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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 08:55

Absurde narration, tirée de la réalité, dans une ambiance étrange. Etrange parce que l’histoire elle-même est terriblement sordide. Le film raconte l’histoire de Robert Durst, un très riche héritier, soupçonné des meurtres de sa jeune et jolie femme, Kathleen McCormack en 1982, celui de sa meilleure amie Susan Berman en 2000, et de Morris Black en 2009. C’est cette dernière affaire qui va permettre de remonter la piste jusqu’à lui, et découvrir les pressions considérables de sa famille sur la police pour bloquer l’enquête sur la disparition de sa femme, et les corrélations entre la mort de sa confidente Susan, quant elle était prête à parler. Tout, dans ce terrible drame désigne la culpabilité de Durst, mais à défaut de preuves matérielles ou de témoignages, il ne risque rien. Jugé schizophrène, bien que condamné pour le meurtre et dépeçage de Morris, il vit toujours en liberté. La réalisation est super bien maitrisée tant on se laisse berner par les faux semblant d’un jeune homme sympathique et de sa belle histoire d’amour avec cette jeune femme où tout semble être une romance idyllique. Et puis plane une double personnalité inquiétante, angoissante et violente. Les images, la musique, la mise en scène avec quelques petites longueurs peut-être, contribuent à nous enfermer dans la folie d’un homme dont on tente d’excuser d’avoir vu le suicide de sa mère, certes traumatisant mais qui ne justifie pas son comportement et ses actes. J’ai été vraiment pris par cette histoire qui m’a forcément dérangé, surtout sur le presque non lieu injuste… dont j’espère que la ténacité de la procureur arrivera un jour à faire avouer et retrouver le corps de la disparue.

Pour le voir souvent dans des rôles récurrents aux mêmes profils qui deviennent lassants, Ryan Gosling (Only God forgives) se surpasse et nous offre un visage d’ange terriblement marquant. J’adore Kirsten Dunst (Upside down) qui est adorablement belle et émouvante, et qui hante durablement. Frank Langella (Robot and Frank) est parfait comme toujours. Etonnant de retrouver Kristen Wiig (Friends with kids) dans un tel rôle dramatique, qu’elle assure avec talent.

2 étoiles

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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 14:04

Tiré des bandes dessinées, écrite par Marguerite Abouet dont elle s’est inspirée de ses propres souvenirs, puis ceux de nombreux fans refusant de voir s’arrêter la série, et illustrée par Clément Oubrerie, que m’a fait découvrir Dominique B… avec plaisir. J’étais donc impatient de voir la réalisation animée, mais aussi avec un peu inquiétude. Et c’est une excellente surprise, tant l’univers de ce quartier d’Abidjan est bien respecté, mais également l’esprit et le graphique de la BD que l’on retrouve avec plaisir. L’histoire se déroule donc en 1978, dans un quartier de la capitale de la Côte d'Ivoire, où vit la jeune Aya, qui nous raconte sa vie, sa famille et ses amis, mais dont le personnage central est Yopougon. Tout y est authentique, tant en humour, qu’en langage et us et coutume. Je me suis totalement retrouvé dans l’ambiance, l’histoire et les protagonistes. Ignace et Fanta et forcément Jeanne, Fofana et la tendre Félicité, mais aussi Bintou, Moussa et Hervé, et tous les autres qui chacun ont des caractères haut en couleur. C’est un véritable documentaire de l’Afrique qui nous plonge au cœur d’un continent et d’un peuple que nous ne connaissons pas vraiment, celle vivante, riche et rayonnante, au même titre que les films de Pagnol, et donne en vie d’aller voir de plus près. Les publicités réelles de l’époque qui apparaissent de temps à autres restituent l’époque. Un film à voir incontestablement sous peine de rater un petit plaisir, assez rare cet été.

Difficile d’imaginer les voix d’un livre en film, et pourtant, celles d’Aïssa Maïga, de Tella Kpomahou ou de Jacky Ido illustrent parfaitement nos héros.

3 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Films animés
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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 08:52

Sans être le polar de l’année, j’ai bien aimé suivre cette enquête, loin d’être un véritable thriller, mais plus une galerie de protagonistes aux profils psychologiques variés et interactifs. L’histoire en soit est un classique du genre. Un ex flic viré pour meurtre d’un violeur assassin, devenu détective agent de recouvrement, est chargé par le maire de la ville d’enquêter sur sa femme prétendument infidèle. Classique parce que l’on comprend de suite les pièges, les tenants et aboutissants, et même de la fin sans surprise. De fait, il n’y a rien de bien passionnant dans l’enquête, juste les personnages, bruts de décoffrages, stéréotypés et clichés au possible. Oui mais voilà, malgré tout le côté ronronnant de l’affaire, il y a quelque chose qui fonctionne, ou a fonctionné pour moi. La réalisation est sobre, le jeu de caméra est fluide, et les obscurités sont agréables car visibles. Je ne compte pas le nombre de films où il faut se forcer à discerner quelque chose parfois durant toute la durée de l’histoire que s’en est à chier. Tout comme la trame qui ne cherche pas à nous embrouiller par des détails inutiles et des hasards de dernières minutes tellement hasardeux qu’à chaque fois je suis en colère qu’on nous prenne pour aussi con. Là, c’est simple et limpide, crédible parfois, surtout avec nos actualités régulières aux politiques corrompus à tel point qu’ils ne s’en rendent même plus compte, pas plus que nos journaleux complices souvent. J’ai beaucoup aimé la réaction du mari, quant il voit sa femme comédienne dans une scène de sexe. Je me suis souvent fait cette réflexion, pourtant cinéphile averti, que je ne pourrai jamais sortir avec une actrice. Je ne supporterai pas de la voir « jouer » à l’amour et au sexe avec des partenaires avides. Alors certes, ce film ne restera sans aucun doute pas dans les anales de chef d’œuvres mais pas non plus dans les navets.

Avec ça, un casting étoffé qui n’a pas à rougir de sa prestation. Ainsi, Mark Wahlberg (Contrebande) sans casser la baraque, négocie son personnage avec conviction. De même Russell Crowe (Man of steel) qui n’en fait pas trop et surprend agréablement. J’ai envie d’en dire autant pour Catherine Zeta-Jones (Effets secondaires), jolie et convaincante. Jeffrey Wright (Les marches du pouvoir) et Barry Pepper (Princess Kaiulani) comme Kyle Chandler (Zero dark thirty) sont excellents. La trop belle Natalie Martinez (Eldorado la cité d’or) et la non moins superbe Alona Tal (Veronika Mars) sont très marquantes d’émotion et de tendresse.

2 étoiles

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 20:42

A oublier au plus vite ! Film à l’humour qui semble typiquement britannique et qui ne fait rire qu’eux, et encore !? Pourtant, Nigel Cole m’avait enthousiasmé avec son We want sex equality mais là, force est de reconnaitre que ce n’est pas bon. L’histoire est convenue, vu et archi exploité en des scènes ridiculement stupides. Inutile de tergiverser sur l’histoire. Deux frères se retrouvent après des années de séparation à l’occasion du prochain mariage de l’un d’eux avec une de leurs copines d’école, sauf que rien ne va se passer comme prévu et dont nous avons compris de suite comment ça va se terminer. A la différence de A guy thing où l’humour, la gentillesse et la tendresse est de mise dans une histoire qui apporte de l’émotion. Tous les poncifs, clichés, mauvais gags et mauvais jeux de mots vont s’empiler à en faire un Everest de conneries plus éculés les uns que les autres au point de se demander s’il ne s’agit pas une fois de plus un pastiche. On se retrouve devant un mu incompréhensible pire que dans Mariage à l’anglaise. Et des films sur les mariages, on en trouve à la pelle, de trashs, romantiques, humoristiques, sanglants, de pro et anti, de gentils et méchants… Sans doute celui-ci cultive son originalité dans le néant ennuie. Le jour de mon propre maraige, j’espère pouvoir raconter mieux…

Heureusement qu’il y a la belle Lucy Punch (Bad teacher) qui illumine par son aura, parce qu’autrement, le reste de la troupe est typique à l’image de l’ensemble. Ainsi, Rufus Hound et Robert Webb rivalisent d’anglicisme à qui mieux-mieux comme pas croyable. Miriam Margolyes (Royal affair) ou Matt Berry (Blanche neige et le chasseur), comme l’excellente Harriet Walter tout autant que Michelle Gomez et la très jolie Gina Bramhill (We want sex equality) arrivent à sortir leur épingle du jeu. Il faut reconnaitre que les non moins jolies Sophie Ellis (Kick-ass 2) et Natalie Walter (Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu) limitent les dégâts.

1 étoile

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 07:37

Sympathique petite comédie, qui aborde des sujets graves et importants avec une fausse naïveté, mais qui me laisse cependant dubitatif. En effet, l’éternel question de ses origines est un thème récurent dans nos sociétés, avec les vagues migratoires, notamment de ces trente dernières années, et dont j’ai du mal à comprendre cet acharnement identitaire désintégrateur. Une jeune marocaine installée depuis plus de vingt ans à Paris, est quant à elle totalement intégrée à la vie parisienne, certes bobo, avec ses amis, son appart, son chat, ses passions et son boulot, se voit en moins de 24 heures expulsée vers son pays de naissance, pour avoir oublié de faire renouveler ses papiers. On peut légitimement se poser la question sur la raison de ne pas avoir fait sa demande de naturalisation depuis tout ce temps. Quant on aime autant un pays, et qu'on en profite à plein, qu’est-ce qui empêche de franchir le pas ? Me gave considérablement celles et ceux qui nous chient dans les bottes à vouloir le beurre, l’argent du beurre, mais pas le cul de la crémière, et j’en connais autour de moi. Donc, de retour au bled, voilà notre Maya nationale qui ne rêve que de rentrer en France… par amour du pays, ou pour retrouver un statut social ? D’autant plus édulcoré, ce film n’aborde aucun sujet qui fâche, comme la religion, les droits des femmes et autres violences et manquement à la dignité humaine dans un si beau pays. Mieux même, on a du mal à croire qu’une jeune femme cheveux au vent, quasi à poil avec son petit short ras de la nouf, puisse se balader entre djellaba et burnous sans problème. (mea culpa, j'ai appris depuis qu'en effet, le Maroc offre cette belle dualité, au moins dans les grandes villes, tout à son honneur). J’avais en tête ce très beau et plus réaliste film Française, alors plus marquant. Il est vrai qu’en l’occurrence, la réalisatrice s’attache surtout à parler des relations professionnelles quelque peu tire dans les pates dans le monde de la mode, quant elle pensait à celui du cinéma. Alors du coup, les spectatrices se régalent de la collection de pompes et de robes, de mannequins et d’appartement gigantesque du côté des Champs Elysées… qui n’est pas offert à tout le monde. Pour autant on arrive à rire de gros clichés, c’est gentiment joué et on ne s’ennuie pas trop. Côté émotion ce sera sans doute pour une prochaine fois.

La belle Reem Kherici (Bienvenue à bord) réussi son passage derrière la caméra tout en jouant avec conviction avec ses amis de toujours. Cécile Cassel (Toi, moi, les autres) et Shirley Bousquet (Plan de table) se laissent aller avec bonne humeur. Tarek Boudali et Philippe Lacheau (La grande boucle) ou Salim Kechiouche (Le noir (te) vous va si bien) sont convaicants. Stéphane Rousseau et Fatima Naji, comme la très jolie Nadia Kounda ou Mohammed Bastaoui, sont marquants. Joséphine Drai, n’est pas vraiment transcendante, surtout face à Pom Klementieff (Les kaïra) et Sibyl Buck qui sont plus efficaces et marrantes.

2 étoiles

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 07:25

Pour son premier film, Nadir Moknèche (Goodbye Morocco) frappait déjà très fort avec cette très belle comédie dramatique. Rien à voir par le titre avec des prostituées d’un bordel oriental, ou d’une prison pour femmes de sultans, mais des locataires d’un immeuble, celui de madame Ousmane. Ancienne maquisarde de la guerre d'indépendance au caractère bien trempé, dont le mari l’a abandonné avec ses enfants et s’est barré en France et remarié avec une française, elle tente de faire face aux désillusions. De quoi rendre la rendre amer, et sur l’air de femmes au bord de la crise de nerfs, NM abordait déjà divers sujets de société, tels les conditions de la femme, du mariage et de la polygamie. L’histoire commence en 1993, au début de la guerre civile, qui fut horriblement meurtrière. Madame Ousmane craint de se retrouver seule, lorsqu’elle apprend que sa fille est amoureuse et souhaite se marier. A l’occasion d’un mariage, les langues vont se délier et permettre d’apprendre que le fiancé est déjà marié… Comédie humoristique de prime abord, où le choc des cultures entre libéralisme et obscurantisme, nous montre une société machiste ou les femmes sont toujours les laissées pour compte. Lentement mais sûrement, la trame sombre dans le drame tragique entre salafistes et militaires, et archaïsme et modernité L’histoire est magistralement racontée, avec force symbolique, comme ce mariage dans une église chrétienne désaffectée en salle de fêtes face à une koubba. La séparation hommes / femmes illustre encore plus crument les mépris. L’occasion aussi de révéler des hypocrisies, des injustices et des violences faites aux femmes. Et plus que tout, l’excellence des interprètes qui donne un ton de comédia del arte de toute beauté qui marque longtemps.

Ainsi Carmen Maura (Paulette) est d’une excellence à couper le souffle. La belle Nadia Kaci est bourrée de talent, quant Myriam Amarouchene dégage une grande force d’émotion, et que la belle Linda Slimani, est extraordinairement marquante. L’incontournable et l’excellentissime Biyouna (Mohamed Dubois) faisait encore force étalage de son talent et sa hardiesse. Samia Akarriou, tout aussi belle que persuasive affirme une présence forte. Thamila Mesbah-Detraz et Atmen Kélif (Beur sur la ville) sont excellent. La petiote, Justine Mallier-Giraud est adorable. Complètent ensuite, une myriade de talents Smaïl Mekki (Les hommes libres), Djemel Barek (360), Latifa Ahrar (Indigènes), Karim Salah, Khadija Ait Hamou, Afida Tahri, Omar Bekhaled, Fatiha Berber et la chanteuse Latifa Benakouche, qui tous, contribuent à la réussite de cette histoire et dont on peut regretter pour certains de ne les voir plus souvent.

3 étoiles

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 11:33

Il y a comme ça des bandes annonces qui vous flingue un film. C’est le cas ici, ou je suis allé finalement un peu contraint par la curiosité, et qui m’a agréablement surpris. Thème récurent ces temps-ci, et avec raison sur l’histoire d’amour avec l’écart d’âge en faveur de la femme. Nous avions eu 20 ans d'écart avec réussite, et ça l’est ici encore. Sauf que cette fois, c’est avec une personne un peu plus âgée, entre un homme de moins de quarante ans et une femme de soixante. Il faut dire, même si ce n’est pas l’aspect principal mais ça compte quand même, qu’elle est très belle et très classe. Donc, une femme tout juste en retraite, déprimée, mariée à un homme très occupé par son boulot et ses déplacements professionnels, tente de s’occuper dans un centre d’activité culturel. C’est là qu’un animateur charmant s’éprend d’elle et devient rapidement son amant. L’histoire est intelligemment racontée, sans racolage ni morale, juste une belle romance avec toutes les contradictions, les questionnements et raisonnements qui explosent pour vivre le temps présent dans la folie. Le jeu de caméra reste neutre jusqu’au bout, se contentant de nous faire suivre les protagonistes avec beaucoup de circonspection, de naturel et de tendresse. Une très belle histoire qui m’a beaucoup touché par son intelligence de traitement. Le fait que se soit très bien joué rajoute à la solidité général.

De fait Fanny Ardant (Nathalie…) est brillante et superbe, face à un Laurent Lafitte (Mais qui a re-tué Pamela Rose ?) magnifique de maîtrise et d’émotion, quant Patrick Chesnais (Neige) est juste parfait. Suivent ensuite Jean-François Stévenin (Jeanne captive) convaincant et Fanny Cottençon excellente, puis Catherine Lachens, Marie Rivière, Féodor Atkine (Populaire), Olivia Cote, ou encore Emilie Caen et Hortense Gelinet, qui assurent pour chaque la cohésion d’ensemble avec réussite.

3 étoiles

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 15:07

Excellent docu-fiction sur Johannes Kepler, scientifique aux recherches et découvertes de très grandes importances. Nous le suivons sur dix nuits de l’année 1610, durant lesquelles il a entre les mains le premier télescope de Galilée. Célèbre astronome allemand pour avoir étudié l’hypothèse de Nicolas Copernic sur la Terre qui tourne autour du Soleil, et surtout pour avoir découvert que les planètes tournent autour du Soleil en formes elliptiques. L’excellent réalisateur Stan Neumann (Architectures), nous conte les travaux, recherches et découvertes d’un génie, avec les différents exemples pour mieux illustrer ses propos de manière ludique et passionnante. Parallèlement, afin de restituer une époque d’obscurantisme scientifique et d’intolérance religieuse, nous suivons une enquête contre sa mère, qui fut accusée de sorcellerie, bien que cela se passa 5 ans plus tard, et qu’il réussit à la sauver. Ce qui ne fut pas le cas de sa tante qui finit sur le bûcher. Kepler fut un personnage d’importance entrevoyant la loi de la gravitation universelle, dont mieux l’expliciter écrit le premier livre de science-fiction, Somnium, avec la pesanteur dans un voyage de la Terre à la Lune. Il a aussi démontré que le calendrier chrétien comportait une erreur de calcul et fut ainsi le premier à revoir la date de naissance de Jésus, en l’an -4. Enfin, il a fondé une science nouvelle, la dioptrique, principes fondamental de l’optique moderne. Avec un clair obscur, la réalisation de toute beauté m’a envouté par une mise en scène alerte, au dialogue choisi sur une très belle musique.

Denis Lavant (Holy motors) est juste excellent de maîtrise et d’émotion. Airy Routier et le petiot Max Baissette de Malglaive (Case départ), ou Jérôme Derre (Des filles en noir) et Elise Caron (Superstar) comme Jean-Claude Bolle-Redat et Lou Castel (La religieuse) sont criants de vérité.

3 étoiles

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 06:47

Bof ! Pas grand-chose à se mettre sous la dent. Il n’y a rien de bien nouveau dans ce « préquel » de Bob et Sulli, 11 ans après Monstres & Cie. Je me suis considérablement ennuyé tant je n’ai jamais réussi à entrer dans l’histoire. En fait, je suis extrêmement déçu, tant j’attendais sans doute trop, tellement j’avais adoré le premier opus. Donc, nous revenons à l’adolescence de nos deux héros des cauchemars d’enfants. Basé sur l’amitié, la solidarité et tous les bons sentiments qui doivent être les fondements de la vie dans le monde merveilleux des Bisounours, sauf que si en effet c’est bien mignon, on l’a déjà tellement vu sous tous les cieux qu’aucune surprise, aucun gag ne fonctionnent par manque d’originalité et de peps. Même la réalisation n’est pas enthousiasmante tant c’est propre, lisse, aseptisé. J’aurais imaginé d’autres décors, plus monstrueux pour la vie des monstres, que cette université Wasp des plus classiques. Bien sûr que l’on peut mettre un visage humain de notre entourage dans les caractères de chaque personnage aux symboliques fortement profilées et terriblement manichéens, mais ça ne va pas très loin. J’ai lutté contre l’envie phénoménale de dormir tant c’est lénifiant au possible, tant il ne se passe rien, et si peu en émotion. C’est mignon et vite oublié.

2 étoiles

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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 17:25

L’histoire policière par elle-même n’apporte pas d’originalité dans son genre, même si elle encore basée sur des faits réels. Non, l’intérêt qui sauve le film est ailleurs, dans la relation père et fille, là aussi inspirée d’une histoire véridique, qui apporte son lot d’émotion et de tension. Tout commence par une enquête à Marseille, sur un trafic d’armes de guerre volées et servant dans le grand banditisme meurtrier. L’inspecteur en chef fait appel à une fliquette des stups à Paris, qui n’est autre que sa fille qu’il n’a jamais vue, l’ayant lâchement abandonnée avant sa naissance. Un prétexte attendu depuis des années pour renouer un lien cruellement ignoré depuis plus de 25 ans. Manque affectif insupportable, culpabilité invivable, dont nous suivons avec émotion la difficulté entre deux inconnus criant d’un besoin d’amour et de pardon. L’un et l’autre sombrant dans les excès terribles. L’enquête n’est pas inintéressante au demeurant, mais passe au second plan tant elle est classique et vraiment banale, sans surprise ni saveur. La réalisation est efficace, vive et alerte et surtout un casting parfait aux jeux des interprètes sans reproche.

Ainsi, Roschdy Zem (Une nuit), sans casser la baraque tient la route avec efficacité, quant la méga bombe Leïla Bekhti (Une vie meilleure) est parfaite en émotion en conviction et s’impose comme une valeur sûre du cinéma français. Belle innovation de la part de Marc Lavoine (Les tribulations d'une caissière) en beau gosse salement dégueulasse, qui nous change agréablement des rôles habituels. Nicolas Bridet (Tu seras mon fils) et Nicolas Marié (Associés contre le crime...) sont très bien, comme Nina Meurisse (Juliette) est parfaite de même qu’Eric Bougnon (Low cost) et Clementine Poidatz (Les Yeux fermés), ou encore  Marilyne Canto (Les Neiges du Kilimandjaro) très marquante. Enfin Bruno Debrandt, Arben Bajraktaraj (Elle s'appelait Sarah) et Radivoje Bukvic (Goodbye Morocco) sont percutants.

2 étoiles

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