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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 07:56

Même s’il y a beaucoup à redire sur certains détails, je me suis quand même amusé à suivre cette histoire fantastique, même s’il est vrai que ça ne va pas très loin, ni pas très fouillé. Adapté d'une nouvelle de Steven Gould, Jumper est une série composée à la base de trois tomes, dont il était prévu deux autres opus pour compléter la série cinématographique, annulée, échec commercial oblige. Nous resteront donc avec une fin en suspens, sans que ce soit finalement gênant. Un ado se découvre un étrange pouvoir lui permettant de se télétransporter en tous lieu à tout moment, sans aucune contrainte ni conséquence, et vivre tranquillement de rapines. Sans se douter une seconde qu’il n’est pas unique en son genre sur ce bas monde. Tout irait presque bien, si des exterminateurs de jumpers, des paladins ! ne le recherchait pas, lui comme ses congénères pour le tuer. Car l’on découvre une dualité entre les uns et les autres, datant du moyen âge, telles les chasses aux sorcières. Se greffe dans ces courses poursuites à travers le monde parcouru en quelques secondes, une histoire d’amour avec celle que notre héro aime depuis l’enfance… Si le thème central pourrait être à tout le moins original, au moins amusant, la trame s’avère vite limitée. La réalisation est des plus classiques, bien que durant le tournage, un décorateur s'est tué, et que notre Anakin Skywalker intersidéral a eu une main blessé, une oreille ouverte, et une inflammation de la pupille qui l'a envoyé à l'hôpital. Au final, ce film est juste amusant et vite oublié par trop de faiblesse du script et des effets limités.

Reste le plaisir de retrouver Hayden Christensen (La maison sur l’océan) qui est plutôt drôle à défaut d’être convaincant. J’ai vraiment toujours autant de mal avec Samuel L. Jackson (Les soldats du désert) qui dégage ce quelque chose en toute circonstance, quelques soit son perosonnage qui m’est désagréable et me rend foncièrement méfiant. Je crois que je ne l’aime pas. Jamie Bell (Dos au mur) serait sans doute le vrai héro du film, ou le plus intéressant. La très jolie Rachel Bilson (3 colocs et un bébé) a hélas le rôle de la potiche de service, quant son personnage aurait du pour l’intérêt de l’histoire être plus étoffé. La belle Diane Lane, Max Thieriot (La maison au bout de la rue), tout comme Teddy Dunn, participent à l’ensemble avec autant d’application que leurs petits camarades. Courte apparition amusante de Kristen Stewart (Les messagers), juste pour le fun, ou aurait elle eu un rôle plus important dans les épisodes suivants ?

2 étoiles

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 16:21

Gentille petite comédie bien rigolote de Seth Gordon (Comment tuer son Boss ?) dans un road movie assez distrayant qui nous entraine dans des mésaventures loufoques à la suite de d’une arnaque récurrente aux conséquences désastreuses.

Alors que Sandy Patterson est en plein bouleversement dans sa vie professionnelle et personnelle, entre changement de boulot et futur papa, l’arnaque à sa carte de crédit va le plonger dans une galère aux nombreux rebondissements. Il faut dire qu’il a stupidement donné dans un piège téléphonique ayant permis à une faussaire d’usurper son identité pour ponctionner sur sa carte de crédit. Trop vite accusé de divers délits commis, il est lavé de tout soupçons mais fédéralisme oblige, la police d’un Etat ne peut entreprendre d’actions policières et judiciaires dans un autre Etat pour arrêter la coupable. Sandy décide d’aller la retrouver et de la mener par la force s’il le faut pour le disculper totalement, au risque de perde boulot et argent.

Sur un rythme vif et alerte, ponctuée de nombreux gags souvent désopilants, la mise en scène ne se perd pas dans des longueurs ou vulgarités inutiles. Le fond met en exergue des fonctionnements financiers et administratifs qui ont de quoi nous étonner. Dans l’esprit bon enfant sans prétention, je me suis laissé aller à cette aventure qui prend au fur et à mesure de la trame des rebondissements plus drôles les uns que les autres. Je me suis beaucoup amusé dans la soirée avec le gros représentant, mais aussi quelques moments d’émotion et de tendresse. La fin gentiment morale est assez jubilatoire.

Melissa McCarthy (40 ans: mode d'emploi) est époustouflante d’humour et de tendresse, sachant utiliser son physique à son avantage pour mieux le positiver, face à Jason Bateman (Hit and run) toujours aussi impayable. Amanda Peet (Les voyages de Gulliver) est adorable, quand Jon Favreau (John Carter) bien déjanté. La très belle Genesis Rodriguez (Le dernier rempart) est tordante, quand Robert Patrick (Gangster squad) est carrément barge à souhait. John Cho (Total Recall mémoires programmées), Clark Duke (Mille mots), et Morris Chestnut ne sont pas mal non plus. Sans oublier les gamines Maggie Elizabeth Jones (Nouveau départ) et Mary-Charles Jones.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 07:22

C’est juste stupéfiant de connerie ! Je laisse tomber l’histoire d’une neuneue qui retrouve son demi-frère avec toutes les catastrophes qui vont suivre, toutes aussi nazes les unes que les autres. Je passe sur la réalisation plus que mauvaise, aux travelings à l’emporte pièce pour se bloquer à d’autres moments inopportun, afin de me concentrer deux secondes sur l’interprétation. J’ai été sidéré de voir JB jouer aussi ridiculement mal, à ce demander si elle a péter un plomb, ou s’il s’agit d’une caricature de je ne sais quoi. Elle s’est salement viandée dans un personnage qui concentre tous les navets qu’elle a eu dans sa carrière. D’autant plus choquant, qu’elle m’a souvent épaté dans des rôles très difficiles et marquants grâce à son talent indéniable. Depuis quant l’extasie est une douceur gentille et sans conséquence, rendant les cons plus gentils et plus humains ? Apologie déplacée, quant on connaît les morts et destructions. Voilà encore une inconséquence d’un milieu à côté de plaque de la vraie vie. Bref ! A oublier bien vite cette erreur, écrite et réalisée sans doute sous excta…

Je ne dirais pas que Michel Dus nous fait du Michel Blanc (L’exercice de l’Etat) mais pas loin, sans qu’il soit plus mauvais que le contraire. Je crois que j’ai tout dit de Josiane Balasko (La clef) que l’on va essayer de rayer de notre trauma. Pour le reste, c’est assez inégal, en fonction des personnages et de la durée des interprétations. Jean-Yves Chatelais est très moyen quant Grégoire Baujat passe pas mal, de même que Stephan Wojtowicz (11.6), alors que Brigitte Roüan (La chance de ma vie) est très moyenne, tout comme George Aguilar (Premium rush), le mari de JB. Reste vite fait en passant, Sarah Suco et la petiote, en fait des jumelles, Cléo et Madeleine Revel, passeraient mieux que nombre des adultes.

screem

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 11:38

Excellent thriller que j’ai adoré. L’histoire est très bien écrite sur une réalisation sans faille. Ce n’est pas le tout de se faire des scénarii dans sa tête sur des attaques en tous genres qui soit parfaites quant on est un simple quidam. Face à la réalité, c’est autre chose. C’est ce qui arrive à un taxidermiste, dont le passe temps est d’imaginer des plans infaillibles sur des braquages, quant il se trouve un jour au cœur d’une véritable affaire, qui plus est extrêmement dangereuse. A la suite d’un accident de chasse stupide, il découvre des éléments qui vont se révéler être un montage précis d’une attaque d’un fourgon blindé, et sa mémoire photographique va lui permettre un temps de faire illusion face aux vrais braqueurs. Sauf que dans la réalité, bien des impondérables peuvent survenir et chambouler toutes les prévisions. La nature humaine ne réagit pas de la même manière que tranquillement chez soit au calme que dans l’action, le danger et la mort. J’ai beaucoup aimé la sobriété de la mise en scène, des cadrages et le jeu des interprètes qui sont totalement habités par leur personnage.

J’aime beaucoup Ricardo Darín (Carancho) qui est excellent, comme la jolie Dolores Fonzi (Un lit pour quatre) qui dégage cette espèce de crainte et de détermination. Alejandro Awada est terriblement efficace, que j’avais apprécié dans Whisky Romeo Zulu. Il en va de même pour Pablo Cedron et Jorge d'Elia ou Nahuel Perez Biscayart (Au fond des bois) très présents.

3 étoiles

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 07:28

Encore beaucoup d’actions, de courses poursuites, de défis incroyables et de superbes bagnoles pour la famille de « Courir ou mourir ». Et c’est reparti pour de nouvelles aventures à deux cents à l’heure pour la dream team de Dom contre de terribles méchants, surtout depuis que Letty semble avoir ressuscitée d’outre tombe, lors de cet épisode où elle était laissée pour morte lors d’un assassinat qui avait traumatisé ses proches. D’autant qu’elle est apparemment le pilier du clan de méchants, avec une petite particularité… elle est amnésique ! L’équipe, dispersée aux quatre vents depuis leur dernier casse, se reconstitue bien volontiers, pour notre plus grand plaisir. Si j’ai trouvé quelques longueurs de trop, je me suis donc encore bien régalé. Toujours plus haut, toujours plus les défis relevés sont digne de Die hard avec des moyens considérables, mais en gardant toujours aussi l’esprit de famille et de solidarité. Sauf que cette fois, elle sera endeuillée. Un membre, voir deux va mourir dans des circonstances dramatiques, qui donnent à penser que le prochain opus devra être à la hauteur des événements. Cependant, s’il on retrouve tous les protagonistes, même pour une petite apparition clin d’œil des autres épisodes, ce sont surtout trois ou quatre d’entre eux qui ont la part belle, et pour le coup, les filles sont quasi inexistantes, même en potiches de service. Reste que dans l’ensemble, j’ai bien pris mon pied, et j’attends le prochain avec impatience.

Vin Diesel (Fast and furious 5), que j’ai adoré dans Pitch black ou les Riddick, est cette fois encore au top de son personnage, même s’il est vrai qu’il n’apporte pas de nouveauté, mais c’est aussi ce qu’on lui demande. Paul Walker toujours en séducteur et amoureux de sa belle, quant Dwayne Johnson (Southland tales) ne change pas plus d’un jota, quant Sung Kang (Du plomb dans la tête) ne dira pas son dernier mot à mon avis quoiqu’en disent les dernières images. Retour de la belle Michelle Rodriguez (Tropico de Sangre) qui réactive l’ambiance. Après Jordana Brewster et Gina Carano (Piégée) ou Elsa Pataky comme Gal Gadot, font plus parties du décor, tout comme d’ailleurs Tyrese Gibson (Transformers 3) et Ludacris (Sex friends) qui font de la présence. Luke Evans (Les immortels), ou Jason Statham (Killer elite) se retrouvent dans tous les mauvais coups.

3 étoiles

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 14:47

Encore une très belle et émouvante découverte de Bahman Ghobadi (Les tortues volent aussi, La saison des rhinocéros, Les chats persans) qui m’a envouté de bout en bout avec cette terrible histoire. Dans le petit village de Sardab, au Kurdistan à la frontière Iran-Irak, où l’activité principale est la contrebande de marchandises que les hommes et mulets traversent aux risques des mines qui les déciment régulièrement, ou des traquenards de pillards qui les ruinent. La multitude des enfants qui acceptent tous les boulots aussi durs et pénibles que les hommes, afin de subvenir aux familles nombreuses. Ils travaillent aussi durement que les bêtes de somme. Sauf que les contrebandiers n’hésitent pas à verser de l'Arak dans les auges des mulets afin qu'ils puissent supporter le froid et les charges excessives, d’où le titre du film. Parmi eux, le jeune Ayub, sa grande sœur Rojin et la petiote Amaneh tentent avec une incroyable abnégation et beaucoup d’amour de sauver leur frère Madi. Atteint d’une grave malformation physique, il risque prochainement de mourir, malgré tous les soins prodigués avec patience et dévouement. Ils sacrifient tout pour lui, travaillant dans les pires conditions climatiques, et dans la dureté des tâches afin de pouvoir payer une importante opération qui pourrait peut-être lui prolonger un peu la vie. Cet enfant est le lien qui unis ces orphelins face à la terrible vie qu’ils mènent pourtant sans rechigner ni se plaindre, sans faiblir ni jamais douter qui force l’admiration. En vain, ils n’arrivent pas à obtenir la somme, aussi, l’adolescente accepte t-elle de se vendre en mariage contre la promesse de faire opérer le garçon. Promesse de dupe, une fois mariée, la famille irakienne refuse d’honorer le marché et offre en échange un mulet, qui permettra à l’ainé d’emmener le jeune malade, malgré les aléas du temps et des pillards, de traverser la frontière. Ce film est magnifique, limite reportage avec en of la douce voix de la chipounette qui narre l’histoire. Les images sont magnifiques, dans cette région montagneuse aride, froide et enneigée, où les conditions de vie sont pénibles. C’est admirablement bien joué par ces enfants extraordinaires qui provoquent admiration et émotion, par la sobriété et la sincérité de leur jeu. J’ai été une fois de plus touché par le regard de la caméra qui perce les sentiments de chacun, sans jamais faire preuve de voyeurisme ni de complaisance. Une belle œuvre qui bénéficie de jeunes acteurs de talent qui hantent longtemps.

Ainsi, le jeune Ayub Ahmadi est excellent de talent et de force de conviction incroyable, quant l’adorable petite Amaneh Ekhtiar Dini est extraordinaire d’émotion et de tendresse, joue avec un tel naturel qu’elle nous émeut énormément. Madi Ekhtiar Dini est terriblement émouvant et marque les esprits. La jolie Rojin Yunessi apporte la sagesse sacrificielle avec beaucoup de belle retenue.

3 étoiles

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 08:23

Magnifique film d’animation, inspiré du livre pour enfant The leaf men and the brave good bugs, de William Joyce, dont il l’a écrit à sa fille MK décédée, d’où le prénom de l’héroïne. J’ai été emballé par le graphisme, les couleurs et la très belle histoire. On y retrouve aisément toutes sortes de références à Avatar, Star wars, Arthur et les Minimoys, Alice au pays des merveilles, Chérie j’ai rétréci les gosses et sans aucun doute d’autres qui m’auront échappés. Le mélange de l’ensemble fonctionne très bien, avec humour et émotion sur une animation de très belle facture. Les personnages sont très attachants dans cette dualité de la vie et de la mort dans le milieu naturel d’une belle forêt. Ça me rappelle ce livre, d’Italo Calvino ? où un soir d’été, il nous emmène dans le jardin en apparence calme, mais où le bruit des batailles, des fracas et des douleurs de la mort raisonnent violement, sans parvenir à nos oreilles. Ainsi, le bien étant les arbres et les fleurs contre le mal qu’est la décrépitude et la mort, qui est l’essence même de la vie terrestre concernant la moindre particule qui nous entoure. Dualité et pérennité de la vie racontée dans un joli conte, même s’il est utopique de combattre la mort, telle que la vie tente à chaque seconde de gagner du temps. J’ai aimé les protagonistes qui sont très attachants, comme la jeune MK, où la jolie reine qui m’a émut avec sa triste mort. Les différents compagnons, aux profils taillés sur mesure, ont tous leur part d'humour, de courage et de sympathie, même les méchants, aussi cruels qu'ils soient. La réalisation et la mise scène sont excellentes et m’ont enthousiasmé de bout en bout.

3 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Films animés
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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 08:17

Gentille petite comédie, certes un peu nunuche, mais qui m’a bien fait rigoler quand même. L’histoire d’un jeune couple d’amis qui va se trouver dans la tourmente amoureuse, quant le mari de l’un couche avec la femme de l’autre. Vaudeville classique, surtout quant les trompés trompent ceux qui les trompent qans sans qui trompe qui pour se tromper ensuite avec son partenaire régulier à leur tour. Se rajoutent, les copains barges, la copine lesbienne soupçonnée d’être la maitresse d’une des jeunes femmes, et des chassés croisés fictifs ou réels… Raconté comme ça, donnerait plutôt envie de fuir, et pourtant, la légèreté de ton, les dialogues caustiques et le ridicule des personnages et des situations donnent au finale une bonne tranche de rigolade. Quelques longueurs et baisses de régime sont heureusement compensées par des scènes de chants et de danses qui agrémentent la trame avec bonhommie. Les filles sont magnifiques, et leurs dénuements rend dingue tant elles sont canons. A l’inverse, les mecs ne sont pas trop top pour des si belles pépées. Emilio Martinez Lazaro (Les 13 roses) nous trimballe aux grés de ses délires, par sa mise en scène et ses images soignées, avec bonheur et délices. J’ai beaucoup aimé le ton et les répliques qui fusent avec efficacité et la tendresse qui en ressort. Un bon petit divertissement qui n’en demande pas plus.

Ernesto Alterio (Enfance clandestine) est très drôle, face à la trop belle Paz Vega (Dis-moi oui) que j’adore, bourrée de charme et de talent. Guillermo Toledo (Les amants passagers) en barge dépassé par les événements est tordant, avec la magnifique Natalia Verbeke (Les femmes du 6e étage) qui dégage une grande force d’émotion avec conviction. Alberto San Juan (Malveillance) est mortel drôle, quant la jolie Leticia Dolera ([REC]³ Génesis) et Nathalie Poza sont marquantes. Maria Esteve, Ramon Barea, et Secun de la Rosa complètent une troupe variée et délirante.

2 étoiles

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 15:44

Dans la continuité des découvertes de la 10ème édition opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, j’ai découvert ce téléfilm Entre les mains de la mafia de Jerry Ciccoritti.

De savoir l’actrice de Charmed que j'avais bien aimé dans cette série, a poussé ma curiosité… et bien m'en à pris car ce téléfilm mérite le détour. Inspirée d’une histoire vraie plutôt étonnante, j’ai assez vite succombé aux charmes de la réalisation et du jeu des acteurs. Une jeune veuve avec ses deux enfants et sa mère à sa charge, tente de subvenir aux moyens de subsistances et accepte bien malgré elle l’aide d’un petit malfrat lié à la mafia locale. Rapidement, mettant ses bons principes de côté elle se fait très vite une place au soleil avec la gérance d’un petit cabaret, puis de trafic d’argent sale et de drogue. Sauf que rapidement, jalousies et convoitises entre mafieux et polices, la mort rode, puis touches ses proches et elle-même est menacée… Le script n’a rien de bien révolutionnaire en soit, mais avec la réalisation bien découpée, aux images soignées et à une mise scène efficace, je ne me suis pas ennuyé une seconde. L’histoire ne se focalise pas sur le suspens ni sur la violence, mais sur le profil des protagonistes. En effet, l’héroïne mère courage, prête à tout pour gagner un maximum d’argent afin d’assurer une vie décente à ses enfants, n’est pas regardante sur l’origine d’une telle manne, ni du prix humain, mais n'est jamais être trop gourmande, ni à vouloir trop jouer le jeu de la « famille » locale. J’ai bien aimé un certain regard porté sur ce milieu, loin de Don Corleone, et plus proche du quidam vite dépassé.

Amusant de retrouver Alyssa Milano (Bon à tirer (B.A.T.)) dans un rôle de composition qui la change et dont elle ne s’en sort plutôt pas trop mal. Jason Gedrick sait se faire attachant, quant James Caan (Detachment) n’est pas très sympathique à souhait. Janet Wright (Sœurs malgré elles) comme Kyle Harrington ou la belle Heather Hanson contribuent à la bonne tenue de l’histoire. Le petiot Anthony Moniz Lancione est convaincant, de même que le jeune Zak Longo.

Le film Entre les mains de la mafia de Jerry Ciccoritti, distribué par Zylo, est disponible depuis le 2 mai 2013 en DVD dans la catégorie film mafia. Il est proposé en version française.

Un grand merci à Cinetrafic et ses partenaires pour me faire partager leurs découvertes.

2 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Téléfilms
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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 11:24

Etonnement, le début commence vraiment bien, dans un style allenien, au regard amer sur la vie d’un jeune looser. Il y a de l’absurdité parfois comique et souvent triste, dont le noir et blanc accentue la solitude qui étreint violemment. Et puis, ça se gâche sur une trop longue fin dans le café avec le vieux qui n’en fini pas pour se terminer abruptement. Pourtant, l’histoire est bien racontée, vivante, sans queue ni tête, avec des rencontres étonnantes. La jolie petite amie qu’il large, le voisin dépressif, le meilleur ami barge, une ancienne camarade de classe martyrisée à l’époque pour son surpoids quand elle est devenue magnifique, le père possessif, l’acteur et puis cet ancien des jeunesses hitlériennes… Petit parcours dans l’Allemagne d’hier et d’aujourd’hui, plongée profonde dans l’incertitude face à la vie, la difficulté de grandir et les solitudes qui assemblées les unes autres se perdent hélas faute d’imagination ?

Tom Schilling (Les particules élémentaires) est très bien, quant la belle Friederike Kempter est excellente, et Marc Hosemann (Soul kitchen) truculent. La toute aussi magnifique Katharina Schüttler (Carlos) est parfaite.

2 étoiles

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