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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 07:34

Un grand merci à Koba Films pour m’avoir permis de découvrir l’intégrale de cette belle et sympathique série en 5 épisodes de 52 minutes réalisée en 1975 par Robert Mazoyer, sur une comédie romantique d’éveil à l’amour et passage à la vie adulte d’un adolescent.

Dans le petit village du Chambon sur Lignon, les vacances d’été commencent pour Jean-Philippe, adolescent de seize ans, dans la belle propriété de son père Vincent Mesmin. Entre les fidèles domestiques Gabrielle et Lucien, et sa camarade du village Sophie qui en pince en vain pour lui, il se languit quand il est interpellé par une belle et mystérieuse femme qui rode autour de la maison. Tout en cherchant à en savoir plus sur cette inconnue dont il tombe sous le charme, aidé par Sophie, il fini par découvrir son identité, Pauline, et de sa fille la jolie Béatrice. Pas si inconnue pour les proches de Jean-Philippe, qui rehausse intérêt d’en savoir encore plus. Parallèlement, l’adolescent cherche à connaitre sa mère qu’il n’a pas connu, sujet qui semble tabou. Un père pris par son travail, objet par ses voisins et amis qui cherchent à lui présenter la belle Thérèse.

Un été plein de mystère, de charme et d’amour sous forme de tendre suspens et d’enquête, entre humour et émotion, qui nous mène par le petit bout du cœur à niveau d’adolescent qui découvre ses premiers émois amoureux, ainsi que celui de son père, pour une belle entrée dans la vie adulte. Une jolie histoire bien écrite, avec toute la sensibilité et la subtilité requise pour éviter les pièges de la naiveté ou du pathos. Ainsi, cette belle inconnue éveille et maintient un suave mystère délicieusement entretenu par une mise en scène de qualité qui dégage une ambiance de nostalgie au frais parfum de l’amour d’adolescent qui au fil des ans ne peuvent altérer la passion amoureuse. Un beau récit dans lequel l’ambiance laisse peser espoir et crainte sur les sentiments des uns et des autres, et sur les attentes, espérances et déceptions dans des triangles amoureux. J’ai beaucoup aimé le charme jamais désuet et reflet d’une époque qui se dégage de cette ambiance doucereuse pleine de mystère sur les histoires de chacun, sur les blessures aux plaies toujours pas cicatrisées qui attendent le baume de l’amour pour aimer de nouveau avec autant de passion. De belles images champêtres d'une campagne auvergnate d'une nature luxuriante d'été pleine de promesses.

Avec le jeune William Coryn, adorable face à la belle Marina Vlady (Le complot) tout en nuance d’émotion, et Paul Guers très sensible, ainsi que Catherine Frot (Sage femme) toute jeune et superbe qui faisait ses débuts, Andrée Tainsy et Albert Michel excellente, de même la jeune Marie-Laure Beneston très attachante, Denise Péronne, Jean-Pierre Moulin (Nos futurs) et Philippe Chaussende, Georgette Eyraud, René Gaingard et Fernand Guiot, Reine Mazoyer, Jean Moreau, la belle Claudia Morin et Pierre Pradinas, sans oublier le chien Ifni.

La série Charmes de l’été de Robert Mazoyer, distribué par Koba Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 9 mars 2017 en DVD dans une édition restaurée, issu de la très belle collection Mémoire de la télévision.

3 étoiles

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 10:21

Un grand merci à Factoris Films pour m’avoir permis de découvrir cet excellent suspens psychologique australien réalisé en 2013 par de Matthew Saville, sur une histoire originale de Joel Edgerton pour une plongé dans la culpabilité, mensonges et conséquences.

L’inspecteur Malcolm Toohey est un  brillant policier qui consacre sa vie à son métier avec beaucoup de passion et d’efficacité. Quand un soir trop éméché suite à un pot entre collègue il renverse accidentellement un gamin en vélo. Abasourdi par les conséquences, il appelle les urgences, en même que les inspecteurs Carl Summer et Jim Melic qui arrivent sur place. Si Malcom est conscient de sa culpabilité, Carl tente d’étouffer l’affaire sans en référer à Jim. Pendant que l’enfant dans est le coma, Malcom culpabilise, et Jim mène son enquête.

Un très brillant récit mené de maître dans cette terrible histoire qui s’entrecroise avec des enquêtes en cours, et dont le mensonge et la culpabilité va ronger les consciences sur le dos d’un enfant à l’agonie. J’ai adoré cette sordide trame au suspens magistralement entretenu avec les points de vue de chacun des protagonistes, dans un métier à risque où la limite entre la probité et la malhonnêteté est ténue. Ainsi, cet excellent policier est déjà en faute en prenant le volant en étant fortement alcoolisé, se rend coupable d’un crime accidentel avec un délit de fuite et faux témoignage, qui se voit protégé compte tenu de ses états de services par la solidarité d’un autre policier intègre qui à son tour se perd dans un mensonge, qui fait boule de neige jusqu’à la femme qui accepte l’horreur. Ainsi, jusqu’à la dernière seconde, l’ambiance délétère, lourde et pesante nous asphyxie sans nous lâcher. Visiblement, la justice australienne est aussi négligente avec ses remises en liberté de dangereux criminels. Excellemment réalisé, la mise en scène maitrisée sur des dialogues soignés dans un découpage et cadrages, nous offre un film au suspens insoutenable de très haute qualité qui hante longtemps.

Avec Jai Courtney (Suicide squad), Joel Edgerton (Jane got a gun), Tom Wilkinson (Le merveilleux jardin secret de Bella Brown), Melissa George et Sarah Roberts, Lizzie Schebesta (Sleeping beauty), ainsi que Paul Caesar, Ryan Gibson et Mark Simpson, Rob Flanagan, Jack O'Rourke et Aimee Pedersen, Vico Thai, Patrick Thompson et Terrence Hepburn, Dean Kyrwood, et les jeunes Toby Challenor et Liam Challenor.

Le film Criminel de Matthew Saville, distribué par Factoris Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 4 avril 2017 en DVD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titré français, et version française.

3 étoiles

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 08:00

La vingtième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, se poursuit avec la suite des aventures loupgarouesques de la série Teen wolf, créée en 2011 par Jeff Davis, pour cette troisième saison réalisée en 2013 par Russell Mulcahy, Tim Andrew, Robert Hall, Christian Taylor et Jennifer Lynch, pour de nouvelles et passionnantes péripéties de Scott McCall et ses amis au lycée de Beacon Hills.

Quatre mois se sont écoulés depuis le terrible combat contre le Kanima Jackson et sa transformation en loup garou, la mort de la mère d’Allison et la disparition d’Erica et Boyd. La reprise des cours pour Scott McCall qui vit mal sa rupture d’avec sa belle, comme pour Stiles, Lidia et les autres commence par des meurtres sacrificiels de jeunes vierges bientôt attribués à un mystérieux Darach, qui coïncident avec l’arrivée d’une meute d’Alpha, le Deucalion pour une sombre vengeance d’Ennis, de Jennifer Blake étrange professeur d’anglais, et la réapparition de Cora, la petite sœur de Derek. L’enquête pour retrouver les deux loups garous disparus, et découvrir et mettre un terme aux meurtres de plus en plus nombreux, va contraindre à des alliances antinomiques avec Chris Argent. Mais quand un danger s'éclipse, un autre arrive avec le Nogitsune et les Onis.

Après les deux premières saisons, Teen wolf – Saison 1 et Teen wolf – Saison 2, la tonalité prend une tournure beaucoup plus sombre et profondément triste, avec les meurtres de jeunes, et surtout de protagonistes secondaires comme principaux qui fend le cœur des fans. L’horreur est à son paroxysme, où l’humour et le romantisme ont moins leur place. La saison double ses épisodes de 12 à 24 de 42 minutes, pour deux saisons distinctes en une, l'une avec les Alphas et le Darach, l'apparition d'une coyote garou la belle Malia, et l'autre avec les japonais et la belle Kira, avec un taux de mortalité aussi. Nos tourtereaux Scott et Alisson s’aiment toujours même si Isaac n'est pas loin, Stiles court encore en vain après Lidia, et d’autres romances se lies, ainsi que l’homosexualité qui y est abordée. Retour de Gerard, mais surtout de nouveaux protagonistes apparaissent, sympathiques ou horribles, sur une thématique de domination de meutes, d’Alphas, Bétas et Omégas face au monde des humains, et sur le sacrifice. J’ai été encore bien envouté par cette saison, plus dure et cruelle, pleines de références et de révélations sur les personnalités, parcours et souffrances des uns et des autres. Des émotions aussi avec les liens entre Scott et sa mère et surtout Stiles et son père.

Nous retrouvons la troupe de Tyler Posey (Scary movie 5) et Dylan O'Brien (Deepwater), Crystal Reed (Crazy stupid love), Holland Roden et Tyler Hoechlin (Bon à tirer (B.A.T.)), Linden Ashby (Iron man 3), Daniel Sharman et J. R. Bourne (L'effet papillon 2), Charlie et Max Carver (Ask me anything), Melissa Ponzio (Bébé mode d'emploi), Seth Gilliam (Still Alice), Ian Bohen (The dark knight rises), Keahu Kahuanui, Arden Cho (La chute de la Maison Blanche), Adelaide Kane, Matthew del Negro, Haley Webb, Orny Adams, Gideon Emery, Felisha Terrell, Tom Choi, Tamlyn Tomita, Sinqua Walls, Bianca Lawson, Ryan Kelley, Aaron Hendry, Brian Patrick Wade, Mieko Hillman, Michael Hogan, ainsi que Meagan Tandy, Gage Golightly, les jeunes Ian Nelson et Michael Fjordbak, Madison McLaughlin, Alicia Coppola, Todd Stashwick, Jill Wagner, Shelley Hennig, Ivonne Coll, Doug Jones, Geno Segers, Cary-Hiroyuki Tagawa, Caitlin Custer, Lauren McKnight et Zelda Williams.

La série Teen wolf saison 3, distribué par Medium Rare Entertainment, est disponible depuis le 26 mai 2017 en DVD et Bluray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et version française. Dans les suppléments, des scènes coupées, Retour à la meute, un bêtisier, Le retour du montage torse-nu, A la poursuite de la meute : Les fans de Teen Wolf.

Un très grand merci à Cinetrafic, dont on peut retrouver le classement des 100 meilleures séries TV, ainsi que séries fantastiques en provenance des Etats-Unis, et à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et émotions.

3 étoiles

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 08:00

Un très grand merci à Pathé pour m’avoir permis de découvrir ce superbe film de Robert Redford (Sous surveillance), pour l’adaptation le livre autobiographique La rivière du sixième jour de Norman Maclean, réalisé en 1992 et restauré en 4K à partir du négatif original sous la supervision de Pathé.

Au début du vingtième siècle, Norman et Paul sont deux jeunes frères dont leur père, le pasteur John Maclean, leur a transmis la foi et la passion de la pêche à la mouche. Une éducation rigoureuse qui soude les frangins en une solidarité sans faille malgré les rivalités. Au retour de Norman dans son Montana natal après des années universitaires qui les ont éloignés, il retrouve le cocon familial et son frère Paul devenu journaliste local, empêtré dans des dettes de jeu. Leur amour filial se ressoude dans la rivière pour des pêches épiques. Norman tombe amoureux de la belle Jessie Burns, quand son frère s’affiche avec ses conquêtes, entre alcool prohibé et jeux clandestins. Deux frères aux caractères opposés et pourtant si étroitement liés.

J’ai adoré ce récit poétique, tout en subtilité, bouleversant de nostalgie sans jamais tomber dans le piège du pathos larmoyant bien que terriblement émouvant. Ainsi, avec la voix du narrateur Robert Redford, tout en pressentant ce qui va advenir, nous suivons les destins des frères avec une indicible empathie complice, sentant bien l’angoisse qui plane, et l’émotion qui étreint le cœur. Bien que connaissant l’affiche du film et son titre, je ne l’avais jamais vu, craignant une gnangnante histoire de pêche, dont j’ai été agréablement surpris par la maitrise totale de la narration sur une histoire d’amitié forte dans une jeunesse, où la nostalgie que je déteste au plus haut point est ici plus une belle et triste évocation non d’une époque révolue, mais de liens familiaux entre deux frères que tout oppose et que tout ressert sous la coupe bienveillante du père. J’ai la chance d’avoir deux sœurs que j’aime dont je me sens aussi proche avec nos différences, et ce film m’a touché. Une belle ode à la vie, à la nature -sauf pour les pauvres poissons- et aux sentiments. Une superbe réalisation aussi maitrisée que soignée, dont la restauration de Pathé rend la pureté des images grandioses de la nature fabuleuse, sur une mise en scène délicate aux dialogues épurés et divinement choisis.

Avec un superbe casting, dans lequel Craig Sheffer (Code of honor) est excellent, face à un Brad Pitt (Alliés) magnifique dans sans doute sa meilleure prestation qui le révélait enfin, et le superbe Tom Skerritt (M.A.S.H.) des plus marquants. Brenda Blethyn (Le cygne du destin) est très émouvante, et la très jolie Emily Lloyd. Edie McClurg (Fired up), Stephen Shellen et Nicole Burdette, Susan Traylor, Michael Cudlitz et Rob Cox, Buck Simmonds, Fred Oakland et David Creamer, Madonna Reubens, John Reubens et Arnold Richardson, de même MacIntyre Dixon, William Hootkins, Al Richardson, et les jeunes Caleb Shiff, Joseph Gordon-Levitt (Snowden) démarrait sa carrière grand écran, et Vann Gravage.

Le film Et au milieu coule une rivière de Robert Redford, distribué par Pathé, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 24 mai 2017 en Combo Collector DVD et Bluray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français et version française, ainsi qu’en audiovision, et version sous-titrée pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, de passionnants entretiens avec Philippe Rousselot, Tom Skeritt et Brenda Blethyn.

4 étoiles

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 08:40

Très grosse déception de cet énième opus de la saga commencée en 1979 dont Ridley Scott (Seul sur Mars), était alors en pleine possession de son talent, s’embourbe une fois de plus dans son sempiternelle déité du mal.

Le vaisseau spatial Covenant transporte des milliers de colons vers une lointaine planète pour une nouvelle vie. Lorsqu’un début d’incendie suite à une collision, réveille l’équipage avant de repérer la chanson Contry road provenant d’une planète viable plus proche que leur destination initiale. Ils décident d’y faire un crochet pour voir de plus près. Dès leur arrivée sur le sol sombre et humide, ils sont attaqués par des myriades de bêtes effrayantes, avant que les survivants de l’expédition ne soient secourus. Ils y font la découverte des restes du vaisseau Prometheus d’où venait la musique piège. Afin de leur venir en aide, le commandant du Covenant met en danger la totalité des colons, pour un massacre annoncé.

Entre remake d’Alien et sorte de suite de Promethéus dans un Pitch black, nous sommes plongé presque dans un pastiche tellement tout y est déjà vu, copier coller et reprise de ce qui s’est déjà fait sans apporter ni frisson ni émotion, bien pire un ennui profond. Il faut dire que tenter de faire aussi bien, sans aller à mieux, que le Alien d’origine est une gageure quasi impossible tellement il avait été super bien écrit. Là nous retrouvons les mêmes poncifs que dans les précédentes Alien 2, 3 etc… où le postulat de base de meurtres par une entité immortelle était l’ultime horreur, quand par la suite, les millions de rejetons mortels dont la nouveauté provient de leurs cellules volatiles pour s’immiscer dans l’organisme ne fait plus recette. Et toujours ce anti darwinisme extrémiste religieux de vouloir trouver un être suprême à toutes les sauces est particulièrement pénible.

Après, il y a la partie réalisation merdique d’une obscurité permanente manquant le peu d’imagination créatrice de décors et d’univers, pour une ambiance qui de fait ne prend pas, d’un récit écrit à quatre mains. Mise en scène confuse, mouvements de caméra aléatoires mal cadrés, cadrages poussifs, tout est réuni pour un ratage général. Je ne parlerai pas de la direction des acteurs dont souvent on pouffe de rire tellement cela ressemble à un comic show. Je n’en jette pas plus, tant ça n’en mérite pas tant tellement c’est mauvais.

Avec Michael Fassbender (Une vie entre deux océans) et Katherine Waterston (Les animaux fantastiques), Billy Crudup (Jackie) et Danny McBride (Welcome back), Demian Bichir (Les flingueuses) et Carmen Ejogo (Selma), Jussie Smollett (Ask me anything), Callie Hernandez (La la land) et Amy Seimetz, Nathaniel Dean, Alexander England et James Franco (L'interview qui tue !), Benjamin Rigby (Lion), Noomi Rapace (Passion) et Guy Pearce, Uli Latukefu, Tess Haubrich et Goran D. Kleut.

1 étoile

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 08:00

Un grand merci à Ad Vitam et à L’agence Cartel pour m’avoir permis de découvrir cette très sympathique comédie réalisé en 2016 par Emilie Deleuze,  pour son quatrième long métrage dans l’adataption de la trilogie de Marie Desplechin, Le Journal d’Aurore - tome 1 : Jamais Contente, sur la crise de l’adolescence et ses conséquences.

13 ans et tout simplement insupportable avec tout le monde. Aurore, jeune collégienne est fâchée contre ses parents, ses sœurs, ses profs, les garçons et même contre sa meilleure amie. La pension lui pend au nez avec son mauvais caractère et surtout ses mauvaises notes, quand sa prof de français est remplacée par monsieur Sébastien Couette. Il lui offre un livre de Francis Ponge, ayant décelé du talent littéraire chez la jeune fille qui retrouve le plaisir de lire et d’écrire. Quand des copines lui proposent de rejoindre un groupe de rock qui recherche une chanteuse, tente sa chance. Aurore tombe amoureuse du batteur, mais il faudra chanter en public et avec son caractère.

Je me suis beaucoup amusé avec cette comédie douce amère mais toujours drôle et positive, dans laquelle on se retrouve tous plus où moins sur le passage de l’adolescence, avec le mal être et l’envie de mordre, de trouver sa place, et forcément sur au moins un prof qui nous a marqué. Ainsi, cette jeune adorable chieuse qui se cherche, doute, grogne et agresse tout à chacun et surtout elle-même, arrive à nous émouvoir et nous faire rire avec émotion. Une thématique souvent abordée dans le cinéma, et souvent ratée de part des excès qui rendent plus insupportable l’insupportable, quand Emilie Deleuze avec le style de Marie Desplechin arrive à trouver le juste équilibre de ton et de rythme. Adaptation de la trilogie Jamais contente, le journal d'Aurore, L'école des loisirs, suivi de Toujours fâchée, le journal d'Aurore II, et clos avec L'école des loisirs et Le Journal d'Aurore 3 : rien ne va plus, on aurai presqu’envie de voir les suites se réaliser.

Une réalisation vive et alerte, drôle sans jamais sombrer dans la vulgarité ou la niaiserie, pour nous émouvoir et nous distraire sur une adolescente plus vraiment une petite fille et pas encore une jeune fille, et loin de la future jeune femme, qui profite d’un statut à part pour se chercher et jouer des coudes et des dents par un caractère de vraie chippie chieuse. Sans doute la scène finale est un peu trop étirée à l’excès, mais l’ensemble est très sympa à suivre.

Avec l’excellente Léna Magnien qui crève l’écran, face à Patricia Mazuy et Philippe Duquesne (Alibi.com), Catherine Hiegel (Adieu Berthe) et Alex Lutz (Le talent de mes amis), Nathan Melloul et Axel Auriant-Blot (Nos futurs) Mehdi Messaoudi, Pauline Acquart (Jeanne captive) et Tessa Blandin, Raphaelle Doyle, Morgan David, Maxime Meyrieux, Leonid Glushchenko (Les garçons et Guillaume, à table !) et Maud Beylle.

Le film Jamais contente d’Emilie Deleuze, distribué par Ad Vitam, est disponible en dvd dans les meilleurs bacs à partir du 23 mai 2017. Il est proposé en version audiodescription pour aveugles et malvoyants, et sous-titrée français pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, scène commentée, et bandes annonces.

3 étoiles

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 09:49

Un grand merci à Koba Films pour m’avoir permis de découvrir l’intégrale de cette série feuilleton de 8 épisodes de 90 minutes, réalisée en 1996 par Jean Sagols, créée par Gilles Gerardin et Éric-Emmanuel Schmitt d'après une histoire originale de Sarah Romano et Claire Berger, pour une saga de l’été d’une fresque familiale épique innovante alors, par son cadre et son récit.

Après avoir fait faillite à Bordeaux peu après la Grande Guerre, la famille Vallogne débarque sur Xeraco à Cuba. La grand-mère, Mathilde Vallogne, son fils Joseph et sa femme Constance et leur fils Maxime, ainsi que Bérénice et Antoine, jeune sœur et frère de Constance, sont accueillis par l'ancien métayer des Vallogne, Léon Bousqueyrolles et sa fille Reine. Il avait été envoyé en exil par le père Vallogne, quarante ans plus tôt, et a bien l’intention de profiter de sur venger de cette famille. Les Vallogne découvrent qu’ils propriétaire d’une terre marécageuse et insalubre. Ils décident de construire une digue et s’installer durablement. Quand le jeune Maxime attrape la terrible fièvre blanche incurable, alors qu’il devenait ami avec le petit Timoteo, Reine tente de devenir amie avec Constance, quand Léon fait tout pour saboter les Vallognes. Pendant ce temps, Pierre, le frère de Joseph, et ancien fiancé de Constance, s’évade du bagne de Cayenne, condamné injustement pour le meurtre de son père. Son ami Louis Debarbera meurt dans l’évasion, et Pierre va retrouver sa mère Clélia qui lui propose l’identité de son fils.

La grande saga de l’été sur TF1 qui a eut un immense succès public et critique, disposant d’un récit à rebondissement et changeait des feuilletons d’alors très terroir et paysannerie, en plus d’un casting prestigieux. De fait, j’ai été pris par l’ambiance plus que part le jeu des interprètes souvent inégal, par la réalisation et le récit plein de rebondissements et des surprises. Un divertissement qui nous entraine à Cuba en début du vingtième siècle pour des intrigues amoureuses et de rivalité haine et amour sur fond de vengeance. Un cocktail complet et explosif pour entrecroiser une multitude de trames dramatiques, comiques et romantiques, qui ne laisse personne indemne dans son lot de tragédies. Filmé dans un cadre presqu’idylique, dans une nature verdoyante, entre ciel azur et mer bleue. Evocation d’un époque, entre mode, politique et bagne. Un bon divertissement, qui raviva les fans d’alors, et le plaisir de retrouver des comédiens adulés.

Avec Francis Huster (Chacun sa vie) et Cristiana Réali (Camping 3), Marie-José Nat et Mireille Darc, Jean-Marc Thibault (Un homme et son chien) et Barbara Schulz (Baby phone), Charlotte Kady et Mathieu Delarive (Fonzy), Elvira Cervera et Xavier Deluc, Alexis Valdés et Thomas Sagols fils du réaisateur, Alexandre Thibault fils de l’acteur, Carlos Padrón et Adria Santana, Julia Brendler, Yorgo Voyagis et Dieter Kirchlener, Tobias Hoesl, Gianni Garofalo, Hector Noas et Carlos Acosta-Milian.

La série Terre indigo de Jean- Jean Sagols, issue de la Collection :Mémoire de la Télévision distribué par Koba Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 10 mai 2017 en DVD sans bonus.

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 18:34

Un grand merci à Koba Films pour m’avoir permis de découvrir cette joyeuse comédie romantique burlesque espagnole réalisée en 2013 par Javier Ruiz Caldera, entre rires et émotions avec beaucoup d’originalité.

Alors que Ruth Belloso, belle biologiste trentenaire se fait larguer une nouvelle fois, elle reçoit successivement des invitations de mariage par ses trois derniers ex. Elle accepte de se rendre au premier mariage accompagné de Dani, son jeune collègue, et fait la rencontre de Jonás, un chirurgien aussi maladroit et peu sûr de lui que Ruth, avec qui elle commence alors une liaison amoureuse. Mais au second mariage des surprises vont faire prendre conscience à la jeune femme de révélations importantes sur les autres et sur elle-même.

Je me suis beaucoup amusé avec cette comédie romantique bien déjantée, dont le script sur une thématique tellement usitée arrive à trouver des originalités pour donner du piment et de l’intérêt au genre. Ainsi, avec cette adorable trentenaire, belle et intelligente, mais surtout maladroite et peu sûre d’elle, qui tente de toujours faire plaisir aux autres en s’oubliant, passant d’amants et même de maitresse en coup d’un soir bien alcoolisés et stonés, en toute ingénuité dans une folle farandole. Une jeune femme attachante, drôle et émouvante dans une comédie vive et alerte, qui aborde nombres de thèmes avec beaucoup de gentillesse sans sombrer dans la naïveté ou la vulgarité, pour un divertissement vraiment joyeuse et sympathique.

Une belle réalisation, d’un cinéma nouvelle vague espagnole, dans une mise en scène maitrisée sur un récit de la femme moderne, libérée et assumée, qui s’impose avec autant d’aisance de féminité naturelle libre et libertine comme les hommes, avec les mêmes envies et mêmes rêves. Ainsi, en trois actes, l’évoltion de la jeune femme vers l’acceptation d’elle-même arrive judicieusement avec subtilité de dialogue et agencement des événements à émanciper et imposer un visage et caractère avec beaucoup de naturel. Un joyeux divertissement, beaucoup plus subtile qu’il n’y parait et des fous rires garantis.

Avec l’excellente Inma Cuesta (Julieta) drôle et attachante, ainsi que Martiño Rivas et Quim Gutiérrez (Les yeux jaunes des crocodiles), Paco León et Rossy de Palma (30° Couleur), María Botto (De fille en fille) et Laura Sánchez, Bárbara Santa-Cruz et Berto Romero, Octavi Pujades, Toni Sevilla et Natalia Rodríguez, ou encore Sílvia Abril, Marina Bukvicki et Mauro Muñiz, Marta Rama, Vicky Mullor et Nuria Landete.

La série 3 mariages de trop de Javier Ruiz Caldera, distribué par Koba Films, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 17 mai 2017 en DVD. Il est proposé en version originale espagnole sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, un long et excellent making of sur les coulisses du tournages et des entretiens avec le réalisateurs et les interprètes.

3 étoiles

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 09:48

Un grand merci à AB Vidéo pour m’avoir fait découvrir ce film catastrophe norvégien réalisé en 2015 Roar Uthaug, pour sa première réalisation, sur les conséquences d’un puissant tsunami attendues.

Parce que la Norvège a été victime de glissement de terrains montagneux au fond de fjords et provoqués des tsunamis meurtriers, des scientifiques sont en surveillance constante. Pour le scientifique Kristian Eikjord, après des années en poste, c’est l’heure de partir avec sa famille pour de nouveaux horizons professionnels. Quand lors du pot de départ avec ses collègues, des balises passent au rouge, qui l’inquiète plus que ses amis. Emmenant ses enfants Sondre et la petite Julia, Kristian est pris d’un doute sur les alertes trop minimisées. Son intuition se vérifie, la montagne donne des signes de danger imminent et l’alerte rouge et enclenchée quand dans la nuit, un pan de montagne s’écroule dans le fjord et déchaine un tsunami dévastateur. Il n'ont que dix minutes pour partir au plus vite. Idun, la femme de Kristian est bloquée avec leur fils dans l’hôtel qu’elle gère, submergé par les flots glacés.

Parce que les terribles Tsunamis de l’océan Indien et du Japon qui ont dévasté les côtes et la centrale nucléaire de Fukushima, et des centaines de milliers de morts, ceux de Norvège se reppellent à leurs souvenirs. En 1905, 1934 et 1936, ces trois catastrophes ont causés la mort de plus de 170 personnes et dévastés des villages entiers avec des vagues de 62 mètres de haut. Depuis, les montagnes sont sous surveillance, tel le mont Akerneset dont on sait qu’il s’effondrera un jour, sans savoir quand, telle la menace de San Andrea. J’ai été séduit par la terrible menace qui pèse dans ce récit norvégien et sa description angoissante aux superbes effets spéciaux. Si l’histoire est plus conventionnel, tel San Andreas à l’happy end un peu trop heureux en facilité de survit, l’ambiance d’horreur et d’angoisse y est de rigueur avec efficacité. Ainsi, la réalisation est très belle et réaliste pour une démonstration à la Au-delà, The impossible, mais surtout en parallèle de Sinking of Japan sur la projection d’une catastrophe annoncée.

Avec Kristoffer Joner (Babycall) excellent, de même qu’Ane Dahl Torp, le jeune Jonas Hoff Oftebro et la petite Edith Haagenrud-Sande, ainsi que Fridtjov Såheim, Laila Goody et Arthur Berning, Herman Bernhoft, Eili Harboe et Silje Breivik, Håkon Moe, Tyra Holmen et Thomas Bo Larsen, Mette Agnete Horn et Lado Hadzic,

Le film The wave de Roar Uthaug, distribué par AB Vidéo, est disponible depuis le 7 décembre 2016 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version norvégienne sous-titrée français, et version française. Dans les suppléments, le making of, et des effets spéciaux avec des entretiens du réalisateur et acteurs.

3 étoiles

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 18:26

Excellent comédie comique de Zach Braff (Le rôle de ma vie), qui nous entraine dans une folle histoire de braquage impossible sur toile de fond une belle critique de la société capitaliste et des fonds de pension, véritables sangsues nuisibles.

La retraite de trois amis octogénaires, Joe Harding, Willie Davis et Albert Gardner, est déjà chiche, quand en plus ils apprennent que leurs pensions a été emporté par des actionnaires peu scrupuleux avec la complicité de leur banque. Ayant été témoin et victime d’un braquage de banque, sans que les coupables aient été retrouvés, ils décident d’en faire autant en attaquant la banque qui les ont volé.

Ainsi, derrière la farce de ce braquage improbable par trois petits vieux inexpérimentés et malades, se décrit une lourde critique de la société affairistes des fonds de pensions. Ces institutions de voleurs, ne s’attaquent pas seulement aux sociétés non américaines, mais également sur son propre territoire, sans honte ni scrupule et en toute légalité. Ainsi, après avoir travaillé et économisé toute leur vie, des milliers de retraités se voient ruinés au profits d’escrocs de la finance pour augmenter les profits des actionnaires véreux. De fait, si je me suis beaucoup amusé avec ce conte de part le farfelu des protagonistes et de leur implication, c’est surtout ce regard sur la société qui m’a intéressé, bien que s’il dénonce les dérives économiques, il n’en est pas encore  à les condamner, comme ça avait été le cas avec les subprimes qui ont mis de millions d’américain sur la paille et détruit l’économie mondiale, toujours dans cet esprit diabolique que la loi de la jungle est la base de la société américaine.

Un casting bien sympa, avec Morgan Freeman (Ben-Hur), Michael Caine (Le dernier chasseur de sorcières) et Alan Arkin (Les aventures de Rocketeer) dans un super trio, les jolies Ann-Margret (Les voleurs de trains) et Joey King (Le rôle de ma vie) excellentes, Matt Dillon (Imogene) et Christopher Lloyd (I am not a serial killer) terribles, ainsi que John Ortiz (Kong: Skull island), Peter Serafinowicz (John Wick 2) et Kenan Thompson, Siobhan Fallon, Maria Dizzia et Josh Pais, Jeremy Bobb, Melanie Nicholls-King et Doris McCarthy, Gillian Glasco et Jeremy Shinder.

3 étoiles

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