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9 novembre 2017 4 09 /11 /novembre /2017 18:24

Suite de la saga commencée en 2011 par Kenneth Branagh, poursuivi en 2013 par Alan Taylor, c’est Taika Waititi (Vampire en toute intimité) qui prend le relais, pour s’enfoncer dans les abimes d’un récit qui n’avait pourtant déjà rien à nous faire rêver à la base.

Privé de son puissant marteau, Thor est retenu prisonnier sur une lointaine planète aux confins de l’univers. Pour sauver Asgard, il va devoir lutter contre le temps afin d’empêcher l’impitoyable Hela d’accomplir le Ragnarök soit la destruction de son monde et la fin de la civilisation asgardienne. Mais pour y parvenir, il va d’abord devoir mener un combat titanesque de gladiateurs contre Hulk qui était autrefois son allié au sein des Avengers. Mais il va pouvoir compter sur Valkyrie et même Loki.

Ragnarok signifiant La fin de toutes choses, il est à espérer la fin définitive de cette saga Que dire de plus que les fois précédentes -Thor, Thor : le monde des ténèbres- comme sur les prochains de cette insipide saga épouvantable d’ennui à répétition sans fin, si ce n’est que ça se confirme dans l’usure en perte totale d’imagination, allant même cette fois-ci tenter une fois de plus de nous imposer la plus grande nullité des Marvel que le pitoyable ressorti des fonds de tiroir dont personne ne veux, sans oublier le pathétique docteur Strange.

Je ne voudrais pas en jeter encore plus qu’il n’en faut, en constatant le niveau d’humour et de gags s’ils en sont, que la production vise une population d’enfants et pré-ado que je plains devoir supporter tout ça. Suite au prochain épisode…

Avec Chris Hemsworth (S.O.S. fantômes) et Tom Hiddleston (Kong: Skull island), Cate Blanchett (Truth : Le prix de la vérité) et Idris Elba (Star Trek sans limites), Jeff Goldblum (Les gardiens de la galaxie 2) et Tessa Thompson (War on everyone), ainsi que Karl Urban, Mark Ruffalo, Anthony Hopkins et Benedict Cumberbatch et Rachel House, Tadanobu Asano et Ray Stevenson.

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8 novembre 2017 3 08 /11 /novembre /2017 08:00

Un très grand merci à Pathé pour m’avoir permis de parcourir ce superbe film de cape et d’épé, réalisé en 1960 par André Hunebelle (Les mystères de Paris), magnifiquement restauré en 4K à partir par Pathé pour l’adaptation de l’œuvre de Michel Zévaco, .

En 1616, Concini, amant de la Galigaï l’amie de la régente Catherine de Médicis, voudrait éliminer le jeune Louis XIII, et se faire proclamer roi. Lors d’une attaque contre le marquis de Teynac par Rinaldo et ses hommes à la solde de Concini, Francois de crémazingues de Capestan intervient, les met en fuite et est blessé. Il est soigné par une belle jeune fille dont François tombe amoureux.

Chargé de transmettre un message à Concini sur les désordres en province, il sauve la vie du baladin Cogolin, qui devient son fidèle ami. A la suite de son entrevu avec Concini qui se passe mal, il est insulté du surnom de bouffon de Capitan. François apprend bientôt que sa belle inconnue est Gisèle d'Angoulême, retenue prisonnière.

J’ai adoré retrouver les aventures du Capitan de mon enfance, dont chose rare, le film n’a pas pris une ride tant le récit historique de Zévaco a gardé toute sa passion du genre avec cette fraicheur de cape et d’épée. Entre humour, complots et passes d’armes, chansons et romantisme trouvent un équilibre parfaitement maitrisé dans la narration. Dès mon adolescence j’ai dévoré les œuvres de Michel Zévaco avec entre autres Les Pardaillan qui me hante encore plusieurs décennies plus tard.

Selon son habitude, dans des contextes historiques réels, bien loin des fantaisies d’un Alexandre Dumas, s’immiscent des personnages fictifs pour mieux nous emmener dans la grande Histoire avec une passion inégalée. On retrouve bien chez André Hunebelle la patte de l’écrivain, tant dans le déroulé que dans l’ambiance.

Avec la reconstitution de l’époque entre les décors fabuleux et les riches costumes, la mise en scène pleine de rebondissements et de batailles en cascades, de romances et d’amitiés indéfectibles, nous transportent dans l’univers du genre avec une réelle délectation. Bien sûr, filmer la nuit en plein jour parait désuet mais avec tellement d’amusement qu’il en fait tout le charme de la comédie. A noter que Jean Marais comme à son habitude n’est pas doublé pour les scènes de cascades parfois dangereuses, dans les conditions d’époques sans trucages ou retouches numériques, qui vaut son pesant d’émotion. Le roman avait déjà eu une première adaptation au cinéma, réalisée en 1946 par Robert Vernay avec Pierre Renoir, Jean Tissier, Lise Delamare et Sophie Desmarets.

Avec les excellentissimes Jean Marais (Les mystères de Paris) et Bourvil, la belle Elsa Martinelli (Belle Starr story), Pierrette Bruno et Lise Delamare, et la belle Annie Anderson partie trop tôt à 29 ans, Christian Fourcade, Arnoldo Foà et Guy Delorme, Jacqueline Porel, Jean-Paul Coquelin et Raphaël Patorni, Robert Porte, Jean Berger et Piéral.

Le film Le Capitan d’André Hunebelle, distribué par Pathé, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 22 novembre 2017 en combo collector DVD + Bluray. Il est proposé en audiovision, et version sous-titrée pour sourds et malentendants, ainsi que des sous-titres anglais. Dans les suppléments, un entretien de 1960 avec Jean Marais.

3 étoiles

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8 novembre 2017 3 08 /11 /novembre /2017 08:00

Un grand merci à Wild side vidéo pour m’avoir fait découvrir cet excellent film dramatique, thriller et d’horreur réalisé par Johannes Roberts (The door), pour une véritable plongée dans l’angoisse.

Partie se changer les idées en vacances au Mexique avec sa sœur Kate, Lisa veut se remettre de sa rupture d’avec son petit ami qui l’a trouvait ennuyeuse. Après une soirée bien délire entre alcool et danse avec deux beaux garçons, les filles se voient proposer de plonger au milieu de requins blancs. Pour 100 dollars, elles peuvent trouver cinq minutes de frissons garanties dans une cage entourées de monstres marins effrayants. Mais quand la corde casse, elles se retrouvent 47 mètres au fond de l’eau avec moins d'une heure d’oxygène et les requins affamés.

J’ai juste adoré tellement l’angoisse et l’horreur ne sont pas là où s’y attendrait le plus. Ainsi, la présence des requins blancs, effrois indéniables, se combine notre pire ennemi que la peur, l’angoisse et la solitude. Le manque d’air dans les profondeurs obscures de l’océan, paradisiaque quelques minutes plus tôt, la panique face au temps limité et aux circonstances sont savamment exploités avec beaucoup de subtilité et de dosage pour nous angoisser et nous étouffer de manque d’air avec les dangers de l’azote et de la pression, en plus de la peur d’être dévoré, sans oublier la complicité fusionnelle entre les sœurs.

Ainsi, à la différence véritablement originale de Les dents de la mer de Steven Spielberg ou de Instinct de survie de Jaume Collet-Serra, le monstre n’est pas tant l’animal que nous-même. Et de fait, si la structure générale de la narration parait des plus classiques, il n’en est rien tant tout est abordé différemment avec un angle de perception beaucoup plus puissant pour générer cette angoisse plus que l’horreur des gores habituels.

La scène d'introduction de mauvais présage est annonciatrice avec délectation de l'horreur qui nous attend. La complicité et solidarité entre les deux sœurs qui se trouvent prises au piège est un puissant moteur de tension extrême pour espérer qu’elles s’en sortent en luttant contre la panique face à tous les imprévus qui les menaces. Une très belle réalisation sur une magnifique mise en scène aux angles de prises de vue, de lumière et des couleurs qui marquent profondément. Avec le succès public, une suite est prévue avec 48 meters down que j'attends avec impatience.

Avec les belles et excellentes Mandy Moore (Southland tales) et Claire Holt (Lolita malgré moi 2), face à Chris J. Johnson et Yani Gellman, Santiago Segura et Matthew Modine (The dark knight rises), Mayra Juarez et Axel Mansilla.

Le film 47 meters down de Johannes Roberts, distribué par Wild side vidéo, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 8 novembre 2017 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et audio français. Dans les suppléments, le documentaire du film et entretiens du réalisateur et des actrices.

3 étoiles

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6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 10:49

Pour la plus grande joie de petites filles et leurs mamans qui ont adorées la série télévisée My little pony : les amies, c'est magique, Jayson Thiessen, s’est attelé à l’adaptation dont il est également l’un des réalisateurs de la série créée par Lauren Faust.

Les poneys d'Equestria se préparent pour leur premier festival de l'amitié, supervisé par la princesse Twilight Sparkle à Canterlot. Les festivités sont interrompues par une invasion de créatures tempêtes monstrueuses commandées par la licorne à cornes brisées Tempest Shadow, qui utilise des orbes d'obsidienne magiques pour pétrifier les autres princesses de Twilight.

La princesse Celestia demande en vain de l’aide à la princesse Luna. Twilight s’enfuit avec ses cinq amies Pinkie Pie, Rainbow Dash, Rarity, Applejack, et Fluttershy, ainsi que son assistant dragon Spike. Tempest Shadow est chargée par Storms king, de réunir toutes les princesses d'Equestria afin d'activer son bâton mystique avec leur magie, en promettant de lui rendre sa corne en échange.

Film éminemment pour les petites filles que j’ai été amusé de découvrir tant ma nièce en était bercée, en plus des Playmobil et des Barbies… Le récit est des plus basiques mais fonctionne sur des thématiques classiques d’amitié et de solidarité, de pardon et de rédemption dans le cadre d’aventures drôles et sympathiques.

Le graphisme ne va pas très loin mais son animation télévisuelle est riche en couleurs flashies, avec des musiques et chansons légères. Avec des rebondissements réguliers, la trame est sympathique à suivre même pour les grands enfants de parents, d’autant que les petites princesses sont drôles et maladroites et attachantes.

Le film est donc tiré de la série de 7 saisons de My little pony : les amies, c'est magique, (My little pony: friendship is magic) réalisée par Jayson Thiessen, Jim Miller, Denny Lu, James Wootton, Tim Stuby et Mike Myhre, créée par Lauren Faust en 2010 issu des jouets commercialisés par Hasbro. Mais il était déjà sorti un film animé à partir des jouets en 1986 réalisé par Mike Joens écrit par George Arthur Bloom, suivi d'une série la même année My little pony: the end of Flutter valley, ainsi qu’une autre saga en 1992 avec My little pony tales.

Pour l’avoir vu en version française, c’est avec les voix de Claire Tefnin et Mélanie Dambermont, Julie Basecqz et Nathalie Hugo, Elisabeth Guinand et Fabienne Loriaux, Alexandra Corréa et Delphine Moriau, Fanny Roy et Michel Hinderyckx, Stéphane Excoffier et Sébastien Hébrant, ainsi que les voix chantées de Nancy Philippot et Nathalie Delattre, Nathalie Stas et Erza et Gloria (Kids United).

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6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 09:44

Raté à sa sortie en salle, mais rattrapé avec grand plaisir en blu-ray, j’ai pu me plonger dans l’excellente réalisation de James Mangold (Wolverine : le combat de l'immortel), qui clôt une génération de cette saga inégale, pour en relancer une nouvelle sans aucun doute, histoire de recycler le fond de commerce avec un nouveau groupe d’enfants génétiquement modifiés.

Ayant précédemment tout perdu, vivant incognito en tant que chauffeur de berline de location, Wolverine de son identité Logan, noie sa solitude et ses douleurs dans l’alcool. Il cherche autant d’argent que possible pour acheter une certaine drogue qui puisse anesthésier le cerveau de Charles devenu dangereusement incontrôlable. A la suite d’un combat contre des narco-trafiquant, Logan est tracé par les forces spéciales qui veulent sa destruction, et par la mafia. Mais une jeune femme fait appel à lui pour sauver une petite fille mutante.

J’avoue que je me suis souvent perdu avec la saga de 10 films des X-Men, Deadpool et Wolverine tant tout s’est mélangé selon la technique Marvel qui brasse tous les supers héros de ses comic books en un galimatias confus. De fait, je ne cherche plus à comprendre afin de profiter du spectacle et divertissement sans plus à m’attacher aux récits mais aux personnages. En tout cas, à l’origine, Logan est un homme recruté par le professeur Xavier dont son squelette a été recouvert d'adamantium, et qui pour préserver sa mémoire que l'on voulait lui effacer, et par amour pour Heather, va s’enfuir et vivre en solitaire.

Nous le retrouvons dans cet ultime épisode en un alcoolique clodo qui va reprendre une dernière fois du service pour relancer la saga avec une nouvelle génération d’X-Men génétiquement modifiés par un laboratoire aux méthodes nazis sur des enfants à qui l’on a inoculé des gènes de mutants naturels, dont celui de Wolverine. Et de se retrouver avec Laura une gamine X-« woman » Wolverine bis en une sorte de Mindy Macready / Hit-Girl à la Kick-Ass qui dynamise cet opus avec efficacité. En soit, rien de bien nouveau dans cette fin de franchise pour une régénération.

De fait je me suis beaucoup amusé dans ce nouveau délire même si c’est au prix de la disparition définitive de super héros d’origine, qui reviendront, on s’en doute, en d’autres circonstances. La part de la gamine est évidemment le joker de relance de la franchise pour un éternel recommencement pour le tiroir caisse. Cependant, bien que trop long en durée, le récit reste captivant même sans surprise, pour cette passation générationnelle. Un adieu à Logan, qui au demeurant n’a jamais été vraiment très sympathique et qui ne manquera probablement pas des masses.

Avec Hugh Jackman (X-Men: apocalypse), Patrick Stewart (X Men: days of future past), la jeune Dafne Keen est excellente, Boyd Holbrook (Morgane), Stephen Merchant (Mariage à l’anglaise) et la jolie Elizabeth Rodriguez (Effets secondaires), Richard E. Grant, Eriq la Salle et Elise Neal, Quincy Fouse, Al Coronel, Frank Gallegos et Anthony Escobar, Reynaldo Gallegos et Krzysztof Soszynski.

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5 novembre 2017 7 05 /11 /novembre /2017 14:55

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir ce film mexicain fantastique et horreur, réalisé en 2016 par Emiliano Rocha Minter, pour son premier long-métrage indé expérimental.

Après une apocalypse qui a dévasté la Terre, les adolescents Lucio et sa sœur Fauna, errent à la cherche d’un abri et de nourriture dans un environnement hostile. Ils rencontrent Mariano, qui possède ces deux choses. En échange, il exige leur aide pour transformer un bâtiment abandonné en une structure de grotte, mais également que le frère et la sœur aient des relations sexuelles incestueuses pendant qu'il les regarde. Commence alors des comportements étranges et horribles pour survivre.

Sorte de film expérimental mélange de fantastique, horrifique et pornographique, le récit se joue dans un huis clos cauchemardesque et apocalyptique de fin du monde. Il est difficile de décrire ce récit fantasmagorique et hallucinatoire, entre délires schizophréniques et instincts de survit, aux nombreuses références et emprunts d’autres horizons. Les relations violentes entre les protagonistes, dans la construction d’une grotte cocoonesque symbole de régression fœtale  et préhistorique et d’un retour aux source et des premiers hommes en cette extinction finale, donne une vision apocalyptique digne d’un Sade.

De l'usage de drogues, avec de superbes images ecstasiques, aux scènes plus volontiers scabreuses telles ses gros plans sur les sexes façon Centre du monde, il en ressort une impression profonde de mal être. Nébuleux et cathartique, le film laisse penser que le réalisateur, dont on pré supposerait qu'il est un adolescent perturbé, tente là d'y déchiffrer ses désirs sexuels confus. Sur des airs hard rock, ce film trouvera sans aucun doute un public de fan d’univers du genre.

Avec Noé Hernández (Miss Bala), face à María Evoli et Diego Gamaliel, Gabino Rodriguez et María Cid.

Le film We are the flesh d’Emiliano Rocha Minter, distribué par Blaq out et la page Facebook, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 17 octobre 2017 en Combo DVD et Blu-ray, avec un visuel exclusif par le dessinateur de BD Gnot Guedin. Il est proposé en version sous-titrés français pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, deux courts métrages, Videohome (2013) et Dentro (2014), et des entretiens avec Emiliano Rocha Minter, María Evoli, Diego Gamaliel et Noé Hernández.

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3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 13:44

Un grand merci à BQHL éditions pour m’avoir fait découvrir ce film de  guerre et de propagande réalisé en 1944 par Julien Duvivier (La belle équipe), un de ses cinq films réalisés aux Etats-Unis, ayant préféré s’exiler que de travailler sous l’occupation nazi.

Alors qu’on vient le chercher en ce 18 juin 1940 pour être guillotiné, Clément profite d’une chance extraordinaire d’un bombardement qui tue ses geôliers et détruit le mur de la prison pour se retrouver libre. Dans la débâcle, il est pris comme passager avec des soldats quand un mitraillage tue tous les soldats sauf Clément qui prend les papiers du sergent Laffarge et s’embarque pour l’Afrique française libre. Il se rend compte que le véritable sergent était un véritable héro, et se confie à son camarade Monge qui lui conseille le secret. Mais Yvonne, la fiancé du sergent défunt, préfère s’engager comme infirmière que de le dénoncer. Mais l’imposture est révélée par Clauzel, un ancien compagnon d’arme.

Film de propagande réalisé sur la fin de la guerre pour montrer au public américain l’implication de la France aux côtés des alliés, ce film souffre de moyens financiers limité, d’un scénario pour le moins léger et d’une réalisation aussi peu crédible. J’ai eu beaucoup de mal à ne pas rire devant ce qui fut un bide commercial et public, tant aux États-Unis qu’en France. Second film tourné aux États-Unis pour Jean Gabin après La péniche de l’amour. Tourné en anglais, dans des décors californiens avec du matériel de guerre américains loin de nos camions français de 1940. Jean Gabin rejettera le film et refusera doubler sa voix en français, confié à Robert Dalban.

Si en effet, le film n’est pas le plus réussi de la carrière de Julien Duvivier, il mérite cependant la curiosité d’être découvert pour son message qui a encore son actualité de nos jours, altruisme et rédemption, défense des valeurs de la liberté avec le don de soit pour se battre pour une juste cause.

Avec Jean Gabin (Maigret et l'affaire Saint-Fiacre) et Richard Whorf, Allyn Joslyn (Le ciel peut attendre) et Ellen Drew, Peter van Eyck, Ralph Morgan et Eddie Quillan, John Qualen, Dennis Moore, Milburn Stone et John Philliber, Charles McGraw, Otho Gaines, John Forrest et Fritz Leiber.

Le film L'imposteur de Julien Duvivier, distribué par BQHL éditions, et sa page Facebook est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 27 septembre 2017 en DVD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français.

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3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 09:12

Magnifique film animé réalisé en 2015 par Tatsuyuki Nagai, d’après Mari Okada, pour une histoire belle et triste, émouvante et originale sur les conséquences psychologiques des mots qui peuvent autant blesser qu’enjouer chacun de nous au plus profond de nos cœurs.

Parce que petite fille, Jun Naruse, a révélé à sa maman sans prendre conscience des conséquences, avoir vu son papa avec une autre femme, elle entraîne leur divorce. Son père lui en fait porter toute la responsabilité. Pleurant de désespoir, Jun voit apparaitre un œuf de fée qui la rend muette pour que ses mots ne fassent plus de mal.

Quelques années plus tard au lycée, l’enseignant principal, Kazuki Jōshima, impose Jun avec trois autres camarades, Takumi Sakagami, Natsuki Nitō et Daiki Tasaki, comme membres du Comité de charité. Se liant avec Takumi, elle lui raconte par texto son histoire, puis se rend compte qu’elle peut chanter sans douleurs. Ils décident d’en faire une comédie musicale avec toute la classe.

Une magnifique histoire, pleine d’émotion et d’originalité, de subtilité et de sensibilité, sur la violence des mots qui sortent comme ceux qui restent bloqués en soit. Ainsi, les paroles du père sont injustes et culpabilise à tort la petite fille. Qui n’a jamais été blessé par des propos ou au contraire blessé autrui, au moins par maladresse et pire par méchanceté ?

La portée des mots peut avoir des conséquences telles des complexes. J’ai adoré ce récit de toute beauté dans sa narration, ses descriptions et les ressentis, ceux de la petite fille, ceux des camarades de baseball contre Daiki, ou entre Takumi et Natsuki. Le romantisme se mêle de la partie avec des amours croisés d’adolescents entre pudeurs et craintes comme des non-dits que les mots apaisent ou réconfortent.

Une superbe réalisation de live-action donne un graphisme allié aux couleurs et lumières, avec les personnages et les décors sont exacerbés par une animation naturelle et légère que la musique et les chants amplifient une ambiance douce et envoutante. Ainsi, nos protagonistes déambulent dans les circonvolutions de la jeune fille muette qui pourtant à tant à dire et fini avec leur aide à apporter à son tour autant de réconfort. Une œuvre grandiose qui hante longtemps. Outre manga et roman, jeux vidéo et autres produits dérivés, une adaptation ciné a été réalisée par Naoto Kumzawa en 2017 avec Kyoko Yoshine, Kento Nakajima, Anna Ishii et Ichiro Kan.

Avec les voix Inori Minase et Kōki Uchiyama, Sora Amamiya et Yoshimasa Hosoya, Yō Yoshida et Keiji Fujiwara. Taishi Murata, ainsi que Rie Takahashi, Shizuka Ishigami et Takanori Ohyama, Makoto Furukawa, Eizô Tsuda, Kiyoko Miyazawa, Hirofumi Nojima, Kengo Kawanishi, ou encore Junichi Yanagita, Ayaka Suwa, Hiromichi Tezuka et Mariko Higashiuchi.

4 étoiles

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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 15:03

Terriblement décevante réalisation de Noémie Lvovsky (Camille redouble), qui nous plonge dans un conte symbolique quelque peu désuet et confus.

Âgée de neuf, la petit Mathilde vit seule avec sa maman divorcée dans un état dépressive au bord de la folie, dont les liens très fort entre elles les entrainent dans un monde imaginaire et de la terrible dépression de sa mère. Ainsi, une chouette semble parler à l’enfant telle un ami ou sa propre conscience insane.

Sans aucun doute émouvant, le récit n’en prend pas moins dès le début de par le rythme terriblement lent et opaque d’une ambiance irréelle une tonalité soporifique qui vire agacement de n’en pas avancer d’un commencement de trame. Entre la mère déphasée et la petite qui en prend le chemin, une sorte de guimauve gentillette tend à atomisé le spectateur en perdant le fil et l’intérêt du contenu. Pour ma part, j’ai fini par abandonner et tétanisé par me laisser emporter dans une anesthésie générale sans plus suivre ni les tenants ni les aboutissants.

Avec la jeune Luce Rodriguez pour son premier rôle est marquante par son jeu naturel, face à Noémie Lvovsky (Rosalie Blum) et Mathieu Amalric (Le secret de la chambre noire), la voix de Micha Lescot, Anaïs Demoustier (Caprice), Elsa Amiel (Saint Laurent) et India Hair (Crash test Aglaé), Julie-Marie Parmentier (Cessez-le-feu), Francis Leplay et Lydie Ledoeuff, Camille Rousselet et Rym Hachmi. Maxence Tual, et les jeunes Roxane Lebel-Davion, Axelle Philippot et Anouk Kovalsky, Mathilde Lewandowski et Agnès Vogley, Yanis Belghomari et Iris Guillot.

 

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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 09:26

Un grand merci à France Télévisions Distribution pour m’avoir permis voir ce film de guerre réalisé en 2016 par Gabriel le Bomin, d'après le roman Le terroriste noir de Tierno Monénembo, librement inspiré de l’histoire vraie d’un tirailleur sénégalais.

Lors de armistice des tirailleurs sénégalais prisonniers réussissent à s’enfuir d’un camp d’internement et errent dans la forêt vosgienne. Parmi eux, Addi Bâ Mamadou, qui refuse la défaite et préfère rester quand ses camarades passent en zone libre. Addi Bâ organise un maquis de résistance avec le soutien de la population locale. Avec le STO, la troupe prend de l’ampleur pour des actions contre l’occupant nazi.

J’ai trouvé très intéressant de rendre justice aux oubliés de la résistance, dont ce guinéen du bataillon des tirailleurs sénégalais, qui ont donnés beaucoup pour la France, tant dans leur bravoure que de leur vie. Un récit qui se laisse suivre avec intérêt, bien que je regrette les aspects fantaisistes, comme ce massacre de soldats noirs pour les besoins d’un film de propagande nazi, et du massacre du maquis, et se focalise un peu trop sur ses conquêtes féminines.

Si en effet, l’héroïque Addi Bâ Mamadou a été a été arrêté, torturé et exécuté, ses partisans ont échappés de justesse au pire, et avaient été trahis par deux soldats allemands faussement déserteurs. Cependant l’ambiance met bien en exergue la personnalité de ce soldat de métier, un peu trop intello, qui refuse la défaite et de continuer le combat contre l’occupant.

Loin de Londres et du général de Gaulle, la trame nous montre comment, à partir de citoyens lambdas, se constitue des réseaux de patriotes pour une résistance organisée avec tous les risques que cela suppose d’arrestation, tortures, déportation et mort, de méfiance et de trahison d’une France occupée par l’ennemi extérieur comme les collaborateurs intérieur.

La réalisation est soignée, avec des cadrages judicieux, notamment dans le forêt donnant cette insécurité troublante, avec une belle vision des lieux exigus et superbes, d'une belle mise en scène maitrisée entre couleurs et lumières pour une belle reconstitution de la résistance locale.

Avec Marc Zinga (La fille inconnue) excellent, Alexandra Lamy (Retour chez ma mère) et Pierre Deladonchamps (Le fils de Jean), Louane Emera (La famille Bélier) et Audrey Bastien (Le grand jeu), Lucas Prisor (Elle), Astrid Whettnall (La route d'Istanbul) et Grégory Gadebois (Cessez-le-feu), ainsi que Magne-Håvard Brekke, Patrick d'Assumçao, Olivier Bonnaud et Zacharie Chasseriaud, Fred Epaud et Antoine Chappey, Jérémy Zagba et Stéphane Bissot.

Le film Nos patriotes de Gabriel le Bomin, distribué par France Télévisions Distribution, et sa page Twitter est disponible en DVD et Bluray dans les meilleurs bacs depuis le 18 octobre 2017. Il est proposé avec des sous-titrée français pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, des scènes coupées, le documentaire du film avec des interventions du réalisateur, et un entretien avec Marc Zinga.

 

 

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