a rien à en redire, tant c’est fluide et agréable à regarder. La mise en scène comme les cadrages et les travelings sont maitrisés. Le choix des couleurs et de la lumière sont aussi vifs et plaisants. La trame se laisse donc vivre avec presque bonhommie, sans heurts en apparence, s’il n’y avait cette lourdeur que la bande musicale enfonce un peu plus.

Le casting fonctionne bien, avec des actrices que j’aime beaucoup comme Keira Knightley (Imitation game) qui est excellente, et Chloë Grace Moretz (Dark places) encore une fois touchante, face à Sam Rockwell (7 psychopathes) dérangeant au possible, et Mark Webber (Scott Pilgrim) marquant. de même Jeff Garlin (Ecole paternelle) et Gretchen Mol, Daniel Zovatto et Eric Riedmann (10 bonnes raisons de te larguer), Dylan Arnold et les jolies Kaitlyn Dever (States of Grace) et Ellie Kemper (Sex tape), comme Tiya Sircar (Les stagiaires) et Sara Coates.

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 08:55

Très bonne surprise avec ce film de science-fiction de Joseph Ruben, qui innovait avec humour et originalité pour un thriller fantastique touchant au cœur de notre subconscient, tels que nos rêves et cauchemars, par un voyage psychique aux multiples risques de guérison ou de mort.

Alex Gardner psychiquement doué, arrondis ses fin de mois en abusant de son don sur les paris de chevaux qui lui valent l’inimitié de parieurs, est sauvé de l’embarras par le docteur Paul Novotny et sa très belle collègue la doctoresse Jane DeVries. Ils souhaitent l’intégrer dans leurs recherches et expériences pour aider des patients perturbés par des rêves et cauchemars. D'autant plus talentueux qu'Alex se passe rapidement des machines comme il le constate en trant dans l'esprit de Jane. Le Président de Etats Unis d’Amérique ne dors plus depuis quelques temps, sujets à des cauchemars effrayants de fin du monde par les bombes nucléaires. Il souhaite proposer aux soviétiques un traité de  désarment nucléaire unilatéral. Projet qui ne plait pas au représentant gouvernemental Bob Blair, qui amène le Président à cette expérience, avec de plus sombres projets.

Passé les premières images avec cette femme aux couleurs saturées qui disparait dans les flammes de l’enfer nucléaire plutôt kitch et désopilant, j’ai aussitôt été happé par le récit et l’ambiance. Et de fait, je me suis bien régalé avec cette histoire qui m’a très agréablement surpris. Le voyage dans l’esprit endormi pour tenter de comprendre et de soulager le Moi intérieur qui ronge les patients par l’intermédiaire des cauchemars, est en soit déjà pertinent. Quand en plus se mêle des meurtres par interventions virtuelles jouant sur les angoisses et les peurs qui se matérialisent, c’est jouissif. Avec son petit air de rien, les enjeux sont considérables quand la paix du monde est en jeu. L’histoire se suit avec beaucoup de plaisir et d’intérêt, aussi bien le thriller que la romance. Une ambiance bon enfant règne avec bonheur dans ce récit, qui n’a pas pris une ride, et même se bonifie.

Si les effets font chiches avec des images sursaturées de couleurs et de lumière, la réalisation à pour elle une très belle mise en scène et prises de vues qui donnent le frisson comme le délire d’une ambiance déjantée bien jouissive. Les trucages qui devaient être risibles à sa sortie, n’en sont que plus tendres de nous jours numérisée à saturation. Du coup, entre une histoire sympa pleine de rebondissements, ce petit côté presque désuet n’en est que renforcé dans sa crédibilité de par la thématique irréelle.

Bien qu’écrit d'après une histoire de David Loughery, qui s’est fortement inspiré des livres de Roger Zelazny avec The dream master et He who shapes, il semble que la 20th Century Fox se soit passé de lui, ayant donné à polémique. Sans parler de remake, Dreamscape de et avec Daniel J. Fox, Sandra Darnell et Mark Ellingham, ou Inception de Christopher Nolan avec Leonardo DiCaprio, Joseph Gordon-Levitt et Ellen Page, ou l’excellent film d’animation Paprika de Satoshi Kon abordent la même thématique qui suscite tous les fantasmes sans limite, jusqu’à Total Recall de Paul Verhoeven, et combiens d’autres.

J’ai toujours beaucoup aimé Dennis Quaid (Pandorum) qui une fois de plus excellait dans ce rôle, avec l’excellent Max von Sydow (L'exorciste), et Christopher Plummer (Millenium) redoutable, de même qu’Eddie Albert (La petite maison de thé) et Kate Capshaw, retirée hélas du métier après son mariage avec Stephen Spilberg et sa conversion, était belle et talentueuse. Les David Patrick Kelly (John Wick) et George Wendt (Kids in America), comme Larry Gelman et le jeune Cory 'Bumper' Yothers, sont parfaits.

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 11:20

Vaudeville de comédie de boulevard de Peter Bogdanovich, à la sauce alénienne, dans un interminable babillage au débit intarissable qui n’en fini plus de nous assommer tant c’est soporifique tellement l’ennui nous plonge dans un sommeil puissant alors que la trame était plutôt amusante à la base.

Isabella Patterson, une jeune et nouvelle actrice de théâtre, se confie lors d’une interview, et raconte comment la chance lui a souri alors qu’elle était prostituée. L’escort-girl, après une passe d’anthologie avec Arnold Albertson un metteur en scène de Broadway, s’était vu offrir une importante somme d’argent pour réaliser ses rêves en échange d’arrêter la prostitution. Un procédé qu’il a souvent réalisé, sans que sa femme n’en soit au courant. Par une suite de concours de circonstances et en de tumultueux hasards, la vérité se faire jour dans des suites de quiproquos ininterrompus.

Si l’idée g est amusante, les aller et venues, claquements de portes, courses tout azimut, et débits ininterrompus d’un dialogue ultra rapide donne rapidement une sorte de bruissement assourdissant qui m’a abruti les méninges au point de m’anesthésier. Je me suis quand même amusé parce que les protagonistes sont drôles, les situations cocasses et la trame générale amusante en soit. Reste que c’est du vaudeville des grands boulevards aux marivaudages faciles.

La mise en scène est très théâtrale un peu trop compartimentée,  aurait mérité plus de souplesse, même s’il donne en quelque sortes ses lettres de noblesse au genre. C’est vif et alerte, mais le rythme est cassé par les interventions de l’interview. Cependant l’ensemble est soigné et maitrisé, avec des cadrages sympas et travelings speed comme l’ensemble des dialogues et du récit.

Un casting choral là aussi, qui comme souvent dans ces cas, inonde sans doute avec plaisir, mais aussi avec confusion. Il en ressort quand même, la belle et charmante Imogen Poots (A long way down) est drôle à souhait, face à Owen Wilson (La nuit au musée 3) bien déjanté. De même Illeana Douglas et Kathryn Hahn (La vie rêvée de Walter Mitty) sont cocasses, ainsi que Rhys Ifans (Another me) et Will Forte (Nebraska), Jennifer Aniston (Cake) et Cybill Shepherd, mais aussi Richard Lewis (Vamps) et George Morfogen, ou encore Quentin Tarantino (Django unchained) et Lucy Punch (Un mariage inoubliable), mais aussi Austin Pendleton (Week-end en famille), Joanna Lumley (Sex trip) et Tatum O'Neal (40 ans : mode d'emploi), souvent en coup de vent.

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 10:57

Grosse déception pour ce nouveau blockbuster de Joss Whedon (Avengers), qui nous entraine dans un ennui d’une profondeur infinie, sur une trame d’un classicisme n’apportant aucune émotion, ni une once d’humour dans une confusion totale ou trop d’actions tue l’action par manque d’intrigue qui ne triouve pas à combler le vide.

Rien ne va plus dans le projet de maintien de la paix concocté par Tony Stark mis en danger par l’épouvantable Ultron être technologique qui s’apprête à la destruction totale de l’humanité. Les super-héros se rassemblent de nouveau pour faire face à la terrible menace, dont les jumeaux, frère et sœur Maximoff aux puissants pouvoirs destructeurs manipulés par Ultron.

Je n’ai véritablement pas accroché à ce magma en fusion à froid de ‘autant de super-héros qui indépendamment les uns des autres donnent de bonnes franchises, à l’exception d’Hulk, mais qui tous assemblés s’annihilent dans une confusion totale. Ainsi, Iron man en perd son humour légendaire, Thor s’efface derrière sa masse, Captain America disparait dans les limbes de l’hiver, Black Widow s’en détacherait un peu ainsi que Hawkeye, au profit de Scarlet Witch véritable vedette et Quicksilver qui disparait trop vite. A quand les venues de Batman, Superman, Wonder woman, Catwoman et Spider man et les quatre invincibles et j’en passe ? Comme il n’y a pas grand-chose à se mettre sous les dents, nous avons droit à d’interminables combats tout azimut qui n’en finissent pas de s’éterniser nous gavant d’autant d’effets que de d’inutilités courses poursuites vaines.

La réalisation est en soit irréprochablement numérique jusqu’à saturation, avec des travelings aussi supersoniques qu’on fini par lâcher prise de ne rien voir flou aussi vite. C’est beau, c’est vif, c’est coloré, et pourtant tellement froid et peu intéressant. La musique est submergée par les fracas d’explosions. La technique est donc d’une maitrise parfaite, mais ne rattrape pas le manque de script et dialogue. En attendant le prochain épisode.

Avec forcément un casting choral dans lequel nous retrouvons les super-héros en tous genres, tels Robert Downey Jr. (Week-end en famille) et Chris Evans (Captain America, le soldat de l'hiver), Mark Ruffalo (Foxcatcher) et Chris Hemsworth (Thor : le monde des ténèbres), la magnifique Scarlett Johansson (Lucy),et Jeremy Renner (American bluff), ainsi qu’Aaron Taylor-Johnson (Kick-Ass 2) et la belle Elizabeth Olsen (Godzilla), comme Cobie Smulders (Delivery man) et Don Cheadle (Iron man 3), ou la jolie Soo-hyun Kim -Claudia Kim- et Paul Bettany (Charlie Mortdecai), mais aussi bien sûr Samuel L. Jackson (Kingsman: services secrets) et Stellan Skarsgård (Nymphomaniac) ou Hayley Atwell (Captain america : first avenger), et encore bien d’autres dont on fini par ne plus voir personne dans la masse.

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 07:46

Et si vous appreniez que votre futur enfant aura une orientation homosexuelle, que feriez-vous ? Telle est la question de Ross Kagan Marks, d’après une pièce de théâtre de Jonathan Tolins, qui avait défrayée les chroniques à Broadway, et peu enthousiasmé Hollywood de l’époque de ces années quatre-vingt dix, pourtant proche de nous.

Dans une société post moderne, où la biogénétique est très avancée, Suzanne Stein est issue d’une famille juive très unie, avec un frère ainé dont l’homosexualité a été mal vécue. La vie à suivi son cours, les choses se sont bien gérées. Suzanne s’est mariée à Rob Gold et vit heureuse, d’autant plus qu’elle attend un heureux événement. C’est la joie dans la famille Stein et Gold, qui attendent ce premier enfant dans la liesse. Jusqu’à ce qu’elle apprenne que son fœtus donnera naissance à un petit garçon gay. Le débat fait rage. Le mari de Suzanne refusant catégoriquement la venue de son futur petit garçon, et exige l’avortement.

Si les dialogues peuvent paraitre un peu trop bavards, ils apportent bien sûr les arguments contradictoires nécessaire pour ce débat éthique, et surtout de bon sens. Ainsi, avec parfois brutalité, mais aussi la subtilité indispensable, se développe l’état d’esprit de chacun face à un non sens de choix. Car pour ma part, si j’avais eu le bonheur d’être père, je me serais comporté comme Arthur Carlin dans South of nowhere. J’aurais aimé et accompagné mes enfants quel qu’ils soient, avec amour et respect, en les soutenant quoiqu’il arrive et toujours présent pour eux. Aussi, à la base, je ne chercherai pas plus à connaitre son orientation sexuelle, que de savoir son sexe, préférant garder la surprise. Garçon ou fille, hétéro ou homo, je les aurai aimé et aidé autant que possible à grandir heureux et s’assumer dans leur vie. Espérons que pareille détection ne se produise jamais, tant on aurait toute crainte à avoir quand on voit ce qu'il en est des filles dans de nombreux pays qui avortent 98% d'entre elles au point qu'en Chine, Inde et voisins frontaliers, il manque déjà plus de trois cent millions de femmes....

De fait, la réalisation, bien qu’un peu trop théâtrale, amène intelligemment les différentes arguties des protagonistes conservateurs homophobes face à leurs intransigeances et ceux plus ouvert d’esprit et d’amour. La mise en scène met dans l’ambiance détendue de la première partie avant de sombrer dans les débats et pressions souvent violents, et une décision finale qui laisse chacun à sa réflexion personnelle, en espérant plus ouverte.

Le film apporte des différences notables par rapport à la pièce, notamment sur la fin. En effet, dans la version scénique, Suzanne Stein procède à un avortement tardif et malheureux la rendant stérile, alors que dans le film, happy end hollywoodien oblige, Suzanne choisit de garder le bébé, préférant rompre avec son mari qui ne veut pas élever de fils gay.

J’aime beaucoup Jennifer Beals (The grudge 2) qui donnait dans son rôle la pleine mesure de son talent, face à Brendan Fraser (The air i breathe) tout aussi convaincant, de même que Garry Marshall et Faye Dunaway (Supergirl), ainsi que Jon Tenney (Green lantern) et Sean O'Bryan (La chute de la Maison Blanche), ou encore John Schlesinger et Rosie O'Donnell, Patrick Bristow (Réalité) et Rose Marks, et les jeunes Jill Bernstein et Mark Shunkey.

3 étoiles

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 11:08

james-belushi-photosTrès souvent, les remakes sont soit de pâles copies de l’original soit de médiocres reprises. Pourtant avec About last night, Steve Pink avait incontestablement réussi, là où Edward Zwick (Love, et autres drogues) avait échoué pour son premier long-métrage, d'après le roman de David Mamet, Sexual perversity in Chicago, dans un excès de vulgarité et de clichés qui ont terriblement mal vieillis.

https://deadbeatatfilm.files.wordpress.com/2011/01/about-last-night.jpgDanny Martin et Bernie Litgo, sont deux collègues et amis, passionnés de baseball et de filles. Lors d’une soirée, ils vont rencontrer Debbie Sullivan et sa meilleure amie Joan, avec qui ils vont passer la nuit. Ce qui ne devait être qu’un coup d’un soir, va devenir entre Dany et Debbie, une histoire d’amour qui se pérennise au grand dam de Bernie et Joan. De peur de perdre leur amitié, par jalousie et par surtout mesquinerie, ils préfèrent faire leur malheur, dont il en faut peut pour y arriver.

Je passe sur les propos vulgaires et phallocrates d’un gros con de Bernie, dont la pourriture d’âme d’un Danny n’est pas exempte, d’une laideur repoussante autant que leur physique ingrat. On pourrait à l’inverse regretter la connerie crasse des deux filles, tout aussi connes que les mecs. Cela donne au départ un postulat sur une vision du genre humain de l’écrivain et du réalisateur assez consternant, et très loin du romantisme. La teneur des propos est d’ailleurs pénible tant les dialogues sont creux et sans consistance, plus débile jamais atteint aussi nul. La simple désignation des femmes par « mômes » traitées de tous les noms les plus vils, est à l’image de la mentalité véhiculée dans ce sordide récit. Enfin pour conclure, la rupture, d’une extrême violence ne m’aurait jamais fait revenir pour le tiers du quart des propos. Quand à y trouver émotions ou humour, il n’y a en pas.

imageElizabeth-PerkinsLa réalisation est tout ce qu’il y a de plus basique, sans envergure et d’une platitude déconcertante. C’est extrêmement bavard et mal écrit, mal filmé avec des travelings à l’emporte pièce, aux cadrages mal réglés et souvent ratés. Un premier film qui ne semblait pas franchement prometteur. Etonnant pour un film des années quatre-vingt dix qui fleur le style déjà abscons de la décennie précédente, aux détestables productions du nouvel Hollywood que je n’affectionne pas spécialement, à quelques exceptions rares.

Demi Moore şi Rob LoweDe fait, le remake About last night de Steve Pink avec Kevin Hart, Michael Ealy, Regina Hall et Joy Bryant, tablait sur un autre registre, avec beaucoup d’humour et d’émotion, plus trash aussi mais avec plus d’audace et de respect et un véritable romantisme jouissif, pour dire les mêmes choses, en mieux. Sauf peut-être, si Zwick est plus proche du livre.

https://pmcdeadline2.files.wordpress.com/2012/08/aboutlast__120815215824.jpgLa toute jeune Demi Moore (LOL USA) était déjà très belle et sensuelle, jouant avec beaucoup d’émotion, quand Rob Lowe (Sex tape) me semble quelque peu timoré. James Belushi (La petite boutique des horreurs) joue à la perfection le gros con que s’en est pénible, alors que la jolie Elizabeth Perkins (Elle et lui) s’en sort aussi bien. George DiCenzo et Michael Alldredge sont de l’ambiance morose.

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 10:28

Très belle réalisation d’Uberto Pasolini pour une histoire pleine de poésie évanescente, dans une ambiance de conte magique et ouatée, aux fantasmagories illuminées planantes dans une solitude douce amère qui hante longtemps.

John May a pour fonction de retrouver les parents de personnes décédées sans famille. Il organise également les obsèques de ces inconnus, en leur offrant un éloge funèbre et enterrement décent. Lorsqu’un nouveau dossier à traiter lui arrive, il s’avère être celui de son propre voisin Billy Stoke. Troublé, il entreprend alors des recherches plus poussées, avec une passion dévorante qui va le changer, d’autant que c’est sa dernière affaire avant son licenciement.

Avec le style d’humour à froid et le flegme typiquement britannique, nous sommes transportés dans un monde irréel d’immatérialité pour un monde sinon spirituel au moins dans la tendresse offerte pour un adieux digne aux personnes décédées dans l’anonymat, dans leur solitude, sans plus d’attache familiale ou amicale, disparus aux yeux de tous, fantôme de la vie et de leur mémoire, illustres invisibles promis à la fosse commune. Tristement, la trame nous étreint avec une sorte de calme jouissif, entre cette réconciliation posthume d’une fille avec son père, où tout est possible comme cette improbable histoire d’amour. Et puis, bien sûr, sans s’en rendre compte, le parallèle que vit celui qui tente de leur donner une reconnaissance quand lui-même en aurait bien besoin, tout aussi incolore que ses patients. J’ai beaucoup aimé cette saveur qui hante longtemps tel un miroir sur nous même.

La réalisation est soignée et toute de subtilité poétique, tant dans ses prises de vues que dans sa mise en scène savamment dosée, que dans la narration aux dialogues sobres et épurées, ainsi que dans sa lumière et ses couleurs. La fin est d’une douce ironie de la vie, avec une reconnaissance fantasmagorique pleine d’une jolie tendresse émouvante dans laquelle on ne peut se détacher.

Eddie Marsan (Le dernier pub avant la fin du monde) est d’une émotion rare qui prend aux tripes, quand la belle Joanne Froggatt (Downton abbey) est pleine de charme et de conviction. Il en est de même de Karen Drury et Andrew Buchan, Neil D'Souza (Another me) et Paul Anderson ('71), mais aussi Tim Potter et David Shaw Parker, Michael Elkin et Ciaran McIntyre, dans l’atmosphère éthérée.

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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 09:44

Last Hitman : 24 heures en enfer : Photo Jack O'Connell, Tim RothDans une sorte de road movie qui se voulait une comédie pastiche noire, Craig Viveiros s’est littéralement bien planté dans sa deuxième réalisation vite fait mal fait, sur une scénar écrit à quatre pieds sans queue ni tête, où même l’ambiance est inexistante autant que le manque d’émotion.

Last Hitman : 24 heures en enfer : Photo Jack O'Connell, Tim RothAdam, jeune homme de 19 ans déjanté à moitié taré, découvre que son beau père est un mafieux pervers et tueur de jeunes filles. Celui-ci, lui confie pour mission de servir de chauffeur d’un certain Roy. Dans leurs pérégrinations, ils vont enlever un type et le tuer, avant d’être découvert par une jeune fille qui ne semble pas être là par hasard et motivée de sombres desseins à leur encontre.

Last Hitman : 24 heures en enfer : Photo Jack O'Connell, Tim RothDifficile de faire plus mauvais dans une histoire où l’humour british devait  faire merveille. Entre une histoire pas si absurde que ça, mais aussi absurdement mal écrite, et une réalisation d’amateur de première année d’étude, tout concorde pour un ratage exemplaire. Tenté de faire rire d’un meurtre de jeune fille est déjà en soit une gageure que personne n’a encore réussie fort heureusement, même les sadiques, mais quand en plus, le scénario, si on peut appeler comme ça, est brouillon, confus et aussi dispersé, alors plus rien ne trouve d’excuse. L’humour type si cher aux anglais ne trouve pas d’étincelle, dans cette sorte de mauvais pastiche aux références clin d’œil de films grotesques.

Last Hitman : 24 heures en enfer : Photo Jack O'ConnellD’ailleurs, le trop long making-of en est à son image bien parlant. Tous s’auto-congratulent à n’en plus finir de lèche cul se trouvant tous formidables, mais raconte à quelle rapidité de quelques jours de tournage la production a été réalisée, jusqu’au montage record qui s’en ressent fortement. Les fameux traveling et photos dont ils se gargarisent ne sont pas très marquants. Rien de bien passionnant à retenir de tout ça. Nous sommes loin d’un chef-d’œuvre comme Big nothing.

Last Hitman : 24 heures en enfer : Photo Talulah RileyJack O'Connell ('71) est autant efficace qu’il le peut, face à Tim Roth (Selma) quelque peu timoré, et la jolie Talulah Riley (St Trinian's 2) qui ne s’en sort pas trop mal. Peter Mullan (Hercule) est grotesque à en faire de trop, ainsi que Kierston Wareing et Tomi May.

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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 08:53

Eloïse Lang et Noémie Saglio (Toute première fois), adaptent leur minisérie Connasse de 31 épisodes de 2 minutes qui passe sur Canal + depuis 2013, dans un prolongement en long métrage des aventures caméra cachée de Camilla et sa folie des grandeurs.

Camilla, une connasse congénitale finie de 30 ans, prend conscience qu'elle ne mène pas la vie à laquelle elle aspire, et prend son destin en main dans la peau d’une princesse royale. Ainsi, elle se rend à Londres pour épouser le prince Harry, sans se soucier des obstacles qui l’attendent. Chemin faisant, elle s’attaque à toutes les institutions pour parvenir à ses fins, dans un comportement outrancier et une inconscience totale de tous les instants que rien n’arrête.

Dans le format de la caméra invisible, nous suivons les délires culotées d’une égocentriques sans gène d’une tarée grossière, à travers les réactions des quidams estomaqués. Si le rythme est en dent de scie, et les gags souvent bien lourds voir répétitifs, j’avoue que je me suis souvent amusé par les réactions sidérées et les attitudes des piégés, tel ce chauffeur de taxi qui va chercher la valise au 5ème étage sans ascenseur. J’ai apprécié, que ce soit sans méchanceté à l’égard des gens qui ne sont jamais pris pour des cons, mais seulement Conasse, par rapport à nombre de caméras cachées que j’ai souvent trouvé humiliant pour les victimes et qui ne me faisaient pas trop rire.

Camille Cottin (Les gazelles) fait son show cinématographique en fait parfois de trop, comme l’exige cependant son rôle, avec beaucoup d’à propos et de culot, qui nous fait penser à un personnage de bande-dessinée, dont elle maitrise à la perfection, et qui agace forcément aux entournures tellement c’est excessif et exacerbé mais tellement drôle.

2 étoiles

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 07:51

Pour son premier long métrage, la jeune et belle réalisatrice Leigh Janiak, nous entraine dans une sombre dramatique d’épouvante et d’horreur qui marque et hante longtemps, sans crie ni fureur, au calme apparent de la désagrégation destructrice dans un fatalisme épouvantablement sensible et puissant.

Pour leur lune de miel, les jeunes mariés Paul et Béa arrivent dans une maison familiale perdue dans une belle forêt au bord d’un lac sauvage. Très amoureux, les souvenirs effleurent sans cesse leur rencontre et demande en mariage originale. Ames-sœurs fusionnels, ils respirent le bonheur, quand une nuit, Bea disparait de la maison, et que Paul la retrouve nue et choquée telle une somnambule qu’elle n’a jamais été. Les jours suivants marquent une dégradation dans leurs relations, tant sexuelles devenues inexistantes que dans les distances et replis sur soit de la jeune femme, perdue et confuse, semblant lutter intérieurement. Paul veut comprendre ce qui s’est passé dans les bois, et guérir sa jeune femme qu’il lui semble se perdre.

Plus que les causes à effets d’un récit classique, c’est surtout la mise en scène d’une réalisatrice talentueuse qui se révèle dans une narration et une ambiance qui marque les esprits. Ainsi, passant progressivement d’une belle histoire d’un jeune couple amoureux à l’avenir radieux grand ouvert, aux sentiments forts et fusionnel, se dégrade inéluctablement sans heurt ni violence gore, une situation qui leur échappe sans cesser de résister et de se protéger vers une tragédie qui les dépasse, avec l’amour toujours ancré dans leurs cœurs. J’ai été très touché par la relation entre les protagonistes qui tentent tout pour sauver l’autre, tant dans les souvenirs que dans les sentiments. Ainsi, plus que d’horreur, c’est une immense tristesse qui étreint le cœur avec cette terrible histoire qui rappel l’Alzheimer et Les âmes vagabondes.

J’ai été séduit par l’ambiance dont dès le début on sent que quelque chose d’anormal est en train de se passer et ce inexorablement, sans qu’il ne sera rien possible de faire que de se sauver en vain, sans pouvoir combattre avec une fatalité dans la narration. Ainsi, la réalisatrice joue sur les émotions et le ton de la narration, sur la fatalité inexorable, plus que sur des effets spéciaux ou des sonorités musicales stridentes. Tout au contraire, l’atmosphère est champêtre, la douceur de la nature, la beauté des sentiments amoureux respirent le calme et la sérénité qui masque une violence sourde et silencieuse. Rien de gore, pas de visage de l’intrus, pas de hurlement, juste deux amours qui se meurent sans bruits ni terreur, pour mieux nous meurtrir profondément, et nous hanter longtemps.

La belle Rose Leslie (Now is good, la sauvageonne Ygritte de Game of Thrones) est terriblement puissante d’émotion et de conviction, en plus de son charme troublant, de sa voix et de ses sourires et regards marquants. Harry Treadaway (Lone Ranger, naissance d'un héros) est également désespérant d’émotion. Il en est à moindre degré de part leur intervention, les Ben Huber et Hanna Brown, qui vivent pareille cauchemar.

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